
Elle a d’abord cru à une blague. Mais pour une habitante de Saint-Germain-de-la-Coudre (Orne), les SMS et autres photos salaces reçus sur son portable ont vite tourné au calvaire au début du mois de mars. Nos confrères du Perche rapportent son témoignage.
> LIRE AUSSI : L’élu de Normandie, Bernard Cazeneuve, « aime » la fessée érotique… sur Twitter
« J’ai cru à une blague »
La victime détaille à nos confrères : « Il était presque 20 heures, j’étais chez moi avec mon mari et mes deux enfants. Je reçois alors un message sur mon portable ». Elle l’ouvre :
Un numéro que je ne connaissais pas. Quand j’ai commencé à lire, j’ai cru à une blague.
Le texte était sans ambages : « Tu as l’air mignonne, ça te dirait que l’on fasse plus ample connaissance ? Ton profil m’intéresse. » S’agit-il d’une mauvaise plaisanterie ? Sur le coup, c’est ce qu’elle pense. Elle demande même à son mari si l’un de leurs amis pourrait être à l’origine de cette initiative.
Mais le lendemain, les faits se reproduisent.
La plaisanterie a assez duré
« Je reçois un autre message encore plus salace venant d’un autre numéro de téléphone. » Là, plus question de penser à une plaisanterie. « C’était trop gros pour que ce soit des proches qui fassent deux fois la même blague ».
Au bout du troisième message, elle écrit à l’expéditeur. S’ensuit une réponse plutôt étonnante :
La personne, un homme, me parle de mon profil sur un site de rencontres. Il me dit qu’il ne faut pas être étonné de recevoir des demandes en s’inscrivant sur ce site.
Usurpation de numéro de téléphone
La Normande ne s’est jamais rendue sur un site de rencontres. Elle découvre qu’une autre femme s’est inscrite en utilisant son numéro de téléphone.
Erreur ou fait intentionnel ? Peu importe la situation n’est plus vivable. « Certains hommes ont même envoyé des photos de leurs parties intimes. »
Elle entame alors des démarches auprès du site de rencontres pour que son numéro de téléphone soit retiré. « Je les ai menacés de poursuites si tout ce cinéma ne s’arrêtait pas. »
Il y a quelques jours, elle a finalement obtenu gain de cause.
> LIRE AUSSI : Un « prédateur » attirait des adolescents, à Rouen, avec un faux profil Facebook