
Les usagers du train en Normandie franchissent un pas important. Depuis samedi 2 décembre 2017, le collectif « Usager SNCF Le Havre-Rouen-Paris » est officiellement devenu l’Association de défense des usagers du rail normand (Adurn).
LIRE AUSSI : Prendre le train tous les jours, un risque pour la santé des navetteurs de Normandie ?
« Il y avait une demande forte »
La constitution de cette association répond à « une demande forte des usagers », estime Mathieu Marcinkiewicz, membre du bureau de l’Adurn. « Cette association s’inscrit dans la continuité de ce que l’on faisait avec le collectif. » Et d’ajouter :
L’objectif est d’avoir un acteur incontournable de dialogue avec la Région Normandie et la SNCF sur les problématiques rencontrées par les usagers de la ligne Le Havre-Rouen-Paris.
« La Région fait la sourde-muette »
Bien qu’ils participent déjà à des réunions, les usagers entendent profiter de ce nouveau statut pour se faire entendre, notamment de la Région, « qui fait la sourde-muette depuis quelques temps alors que des changements, notamment tarifaires, se profilent en 2018 ». Mathieu Marcinkiewicz en est persuadé :
Être constitué en association nous donnera plus de poids dans les discussions.
Une campagne d’adhésion
Ce statut d’association donne un nouvel élan aux usagers en colère. « Nous espérons bien mobiliser le maximum de personnes. Pour l’instant, rien n’est calé mais nous discutons déjà d’actions plus percutantes que nous pourrions mener », projette Mathieu Marcinkiewicz.
Une façon pour l’Adurn d’alerter sur les (nombreux) problèmes rencontrés par les navetteurs : « trains en retard, mal composés, les questions d’intermodalité… » La jeune association a donc du pain sur la planche d’autant qu’une grève des cheminots est envisagée pour Noël. Pour l’heure, seul le bureau de l’Adurn est constitué mais une campagne d’adhésion sera très prochainement lancée pour accueillir les usagers qui souhaitent s’investir dans l’association.