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Trafic de conteneurs, croisières… Les « excellents résultats » des ports de Rouen et du Havre

Les chiffres du 1er semestre 2018 sont tombés. Le trafic maritime d’Haropa affiche d’excellents résultats sur les filières à forts enjeux stratégiques.

Les chiffres du 1er semestre 2018 sont tombés. Le trafic maritime d'Haropa affiche d’excellents résultats sur les filières à fort enjeux stratégiques.

Le trafic maritime des ports de Rouen, Le Havre et Paris (Haropa) affiche d’excellents résultats sur les filières à fort enjeux stratégiques. (Archives ©Valentine Godquin / 76actu)

Le groupement d’intérêts économiques (GIE), réunissant les ports du Havre, de Rouen (Seine-Maritime) et de Paris affiche à la fin du 1er semestre 2018 « d’excellents résultats sur les filières à forts enjeux stratégiques ». En effet, le trafic maritime de conteneurs affiche un record historique sur l’hinterland (1) avec un totale de plus de 1 million d’EVP soit +1,1% par rapport au 1er semestre 2017.

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Un trafic céréalier en hausse de 75 %

Fin août 2018, le groupement a annoncé que la part de marché d’Haropa sur l’export de blé et d’orge produits en France durant la campagne 2017-2018 atteint un niveau record de 50 %. Et ce, avec une croissance du trafic de 75 % par rapport à la précédente campagne. Concrètement, et toutes céréales confondues, les terminaux du Port de Rouen ont opéré 7 millions de tonnes l’année dernière (2017-2018).

Ce chiffre confirme la compétitivité du port de Rouen qui réalise près de 50 % des exportations françaises de blé et d’orge. La nouvelle campagne 2018 – 2019 devrait confirmer ce bon positionnement en termes de parts de marché, complète Haropa par voie de communiqué.

Un trafic maritime en hausse

Le trafic maritime d’agrégats, sables et graviers est, quant à lui, annoncé en progression « spectaculaire de 55 % à 900 000 tonnes ». Le secteur est semble-t-il porté par le redémarrage de la construction francilienne et normande. Sur cette même filière d’ailleurs, le trafic fluvial se redresse significativement à partir du mois d’avril à 7,5 millions de tonnes.

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Les véhicules prennent de plus en plus l’eau

Ce bilan semestriel fait également état de l’activité maritime dit de « roulier ». Ce terme désigne, dans les grandes lignes, un navire utilisé pour transporter, entre autres, des véhicules chargés grâce à une ou plusieurs rampes d’accès.

Le terminal havrais a traité 157 000 véhicules, soit 2 % de plus qu’en 2017. L’armement MSC a lancé en février son service RoRo (2) qui relie deux fois par mois Haropa à l’Afrique de l’Ouest.

Les croisières ont le vent en poupe

Les croisières maritimes et fluviales semblent au beau fixe. Elles affichent toujours « un fort dynamisme » avec, notamment, +11% d’escales pour la croisière maritime.

Avec 226 000 passagers et 107 escales (+11%), la croisière maritime continue de s’intensifier sur les ports du Havre, Honfleur et Rouen. Le nombre de passagers progresse de 7 % au Havre (200 000) et de 67 % à Honfleur (17 500). […] Fin juin, la croisière fluviale réalise une forte progression avec 52 escales et plus de 5 000 passagers, contre 42 escales pour l’année 2017.

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(1) L’hinterland est l’arrière pays continental d’un port que ce dernier approvisionne ou dont il tire les marchandises qu’il expédie.

(2) De l’anglais « Roll-On, Roll-Off », signifiant littéralement « roule dedans, roule dehors ». Et ce, pour faire la distinction avec les navires de charge habituels où les produits sont chargés à la verticale par des grues.