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Un poste supprimé chez France Bleu Haute-Normandie : les journalistes font la grève du web

Depuis lundi 19 novembre 2018, aucun article n’est publié sur France Bleu Haute-Normandie. Les journaliste de la rédaction de Rouen font la grève du web contre la perte d’un poste.

Depuis lundi 19 novembre 2018, les journalistes de France Bleu Haute-Normandie sont en grève du web à Rouen (Seine-Maritime).

Depuis lundi 19 novembre 2018, les journalistes de France Bleu Haute-Normandie sont en grève du web à Rouen (Seine-Maritime). (©SL / 76actu)

Journaliste radio, c’est d’abord des reportages audio et de l’antenne. Mais c’est aussi du web. Mais pour protester contre la suppression d’un poste, la rédaction de Rouen de France Bleu Haute-Normandie a débuté, lundi 19 novembre 2018, une « grève du web ». Ils estiment « ne plus pouvoir couvrir correctement l’actualité locale ». 

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« Des économies à l’aveugle dans les effectifs »

Ils étaient sept, ils devront faire à six. Le départ en retraite d’un journaliste rouennais de la radio publique ne sera pas remplacé, ont-ils appris mi-novembre. « Votre décision a une première conséquence concrète », écrivent neuf journalistes seino-marins dans une lettre ouverte à la présidence de Radio France, Sibyle Veil : 

Elle rend désormais impossible l’instauration de deux journalistes matinaliers, et donc une offre éditoriale plus riche avec davantage d’invités et d’information locale.

Selon ses journalistes, « ce n’est pas en réduisant le nombre de journalistes que nous parviendrons à maintenir cette présence ». Ils se targuent d’être « l’une des trois stations à compter plus de 200 000 auditeurs », d’avoir « l’auditeur qui coûte le moins cher de France » et d’être « la rédaction de la délégation Nord Normandie qui fournit le plus grand nombre d’articles internet ». Ils dénoncent « des économies à l’aveugle dans les effectifs ».

« Un mouvement plus dur » n’est pas exclu

C’est la raison pour laquelle ils ont entamé leur « grève du web et des réseaux sociaux ». Les neuf signataires de la lettre ouverte ont refusé le transfert d’un poste de la rédaction du Havre vers celle de Rouen. Pour eux, dévêtir la plus grande ville de Normandie d’un journaliste, « ce n’est à nos yeux pas la solution ».

Afin de porter leurs revendications, les neuf grévistes du numérique ont sollicité une rencontre avec la présidente de Radio France. Ils en appellent également à Franck Riester, ministre de la Culture, qui exprimait sur France Bleu Besançon, mi-novembre, « le besoin de contenus de proximité ». Pourtant, l’initiative d’un nouveau projet pour le début d’année 2019 va être « mise à mal » par cette suppression, nous explique-t-on.

Les journalistes ont cessé toute contribution numérique jusqu’à nouvel ordre et n’excluent « aucune autre action pour mieux faire entendre [leur] voix ». Ils attendent « les retours pour envisager un mouvement plus dur ».