
C’est un danger récurrent. Le monoxyde de carbone a de nouveau frappé, dimanche 24 décembre 2017 à Sierville (Seine-Maritime). Trois personnes, dans une habitation en rénovation, ont dû être hospitalisées.
Tous les trois « en urgence relative »
Sale réveillon de Noël, pour ces trois personnes. Vers 18h, dimanche soir, elles sont touchées par une intoxication au monoxyde de carbone. Laquelle ne semble pas sévère. La femme âgée d’une cinquantaine d’années et deux personnes ayant la vingtaine ont été considérées « en urgence relative » et transportées au CHU de Rouen.
Le monoxyde aurait émané d’un groupe électrogène, selon les premières constatations. Un sapeur-pompier explique : « Cela produit du gaz d’échappement, ce n’est jamais très sain ».
Hiver et fêtes, propices au monoxyde
Et cela peut même être mortel. Si les intoxications les plus faibles n’apportent qu’une sale migraine, les plus violentes peuvent tuer les occupants d’un lieu en moins de dix minutes. Danger supplémentaire, le monoxyde de carbone est un gaz inodore qui n’épargne personne.
LIRE AUSSI : Cherbourg : six personnes intoxiquées au monoxyde de carbone
La période hivernale est particulièrement propice à ce type d’intoxications. Le monoxyde de carbone se dégage de systèmes de combustions d’énergie de chauffe défectueux : radiateurs, chauffe-eaux et autres groupes électrogènes… S’il est tard pour vérifier l’entretien de votre chaudière, des mesures peuvent être prises.
L’installation d’un détecteur de monoxyde est conseillée
Freddy Rigaux, chef de la prévention des pompiers de l’Eure, avait expliqué à Normandie-actu les règles à suivre pour se protéger. Il conseille d’installer un détecteur de monoxyde de carbone dans la pièce où se trouve l’appareil de chauffage. Il pose l’exemple :
Le monoxyde de carbone n’a pas d’odeur et on ne le voit pas. On va en ressentir les effets, aigus ou chroniques, quand on est déjà intoxiqué : nausées, maux de têtes, affaiblissement.
Trop tard, donc. Le détecteur permet d’éviter tout risque pour la santé. Il est également conseiller d’aérer votre logement dix minutes, chaque jour.
Et en complément Santé France publique vous conseille de « ne pas utiliser votre barbecue comme chauffage ».