En août 2016, les policiers contrôlaient un véhicule suite à une infraction routière. Ils remarquaient la présence de munitions de catégorie B à l’intérieur du véhicule. Le couple était interpellé. La perquisition au domicile de la mise en cause révélait la présence de matériels laissant penser que des femmes y vendaient leurs charmes contre rémunération.
Ils identifiaient une colombienne âgée de 40 ans et domiciliée à Nanterre (Hauts-de-Seine) qui était à la tête du réseau. Elle louait pour un total de 4000 € par mois 6 appartements à Mantes-la-Jolie, Arpajon, Versailles et Fontainebleau où elle plaçait des filles hispanophones exclusivement.
« Son mari âgé de 41 ans donnait un caractère familial à cette entreprise criminelle en suivant les annonces des sites de rencontre et en transférant une partie des gains récoltés en Colombie », relate à infonormandie une source proche du dossier.
Une autre prostituée espagnole âgée de 35 ans se chargeait de la gestion des annonces sur les sites Internet de rencontre.
La semaine dernière, entre les 21 et 23 mars, une vaste opération en plusieurs points d’Ile-de-France amenait l’interpellation de l’ensemble des protagonistes. Les perquisitions permettaient la saisie de 6000 € et de 900 livres anglaises en passe d’être transférées en Colombie via Western Union et la découverte à Nanterre chez le faussaire du matériel ayant permis la production des documents apocryphes.
Chaque prostituée quant à elle générait environ 1500 € de revenu hebdomadaire dont elle semblait conserver la libre disposition, plusieurs étant mères de famille et transférant l’argent tantôt en Espagne tantôt en Italie ou en Colombie.
Sur instructions du parquet, les cinq mis en cause ont été déférés devant un magistrat de Versailles. La colombienne, son mari et la prostituée ont été écroués, les autres mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.