
Ils protestent contre l’augmentation « de 0% » de leur salaire et la fermeture des boutiques Enedis. Mardi 28 février 2017, de 6h à 14h, une cinquantaine de manifestants CGT ont bloqué le site d’Enedis, rue de la Petite-Bouverie à Bihorel, près de Rouen (Seine-Maritime).
Augmentation de salaire : 0 %
Un mouvement initié pour la revalorisation des revenus dans la filière Énergie, et plus largement encore pour la défense des services publics.
Depuis 1946, c’est la première fois qu’on nous propose 0% d’augmentation de salaire. Il est réévalué tous les ans pour être annexé sur l’inflation. Cette année, la direction a bloqué les négociations, indique le syndicat CGT Énergie Rouen à Normandie-Actu.
> LIRE AUSSI : Outrage au patron de la police : le leader de la CGT relaxé par le tribunal de Caen
Les « mardis de la colère »
Dans tout le pays, des actions locales, les « mardis de la colère », sont menées pour protester contre la fermeté de la direction d’Enedis depuis près d’un mois. Du mardi 21 au vendredi 24 février 2017, neuf plateformes d’approvisionnement ERDF Serval sur onze étaient bloqués. Mardi 28 février, l’entrée était filtrée sur le site de Bihorel, avec la volonté manifeste de « taper dans le porte-monnaie de la direction. »
Nous avons laissé entrer les personnes chargées de l’exploitation des réseaux pour qu’ils puissent rétablir le courant aux usagers touchés par la tempête, et laisser sortir les personnes d’astreinte, précise la CGT Énergie de Rouen, qui insiste aussi sur la défense des usagers.
Les manifestants dénoncent également les fermetures des boutiques au Havre et à Rouen et « l’éclatement de l’entreprise », avec notamment les fermetures et reventes de centrales. Le mouvement a été suivi le même jour au Havre et à Évreux (Eure), où des tracts ont été distribués. Des actions sont annoncées pour mardi 7 mars 2017. Des « passages en heure creuses » ont été évoqués.