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3e journée de mobilisation pour les «Acticall»

Des salariés stéphanais du centre d’appels Acticall ont rejoint, lundi 15 mai, la grève nationale lancée par l’intersyndicale Sud-Solidaires-CGT. Pour la troisième fois en grève depuis début mai, ils entendent peser dans les négociations en cours sur le plan national portant sur le renouvellement de leur convention collective (celle des « prestataires de services dans le domaine du secteur tertiaire »).
Outre une augmentation de salaire et une amélioration de leurs conditions de travail (lire notre article du 2 mai), les salariés présents sur le piquet de grève craignent une disparition programmée de leur site dans les prochaines années: «l’entreprise continue de délocaliser vers le Maroc, les salariés licenciés ne sont pas remplacés, assurent Isabel Pereira et Alexandra Adam, déléguées syndicales Sud et CGT, derrière cette stratégie, il y a la volonté de masquer un plan social. Sur les 900 salariés annoncés par la direction lors de notre installation en 2015, nous ne sommes plus que 750…».
Les salariés dénoncent également des «objectifs irréalisables» et des «menaces de sanctions» lorsqu’ils ne sont pas atteints, «on nous menace de licenciement ou de refuser les dates des congés que nous avons posés ou encore de nous mettre sur les missions avec les horaires les plus difficiles».
Ces conditions de travail sont tout autant mal vécues par une partie des agents de maîtrise. Plusieurs «superviseurs», pourtant peu coutumières des piquets de grève, se sont en effet jointes au mouvement. «C’est un ras-le-bol général, clament ces dernières, on est pris en étau entre la hiérarchie et les conseillers, on est proches du burn-out». Ces salariées ne craignent toutefois pas une fermeture du site, «la direction a encore embauché une quinzaine de CDI en avril», disent-elles.
Le groupe Acticall, dont les salariés affirment être tous payés au Smic (ou « très légèrement au-dessus », avec 1.200 € net par mois pour les superviseurs) se présente lui-même comme «le quatrième acteur mondial» du secteur, après le rachat, en juillet 2015, du géant américain Sitel. Le groupe Acticall est détenu à 55% par Creadev, le fonds d’investissement contrôlé par la famille Mulliez, propriétaire des enseignes Auchan, Boulanger, Décathlon, Kiabi, Leroy-Merlin, etc.

Des salariés stéphanais du centre d'appels Acticall ont rejoint, lundi 15 mai, la grève nationale lancée par l'intersyndicale Sud-Solidaires-CGT. Pour la troisième fois en grève depuis début mai, ils entendent peser dans les négociations en cours sur le plan national portant sur le renouvellement de leur convention collective (celle des « prestataires de services dans le domaine du secteur tertiaire »).
Outre une augmentation de salaire et une amélioration de leurs conditions de travail (lire notre article du 2 mai), les salariés présents sur le piquet de grève craignent une disparition programmée de leur site dans les prochaines années: «l'entreprise continue de délocaliser vers le Maroc, les salariés licenciés ne sont pas remplacés, assurent Isabel Pereira et Alexandra Adam, déléguées syndicales Sud et CGT, derrière cette stratégie, il y a la volonté de masquer un plan social. Sur les 900 salariés annoncés par la direction lors de notre installation en 2015, nous ne sommes plus que 750…».
Les salariés dénoncent également des «objectifs irréalisables» et des «menaces de sanctions» lorsqu'ils ne sont pas atteints, «on nous menace de licenciement ou de refuser les dates des congés que nous avons posés ou encore de nous mettre sur les missions avec les horaires les plus difficiles».
Ces conditions de travail sont tout autant mal vécues par une partie des agents de maîtrise. Plusieurs «superviseurs», pourtant peu coutumières des piquets de grève, se sont en effet jointes au mouvement. «C'est un ras-le-bol général, clament ces dernières, on est pris en étau entre la hiérarchie et les conseillers, on est proches du burn-out». Ces salariées ne craignent toutefois pas une fermeture du site, «la direction a encore embauché une quinzaine de CDI en avril», disent-elles.
Le groupe Acticall, dont les salariés affirment être tous payés au Smic (ou « très légèrement au-dessus », avec 1.200 € net par mois pour les superviseurs) se présente lui-même comme «le quatrième acteur mondial» du secteur, après le rachat, en juillet 2015, du géant américain Sitel. Le groupe Acticall est détenu à 55% par Creadev, le fonds d'investissement contrôlé par la famille Mulliez, propriétaire des enseignes Auchan, Boulanger, Décathlon, Kiabi, Leroy-Merlin, etc.