Tous les articles par Saint Etienne du Rouvray
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C’est bon signe !
La crèche Anne-Frank utilise la langue des signes avec les bébés entendants afin de leur permettre de mieux exprimer leurs besoins. Un outil de communication bienveillante.
Une caresse sur la joue pour dire « merci », la main ouverte contre le visage penché, paume face à l’enfant et pouce sous le menton pour dire « dormir », les professionnelles de la crèche Anne-Frank utilisent la langue des signes pour communiquer avec les nourrissons. « C’est un outil à notre disposition pour mieux interagir avec les bébés, explique Julie Champeaux, éducatrice de jeunes enfants. La langue des signes permet de les intéresser, cela les aide également à mieux se faire comprendre. » Un petit enfant qui n’a pas encore le langage oral peut ainsi exprimer plus facilement ses besoins sans s’énerver : « Les bébés s’approprient facilement ces signes pour dire qu’ils ont faim ou soif, ajoute l’éducatrice. Mais on n’abandonne pas pour autant le langage oral, on continue à verbaliser quand on signe, c’est important. »Se regarder et s’écouter
Venue des États-Unis, cette façon de communiquer avec les petits enfants arrive peu en peu en France. Une étude menée par des chercheuses britanniques en 2014, Lorraine Howard et Gwyneth Doherty-Sneddon, en a prouvé les effets bénéfiques : « Les adultes sont plus attentifs aux nourrissons lorsqu’ils adoptent un comportement gestuel avec eux, cela les encourage à continuer de communiquer avec l’enfant. » Et c’est justement cette attention accrue portée à l’enfant qui engagerait ce dernier plus sûrement sur le chemin du langage oral, la langue des signes elle-même n’ayant dès lors pas d’effet direct sur l’acquisition du vocabulaire oral et de la compréhension linguistique. « Quand un adulte signe, il est obligé d’avoir un contact visuel avec l’enfant, cela oblige tout le monde à se regarder et à s’écouter », sourit Julie Champeaux.
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L’éducatrice de jeunes enfants pointe ainsi un deuxième effet bénéfique de cet outil : il permet de lutter contre « les douces violences ». Derrière cet oxymore (l’association de deux mots contradictoires), se cachent les gestes en apparence anodins et faits sans intention de nuire… mais qui placent l’enfant dans une situation d’insécurité affective. Donner à manger à un bébé en consultant son smartphone peut par exemple constituer une douce violence. Ou le moucher sans le prévenir. « Mais on ne signe pas tout le temps, nuance l’éducatrice. Cela dépend aussi de l’implication des parents, pour ceux qui le souhaitent, nous distribuons un petit répertoire pour signer à la maison. Les parents se prennent au jeu et ça crée du lien supplémentaire entre la maison et la crèche. »
Langue à part entière au même titre que le français, l’anglais ou l’arabe, la langue des signes française (LSF) n’a donc plus à prouver son bienfait sur les interactions entre les bébés et les adultes. Enseignée au lycée, la LSF figure depuis 2008 sur la liste des épreuves facultatives au baccalauréat (option proposée au lycée Marcel-Sembat). À méditer pour les jeunes qui souhaiteraient travailler en crèche. -
Les salariés d’Europac en grève, les Gilets jaunes les soutiennent
Les salariés de l’usine stéphanaise de papier et de carton Europac sont en grève depuis ce matin 5 heures, lundi 17 décembre. Ils réclament une prime de 1000€ alors que les 23 sites de leur groupe, dont 5 en France, sont en cours de rachat pour 1,9 milliard d’euros par l’industriel papetier britannique DS Smith. Les salariés CGT de l’usine stéphanaise Europac ont posé de lourdes bobines de papier à l’entrée de leur site, en interdisant l’accès aux camions de livraison. Selon Rino Cirefice, le secrétaire du Comité d’entreprise, et Guy Quevilly, le représentant CGT, l’usine devrait être à l’arrêt d’ici 24 heures, faute de matières premières.
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Le piquet de grève des salariés Europac a reçu l’appui d’une trentaine de Gilets jaunes venus du rond-point des Vaches situé à une centaine de mètres. Ces derniers y ont renforcé leur présence depuis le week-end dernier, construisant notamment de nouveaux abris de fortune.
Réclamée depuis le 11 septembre, cette prime de 1000 € fait néanmoins écho aux propos d’Emmanuel Macron qui, le 10 décembre dernier, avait demandé aux «employeurs qui le peuvent de verser une prime de fin d’année» à leurs salariés.
Avec 5,3 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016-2017, le groupe DS Smith semble «pouvoir» faire cet effort, estime la CGT: «Cela ne représente que 0,04% du gâteau, lâche Rino Cirefice, ce sont toujours les millions pour les actionnaires et jamais rien pour nous. Notre site génère 48 millions d’euros de bénéfices avant impôt et frais de siège et ce seront certainement nous, les salariés, qui devront payer le 1,9 milliard de notre propre rachat! Ce que nous demandons, c’est une question de respect et de reconnaissance des efforts que nous avons consentis pour sauver la boîte et la rendre à nouveau rentable. Tout ne doit pas revenir aux seuls actionnaires.»
Dans son allocution du 10 décembre, Emmanuel Macron avait en outre déclaré: «J’ai besoin que nos grandes entreprises et que les plus fortunés aident la Nation à réussir», en améliorant le pouvoir d’achat des salariés grâce notamment à une «prime exceptionnelle défiscalisée» d’un maximum de 1000 euros. «Les amis actionnaires et fortunés d’Emmanuel Macron ne semblent pas l’avoir encore entendu», ironisent les représentants CGT… -
«Faire face à l’urgence sociale»
Le dernier conseil municipal de l’année 2018 a été en partie consacré au débat d’orientation budgétaire. Dans le contexte du mouvement des Gilets jaunes, ce budget a été qualifié «d’urgence sociale et écologique». En ouverture du conseil municipal, le maire Joachim Moyse a rendu un hommage solennel aux cinq morts et onze blessés de l’attentat perpétré le 11 décembre à Strasbourg.
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Le mouvement des Gilets jaunes a ensuite focalisé les prises de parole de l’ensemble des groupes du conseil.
«Cette colère, c’est notre colère, celle des territoires humiliés» a indiqué Daniel Vezie, au nom du groupe des «élu.e.s communistes et républicains».
Au nom du groupe d’opposition des «élu.e.s vraiment à gauche, soutenus par le NPA», Philippe Brière a dénoncé les «mesurettes» prises par le président Macron, ainsi que la manière dont le gouvernement a réprimé le mouvement des Gilets jaunes, «des forces de répression dignes d’une dictature».
Michelle Ernis a quant à elle pointé, au nom des «élu.e.s Droits de cité mouvement Ensemble», les inégalités sociales qui poussent «cette jeunesse privée d’avenir décent à commettre des actes délictueux».
Danièle Auzou, au nom des «élu.e.s socialistes écologistes pour le rassemblement», a fustigé l’attitude du président de la République et sa tentative «de faire diversion en appelant au débat sur l’immigration», ainsi que les mesures de ces derniers «au bénéfice des plus aisés».
En conclusion, Pascal Le Cousin, maire-adjoint, a déclaré qu’il était «grand temps d’aller chercher l’argent dans la poche des riches».
Le maire Joachim Moyse a ensuite expliqué pourquoi il avait souhaité présenter une motion «pour une véritable réponse de solidarité à l’état d’urgence sociale de la population stéphanaise»: «Je me suis rendu auprès des manifestants à plusieurs reprises, a-t-il dit. À Saint-Étienne-du-Rouvray, la population tient des propos en phase avec ce que vous venez d’exprimer. Sur les ronds-points, c’est le ras-le-bol. C’est devenu de plus en plus compliqué de se vêtir, de se loger, de se nourrir. La taxe sur les carburants a été une mesure punitive pour des gens qui n’ont pas d’autre choix que de prendre leur voiture faute d’alternative à la route. Il ne faut pas opposer l’écologie et le social. Le Président de la République garde son cap libéral et ce cap-là, on n’en veut plus.»
Le maire a en outre pointé le fait que le président semblait «redécouvrir le rôle des maires après avoir asphyxié un certain nombre de compétences qui ne leur permettent plus de faire face à l’urgence sociale».
La motion a été votée à l’unanimité du conseil municipal.
Une autre motion a également été votée à l’unanimité. Il s’agit d’un texte «pour une politique du sport partout, par tous et pour tous» demandant notamment au gouvernement «de renoncer au projet de nouvelle diminution des crédits du ministère de la Jeunesse et des Sports».
Le débat d’orientation budgétaire a également été l’occasion pour les élus de rappeler l’urgence sociale et écologique et le nécessaire besoin de solidarité.
Philippe Brière a indiqué que son groupe s’abstiendrait puisqu’«on ne peut pas se contenter de limiter les dégâts chaque année», le budget étant une fois encore contraint par les baisses de dotation de l’État et l’incertitude que fait peser sur les communes la suppression programmée de la taxe d’habitation pour 80% de la population.
Une délibération portant sur sur la «dérogation au repos dominical des salariés pour l’année 2019» a également suscité le débat, le NPA votant contre: «c’est une position de principe car nous sommes contre le travail du dimanche, a indiqué Philippe Brière, c’est faux de dire que les salariés viennent travailler le dimanche sur la base du volontariat au lieu de passer du temps avec leurs enfants».
Les élus de la majorité municipale ont néanmoins fait remarquer que deux dimanches par an (avant Noël) restaient «un acte de résistance» au travail du dimanche, comme l’a affirmé David Fontaine au nom des élus socialistes, les communes voisines autorisant le double voire le triple de dimanches travaillés sur leur territoire.
Michel Rodriguez, maire-adjoint, a en outre rappelé que «ne pas aller dans les commerces le dimanche était un acte citoyen, si personne n’y va, ils fermeront».
Le maire Joachim Moyse a conclu le débat en indiquant qu’«une réflexion était à avoir sur les activités qui permettent de s’épanouir le dimanche». Trois élus ont voté contre cette délibération.
Le maire a clos le conseil municipal en souhaitant aux élus et à la population de bonnes fêtes de fin d’année. -
Gare aux Dragonnes !
L’Union sportive stéphanaise (USS) de handball est entrée dans le circuit des championnats un an tout juste après sa création. Un début prometteur pour ce club essentiellement féminin. Il y a un an, la discipline au petit ballon rond était peu pratiquée en terres stéphanaises. Mais une terre en jachère n’en reste pas moins cultivable. Et fertile. C’était l’intuition d’Aurélien Lainé, directeur sportif au Stade sottevillais, venu prêcher le handball dans les écoles stéphanaises, via l’UNSS.
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La graine de champions n’attendait qu’à être semée. Les premières pousses furent d’emblée… internationales, comme l’a montré le parcours du jeune Moussa Sidibé (Le Stéphanais n° 236). La pratique stéphanaise restait toutefois embryonnaire mais l’envie – et les talents – étaient bel et bien là, assure Hervé Dessolle, président-fondateur de l’USS handball : « On s’est aperçu qu’il y avait un manque sur la commune. On a créé le club en avril 2017 en ciblant en priorité les quartiers en politique de la ville. L’année dernière, on a initié au hand les 675 élèves des écoles Henri-Wallon et Jean-Macé. » Dans une logique de complémentarité avec les voisins sottevillais et osséliens, le club stéphanais a décidé de s’ouvrir en priorité aux filles. « Elles sont pugnaces et combatives, reconnaît Aurélien Lainé. C’est assez impressionnant car certaines n’avaient aucune culture du petit ballon. »
Esprit d’équipe
Avec deux équipes féminines (les moins de 15 et 13 ans) et une équipe mixte (moins de 11 ans), l’USS entamait donc cette année sa première saison sportive. Hasard du calendrier, le match inaugural des moins de 13 ans aura aussi été un match du championnat départemental, le 7 novembre au gymnase Paul-Éluard. Un début tout feu tout flamme puisque les Dragonnes (le nom des Stéphanaises) l’ont emporté 15 buts à 6 sur les Grand-Quevillaises. « Elles ont les bases, le dribble et la passe sont actés. Il ne leur reste plus qu’à jouer plus simple », se félicite Alexandre Dolignon, le coach. Il est vrai que les jeunes joueuses ont encore les défauts de leurs qualités : à vouloir jouer collectif, elles en oublient parfois de marquer… Reste que l’œil handballistique des Stéphanaises n’a rien à envier aux plus anciennes, en témoigne Solveig décryptant le jeu des Quevillaises : « Elles n’ont pas beaucoup de technique mais elles ont la vitesse de jeu ! »
Beaucoup de choses restent à construire mais les Dragonnes ont d’ores et déjà intégré l’essentiel du handball : avoir le sens du collectif. C’est précisément ce qu’apprécient les moins de 15 ans : « On aime le hand parce que c’est physique mais surtout pour l’esprit d’équipe, la bonne entente entre les joueuses. »
• USS handball : Hervedessoleuss@yahoo.com ou 06 63 84 46 65 (Aurélien Lainé). -
École: les parents de Curie 1 montent au créneau
Les parents d’élèves élus de l’école Joliot-Curie 1 dénoncent des «classes surchargées» et des conditions d’enseignement qui se détériorent. Ils ont lancé une pétition. Ils reconnaissent que le dispositif de dédoublement des classes de CP et de CE1 est une bonne chose mais ils pointent l’augmentation des effectifs des autres sections:
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«Nous avons plus de 29 élèves par classe hors CP et CE1 alors que nous en sommes en Rep [réseau d’éducation prioritaire, ndlr]. Les enfants sont obligés de mettre leurs cartables dans les couloirs, ils n’ont plus de place pour travailler!»
Selon les parents d’élèves, ces sureffectifs seraient une conséquence des dédoublements de CP et CE1:
«Nos enfants bénéficiaient du dispositif “plus de maîtres que de classes”, ce qui permettait de mieux les aider lorsqu’ils en avaient besoin mais ce maître supplémentaire a été affecté à une classe dédoublée.»
Les parents n’incriminent donc pas la mesure de dédoublement mais le fait qu’elle ait été faite à moyens constants:
«On nous a donné quelque chose mais on nous le reprend immédiatement de l’autre côté, il n’y donc pas vraiment de gain pour les familles en Rep.»
Les parents s’inquiètent également de la raréfaction des maîtres remplaçants:
«Même les absences programmées ne sont plus remplacées. Et quand un prof est absent, ses élèves sont répartis dans les autres classes. Les effectifs explosent et les conditions de travail de nos enfants se dégradent davantage».
La pétition des parents d’élèves a recueilli plus de 150 signatures sur support papier. -
Agir concrètement pour le climat
Une semaine écocitoyenne permettra du 10 au 15 décembre de se sensibiliser aux gestes du quotidien qui préservent la planète. Essentiel en cette période où il est plus que temps d’agir. Si l’« éco » d’écocitoyenneté renvoie au terme « écologie », il peut aussi s’entendre au sens d’«économie » à portée de main. Des gestes simples comme éteindre ses appareils électriques au lieu de les laisser en veille peuvent faire économiser jusqu’à 174 € par an et par foyer, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). « Si le bouton on/off n’est pas accessible, on peut relier ces appareils à des multiprises avec interrupteur, explique Christophe Dalibert, responsable municipal de cette semaine écocitoyenne. Par ces gestes simples, notre objectif est de faire monter les habitants en compétences dans le domaine de l’écocitoyenneté. » Deux rapports récents alertent sur l’urgence d’agir pour limiter les conséquentes du changement climatique. Le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec) estime que les températures pourraient augmenter de +5,5 °C si rien n’est fait d’ici 2100. En limitant cette hausse à +1,5 °C, les conséquences seraient déjà importantes : amplification des catastrophes naturelles, perte de biodiversité, baisse des rendements agricoles et de la pêche, hausse du niveau de la mer… Le WWF alerte quant à lui sur les dommages d’ores et déjà causés par le changement climatique : en quarante ans, nous avons perdu 60 % des populations d’animaux sauvages sur Terre.
Les collectes d’objets et d’encombrants réutilisables et leur valorisation grâce à une ressourcerie éphémère, au cœur de cette semaine écocitoyenne, participe à ces gestes quotidiens qui peuvent limiter les conséquences du dérèglement climatique.Cette semaine sera également marquée par l’inauguration d’un « éco- appartement » dans l’immeuble Hauskoa, mardi 11 décembre à 17 heures (Le Stéphanais reviendra sur cet appartement témoin dans sa prochaine édition) et par la plantation d’un arbre, préambule à la rédaction d’un « charte de l’arbre à Saint- Étienne-du-Rouvray ».
• Pour la collecte des encombrants, prendre rendez-vous au 02 32 83 33 75 ou à ressourceries@resistes.org
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Même pas peur du handicap
Du 3 au 7 décembre prochain, la 5e édition de la Semaine du handicap invite à réfléchir sur la place du handicap dans nos sociétés : comment favoriser la mixité, abolir les frontières, faire du handicap une différence parmi d’autres… Mais cette pédagog…
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L’info des ados (et des autres)
Le Stéphanais Junior sort son dixième numéro. Destiné aux jeunes et distribué dans les collèges et dans les Animalins, ce journal participe au service public municipal d’information. Dix numéros, ça se fête ! En trois ans et demi d’existence, ce journal – qui s’est appelé Recto/Verso le temps de ses quatre premiers numéros avant de devenir Le Stéphanais Junior – a proposé à ses jeunes lecteurs des sujets aussi variés que les Pegi (système de classification des jeux vidéo), les impôts, les théories du complot, le centre de formation du HAC, la qualité de l’air, les jeunes et la musique mais aussi des rubriques consacrées à la santé ou aux sciences de demain. Autant de thématiques et d’angles choisis par les jeunes lors de comités de rédaction qui, depuis le numéro 5, se tiennent alternativement dans les quatre collèges de la ville.
Des infos… renversantes
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« Les collégiens nous réservent toujours de bonnes surprises lors de ces comités de rédaction, ils n’hésitent jamais à nous rappeler à notre devoir d’information et d’explication des problématiques qui traversent la société, explique Sandrine Gossent, la directrice de l’information et de la communication de la Ville. Ce sont eux qui, par exemple, nous ont demandé d’écrire un article sur les mineurs étrangers isolés dans le Stéphanais plutôt que dans le Stéphanais Junior car, nous ont-ils dit : “Nous sommes solidaires de ces jeunes, bien sûr, mais ce sont les adultes qui doivent prendre leurs responsabilités et aider ces jeunes.” »
Autre particularité du Stéphanais Junior, sa drôle de présentation. Héritée de la période Recto/Verso, le journal se présente en deux parties tête-bêche, l’une illustrée par des photographies originales, l’autre par des dessins et des bandes dessinées elles aussi spécialement conçues et réalisées pour le journal. Deux manières d’illustrer l’info et de mieux la comprendre, deux manières « renversantes » d’ouvrir le support. « L’objet est volontairement ludique dans sa lecture mais comme son grand frère le Stéphanais, il a à cœur de participer à l’éducation des jeunes à l’image. »
Le Stéphanais Junior n°10 a été distribué aux CM2 et aux collégiens. Il est également disponible dans les centres socioculturels et les accueils de la mairie. -
Les mots qui fâchent
L’animation « Les mots qui fâchent », portée par l’association Olympio, vise à sensibiliser les élèves de primaire à la violence ordinaire des cours de récréation. Ça commence toujours pareil : on échange des insultes, le ton monte, les copains arrivent et la bagarre éclate mais tout le monde finalement en sortira perdant. « Est-ce que taper a jamais aidé quelqu’un à comprendre qu’il est dans l’erreur ? » interroge Anne-Laure Laithier, ce vendredi 12 octobre, à l’école Joliot-Curie 2. Comédienne à l’association Olympio qui, depuis 1988, développe des outils de prévention et de sensibilisation aux grands problèmes de société, Anne-Laure Laithier décortique sans relâche, et devant tous types de publics, la mécanique de la violence et ses ressorts : les sentiments d’humiliation, d’injustice, la volonté de domination, la pression du groupe… Aujourd’hui, ce sont des élèves de CM1 qui sont invités à parler de ces fameux « mots qui fâchent » : « On a insulté ma mère ! » ; « On s’est moqué de mon prénom ! »…
Travailler sur les émotions
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Peu à peu, la parole se libère. À l’invitation de l’intervenante, un élève se met en scène pour que chacun comprenne mieux ce qui se joue et comment désamorcer les conflits. Et quand l’heure touche à sa fin, tous repartent avec en mémoire quelques images qui sûrement feront leur chemin. « On y reviendra, on retravaillera la gestion des émotions », promet l’enseignante accompagnatrice Lucie Gourdin, qui mise aussi beaucoup sur le suivi. « Cette animation s’inscrit dans le programme de prévention et d’éducation à la citoyenneté déployé dans les établissements scolaires, resitue Christophe Dalibert, responsable du développement social, en précisant : Ce programme concernait au départ plutôt les collégiens mais les enseignants du primaire avaient également manifesté des attentes. »
L’animation « Les mots qui fâchent » a ainsi été présentée du 12 au 19 octobre pour la deuxième année consécutive aux dix-sept classes de CM1 (et quelques CE2) classées REP, avec déjà un très bon retour des enseignants. -
Violences en ligne
Le terreau du sexisme se nourrit de diverses influences, dans la famille, à l’école, dans la rue. À l’adolescence, les réseaux sociaux contribuent aussi à construire une image de la femme susceptible de favoriser plus tard le harcèlement physique et/ou psychologique. « Le numérique est un territoire où les jeunes filles et les femmes doivent pouvoir se maintenir. Et ce n’est pas gagné parce que, là encore, au sein des réseaux sociaux, il semble qu’elles ne sont pas légitimes à s’exprimer pour tout le monde. Plus globalement, sur le numérique comme ailleurs, on touche à la question de la place de la femme dans notre société », explique Aurélie Latourès, chargée d’études à l’observatoire régional des violences faites aux femmes, centre Hubertine-Auclert. Cette mise en garde s’appuie sur divers constats qui témoignent que les violences qui s’expriment en ligne à l’égard des jeunes filles les réduisent souvent à leur apparence physique. « Le fonctionnement des réseaux sociaux se marie bien avec le sexisme : le rôle de l’image et la place centrale des commentaires pour juger, noter, scruter l’apparence et la sexualité des jeunes filles », insiste Aurélie Latourès. 24H/24, et bien des jours, des mois voire des années plus tard, les réseaux sociaux propagent les insultes, les rumeurs, les photos avec un effet d’emballement dû à la viralité sur le net.
Victime populaire
Dans cet univers soi-disant virtuel et derrière la frontière de l’écran, les jeunes n’ont pas forcément conscience des conséquences que peuvent avoir leurs actes. « Ils ont du mal à identifier la portée de leurs actes, y compris quand ils se contentent de liker un commentaire violent, vulgaire, agressif », insiste Christophe Dalibert, responsable du développement social à la Ville. Parce que la notion de réputation est plus pesante chez les filles à l’adolescence, « elles s’exposent davantage et se mettent plus en danger, souligne Aurélie Latourès. Plus d’une fille sur cinq, entre 12 et 15 ans, rapporte avoir été victime d’insultes. » Dans les faits, les violences sexistes et sexuelles s’exercent à la fois en ligne et hors ligne. Elles demeurent imbriquées et tout aussi réelles et dévastatrices dans une sphère ou l’autre.
Cadre légal
Privilégiant la prévention, le département tranquillité publique de la Ville intervient régulièrement auprès des collégiens stéphanais pour un rappel des fondamentaux. « Nous commençons par présenter toutes les formes de sexisme ordinaire qui s’exercent dans la rue, dans les transports, à l’école et sur internet. Nous insistons aussi sur le cadre légal. Le harcèlement via les réseaux sociaux est un délit à part entière », insiste Martin Dermien, en charge du volet prévention. En France, un auteur de harcèlement en ligne, s’il est âgé de plus de 13 ans, encoure une peine qui peut aller jusqu’à un an de prison. À la fin, il ne s’agit pas de dénigrer systématiquement les réseaux sociaux mais d’en faire bon usage. « Ce sont aussi des espaces de liberté et de créativité. Le numérique permet des explorations des rapports aux autres et à soi. Des espaces d’expression et une manière de s’ouvrir aux autres », conclut Aurélie Latourès.
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Centenaire de l’Armistice: «Vous êtes les garants de cette paix»
Le centième anniversaire de l’Armistice du 11 novembre 1918 a été célébré en présence du maire de Nordenham, notre ville jumelle en Allemagne (Basse-Saxe). La cérémonie a été marquée par la lecture de lettres de soldats français et allemand par des élèves du collège Pablo-Picasso et des lycéennes de Nordenham. C’est sous une pluie fine de saison que ce moment solennel s’est tenu devant le monument au souvenir stéphanais, place de la Libération, face à l’Hôtel de ville. De nombreux stéphanais et les élus ont manifesté par leur présence que cette commémoration s’inscrivait sous le double signe de la paix et de la résistance aux idéologies nationalistes.
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Claude Maréchal, président départemental de la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (Fnaca) a lu un communiqué de l’Union française des associations de combattants et de victimes de guerre (Ufac) dans lequel sont cités les mots de Georges Clémenceau, président du Conseil au moment de l’Armistice : «La guerre est finie, reste à gagner la paix».
C’est dans cet esprit de paix que trois élèves de 6e stéphanaises, Chaima, Emma et Shadia, élèves au collège Pablo-Picasso ont lu des extraits de lettres du Poilu Georges Dézitter, ainsi que leurs trois aînées allemandes, les lycéennes Svea, Lina et Kea, qui ont lu des extraits du soldat allemand Paul Diekmann.
Le maire de Nordenham, Carsten Seyfarth, s’est adressé aux Stéphanais, leur réaffirmant les liens d’amitié qui unissent nos deux villes : «Cette amitié est la base de notre avenir commun» a-t-il dit après avoir rappelé que «c’est le nationalisme aveugle qui a conduit à la barbarie de la Première Guerre mondiale».
Dans son discours solennel, le maire Joachim Moyse a apostrophé la jeunesse franco-allemande: «vous êtes les garants de cette paix», leur a-t-il dit. Le maire a à cet effet rappelé que «l’arrivée par les urnes de pouvoirs autoritaires dans de grandes puissances ces dernières années, comme aux Etats-Unis avec Donald Trump, ou encore dernièrement au Brésil, avec Jair Bolsonaro, ne peuvent que nous faire craindre un peu plus une surenchère et une multiplication des conflits internationaux.»
Joachim Moyse a également pointé qu’«en ce moment même, certains d’entre eux sont présents aux commémorations nationales qui ont lieu à Paris. Démonstration supplémentaire de la normalisation des relations diplomatiques de la France avec ces puissances, de même qu’avec l’Arabie-Saoudite pour qui on ne cesse d’augmenter nos ventes d’armes, ou encore avec des États terroristes du Moyen-Orient. Nos dirigeants doivent mesurer toute la responsabilité qui est la leur face aux pages d’histoire qui s’ouvrent.»
Les deux maires ont déposé des gerbes devant le monument aux morts dont cette année aura donc été marquée par la présence des couleurs allemandes comme symbole de l’amitié franco-allemande. «On croit mourir pour la Patrie, on meurt pour des industriels» pourrait peut-être au final un résumé de cette Grande Guerre qui préluda à la Seconde. Un résumé emprunté par le maire Joachim Moyse à l’écrivain Anatole France.
Une diffusion de la Marseillaise et de l’Ode à la joie, l’hymne européen, a clos cette cérémonie. -
Première Guerre mondiale: des hommes sacrifiés
En ces jours de commémoration de l’armistice marquant la fin de la Première Guerre mondiale, portons notre attention sur les soldats stéphanais tués entre 1914 et 1918. Cent soixante-dix-sept noms sont gravés sur les deux monuments stéphanais, mais ils seraient en fait plus de 200 à être tombés… Le 11 novembre à 11 heures sonnera le centième anniversaire de l’armistice qui mit fin aux combats de la Première Guerre mondiale. Pendant ce conflit total qui tua 10 millions de civils et militaires, les familles stéphanaises ont lourdement payé l’impôt du sang. Selon les recherches effectuées par Janine Lebret et Catherine Voranger du groupe histoire du centre socioculturel Georges-Déziré, les 177 noms inscrits sur les monuments de la commune ne recensent pas la totalité des soldats stéphanais «morts pour la France», selon la formule légale.
«La gravure des noms sur le monument était payante, explique Janine Lebret, et certaines familles ne pouvaient pas faire face à la dépense. Par ailleurs, les pratiques en matière d’état civil n’étaient pas homogènes, ainsi un décès pouvait être déclaré non pas au lieu de naissance mais à la dernière adresse du disparu ou à celle d’un proche. De ce fait, le nombre de 208 décès recensés pendant la guerre 14-18 à Saint-Étienne-du-Rouvray doit être envisagé avec prudence : dans les faits, il est sans doute plus élevé.»Mais au-delà de cette comptabilité macabre, derrière chaque nom, gravé ou non dans la pierre, se dessine un destin que l’époque aura voulu tragique. «Nous ne connaissons pas la date de décès de 46 tués sur 208, ajoute Janine Lebret. Il est donc difficile de connaître les noms du premier et du dernier tué stéphanais. Toutefois, parmi ceux dont nous connaissons la date de décès, Émile Lepesqueur est mort parmi les premiers, le 22 août 1914 en Belgique, et Maurice Leroy, décédé le 27 octobre 1918 dans l’Aisne, pourrait être le dernier mort de notre commune sur le champ de bataille. N’oublions toutefois pas les soldats décédés de maladie contractée en service, ou des suites de leurs blessures, après le 11 novembre 1918, tel le caporal Gérard Prévost décédé en Turquie le 6 décembre 1918. L’un des plus jeunes soldats stéphanais «tué à l’ennemi» s’appelait Robert Laubier, il avait 19 ans. Déclaré « mort pour la France», il est tombé près du village des Éparges dans la Meuse le 18 avril 1915. L’un des plus âgés s’appelait Waceslas Baron. Il est décédé le 14 septembre 1917 de «maladie contractée en service», à Rouen.
Le souvenir de ces hommes sacrifiés témoigne de l’immense catastrophe que fut la Première Guerre mondiale. Un siècle plus tard, célébrer la paix et l’amitié entre les peuples demeure une urgence, indique le maire Joachim Moyse qui recevra le 11 novembre son homologue de Nordenham, la ville jumelle : «La cérémonie du 11 novembre 2018 illustre la force du lien d’amitié qui unit la France et l’Allemagne, Saint-Étienne-du-Rouvray et Nordenham. Ce lien s’appuie sur les valeurs fortes du respect, de la fraternité entre les peuples, de la paix. Donner à voir ces valeurs, les faire vivre au quotidien est dans l’ADN de notre ville.»• Cérémonie: dimanche 11 novembre à 10h15 au cimetière du Madrillet, 10h30 au cimetière centre et à 11h au monument aux morts, place de la Libération. Toute la population est conviée à ces commémorations qui se dérouleront en présence du maire de Nordenham, ville jumelée avec Saint-Etienne-du-Rouvray, et au cours desquelles des collégiens de Pablo-Picasso liront des poèmes.
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Portrait : Gérard Gosselin
Son œuvre dégage une énergie que le poids des ans n’a pas émoussée. À 85 ans, l’artiste, ancien instituteur stéphanais et fondateur de l’UAP*, poursuit son travail voué au mouvement. Pour la rétrospective de son œuvre en 2004, son ami le peintre François Féret décrivait l’artiste au travail : « Il allait très très vite, il peint comme le vent fait se plier les arbres, son geste est sûr, ample, impétueux. » Près d’une décennie et demie plus tard, l’œuvre de Gérard Gosselin garde tout de sa capacité à faire surgir le mouvement. Comme dans une symphonie de Beethoven, de Berlioz ou de Stravinsky, compositeurs dont le peintre aime s’inspirer.
Il suffit de se retrouver une fois seulement devant une toile de Gérard Gosselin pour le ressentir. Le mouvement s’impose, jaillissant des formes, retentissant d’une énergie qu’on serait tenté de dire cosmique, tant elle semble infinie. Un mouvement parfois si vivace que le peintre doive le « bloquer », collant sur la toile déchirures de carton ondulé et tissus imprimés. Et ce n’est peut-être pas un hasard si ces matériaux de la fragilité et de la pudeur, volontiers féminins, sont les seuls à pouvoir contenir la folle vitesse qui traverse l’artiste.À l’assaut de l’ombre qui guette
Or, bien que chaque œuvre ait été créée au terme d’une longue maturation (« Je me plonge dans la peinture, dit-il, et je recommence jusqu’à ce que le geste soit maîtrisé, c’est comme un corps à corps »), le secret du peintre reste impossible à saisir. « Il allait plus vite que la vitesse de mon appareil photo », ajoute François Féret, visiblement frappé par ce paradoxe que le peintre stéphanais explore depuis près de soixante-dix ans : comment une image fixe peut-elle dire ce qui nous remue ?
Car le vent qui anime l’œuvre de Gérard Gosselin, si puissant qu’il fait plier les arbres, est de ceux qui traversent l’histoire, bousculent et renversent l’ordre injuste. Le comité international de solidarité artistique avec le Chili ne s’y est pas trompé quand, en 1972, alors que le pays sud-américain est en pleine expérience révolutionnaire menée par Salvador Allende, il demande à Gérard Gosselin de coopérer « à la formation d’une collection de chefs-d’œuvre du XXe siècle destinée à permettre la participation du pays au développement du patrimoine artistique international ». Gérard Gosselin peindra La Fin de l’hiver, une toile conservée au musée national de Santiago. L’hiver n’était toutefois pas fini. Un an plus tard, l’espoir chilien était fauché par la CIA, Allende contraint au suicide. Mais ces vents mauvais, Gérard Gosselin ne les ignore pas. Chaque toile sonne comme une trompette à l’assaut de l’ombre qui guette. Une ombre que Gérard Gosselin évoque pour la repousser aussitôt, à l’image d’une enfance dans la Manche dont, comme Cervantès, il ne veut pas se souvenir.* Le comité stéphanais de l’Union des arts plastiques a été fondé par Gérard Gosselin et Amaury Dubos en 1963. Gérard Gosselin en a été président pendant quarante ans.
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Ateliers : C’est réparé !
Depuis le début de l’automne, l’association Repair café Rouen propose des ateliers couture à la Maison des pensées. Dans quelques semaines, des cours d’informatique et des ateliers de réparation viendront enrichir cette offre. À quoi bon remplacer un ordinateur, une cafetière, un appareil photo ou un aspirateur quand il suffit de les réparer ? La loi de transition énergétique de 2015 punit d’ores et déjà les entreprises qui réduisent délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement. Mais certains constructeurs font encore en sorte de fabriquer des produits difficiles à démonter avec notamment des vis inaccessibles. En dépit de ces stratagèmes, les membres de l’association Repair café Rouen relèvent le défi de donner une seconde vie à des appareils et des produits du quotidien avec beaucoup d’ingéniosité, un tournevis et un peu d’huile de coude.
Un lien solidaire
« Le principe est simple, explique Sabine Lojou, fondatrice et présidente de l’association Repair café Rouen depuis avril 2015. Chacun vient avec son appareil en panne et nos bénévoles, bricoleurs, bidouilleurs se chargent d’effectuer la réparation autant que possible. Nous avons des spécialistes en électricité, en électronique, en informatique mais aussi en couture. Nous nous occupons de tout ce qui tient sur une table, comme le petit électroménager. »
Attention à ne pas confondre ces ateliers avec un service après-vente…« C’est un vrai atelier collaboratif. Le bénévole explique tout ce qu’il fait pour que la prochaine fois le propriétaire puisse identifier la panne et peut-être faire la réparation lui-même. » Au-delà de l’aspect matériel d’un tel rendez-vous, l’objectif revendiqué par l’association est de créer du lien social. « C’est un partage de connaissance. Et puis il y a la solidarité aussi. Les ateliers s’adressent à tout le monde mais surtout à des gens qui n’ont pas les moyens de racheter du matériel. Une fois que les gens ont adhéré à l’association, ils font un don libre en fonction de leurs moyens. » Les premiers ateliers se dérouleront sur le thème de la couture, les lundis après-midi, à la Maison des pensées avant d’aborder d’autres thématiques au fil des semaines à venir.• Informations et inscriptions sur le site internet de l’association ou directement le jour de l’atelier : repaircaferouen.net. Les ateliers se déroulent à la Maison des pensées, 3 bis rue Paul-Verlaine. Premier atelier couture et retouches le 24 septembre de 10 heures à 11h30 et de 14 heures à 15h30.
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Gérer les finances et la défense des services publics
Le conseil municipal du 18 octobre s’est penché, notamment, sur le débat d’orientation budgétaire concernant la commune pour l’année 2019. En plus des 42 points présentés lors de ce conseil, les élus ont tenu à présenter deux motions portant sur la défense des centres d’information et d’orientation (CIO) et sur l’adhésion au collectif SOS gares. Après une ouverture de séance qui donnait la parole aux différents groupes représentés, le maire, Joachim Moyse, a tenu à présenter une motion demandant aux ministères de l’Éducation nationale et du Travail le maintien des centres d’information et d’orientation (CIO), outils de proximité nécessaire à l’insertion des jeunes notamment. Rappelant que « la Ville bénéficie actuellement du bon partenariat existant entre les professionnels des CIO et (…) du service jeunesse », le texte de cette motion rappelle que le transfert de compétences en matière d’information sur les métiers et les formations aux régions « suscite de profondes inquiétudes chez les professionnels de l’orientation, les élèves et leurs parents, mais aussi parmi les élus et les acteurs sociaux de la ville de Saint-Étienne-du-Rouvray ». Le conseil municipal stéphanais note encore que cet éloignement d’un service public de proximité au profit d’initiatives privées « frappera plus particulièrement les élèves des milieux populaires et leurs familles en confiant à eux seuls la responsabilité de leur réussite ».
Par la suite, Joachim Moyse a présenté une communication sur le rapport récemment émis par la chambre régionale des comptes. Le contrôle effectué par cette instance porte sur la période 2013/2016 et l’examen concerne la situation financière, la gestion des ressources humaines et l’exercice des compétences en matière scolaire et périscolaire. Les conclusions ont défini une liste de recommandations et d’obligations à mettre en place par les services de la Ville, préconisations dont le maire a souligné que plus de la moitié d’entre elles sont aujourd’hui réalisées. Lors des prises de parole, les élus des différents groupes ont tenu à rappeler que si les recommandations de la chambre régionale des comptes sont à prendre en considération, elles ne doivent pas mener à la destruction du service public local et de proximité qui agit quotidiennement au bénéfice des usagers. Joachim Moyse a rappelé que le maintien d’un service public local qui agit en régie permet d’avoir affaire à des fonctionnaires qui connaissent les besoins de la population et demeurent au plus près de leurs préoccupations.
L’un des points importants de ce conseil municipal tenait dans la présentation du débat d’orientation budgétaire dont l’approbation va permettre à la municipalité d’établir son budget pour l’année 2019. Le maire a rappelé un contexte global de baisses de dotations en provenance de l’État. Joachim Moyse a surtout insisté sur le flou qui accompagne la perte des revenus de la taxe d’habitation qui attend les municipalités à partir de l’an prochain, le gouvernement n’ayant pas encore précisé quelles mesures compensatoires étaient envisagées pour les villes. Le maire a ensuite rappelé les économies déjà mises en place par la collectivité notamment via la mise en commun des moyens de reprographie dans les services, la maîtrise des dépenses de personnel… et le fait que le recours à l’emprunt n’a pas eu lieu en 2018.
Joachim Moyse a ensuite précisé les grands axes de l’orientation du budget pour 2019, basés autour du développement durable : un axe humain afin que l’offre de service de la Ville soit maintenue et accrue ; un axe environnemental fort visant à la préservation des ressources, la lutte pour l’environnement…Au cours de la soirée, une seconde motion a présenté le combat du collectif citoyen SOS Gares, avec parole donnée à Hervé Leroy, son secrétaire, qui a dénoncé l’état déplorable des gares de Saint-Étienne-du-Rouvray, Oissel et Sotteville-lès-Rouen, exprimant les plus vives craintes sur le maintien des lignes de proximité telles que celle d’Elbeuf à Yvetot qui dessert la ville. Dans le texte de la motion, les élus déplorent que « l’ouverture à la concurrence (…) accentue la dégradation du réseau et des inégalités territoriales et sociales ». En conclusion de cette intervention, les élus ont réaffirmé leur attachement à l’EPIC SNCF, demandé au gouvernement d’engager des négociations pour la préservation d’un service ferroviaire efficace et proposé leur adhésion à l’association SOS Gares.
Parmi les autres points de ce conseil municipal, il a été acté que la voie nouvellement créée entre l’avenue Jean-Macé et la rue Louis-de-Saint-Just soit nommée rue Olympe-de-Gouges, les élus soulignant le combat de cette femme de lettres du XVIIIe siècle, auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne (engagement qui l’a conduite, entre autres, à la guillotine en 1793).
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La voie de desserte nouvellement créée entre la rue des Lys et la rue des Acacias a quant à elle été nommée rue des Magnolias. -
Rouler à l’autonomie
C’est la première fois en Europe que des véhicules à « délégation partielle de conduite » circulent en milieu urbain et c’est à Saint-Étienne-du-Rouvray que ça se passe. Mais comment ça marche ?
Une voiture avec des yeux et des oreilles. Le concept est inattendu mais tout à fait indispensable dès lors qu’il est question d’une voiture autonome. Et les Renault Zoé électriques qui tournent actuellement sur le Technopôle du Madrillet ne passent pas inaperçues, affublées d’antennes et de radars qui sont autant de manières de percevoir un environnement toujours en mouvement.
Suréquipées, les quatre voitures autonomes en phase de test disposent de plusieurs caméras et d’un système à ultrasons pour la détection d’obstacles mais aussi de différents types de radars. Il est encore trop tôt pour dire quels capteurs seront privilégiés sur la version finale du véhicule. « Nous recherchons aujourd’hui la combinaison optimale, explique Sébastien Holstein, responsable des grands projets chez Transdev Rouen, opérateur spécialisé dans les transports en commun de demain. Le GPS embarqué nous permet d’assurer un positionnement du véhicule sur la zone avec une précision d’environ 3 mètres. Grâce aux autres capteurs à bord, on atteint une précision d’environ 3 centimètres », insiste Sébastien Holstein. La marge de progression est réelle.
Plus discrètes et non moins essentielles, des infrastructures de perception augmentée sont disposées tout au long du parcours pré-établi du véhicule. « Ces installations se retrouvent à des endroits névralgiques comme des ronds-points. Elles envoient aux véhicules des informations qui leur permettent de saisir la complexité du trafic en cours jusqu’à une distance de 100 à 150 mètres. Les infrastructures de perception augmentée perçoivent l’ensemble des éléments mobiles sur la zone, vélos, piétons, ballons égarés, et sont capables de définir leurs trajectoires. Ces installations enregistrent jusqu’aux mouvements des feuilles des arbres », explique Sébastien Holstein.
Autrement dit, tout ce que la voiture autonome ne peut percevoir par elle-même lui est transmis par ces infrastructures. En bout de piste, des ordinateurs et des algorithmes absorbent et traitent en temps réel toutes ces informations issues de plusieurs sources. Les données sont alors fusionnées pour caler la vitesse, la direction voire l’arrêt du véhicule.
Dernier maillon de la chaîne, le poste central de commandement (PCC) assure un contrôle visuel depuis les locaux de la TCAR, rue Jeanne-d’Arc, à Rouen. « Quand le système atteint ses limites et qu’il ne sait plus faire. Le véhicule se met à l’arrêt et lance une forme d’appel au secours. C’est alors que les agents du PCC interviennent pour assurer la mise en sécurité des biens et des personnes et débloquer la situation », précise Sébastien Holstein. La mise à l’épreuve du dispositif en conditions réelles est programmée en septembre 2018. Via une appli à télécharger sur un smartphone, chacun pourra se rendre sur un point d’arrêt du parcours, appeler le véhicule, monter à bord et se laisser conduire mais toujours en présence d’un « safety driver », un conducteur à part entière.
Les voitures qui seront mises en service en septembre 2018 sur le plateau du Madrillet seront bel et bien autonomes, mais avec une personne assise face au volant. Ces conducteurs de sécurité demeurent responsables de leur véhicule suivant la législation en vigueur en France. Leur mission : être prêt à tout moment à récupérer le véhicule s’il se produit un changement de cap ou quoi que ce soit d’anormal. « Nous sommes en mesure de reprendre la main soit par une action sur le volant soit par une action sur le frein, explique Gilles Montfort, safety-driver engagé dans le programme de recherche et de développement du véhicule autonome sur le site du Madrillet. Nous disposons aussi de deux boutons d’urgence. Un jaune pour couper le mode autonome, et un rouge pour stopper intégralement le véhicule. Nous restons des conducteurs à part entière, nous ne sommes pas là pour la décoration. » Un rôle qui implique une vigilance de chaque instant et des réflexes à la mesure des enjeux de sécurité. « Nous estimons qu’un changement de safety driver toutes les heures et demie est nécessaire pour maintenir une bonne concentration lors de la mise en service. » Pleinement impliqués dans le programme, ces « pilotes d’essai » intègrent les moindres changements mis en œuvre par les ingénieurs. Il s’agit notamment de gérer le passage à 50 km/h, vitesse réglementaire en agglomération, alors que la vitesse de test est limlitée à 30 km/h.Les expérimentations se poursuivent jusqu’à nouvel ordre. Une phase de « marche à blanc » est en cours depuis la fin septembre 2018 qui doit permettre d’évaluer ce service de mobilité innovant. « Pour mesurer la qualité du service, nous allons prendre en compte une batterie d’indicateurs : l’application sur smartphone, l’expérience des usagers à bord, la surveillance en temps réel des véhicules », explique Frédéric Saffroy, coordinateur du projet véhicule autonome chez Transdev Rouen. Les Stéphanais-es peuvent s’incrire via internet pour participer à cette phase de test en situation réelle. « Notre objectif est de mixer le plus possible nos panels avec des étudiants, des enseignants, des retraités, des habitants du quartier. Nous privilégions les locaux qui seront amenés un jour à devenir les usagers de ces véhicules », insiste Frédéric Saffroy.
Informations et inscriptions : www.metropole-rouen-normandie.fr/testez-le-vehicule-autonome-2198
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Gares en danger
Le collectif SOS Gares se mobilise auprès des usagers dans les gares de Sotteville-lès-Rouen,
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Saint-Étienne-du-Rouvray et Oissel-sur-Seine pour défendre le service public ferroviaire. Dès 2019, les Régions pourront lancer des appels d’offres pour les … -
Les bijoux d’Elsa offerts au regard de tous
Inaugurée samedi 13 octobre en présence de très nombreux Stéphanais, l’exposition des bijoux réalisés par l’écrivaine Elsa Triolet entre 1929 et 1932 est présentée au public au centre culturel Le Rive Gauche jusqu’au 16 décembre. Léguée aux Stéphanais en 1981 par Louis Aragon, compagnon d’Elsa Triolet, la collection rassemble 56 prototypes de bijoux réalisés à partir de matériaux peu coûteux, tels que le coton nacré, le cuir, la porcelaine, le verre… Ces réalisations se distinguent également par leurs sources d’inspiration (art déco, baroque, ethnique) et par leur architecture.
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Près de quatre-vingt-dix ans après leur création, la modernité de ces modèles ne s’est toujours pas démentie, comme l’a rappelé le maire Joachim Moyse lors de l’inauguration, ce dernier soulignant notamment «la riche fantaisie et la pauvreté brute des matériaux utilisés» qui les caractérisent.
Le maire a également rappelé que cette collection était «intimement liée à notre ville» qui a toujours milité pour apporter à tous «un niveau élevé des connaissances au-delà des barrières sociales».
L’ouverture au public de cette exposition gratuite a en outre été marquée par la lecture d’extraits du livre Colliers écrit par Elsa Triolet à partir de cette expérience de création de bijoux. Dans l’ouvrage, l’écrivaine porte un regard «ethnographique» sur le monde de la mode parisienne qu’elle décrit sans concessions comme «des maisons de commerce, des sociétés par actions, qui ne se distinguent en rien de n’importe quelle entreprise commerciale».
Enfin, lors de l’inauguration, le poète Jean Ristat, légataire testamentaire de Louis Aragon, a transmis un message de sympathie et de remerciement à la Ville par l’intermédiaire d’une représentante de l’association des amis de Louis Aragon et Elsa Triolet.
C’est en effet Jean Ristat qui, en 1981, accompagné de Roland Leroy, alors directeur du journal L’Humanité, avait remis la collection en mains propres à Raymonde Lefebvre, amie d’Elsa Triolet et fondatrice de la bibliothèque qui porte son nom.
• Les bijoux d’Elsa Triolet, créations haute couture, au Rive Gauche du 13 octobre au 16 décembre, du mardi au vendredi de 13h à 17h30, samedi et dimanche de 14h30 à 17h30, les soirs de spectacle de 19h30 à 20h30. Entrée libre. -
Bijoux d’Elsa Triolet: ouverture de l’exposition samedi 13 octobre après-midi
En 1981, Louis Aragon faisait don aux Stéphanais d’une collection unique de 56 modèles de bijoux créés par son épouse Elsa Triolet, entre 1929 et 1932. Cette collection est visible au Rive Gauche dès samedi 13 octobre après-midi et jusqu’au 16 décembre. Ces œuvres précieuses, colliers, bracelets et boucles d’oreilles destinés en leur temps aux ateliers de haute couture parisiens et qui demeurent remarquables aujourd’hui par leur modernité, leur diversité et leur variété.
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Originales entre toutes, ces créations de la « parurière » Elsa Triolet se distinguent aussi par leur choix des matériaux: coton nacré, cuir, porcelaine, verre autant que par les architectures imaginées ou les sources d’inspiration : style art déco, baroque, ethnique…
Après avoir séduit les plus grands couturiers des années 1930 parmi lesquels Paul Poiret, Madeleine Vionnet, Edward Molyneux et Elsa Schiaparelli, ces « joyaux faits de rien » sont présentés au Rive Gauche pour la première fois depuis le début de leur restauration en 2013.
Une occasion de découvrir ou redécouvrir la personnalité et le parcours d’une femme résolument moderne et qui s’est engagée tout au long de sa vie pour défendre l’accès à la culture pour tous et qui a contribué à créer à Saint-Étienne-du-Rouvray une des premières bibliothèques de la bataille du livre en France, en 1949.
• Les bijoux d’Elsa Triolet, créations haute couture, au Rive Gauche du 13 octobre au 16 décembre, du mardi au vendredi de 13h à 17h30, samedi et dimanche de 14h30 à 17h30, les soirs de spectacle de 19h30 à 20h30. Entrée libre. -
Fête de la science du 11 au 13 octobre
Plébiscitée par les enfants et les plus grands, la fête de la science est de retour pour sa 27e édition sur le campus du Madrillet du jeudi 11 au samedi 13 octobre. Le samedi est notamment tout indiqué pour découvrir en famille les différentes …
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La rue aux enfants!
La Ville et l’ACSH fermeront la rue d’Argonne les 9 et 10 octobre pour permettre aux enfants de se réapproprier l’espace urbain. Parce que la rue peut redevenir un espace éducatif… Dans la bande dessinée Quick et Flupke créée par Hergé à partir de …
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Asaf Avidan en concert au Rive Gauche le 15 octobre
Lundi 15 octobre, Asaf Avidan, le songwriter israélien à la voix si singulière et au folk-rock ciselé, envoûtera en solo la scène du Rive Gauche avec les titres de son dernier album, "The Study on falling". Asaf Avidan a déjà 26 ans lorsqu’il…
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Savoir nager: peut mieux faire
Un élève de 6e sur deux ne saurait pas nager. Comment expliquer ce phénomène alors que cet apprentissage est une "priorité nationale" à égalité avec le savoir lire, écrire et compter? "Près de la moitié des élèves qui entrent en…
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Septembre ensemble: rendez-vous le 22 septembre
Pour sa rentrée, le centre socioculturel Georges-Brassens invite tous les habitants du quartier et l’ensemble des Stéphanais·es à se retrouver samedi 22 septembre pour une nouvelle édition de Septembre ensemble. Le programme de cette fête de rentrée a été élaboré et mis en place avec un groupe de travail composé d’habitants du quartier qui sont aussi des usagers du centre socioculturel », explique d’emblée Gilles Morin, directeur du centre socioculturel Georges-Brassens. Autrement dit, ce rendez-vous ne tombe pas du ciel mais répond à la fois à un besoin et à une volonté pour les habitants de se retrouver
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et de promouvoir leur quartier. En 2017 déjà, plus de 400 personnes s’étaient donné rendez-vous autour d’un thème idéal pour faire le lien entre la fin des vacances et les premiers jours de la rentrée: « la plage ». « C’est un moment important de convivialité qui doit permettre aux Stéphanais de se retrouver, toutes générations confondues », insiste Gilles Morin. Pour cette édition 2018, le thème retenu est celui de la fête des couleurs.
Au premier rang des participants, avec les services de la Ville, de nombreuses associa- tions ont répondu présent pour animer des ateliers et présenter leurs activités tout au long de l’année. Parmi les nouveaux venus, les clubs stéphanais de boxe et de full-contact de la ville initieront les plus téméraires tandis qu’un graffeur encadrera les apprentis artistes afin de réaliser une fresque. Au programme également, le Club gymnique stéphanais reviendra pour un atelier baby-gym et l’association Just kiff dancing, fidèle à son credo d’éducation populaire, fera passer les bons messages de prévention auprès des jeunes.
Le centre socioculturel Georges-Brassens en profitera pour présenter une partie de ses ateliers avec de l’art floral, de la cuisine, du cirque et un jeu de piste avec une boîte à selfies. Un podium musical permettra enfin aux talents locaux, plus ou moins confirmés, de faire valoir leur virtuosité dans tous les genres musicaux. Au total, ce sont pas moins de vingt-six stands qui seront répartis à l’intersection des rues Paul-Langevin et de du Docteur-Semmelweis avec aussi des jeux gonflables et des activités pour les tout-petits.
• Septembre ensemble, samedi 22 septembre de 13h à 18h, à l’intersection des rues Paul-Langevin et du Docteur-Semmelweis. -
Chantiers d’insertion: loin des galères
Les bailleurs sociaux ne font pas que du logement social. Ils participent aussi à l’insertion des jeunes, comme en témoigne le Foyer stéphanais. Mais pour combien de temps encore? Il y a toujours quelque chose à faire: donner un coup de peinture, r…
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Journée des associations samedi 8 septembre
Comme chaque année, la journée des associations est le rendez-vous incontournable destiné aux Stéphanais·es qui souhaitent faire le plein d’activités associatives et municipales. Pour cette édition 2018, ce moment de convivialité, d’animations …
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Commémoration de la libération: «Conjuguer résistance et construction»
La cérémonie de commémoration de la libération de la ville par les forces de la Résistance et les armées alliées il y a 74 ans, le 31 août 1944, a été l’occasion pour le maire Joachim Moyse de rappeler que cette période de la Libération et de l’après-guerre aura été aussi celle du «programme audacieux» du Conseil national de la Résistance (CNR), «qui marque désormais les structures de notre temps». Le programme du CNR à l’origine de notre «système de retraites par répartition, de la sécurité sociale et des nationalisations notamment dans le secteur des énergies» doit aujourd’hui faire face, a-t-il ajouté, «à la multiplication des tentatives de rupture des solidarités collectives».
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«Nous ne devons pas rester l’arme au pied», a poursuivi le maire, soulignant «toute la modernité» dont avaient su alors faire preuve «nos libérateurs» en conjuguant «résistance et construction dans une solidarité retrouvée hier, qui reste possible et nécessaire aujourd’hui».
Le maire a donc appelé à ne pas laisser «déconstruire» cet héritage que sont notamment «notre sécurité sociale» et «les politiques ambitieuses du logement de qualité, accessible à tous».
Joachim Moyse a également évoqué la mémoire du «résistant communiste» Arsène Tchakarian, décédé le 4 août dernier, à l’âge de 101 ans.
Arsène Tchakarian était le dernier membre vivant du groupe des Francs-tireurs partisans Main d’œuvre immigrée (FTP-MOI) de Missak Manouchian, plus connu sous le nom de Résistants de l’Affiche rouge.
«Tous étaient engagés dans le combat contre le nazisme et pour que la France retrouve la liberté, la voie de la solidarité et de la justice sociale. Un choix aussi courageux qu’exemplaire que nous devons méditer et continuer à transmettre».
Anciens combattants, élus (parmi lesquels le député Hubert Wulfranc) et les Stéphanais présents se sont ensuite figés dans une attitude de respect et de recueillement lorsqu’ont retenti le Chant des partisans et la Marseillaise. -
La Ville aussi prépare sa rentrée
Le compte à rebours est lancé pour la rentrée des classes qui aura lieu lundi 3 septembre. Tandis que les élèves préparent leur cartable, les services municipaux ont veillé, eux, à préparer les locaux pour accueillir les jeunes stéphanais dans les meilleures conditions possibles. Mardi 28 août, le maire Joachim Moyse a visité quelques-unes des écoles qui ont bénéficié de travaux de réaménagement au cours de l’été: «Ce qui m’intéresse, c’est de constater les conditions d’accueil dans les nouvelles classes dédoublées, notamment. C’est forcément un chantier important pour les écoliers, leurs parents et les personnels de la Ville ou de l’Éducation nationale qui sont concernés par ces nouveaux dispositifs».
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Après les classes de CP l’an dernier, les CE1 se trouvent à leur tour dédoublés et l’opération, avant son impact pédagogique, implique pour la municipalité de trouver les espaces adéquats dans ses écoles.
À l’école Langevin, c’est dans une ancienne pièce de rangement que s’est implantée une nouvelle classe. Richard Avenel, responsable des bâtiments municipaux, explique: «Ici, tout se passe bien car nous avons de la place pour implanter les nouvelles infrastructures. Dans d’autres endroits, il faut réfléchir plus longuement, repenser l’aménagement des classes, ce n’est pas toujours évident. Il faut également rappeler qu’une salle de classe, ce ne sont pas que des chaises, des tables et un tableau. Il y a des normes de sécurité à respecter, des rénovations à faire en matière de peinture, de sol, parfois l’installation d’un câblage informatique pour les ordinateurs… Tout cela nécessite énormément d’interventions.»
Parallèlement à ce planning de travaux serré, les services de nettoyage de la Ville s’attachent à tout remettre en ordre avant la rentrée. Ce qui n’est pas une mince affaire puisque les services doivent s’organiser afin de pas pas se gêner dans leurs interventions. Un partage des tâches qui se fait globalement sans problème et toujours dans l’entraide et la discussion.
Joachim Moyse se félicite de l’ampleur de cette opération qui «sollicite beaucoup de métiers différents. Le fait pour Saint-Étienne-du-Rouvray de garder un maximum de missions en régie municipale permet aux agents d’être plus réactifs et de répondre au mieux aux besoins des usagers. C’est un des points forts de notre organisation. Pour certains chantiers, nous devons toutefois faire appel à des entreprises extérieures qui ont une expertise nécessaire.»
Cela a été le cas par exemple au groupe scolaire Curie, où la réfection des toitures a été faite par des entreprises privées. De la même manière, la livraison et le montage des nouveaux mobiliers sont passés par les marchés publics conclus entre la Ville et les entreprises extérieures.
Sur le groupe scolaire Duruy, les peintres s’activent encore à finir les ravalements de l’école, assurant ainsi l’harmonie avec les rénovations des salles intérieures des bâtiments. «Pour nous, explique Romain Couturier, peintre municipal, ces travaux d’été sont stimulants car nous nous impliquons sur de gros chantiers. Pendant l’année, nous assurons surtout l’entretien, qui est très important aussi. Mais là, les gens voient tout de suite que ça a changé et ils sont contents de ça. C’est pour nous un bon retour sur la qualité de nos travaux et du service public.»
Pour tous les services et les agents, ces travaux se font selon un agenda très précis. Car si les interventions d’ampleur sont facilitées du fait des vacances et de l’absence des enfants dans les écoles, il n’en reste pas moins que durant les deux mois d’été, les effectifs sont réduits. Richard Avenel détaille: «Pour préparer complètement une salle de classe, il faut compter environ trois semaines. Cet été, nous avons créé six classes complètes et réalisé des travaux dans dix-huit autres. Il a fallu avoir un planning très précis mais je crois qu’on peut dire que nos objectifs sont atteints et que la rentrée est bien préparée»
De son côté, Joachim Moyse dresse un bilan positif de cette campagne: «Les interventions effectuées dans les écoles représentent la premier poste d’investissement en travaux pour la Ville cette année. Je souhaite avant tout que le résultat offre les meilleures conditions d’étude pour les jeunes Stéphanais. D’un autre côté, nous allons œuvrer dès le mois de septembre à la mise en place de solutions pour trouver l’espace nécessaire dans nos écoles afin d’accueillir pour les prochaines rentrées une population toujours plus nombreuse sur notre territoire.» -
SCA-Essity: l’usine va fermer
La nouvelle est tombée ce matin: l’usine de papier d’hygiène Essity (ex-SCA) de Saint-Étienne-du-Rouvray fermera ses portes d’ici la fin de l’année. Un communiqué a été mis en ligne sur le site du groupe suédois ce mardi 31 juillet matin: « Essity ferme une usine de transformation de produits de marque à Saint-Étienne-du-Rouvray et investit dans les sites de production intégrés restants en France. La fermeture est prévue pour le quatrième trimestre de 2018. »
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Personne n’a été surpris par cette annonce. « Ce qu’on avait prédit est arrivé, regrette une source syndicale qui souhaite rester anonyme. La fermeture, on la voyait arriver. Quand vous voulez fermer un site, vous commencez à l’affaiblir. C’est facile à faire. La seule surprise, c’est le calendrier, on attendait une annonce fin 2018 pour une fermeture courant 2019. Le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) de l’année dernière n’est pas fini qu’on en enclenche un autre. »
La fermeture a été décidée « pour renforcer [la] compétitivité et accroître [l’]efficacité d’Essity », selon le communiqué du groupe. « Ils investissent, ils ferment une boîte », résume Pascal Vigreux, secrétaire CGT du comité d’entreprise stéphanais. « Ils font des investissements sur le dos des salariés. Ils disent ouvertement: C’est pour que les actionnaires soient contents », ajoute la source syndicale.
L’annonce a fait réagir le maire. Joachim Moyse déplore « un recul inacceptable pour l’emploi sur le territoire satisfaisant des objectifs des rentes aux actionnaires de 15% », et dénonce « un retrait total de l’État sur ce dossier, malgré les alertes successives du député Hubert Wulfranc à l’Assemblée nationale ».
Les négociations du plan de sauvegarde l’emploi (PSE) se sont terminées le 5 juillet. Tous les syndicats ont apposé leur signature après avoir obtenu des primes supralégales, des formations, des primes de déplacement… Des mutations seront également possibles au sein du groupe. « Une partie des personnels pourrait retrouver un poste à Hondouville. Cela pourrait concerner une quarantaine de personnes », indique Marc Specque, directeur de la communication du groupe suédois en France.
Les coûts de restructuration devraient s’élever à 480 millions de couronnes suédoises (soit près de 47 millions d’euros), selon Essity. « S’ils donnent de l’argent, c’est qu’ils peuvent le faire », souligne Pascal Vigreux. Et si le PSE est « un des meilleurs du secteur » selon le secrétaire du comité d’entreprise, il aura des conséquences sur 123 employés, « leur famille, les prestataires, les transporteurs et toute l’économie qui rayonne autour », insiste-t-on du côté des syndicats. -
Les élèves de CM2 apprennent à nager pendant l’été
« Allez, un échauffement de deux minutes, étoiles sur le dos, étoiles sur le ventre. C’est parti! » Trevis, Ibtissam, Rachelle et Rayan entrent dans le petit bassin. Pendant une heure, ils vont suivre les conseils donnés par Benjamin Sellier, maître-nageur à la piscine Marcel-Porzou. Ces quatre élèves de CM2, qui n’ont pas réussi le test du « savoir nager », bénéficient d’un stage de perfectionnement proposé la Ville, avec l’aide de financement du Centre national pour le développement du sport. Les élèves en CM2 durant l’année scolaire 2017/2018 ont tous été évalués en fin de cycle d’apprentissage sur l’acquisition du « savoir nager ». L’évaluation portait sur les capacités des enfants à se déplacer sur 25 m puis effectuer une coulée ventrale de 5 mètres, sauter ou plonger, se déplacer sous l’eau en passant dans ou sous un obstacle, se laisser flotter de 5 à 10 secondes, réaliser un surplace vertical pendant 15 secondes. « Sur la totalité des élèves de CM2 accueillis, le taux de réussite a été de 49%, regrette Maryvonne Collin, responsable du service des sports. Deux cent dix-huit enfants n’ont pas réussi les tests. »
Municipal
Les enfants qui se sont inscrits bénéficient d’une heure de cours par jour pendant deux semaines (du mardi au samedi) afin de revoir les bases de la natation: la position de la tête, des bras et des jambes, la respiration, la coulée ventrale, les sauts… Ces rendez-vous réguliers permettent à chacun de progresser en petit groupe. « Ce sont des enfants qui ont envie. Ils sont détendus et plus réceptifs », souligne Christophe Supplice, maître-nageur, qui, avec Flora Magnier et Benjamin Sellier, a assuré les cours au mois de juillet.
Si l’atmosphère est détendue, cela n’empêche pas qu’il faille un minimum de concentration pour réussir au mieux les exercices. Penser à la fois à la respiration, à la position de la tête, des bras, à faire des battements réguliers n’est pas évident. « C’est dur », reconnaissent les quatre enfants. Et même si, parfois, la figure réalisée par les apprentis nageurs ressemble plus à un « poulpe » qu’à une coulée ventrale digne de ce nom, les progrès sont là. « C’est le réflexe de faire n’importe quoi. Mais à force de refaire le bon geste , ça va rentrer dans la tête », encourage Benjamin Sellier. À la fin du stage, nul doute que des automatismes auront été acquis.
• Prochains stages (pour les élèves stéphanais qui étaient en CM2 pour l’année 2017/2018): du 7 au 18 août de 9h à 10h ou de 10h à 11h, du 21 août au 1er septembre de 9h à 10h ou de 10h à 11h (du mardi au samedi). Renseignements à la piscine au 02.35.66.64.91.