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Contournement Est: le point mort

Huit mois après la fin de l’enquête publique, le destin du projet de contournement Est semble échapper totalement aux habitants concernés. Quelques informations filtrent néanmoins et des recours s’organisent. Il est bien loin le temps où Patrick Berg, directeur de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Normandie (Dreal) se félicitait de la qualité des échanges avec les habitants lors des réunions liées à l’enquête publique sur le contournement Est du 12 mai au 11 juillet 2016. Depuis la publication du rapport d’enquête publique le 9 septembre 2016, le silence est de rigueur. Plus rien ne filtre, ni du côté de la Dreal pour savoir si elle a levé tout ou partie des réserves exprimées, ni du côté du ministère de l’Environnement et encore moins du côté du Conseil d’État qui ne communique pas sur son calendrier de saisine s’agissant des textes transmis pour avis par les pouvoirs publics.
En dépit de ces silences, cinq élus locaux ont décidé de se mobiliser pour continuer de faire entendre leurs voix. Ainsi, le 14 février 2017, Hubert Wulfranc, maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Stéphane Barré, maire d’Oissel-sur-Seine, Thierry Foucaud, vice-président du Sénat, Joachim Moyse, conseiller régional, et Séverine Botte, conseillère départementale, co-signaient un courrier adressé à Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer et sollicitaient une rencontre « afin d’évoquer ensemble ce dossier lourd de conséquences pour nos populations ».
Sur le fond, les cinq élus dressent l’inventaire des faiblesses voire des travers attachés au projet de liaison A28/A13 tel qu’il a été établi par les services de la Dreal de Normandie. Ils évoquent successivement les contraintes budgétaires imposées à la fois aux collectivités locales et aux habitants pour couvrir un budget de 886 millions d’euros. Mais aussi, « un projet autoroutier d’un autre siècle, incompatible avec les engagements de notre pays en matière de lutte contre le changement climatique ». Ils pointent également les risques sanitaires et les impacts sur le cadre de vie de cette liaison autoroutière alors qu’une étude publiée en juin 2016 par Santé publique France atteste que « la pollution de l’air est responsable de 48000 morts par an en France ». Autant d’arguments qui n’ont pourtant pas suffi à retenir l’attention de la ministre Ségolène Royal. Dans un courrier daté du 7 mars, celle-ci évoque d’abord des contraintes d’emploi du temps pour ne pas donner suite à la demande de rendez-vous des élus locaux et finit par botter en touche vers Alain Vidalies, le secrétaire d’État chargé des Transports. Une réponse en forme d’impasse à peine camouflée.
Dans le même temps, l’écho des voix stéphanaises et osseliennes n’a pas manqué de résonner bien au-delà des limites métropolitaine et régionale. En atteste l’intervention d’Eva Sas, députée de la 7e circonscription de l’Essonne, qui a adressé le 14 février 2017 (elle aussi) à Ségolène Royal une demande de moratoire sur le projet de contournement Est au motif notamment que cette suspension « permettrait de suivre les observations de l’ensemble des parties prenantes, auxquelles le président de la commission d’enquête publique a reconnu qu’il fallait apporter des réponses ». À l’heure où la rédaction du Stéphanais publie cet article, aucune décision n’a été prise en ce sens et le Conseil d’État n’a pas confirmé sa saisine pour le projet de contournement Est.

Huit mois après la fin de l’enquête publique, le destin du projet de contournement Est semble échapper totalement aux habitants concernés. Quelques informations filtrent néanmoins et des recours s’organisent. Il est bien loin le temps où Patrick Berg, directeur de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement de Normandie (Dreal) se félicitait de la qualité des échanges avec les habitants lors des réunions liées à l’enquête publique sur le contournement Est du 12 mai au 11 juillet 2016. Depuis la publication du rapport d’enquête publique le 9 septembre 2016, le silence est de rigueur. Plus rien ne filtre, ni du côté de la Dreal pour savoir si elle a levé tout ou partie des réserves exprimées, ni du côté du ministère de l’Environnement et encore moins du côté du Conseil d’État qui ne communique pas sur son calendrier de saisine s’agissant des textes transmis pour avis par les pouvoirs publics.
En dépit de ces silences, cinq élus locaux ont décidé de se mobiliser pour continuer de faire entendre leurs voix. Ainsi, le 14 février 2017, Hubert Wulfranc, maire de Saint-Étienne-du-Rouvray, Stéphane Barré, maire d’Oissel-sur-Seine, Thierry Foucaud, vice-président du Sénat, Joachim Moyse, conseiller régional, et Séverine Botte, conseillère départementale, co-signaient un courrier adressé à Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Énergie et de la Mer et sollicitaient une rencontre "afin d’évoquer ensemble ce dossier lourd de conséquences pour nos populations".
Sur le fond, les cinq élus dressent l’inventaire des faiblesses voire des travers attachés au projet de liaison A28/A13 tel qu’il a été établi par les services de la Dreal de Normandie. Ils évoquent successivement les contraintes budgétaires imposées à la fois aux collectivités locales et aux habitants pour couvrir un budget de 886 millions d’euros. Mais aussi, "un projet autoroutier d’un autre siècle, incompatible avec les engagements de notre pays en matière de lutte contre le changement climatique". Ils pointent également les risques sanitaires et les impacts sur le cadre de vie de cette liaison autoroutière alors qu’une étude publiée en juin 2016 par Santé publique France atteste que "la pollution de l’air est responsable de 48000 morts par an en France". Autant d’arguments qui n’ont pourtant pas suffi à retenir l’attention de la ministre Ségolène Royal. Dans un courrier daté du 7 mars, celle-ci évoque d’abord des contraintes d’emploi du temps pour ne pas donner suite à la demande de rendez-vous des élus locaux et finit par botter en touche vers Alain Vidalies, le secrétaire d’État chargé des Transports. Une réponse en forme d’impasse à peine camouflée.
Dans le même temps, l’écho des voix stéphanaises et osseliennes n’a pas manqué de résonner bien au-delà des limites métropolitaine et régionale. En atteste l’intervention d’Eva Sas, députée de la 7e circonscription de l’Essonne, qui a adressé le 14 février 2017 (elle aussi) à Ségolène Royal une demande de moratoire sur le projet de contournement Est au motif notamment que cette suspension "permettrait de suivre les observations de l’ensemble des parties prenantes, auxquelles le président de la commission d’enquête publique a reconnu qu’il fallait apporter des réponses". À l’heure où la rédaction du Stéphanais publie cet article, aucune décision n’a été prise en ce sens et le Conseil d’État n’a pas confirmé sa saisine pour le projet de contournement Est.