Aller au contenu

Emmanuel Da Costa: droit au but

À 39 ans, Emmanuel Da Costa, l’entraîneur de QRM, a décroché le titre de meilleur entraîneur de National durant cette saison 2016-2017 avant de hisser son équipe en Ligue 2.
C’est un peu la rançon du succès. Depuis la montée de Quevilly Rouen Métropole en Ligue 2, le 12 mai dernier, Emmanuel Da Costa a bien du mal à se poser à Saint-Étienne- du-Rouvray, parmi les siens. « Je reçois près d’une centaine d’appels et de messages par jour et mon agenda se remplit à grande vitesse. » Serein malgré tout, celui qui a été élu meilleur entraîneur de National sait gérer son effort en gardant la balle au pied. « Je suis concentré à 200 % sur le recrutement d’une dizaine de joueurs pour boucler l’effectif de la prochaine saison. »
En plein mercato, sollicité par les joueurs et leurs agents, Emmanuel Da Costa mesure ses contraintes sans renier ses ambitions. « Pour l’instant, nous avons le plus petit budget de Ligue 2 mais je m’efforce de construire un effectif cohérent, équilibré et complémentaire. » Et chaque jour compte tandis que des matchs de préparation sont d’ores et déjà calés notamment contre Laval, Angers, Le Mans et peut-être les Lillois du Losc.
Pour garder la tête froide, Emmanuel Da Costa peut s’appuyer aussi sur un parcours exemplaire de joueur. « Mon père m’a inscrit au foot pour la première fois à l’Union sportive municipale stéphanaise quand j’avais 5 ans et demi. » Un moment fondateur pour celui qui s’est vite fait remarquer sur les terrains via le centre de formation de Rouen avant de briller au sein de l’AS Cannes à l’époque des grandes heures. Sans quitter le ballon des yeux, Emmanuel Da Costa s’imprégnait sans cesse des séances de son coach Guy Lacombe. « J’ai cultivé très tôt mon ouverture d’esprit. »
L’envie de transmettre chevillée au corps, l’entraîneur stéphanais s’est lancé un autre défi pour cette rentrée 2017: décrocher son brevet d’entraîneur professionnel. « C’est un passeport nécessaire pour accéder au niveau où je souhaite aller. Si on veut évoluer, il ne faut pas se donner de limites. Ambition ne veut pas dire prétention. » Peut-on déjà parler d’une méthode Da Costa? « Les entraîneurs sont des piqueurs d’idées. Le tout est de conserver sa sensibilité et sa personnalité. » En se mettant au service de ce nouveau challenge chez les pros, Emmanuel Da Costa garde également le souci du collectif. « C’est un cap important pour le club et une opportunité d’avoir notre propre centre de formation si nous parvenons à nous maintenir pendant deux à trois ans. Ce serait une chance pour tous les jeunes qui rêvent de devenir footballeur. » Cette fois-ci encore, la passe pourrait
se révéler décisive.

À 39 ans, Emmanuel Da Costa, l’entraîneur de QRM, a décroché le titre de meilleur entraîneur de National durant cette saison 2016-2017 avant de hisser son équipe en Ligue 2.
C’est un peu la rançon du succès. Depuis la montée de Quevilly Rouen Métropole en Ligue 2, le 12 mai dernier, Emmanuel Da Costa a bien du mal à se poser à Saint-Étienne- du-Rouvray, parmi les siens. "Je reçois près d’une centaine d’appels et de messages par jour et mon agenda se remplit à grande vitesse." Serein malgré tout, celui qui a été élu meilleur entraîneur de National sait gérer son effort en gardant la balle au pied. "Je suis concentré à 200 % sur le recrutement d’une dizaine de joueurs pour boucler l’effectif de la prochaine saison."
En plein mercato, sollicité par les joueurs et leurs agents, Emmanuel Da Costa mesure ses contraintes sans renier ses ambitions. "Pour l’instant, nous avons le plus petit budget de Ligue 2 mais je m’efforce de construire un effectif cohérent, équilibré et complémentaire." Et chaque jour compte tandis que des matchs de préparation sont d’ores et déjà calés notamment contre Laval, Angers, Le Mans et peut-être les Lillois du Losc.
Pour garder la tête froide, Emmanuel Da Costa peut s’appuyer aussi sur un parcours exemplaire de joueur. "Mon père m’a inscrit au foot pour la première fois à l’Union sportive municipale stéphanaise quand j’avais 5 ans et demi." Un moment fondateur pour celui qui s’est vite fait remarquer sur les terrains via le centre de formation de Rouen avant de briller au sein de l’AS Cannes à l’époque des grandes heures. Sans quitter le ballon des yeux, Emmanuel Da Costa s’imprégnait sans cesse des séances de son coach Guy Lacombe. "J’ai cultivé très tôt mon ouverture d’esprit."
L’envie de transmettre chevillée au corps, l’entraîneur stéphanais s’est lancé un autre défi pour cette rentrée 2017: décrocher son brevet d’entraîneur professionnel. "C’est un passeport nécessaire pour accéder au niveau où je souhaite aller. Si on veut évoluer, il ne faut pas se donner de limites. Ambition ne veut pas dire prétention." Peut-on déjà parler d’une méthode Da Costa? "Les entraîneurs sont des piqueurs d’idées. Le tout est de conserver sa sensibilité et sa personnalité." En se mettant au service de ce nouveau challenge chez les pros, Emmanuel Da Costa garde également le souci du collectif. "C’est un cap important pour le club et une opportunité d’avoir notre propre centre de formation si nous parvenons à nous maintenir pendant deux à trois ans. Ce serait une chance pour tous les jeunes qui rêvent de devenir footballeur." Cette fois-ci encore, la passe pourrait
se révéler décisive.