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Fort de Tourneville – Un modèle de réhabilitation

Fort de Tourneville - Le Havre

Fort de Tourneville – Le Havre. Vue d’ensemble en 3D d’un lieu vivant où se côtoient patrimoine et modernité (© Franic & Garcin).

Fort de Tourneville
Un modèle de réhabilitation


  Extrait Patrimoine Normand N°104
Par Stéphane William Gondoin

Comment réemployer un immense complexe militaire désaffecté, oublié par l’Armée en plein cœur d’une ville ? Au Havre, on a trouvé des réponses différentes pour deux grandes constructions héritées du Second Empire : le fort de Sainte-Adresse est devenu un fantastique jardin public, pendant que le fort de Tourneville poursuit sa métamorphose en pôle culturel.
 

Dans La mauvaise réputation, Georges Brassens affirmait ne pas se sentir concerné par « la musique qui marche au pas ». Gageons que le « polisson de la chanson » aurait adoré entendre résonner guitares, basses et batteries au fort de Tourneville, situé sur les hauteurs du Havre. nécessités de défense Durant les trois premiers siècles de son existence, l’histoire du Havre est intimement liée à celle de son enceinte urbaine, à la fois indispensable corset protecteur en période agitée et frein à son développement lorsque la paix s’instaure durablement. Au gré des nécessités, les fortifications doivent progressivement se dilater pour permettre à une population en pleine croissance de se loger dans des conditions acceptables, à défaut d’être décentes. Au milieu du XIXe siècle, près de 30 000 âmes s’entassent à l’abri des fortifications et depuis une quinzaine d’années déjà des faubourgs se développent à l’extérieur. La situation devient inte…

Il vous reste 82 % de cet article à lire
– commander ce magazine.
 


Retrouvez l’article intégral dans la version papier de Patrimoine Normand
(n° 104, Janvier-Février-Mars 2018)


 

Fort de Tourneville - Le Havre

Fort de Tourneville – Le Havre. Vue d'ensemble en 3D d'un lieu vivant où se côtoient patrimoine et modernité (© Franic & Garcin).

Fort de Tourneville
Un modèle de réhabilitation


  Extrait Patrimoine Normand N°104
Par Stéphane William Gondoin

Comment réemployer un immense complexe militaire désaffecté, oublié par l’Armée en plein cœur d’une ville ? Au Havre, on a trouvé des réponses différentes pour deux grandes constructions héritées du Second Empire : le fort de Sainte-Adresse est devenu un fantastique jardin public, pendant que le fort de Tourneville poursuit sa métamorphose en pôle culturel.
 

Dans La mauvaise réputation, Georges Brassens affirmait ne pas se sentir concerné par « la musique qui marche au pas ». Gageons que le « polisson de la chanson » aurait adoré entendre résonner guitares, basses et batteries au fort de Tourneville, situé sur les hauteurs du Havre. nécessités de défense Durant les trois premiers siècles de son existence, l’histoire du Havre est intimement liée à celle de son enceinte urbaine, à la fois indispensable corset protecteur en période agitée et frein à son développement lorsque la paix s’instaure durablement. Au gré des nécessités, les fortifications doivent progressivement se dilater pour permettre à une population en pleine croissance de se loger dans des conditions acceptables, à défaut d’être décentes. Au milieu du XIXe siècle, près de 30 000 âmes s’entassent à l’abri des fortifications et depuis une quinzaine d’années déjà des faubourgs se développent à l’extérieur. La situation devient inte…

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