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La nouvelle vague de l’humour du Woop débarque à Rouen et au Havre

Le Woop est un collectif de sept jeunes humoristes 2.0 issus d’univers différents. Il déboule dans les villes de Rouen, le 3 février 2017, et du Havre, le 4 février 2017.

Le Woop se produit à Rouen, puis au Havre, les 3 et 4 février 2017. (D.R.)
Le Woop se produit à Rouen, puis au Havre, les 3 et 4 février 2017. (D.R.)

Le Woop est un collectif représentant la nouvelle vague de l’humour en France. Le Woop se produit, vendredi 3 février 2017, au Théâtre des arts, à Rouen (Seine-Maritime), puis au Carré des Docks au Havre (Seine-Maritime), samedi 4 février 2017. Entretien avec Jérémie Déthelot.

Une histoire d’amitié

Normandie-actu : Quel spectacle allez-vous présenter au public normand ?
Jérémie
Déthelot : Nous allons présenter notre spectacle d’humour que nous avons monté à Paris, il y a trois ans. Nous sommes un groupe de sept humoristes : Mister V, Hugo Tout Seul, Malcom ToTheWorld, Hakim Jemili, Youssoupha Diaby, Mike Kenli et moi même. Nous sommes une bande de potes, réunis pas Malcom, et nous avons inventé le concept du Woop. Nous y mélangeons toutes les disciplines. On voulait faire un show très à l’américaine avec du collectif, du stand-up. Le tout est très dynamique.

C’est avant tout une histoire d’amitié.
Oui, ça fait trois ans qu’on est H 24 ensemble. On se rend tous compte que sans amitié on ne pourrait pas tenir. On est vraiment une bande de potes. On a une délire en commun. L’amitié fait que ça prend et c’est ce qui ressort dans nos vidéos.

L’humour 2.0

Passer sur YouTube, est-ce devenu une vraie nécessité pour ses faire reconnaître ?
Ce n’est pas une nécessité, mais un nouveau moyen. Mister V et Hugo Tout Seul n’avaient pas fait de scène. Moi, j’ai déjà fait plein de salles. À l’époque, on communiquait déjà sur les réseaux, mais pas de la même façon. Les humoristes du web n’allaient pas forcément vers la scène. Là, on passe du numérique au spectacle vivant, avec de vraies rencontres. Finalement, c’est une nouvelle façon de se faire connaître et de montrer ce qu’on fait.

VIDÉO. Écoutez Le Woop :

Cliquez ici pour voir la vidéo embarqué

Quand on compte des centaines de milliers de vues, voire des millions, comment arrive-t-on à fédérer dans les salles ?
Je me suis mis de l’autre côté du miroir. Je faisais déjà partie des gens qui regardaient Mister V et Hugo Tout Seul  sur le net. Je voyais ces chiffres. Quand on monte sur scène devant 1 000 ou 2 000 personnes, le rapport est concret mais il est tout aussi impressionnant que sur le net. Sur internet, les chiffres mettent la pression, mais c’est gérable. Quand on a atteint notre premier million d’abonnés, on a eu du mal à réaliser. C’est plus une question d’adaptation, mais on est heureux de se dire que les gens suivent notre délire. Maintenant, il faut assurer !

Un spectacle vivant

Votre tournée vous conduit partout.
Oui, on a la chance de tourner un peu partout en France. Il nous arrive de repasser dans une ville. Ce qui est cool, c’est de retrouver des lieux où on a déjà joué ou des endroits où on a déjà mangé. C’est un peu comme si on avait nos habitudes un peu partout. On a tourné en France, au Maroc, en Suisse, en Belgique.

Adaptez-vous votre spectacle en fonction des salles ?
Dans le Woop, on fait du spectacle vivant. Le spectacle bouge toujours. Les gens n’ont jamais la même réaction. Dans le stand-up, il y a une grosse part d’improvisation : on ne joue jamais deux fois la même chose. L’un d’entre nous peut avoir une idée sur scène et on part dans l’improvisation. Il y a toujours des choses qui changent dans nos spectacles.

Infos pratiques :
Vendredi 3 février 2017, à 20h, au Théâtre des arts, rue du Docteur Rambert, à Rouen.
Samedi 4 février 2017, à 20h, au carré des Docks, quai de la Réunion, au Havre.
Tarifs : de 29 à 37 euros.