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Piquet de grève chez Acticall

Des salariés du centre d’appel Acticall ont installé un piquet de grève devant les locaux de leur entreprise située rue Ernest-Renan, à l’appel du syndicat Sud-Solidaires. Ils protestent contre leurs conditions de travail et demandent une revalorisation salariale. « L’entreprise nous propose une prime d’intéressement de 13,72€ brut pour l’année alors qu’elle fait des bénéfices et que nous n’avons eu aucune augmentation de salaire depuis des années, explique Isabel Pereira, la représentante syndicale Sud-Solidaires. Nous sommes tous au Smic, quelle que soit notre ancienneté, la direction nous répond à chaque fois que les temps sont durs, qu’il faut attendre que ça redémarre mais pendant ce temps-là, ils délocalisent des missions vers le Maroc. Et comme l’activité diminue sur notre site, la direction cherche à licencier les CDI en invoquant la faute grave. On a récemment reproché à un collègue de fumer une cigarette électronique dans les locaux alors qu’il ne fume pas. »
Sur son propre site internet, le groupe Acticall annonce un chiffre d’affaires mondial de 1,5 milliard de dollars. Le site stéphanais a pour principaux clients Engie (ex-EDF) et Orange. Il totalise « entre 600 et 800 salariés en comptant les CDD », selon le syndicat.
Contacté par téléphone, le directeur du site, Pierre-Yves Courtel, déclare n’avoir « aucun commentaire à faire », ajoutant: « Le syndicat Sud est minoritaire ».
Les représentants du syndicat parlent quant à eux d’une « répression anti-syndicale spécialement dirigée contre Sud-Solidaires ». Ils dénoncent en outre des conditions de travail « infantilisantes »: « Nous devons demander l’autorisation pour aller aux toilettes et le temps que nous y passons est décompté de notre pause. »
Les salariés évoquent également des « challenges » censés motiver les salariés: « Ils mettent les salariés en concurrence pour gagner un appareil à raclette! » La prime d’intéressement de 13€ brut annuel ne semble donc pas être le seul motif de mécontentement des salariés grévistes… Ils ont d’ores et déjà appelé à la grève pour les 13 et 15 mai prochains, cette fois-ci rejoints par la CGT.
Photo: Jean-Pierre Sageot

Des salariés du centre d'appel Acticall ont installé un piquet de grève devant les locaux de leur entreprise située rue Ernest-Renan, à l'appel du syndicat Sud-Solidaires. Ils protestent contre leurs conditions de travail et demandent une revalorisation salariale. "L'entreprise nous propose une prime d'intéressement de 13,72€ brut pour l'année alors qu'elle fait des bénéfices et que nous n'avons eu aucune augmentation de salaire depuis des années, explique Isabel Pereira, la représentante syndicale Sud-Solidaires. Nous sommes tous au Smic, quelle que soit notre ancienneté, la direction nous répond à chaque fois que les temps sont durs, qu'il faut attendre que ça redémarre mais pendant ce temps-là, ils délocalisent des missions vers le Maroc. Et comme l'activité diminue sur notre site, la direction cherche à licencier les CDI en invoquant la faute grave. On a récemment reproché à un collègue de fumer une cigarette électronique dans les locaux alors qu'il ne fume pas."
Sur son propre site internet, le groupe Acticall annonce un chiffre d'affaires mondial de 1,5 milliard de dollars. Le site stéphanais a pour principaux clients Engie (ex-EDF) et Orange. Il totalise "entre 600 et 800 salariés en comptant les CDD", selon le syndicat.
Contacté par téléphone, le directeur du site, Pierre-Yves Courtel, déclare n'avoir "aucun commentaire à faire", ajoutant: "Le syndicat Sud est minoritaire".
Les représentants du syndicat parlent quant à eux d'une "répression anti-syndicale spécialement dirigée contre Sud-Solidaires". Ils dénoncent en outre des conditions de travail "infantilisantes": "Nous devons demander l'autorisation pour aller aux toilettes et le temps que nous y passons est décompté de notre pause."
Les salariés évoquent également des "challenges" censés motiver les salariés: "Ils mettent les salariés en concurrence pour gagner un appareil à raclette!" La prime d'intéressement de 13€ brut annuel ne semble donc pas être le seul motif de mécontentement des salariés grévistes… Ils ont d'ores et déjà appelé à la grève pour les 13 et 15 mai prochains, cette fois-ci rejoints par la CGT.
Photo: Jean-Pierre Sageot