Aller au contenu

Politique professionnelle en famille: en Normandie, le cas emblématique de Marie LE VERN

Bernard PIVOT a eu l’idée de créer un nouveau verbe dans la langue française…

Pénéloper: être payé grassement pour un emploi inexistant sinon fictif.

Voici un archaïsme de la politique à la française placé violemment sous les feux de l’actualité depuis que le Canard Enchaîné a révélé, mercredi 25 janvier 2017, que l’épouse de François Fillon avait reçu 500000 euros pour des activités qui restent à démontrer en tant qu’attachée parlementaire du député qui a remplacé son mari appelé à de plus hautes fonctions sous les ors parisiens de la République que ses précédentes responsabilités sarthoises et ligériennes.

Le parquet financier de Paris a ouvert une enquête pour vérifier s’il y a bien eu abus de bien social dans le cas où il était avéré que les activités pour lesquelles Mme Pénélope Fillon avait été généreusement rémunérée, n’avaient eu quasiment aucune existence: ce sont aux magistrats d’enquêter et d’en juger et notre avis sur la suite à donner aux aventures politiques de Monsieur Fillon n’a aucun intérêt. L’Etoile de Normandie ayant pour objet de suivre, entre autres choses normandes, la vie politique de notre région.

Mais, alors qu’on apprend que près de 20% des députés et sénateurs du Parlement français font, en quelque sorte, de la politique en famille accréditant la thèse que la professionnalisation de la vie publique politique est avant tout la mise en place d’une caste sociale et familiale (une aristocratie en passe de devenir à nouveau héréditaire?), il n’est pas inutile de nous interroger sur ce qu’il pourrait en être avec nos élu(e)s normand(e)s.

La politique de père en fils, de tonton en neveu (le népotisme au sens strict du mot), mais aussi de mère en fille… voire de belle-mère en belle fille ça existe! En Normandie aussi. Et n’allez pas croire que ces archaïsmes sociaux ne concerneraient que les élus siégeant sous les couleurs de partis de droite conservateurs ou nationalistes…

une-deputee-ps-remplacee-sans-election-par-sa-belle-fille

Car nous avons avec le Parti socialiste en Normandie un cas assez emblématique avec celui d’une certaine… Marie LE VERN qui est bien la fille de son père qui fut, tour à tour, conseiller municipal, maire, député, sénateur et, bien entendu, président d’une demi région normande farouchement opposé à la belle idée d’unité normande.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Le_Vern

Marie LE VERN a donc été lancée en politique comme toutes les « filles de » et la chose ne fut d’ailleurs pas si facile que cela quand il s’est agi de lui trouver un siège au conseil général de la Seine Maritime voire un futur fauteuil de maire à Blangy sur Bresle où, lors des dernières municipales au printemps 2014, les électeurs refusèrent de faire de Blangy sur Bresle une commune en viager…

http://normandie.canalblog.com/archives/2014/03/12/29417439.html

A défaut de pouvoir être maire ou seulement conseillère générale de la Seine-maritime, il faut bien s’occuper: un bureau à la métropole de Rouen aura pu faire l’affaire quelques temps avec la rémunération afférente. On parle bien d’emploi de bureau… Non?

Chaque citoyen normand pourra juger de l’importance des activités de Marie Le Vern à la métropole de Rouen qui s’est dotée d’un ambitieux « pôle métropolitain » normand allant, non pas jusqu’à Caen ou au Havre, mais jusqu’à Elbeuf et Val-de-Reuil. La gestion de ce projet audacieux pour l’avenir de notre région méritait une rémunération qui est révélée dans la déclaration officielle de patrimoine de Marie Le Vern qu’on pourra trouver sur le site de la très officielle « Haute autorité pour la transparence de la vie publique » placée sous l’autorité du Premier ministre.

Voir le lien suivant (édifiant…):

http://www.hatvp.fr/livraison/dossiers/le-vern-marie-dia-depute-76.pdf

Mais l’essentiel, lorsqu’on veut faire prospérer une petite SARL familiale dans la vie politique publique, c’est de pénétrer le gros marché du parlement que cela soit du côté de l’Assemblée Nationale ou du Sénat et la porte d’entrée c’est que le fils, la fille, le neveu ou le cousin devienne l’attaché(e) parlementaire, voire le ou la suppléant(e) de papa, de maman, de la tata ou du tonton. Voire de la belle maman: ce qui fut le cas de Marie Le Vern de 2010 à 2014 avant d’obtenir enfin le Saint Graal de la députation en reprenant la suite du mandat de Mme Sandrine Hurel mise en disponibilité pour une sinécure demandée par la Mme la ministre de la Santé…Sous l’Ancien régime, dans la noblesse de robe, on appelait ça: « transmettre une charge ».

http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/08/29/la-deputee-sandrine-hurel-cede-son-siege-a-sa-belle-fille_4739977_823448.html

http://www.ouest-france.fr/politique/seine-maritime-une-deputee-ps-remplacee-sans-election-par-sa-belle-fille-3641758

Et c’est ainsi que le candidat Manuel Valls aux primaires du PS s’est trouvé en Marie Le Vern une porte-parole emblématique de la très urgente et très nécessaire réforme de nos institutions démocratiques et républicaines:

http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/marie-le-vern-nommee-porte-parole-de-manuel-valls-CJ7748422

Mais lorsque le vent de l’Histoire se déchaîne il fait tomber les dynasties comme les arbres: Alain 1er le satrape Le Vern aura régné de 1998 à 2013 sur la partie orientale de la Normandie. Mais l’année 2017 pourrait être la fin des Le Vern dans la vie politique normande et ce dès un dimanche de janvier.

Et personne en Normandie ne devrait garder une nostalgie particulière pour cette énième tentative de transformer une partie de la Normandie en… fief familial:

Guillaume Le Conquérant punissait sévèrement toute tentative d’édifier un « château aldultérin » sur le territoire de la duché de Normandie.

Le château adultérin des Le Vern devrait donc être arasé cette année. Définitivement.

Bernard PIVOT a eu l’idée de créer un nouveau verbe dans la langue française…

Pénéloper: être payé grassement pour un emploi inexistant sinon fictif.

Voici un archaïsme de la politique à la française placé violemment sous les feux de l’actualité depuis que le Canard Enchaîné a révélé, mercredi 25 janvier 2017, que l’épouse de François Fillon avait reçu 500000 euros pour des activités qui restent à démontrer en tant qu’attachée parlementaire du député qui a remplacé son mari appelé à de plus hautes fonctions sous les ors parisiens de la République que ses précédentes responsabilités sarthoises et ligériennes.

Le parquet financier de Paris a ouvert une enquête pour vérifier s’il y a bien eu abus de bien social dans le cas où il était avéré que les activités pour lesquelles Mme Pénélope Fillon avait été généreusement rémunérée, n’avaient eu quasiment aucune existence: ce sont aux magistrats d’enquêter et d’en juger et notre avis sur la suite à donner aux aventures politiques de Monsieur Fillon n’a aucun intérêt. L’Etoile de Normandie ayant pour objet de suivre, entre autres choses normandes, la vie politique de notre région.

Mais, alors qu’on apprend que près de 20% des députés et sénateurs du Parlement français font, en quelque sorte, de la politique en famille accréditant la thèse que la professionnalisation de la vie publique politique est avant tout la mise en place d’une caste sociale et familiale (une aristocratie en passe de devenir à nouveau héréditaire?), il n’est pas inutile de nous interroger sur ce qu’il pourrait en être avec nos élu(e)s normand(e)s.

La politique de père en fils, de tonton en neveu (le népotisme au sens strict du mot), mais aussi de mère en fille… voire de belle-mère en belle fille ça existe! En Normandie aussi. Et n’allez pas croire que ces archaïsmes sociaux ne concerneraient que les élus siégeant sous les couleurs de partis de droite conservateurs ou nationalistes…

une-deputee-ps-remplacee-sans-election-par-sa-belle-fille

Car nous avons avec le Parti socialiste en Normandie un cas assez emblématique avec celui d’une certaine… Marie LE VERN qui est bien la fille de son père qui fut, tour à tour, conseiller municipal, maire, député, sénateur et, bien entendu, président d’une demi région normande farouchement opposé à la belle idée d’unité normande.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_Le_Vern

Marie LE VERN a donc été lancée en politique comme toutes les « filles de » et la chose ne fut d’ailleurs pas si facile que cela quand il s’est agi de lui trouver un siège au conseil général de la Seine Maritime voire un futur fauteuil de maire à Blangy sur Bresle où, lors des dernières municipales au printemps 2014, les électeurs refusèrent de faire de Blangy sur Bresle une commune en viager…

http://normandie.canalblog.com/archives/2014/03/12/29417439.html

A défaut de pouvoir être maire ou seulement conseillère générale de la Seine-maritime, il faut bien s’occuper: un bureau à la métropole de Rouen aura pu faire l’affaire quelques temps avec la rémunération afférente. On parle bien d’emploi de bureau… Non?

Chaque citoyen normand pourra juger de l’importance des activités de Marie Le Vern à la métropole de Rouen qui s’est dotée d’un ambitieux « pôle métropolitain » normand allant, non pas jusqu’à Caen ou au Havre, mais jusqu’à Elbeuf et Val-de-Reuil. La gestion de ce projet audacieux pour l’avenir de notre région méritait une rémunération qui est révélée dans la déclaration officielle de patrimoine de Marie Le Vern qu’on pourra trouver sur le site de la très officielle « Haute autorité pour la transparence de la vie publique » placée sous l’autorité du Premier ministre.

Voir le lien suivant (édifiant…):

http://www.hatvp.fr/livraison/dossiers/le-vern-marie-dia-depute-76.pdf

Mais l’essentiel, lorsqu’on veut faire prospérer une petite SARL familiale dans la vie politique publique, c’est de pénétrer le gros marché du parlement que cela soit du côté de l’Assemblée Nationale ou du Sénat et la porte d’entrée c’est que le fils, la fille, le neveu ou le cousin devienne l’attaché(e) parlementaire, voire le ou la suppléant(e) de papa, de maman, de la tata ou du tonton. Voire de la belle maman: ce qui fut le cas de Marie Le Vern de 2010 à 2014 avant d’obtenir enfin le Saint Graal de la députation en reprenant la suite du mandat de Mme Sandrine Hurel mise en disponibilité pour une sinécure demandée par la Mme la ministre de la Santé…Sous l’Ancien régime, dans la noblesse de robe, on appelait ça: « transmettre une charge ».

http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/08/29/la-deputee-sandrine-hurel-cede-son-siege-a-sa-belle-fille_4739977_823448.html

http://www.ouest-france.fr/politique/seine-maritime-une-deputee-ps-remplacee-sans-election-par-sa-belle-fille-3641758

Et c’est ainsi que le candidat Manuel Valls aux primaires du PS s’est trouvé en Marie Le Vern une porte-parole emblématique de la très urgente et très nécessaire réforme de nos institutions démocratiques et républicaines:

http://www.paris-normandie.fr/breves/normandie/marie-le-vern-nommee-porte-parole-de-manuel-valls-CJ7748422

Mais lorsque le vent de l’Histoire se déchaîne il fait tomber les dynasties comme les arbres: Alain 1er le satrape Le Vern aura régné de 1998 à 2013 sur la partie orientale de la Normandie. Mais l’année 2017 pourrait être la fin des Le Vern dans la vie politique normande et ce dès un dimanche de janvier.

Et personne en Normandie ne devrait garder une nostalgie particulière pour cette énième tentative de transformer une partie de la Normandie en… fief familial:

Guillaume Le Conquérant punissait sévèrement toute tentative d’édifier un « château aldultérin » sur le territoire de la duché de Normandie.

Le château adultérin des Le Vern devrait donc être arasé cette année. Définitivement.