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Primaire de la gauche. La participation en hausse à midi pour le second tour

Plus de 567 000 électeurs ont voté pour le second tour de la primaire organisée par le PS dimanche 29 janvier 2017, à midi, soit une participation en hausse de plus de 21%.

Manuel Valls s'apprête à déposer son bulletin dans l'urne à Évry dimanche 29 janvier 2017, en compagnie du maire de la ville, Francis Chouat. (©AFP/Eric FEFERBERG)
Manuel Valls s'apprête à déposer son bulletin dans l'urne à Évry dimanche 29 janvier 2017, en compagnie du maire de la ville, Francis Chouat. (©AFP/Eric FEFERBERG)

La participation était en nette hausse dimanche 29 janvier 2017, à la mi-journée pour le second tour de la primaire de la gauche organisée par le Parti socialiste (PS), où Benoît Hamon, désormais favori, et Manuel Valls se disputent le droit de porter les couleurs socialistes à la présidentielle.

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Dimanche 29 janvier, à la mi-journée, selon des chiffres portant sur 75% des bureaux de vote, 567 563 électeurs s’étaient déplacés, soit une hausse « de plus de 21% » à échantillon égal, a affirmé Christophe Borgel, député (PS) et président du Comité d’organisation de la primaire.

« Une très grande vigilance »

Les quelque 7 500 bureaux de vote sont ouverts jusqu’à 19h. Benoît Hamon, 49 ans, et Manuel Valls, 54 ans, ont chacun voté dans leur fief francilien : Trappes pour le député des Yvelines, Évry pour celui de l’Essonne.

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Pour éviter la cacophonie du premier tour sur le nombre réel de votants, qui avait alimenté les soupçons d’une participation gonflée, Christophe Borgel a promis « une très grande vigilance ». À la tombée des premiers résultats partiels dans la soirée, les médias auront ainsi accès à la salle où remontent les informations des bureaux de vote.

Car le bon déroulement du scrutin et le niveau de participation sont un enjeu crucial pour l’avenir du vainqueur et du PS.

Après seulement 1,6 million de votants au premier tour (soit un million de moins qu’en 2011), les deux finalistes espèrent approcher « les deux millions de votants », soit moitié moins tout de même que pour la primaire de la droite en novembre.

Manuel Valls a besoin d’un sursaut de participation pour renverser des chiffres et une dynamique qui ne lui sont pas favorables, comme en témoigne la différence d’ambiance et d’affluence dans les rassemblements de l’entre-deux tours.

L’ex-Premier ministre, distancé par le « frondeur » Hamon au soir du premier tour (31,5% contre 36%), n’a obtenu que le soutien des « petits » candidats, la radicale de gauche Sylvia Pinel et l’écologiste Jean-Luc Bennhamias (3% à eux deux) et indirectement celui de l’autre écologiste, François de Rugy (3,8%), qui« a exclu de voter Hamon ».

Vincent Peillon (6,8%) est resté neutre et Manuel Valls n’a pas pu compter non plus sur le soutien de François Hollande, qui ne votera pas plus ce dimanche que le précédent – il était en déplacement en Amérique du sud – à cette primaire.

En outre, une partie des abstentionnistes qu’il vise semblent déjà partis chez Emmanuel Macron.

Le duel Hamon-Valls pour représenter le PS. (©AFP/Paz PIZARRO, Laurence SAUBADU, Thomas SAINT-CRICQ)
Le duel Hamon-Valls pour représenter le PS. (©AFP/Paz PIZARRO, Laurence SAUBADU, Thomas SAINT-CRICQ)

Gauches irréconciliables ou pas

Pour combler son retard, Manuel Valls a mis en avant son « expérience » et sa « crédibilité » face à « l’illusion » que serait le revenu universel de son adversaire.

A l’inverse, Benoît Hamon, porteur d’un projet social et écologiste vers « un futur désirable », a engrangé le renfort du troisième homme Arnaud Montebourg (17,5%) et celui de Martine Aubry.

Dans cette campagne riche en rebondissements, comme le démontre encore l’affaire Fillon, les deux prétendants veulent démentir le scénario écrit d’une défaite au printemps.

Une forte participation renforcerait également la légitimité du candidat PS par rapport aux deux autres principaux candidats de gauche à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron, loin devant dans les sondages.

Cela rendrait aussi moins difficile le rassemblement d’un PS divisé même si le risque d’un ralliement massif et immédiat à Emmanuel Macron agité depuis dimanche 22 janvier, semble s’éloigner.

La bonne tenue du débat télévisé, où les deux candidats ont affiché leurs fortes divergences mais de manière courtoise, a en effet tranché avec les attaques des jours précédents sur la laïcité notamment. « Les gauches ne sont pas irréconciliables », juge ainsi un député aubryste au vu du débat.

Même si des députés de l’aile droite pourraient individuellement rallier le leader d’En Marche!, Manuel Valls et ses proches semblent décidés à respecter le résultat. « Je ne pourrai pas défendre son programme mais je serai loyal parce qu’il y a des règles pour la primaire, je m’effacerai », a dit vendredi 27 janvier, le candidat.

AFP