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Violences conjugales. Il frappe et tente de défenestrer sa compagne, enceinte, au Havre

Une dispute conjugale aurait pu tourner au drame, dimanche 29 janvier 2017, au Havre (Seine-Maritime). Un homme a tenté de défenestrer sa conjointe, enceinte, depuis le 2e étage.

La femme s'est réfugiée dans uene pièce du domicile pour appeler Police Secours. (Photo d'illustration)
La femme s'est réfugiée dans une pièce du domicile pour appeler Police Secours. (Photo d'illustration)

Dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 janvier 2017, une dispute conjugale aurait pu tourner au drame, rue Bernard-Malétras, près du Fort de Tourneville, au Havre (Seine-Maritime). Pour une question d’argent, un homme de 34 ans aurait tenté de défenestrer sa conjointe, enceinte, depuis le 2e étage de leur immeuble.

Des coups sur les bras et le ventre

Les services de Police Secours ont été contactés par la victime, vers 2h du matin. Lors d’une dispute, l’homme en serait venu aux mains, en donnant des coups sur sa conjointe enceinte, âgée de 32 ans, au niveau des bras et du ventre.

« Il aurait ensuite tenté de la défenestrer mais la victime a pu résister, avant de se réfugier dans une pièce de l’habitation, d’où elle a contacté le 17 », précise une source judiciaire à Normandie-actu.

Un enfant témoin de la scène

Les faits se sont produits alors qu’un enfant en bas-âge se trouvait dans le logement. En arrivant sur les lieux, les policiers ont retrouvé le conjoint « caché dans une pièce, en présence de cet enfant ».

La victime n’a pas déposé plainte et aurait refusé de voir un médecin pour faire confirmer des jours d’ITT. Le parquet du Havre s’est saisi de cette affaire, en raison de la gravité des actes relevés, et déterminera si des poursuites doivent être engagées contre l’homme interpellé.

Les chiffres de la violence conjugale
D’après l’Observatoire national des violences faites aux femmes, 118 femmes ont été tuées par leur conjoint ou ex-conjoint en 2014, en France.
En moyenne, chaque année, on estime que 223 000 femmes âgées de 18 à 75 ans sont victimes de violences conjugales dans ses formes les plus graves (violences physiques et/ou sexuelles de la part de leur conjoint ou ex -conjoint).
Parmi elles, 14% ont déposé plainte. Les victimes estiment à 68% que ces violences ont eu des répercussions plutôt ou très importantes sur leur santé psychologique et à 54%, qu’elles ont entraîné des perturbations dans leur vie quotidienne.