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Tous les articles par L'Etoile de Normandie - 39. page

  • Face au BREXIT: rédecouvrir d’urgence le pragmatisme portuaire normand…

    Pour en finir avec le jacobinisme parisien qui nous conduit au naufrage…

    Un lecteur avisé de l’Etoile de Normandie, nous a signalé le texte suivant, signé Alexandre LAVISSIERE, enseignant-chercheur en management, Laboratoire Métis à l’École de Management de Normandie. Texte publié sur la page « The conversation » à découvrir sous le lien suivant:

    https://theconversation.com/le-brexit-va-nous-renvoyer-face-a-nos-ports-74582?utm_medium=email&utm_campaign=Des%20nouvelles%20de%20The%20Conversation%20pour%2016%20mars%202017%20-%2069785221&utm_content=Des%20nouvelles%20de%20The%20Conversation%20pour%2016%20mars%202017%20-%2069785221+CID_8e2cf4f0ab721298a00212d3b6837b4a&utm_source=campaign_monitor_fr&utm_term=Le%20Brexit%20va%20nous%20renvoyer%20face%20%20nos%20ports

    De ce texte, on mettra la ligne suivante en exergue: la phrase est plaisante et résume tout notre problème !

    « A l’inverse, créer des infrastructures pour attirer des flux c’est créer un port dans le désert des Tartares… et ce ne sont pas les Anglais qui feraient ça. »

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    Porte de Felixstowe (Suffolk). Martin Cooper/Flickr, CC BY

    Le Brexit c’est maintenant. Plus de six mois après, le choc est passé et l’on voit de ce côté de la Manche que les Anglais vont vraiment le faire. Nous, Européens, mais surtout français, analysons ce que nous qualifions de catastrophe. Certes l’idée d’une perfide Albion venant chatouiller notre rapport de force avec l’Allemagne nous gênait, mais nous nous étions habitués.

    Aujourd’hui, nous analysons et nous spéculons sur le devenir de l’île et pour être francs, nous la voyons déjà couler sans son ancrage au continent. Sans l’Union européenne, la place financière londonienne n’a pas d’avenir, les négociations d’accords commerciaux vont prendre des années et paralyser le pays, les barrières douanières vont enfermer le pays, les capitaux vont fuir (tout comme les Ecossais, nos vieux alliés de circonstance), le chômage va grimper (comme en France), la récession va mettre à mal le pays et peut être même que la peste bubonique fera son retour (nous venger d’Azincourt).

    Pourtant, alors que nous pérorons et ergotons, l’Angleterre gagne le tournoi des six nations et travaille déjà au post-Brexit. Certes les Anglais sont des « boutiquiers » comme disait Napoléon, mais c’est là leur force et l’agilité de leur empire sur les affaires. Point de politique colbertiste, point de noblesse dans les relations commerciales ; simplement des forces dynamiques qui cherchent des solutions pour en faire commerce.

    L’ouverture maritime, une question-clé

    L’exemple des ports est très révélateur de cet état de fait. Antoine Frémont, directeur de recherche à l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux, constate que sur la façade nord européenne qui concentre les principaux ports européens, « la question de la marginalisation du Havre est posée ». La logistique en France, c’est 10 % du PIB et les ports sont les principaux points d’entrée et sorties des flux.

    Marseille est le premier port de la Méditerranée, Rouen, le premier port céréalier d’Europe et Le Havre est le premier port à conteneur du pays. Mais, alors que les ports français progressent nominalement en matière de flux depuis une décennie, en proportion, ils perdent des parts de marché au profit des ports du Nord. Des ports du Nord, héritiers de la Ligue hanséatique, cette autre communauté de boutiquiers.

    Les candidats à la présidentielle semblent faire peu de cas de l’économie maritime et de son potentiel. La mer, dans les programmes, reste le symbole des énergies renouvelables, et la pêche est la seule industrie qu’on lui prête. Le colbertisme délaisse ses ports alors même que Le Havre fête ses 500 ans et réclame des investissements en infrastructure.

    Les atouts et les défis de Felixstowe

    Il est à noter que dans la course aux conteneurs que se livrent les ports de l’Europe du Nord, Felixstowe, principale porte maritime anglaise, n’est pas vraiment mieux loti. Pourtant les Anglais sont déjà en train de mettre en place des possibilités que leur offre le Brexit pour développer leurs ports et faire mieux que rester dans la course.

    Traditionnellement, on dit que la compétitivité d’un port tient tout d’abord de sa géographie. Singapour, Panama, Tanger en sont les meilleurs exemples. Ensuite, le marché, à la fois d’import et d’export est un impératif qui a été décliné avec le principe de hub qui est une interface entre deux marchés distincts. Ainsi, Le Havre, port naturel du bassin parisien bénéficie du premier marché européen.

    Viennent ensuite l’infrastructure et la performance qui y est liée. On note ainsi une course au gigantisme avec des tirants d’eau de plus en plus importants et des cadences de manutentions à la hausse. Les autres facteurs traditionnels de compétitivité sont la fiabilité du service, la stabilité politique et sociale, la sûreté et la bonne gouvernance des ports et des services vers le marché qu’on appelle hinterland.

    Ce que les Anglais ont noté c’est que les points précités, le port de Felixstowe, comme le port du Havre les possède ; ce ne sont donc que des prérequis. La logistique évolue et ce n’est plus le port qui décide de l’orientation des flux. Ces derniers se font de porte à porte et peu importe au chargeur quel est le port de passage, tant que la marchandise arrive à destination en temps, en quantité et en qualité demandés. Ainsi l’importance doit être donnée au service réactif, agile et de porte-à-porte. Pour autant, cela ne veut pas dire que l’on doit absolument se débarrasser des flux qui transitent. Il faut les capter avec des services logistiques, de la transformation et de la valeur ajoutée ; c’est-à-dire enchâsser le port dans un environnement propice au commerce.

    Développer des places d’affaires… et des ports francs

    Enchâsser les activités portuaires dans un environnement d’affaires propice à l’attractivité des flux, c’est ce que compte faire l’Angleterre post-Brexit. Les armateurs ne sont plus les clients des ports. Leurs navires font escale là où il y a du flux. Et il y a du flux là où les transitaires et les chargeurs le font passer, là où ils sont implantés, là où ils ont leurs habitudes. Pour attirer ces flux, on ne parle plus de ports, mais de complexes industrialo-portuaires. On développe des places d’affaire avec des possibilités financières, des accords douaniers, des accords de libre-échange, des infrastructures physiques et informatiques, des outils marketing et des formations.

    Le Havre n’est pas en reste avec la SOGET ou l’IPER qui sont des fleurons mondiaux, mais les Anglais vont aller plus loin pour profiter du Brexit. Et l’Angleterre n’a pas attendu que Theresa May envoie sa lettre à l’Union. Dès après le vote, un travail de fond a été mené par des parlementaires anglais afin de trouver des solutions de repositionnement du pays dans le commerce international. Parmi ces solutions, les ports-francs, ceux-là même qui ont fait les belles heures de Marseille, Bordeaux, et Lorient, et continuent d’alimenter la quasi totalité des grands ports mondiaux,  ont retenu l’attention du gouvernement.

    Les Anglais vont donc profiter d’un statut de port franc( https://theconversation.com/langleterre-du-brexit-veut-transformer-les-menaces-en-opportunites-grace-aux-ports-francs-70794) qui est quasi banni de l’Union européenne pour attirer des flux venus du Commonwealth, les transformer sous-douane, avant de profiter des accords négociés avec l’Union, trop affolée de laisser partir le Royaume, pour inonder le marché unique. Cette stratégie devrait assurer à Felixstowe et aux autres ports, des flux, des emplois, de la croissance, et finalement tout l’inverse de ce que nous prédisons en regardant de l’autre côté de la Manche.

    La brume nous empêche de voir qu’on s’active de l’autre côté, mais surtout, il nous faut réaliser que la mondialisation est une mondialisation de boutiquier.

    Notre colbertisme, teinté d’une méfiance des valeurs de l’argent, a du mal à y trouver sa place. Cet héritage de notre vieux fond catholique en délicatesse avec le commerce ne voit de la noblesse qu’au travers des vaisseaux et ports de guerre, donc des armateurs et des infrastructures. Nos ports sont d’ailleurs dirigés par des ingénieurs des ponts, pas des commerçants comme dans la Hanse.

    Or le commerce international peut se cristalliser autour d’infrastructures majeures si des forces dynamiques sont libres de venir s’accrocher autour du catalyseur. L’enchâssement d’une zone franche portuaire n’est possible qu’au sein d’un écosystème dynamique comme le montrent les exemples de Tanger-Med, de Shenzhen ou de Dubaï. Mais c’est ce type d’infrastructures qui crée un cluster pérenne car il permet de faire du commerce et donc créer des emplois. À l’inverse, créer des infrastructures pour attirer des flux c’est créer un port dans le désert des Tartares… et ce ne sont pas les Anglais qui feraient ça.

     
  • ORNE: le contrat de ruralité pour assurer l’avenir dans les bocages et sauver l’unité normande

    L’avenir des arrières pays ruraux normands ne sera assuré que dans le cadre d’une grande politique publique de solidarité financière entre les collectivités territoriales concernées à commencer par la région Normandie:

    La géographie normande qui dissémine une ville de 10000 habitants tous les 30 kilomètres invite à mettre en place réseaux et coopérations. La relation exclusive et dominante « centre / périphérie » est inopérante dans une Normandie qui, tout en réalisant concrètement son unité institutionnelle après tant d’années stériles passées dans la division entre la Haute et la Basse, doit éviter une autre division territoriale symbolisée dans l’actuelle campagne des élections présidentielles par les noms de Macron et de Le Pen, à savoir la fracture entre la Normandie urbaine et littorale déjà branchée sur la métropolisation et la mondialisation et la Normandie rurale et intérieure qui serait en train de décrocher alors qu’elle propose toutes sortes d’opportunités et de potentiels pour nous permettre d’éviter tous les effets indésirables d’une métropolisation excessive…

    Une-seule-Normandie

    Le contrat de ruralité fait donc partie de ces outils à mettre en oeuvre pour assurer l’autre unité normande, à moins qu’il ne s’agisse de  l’unité normande fondamentale, essentielle…


     

    Lire ci-après:

    http://www.tendanceouest.com/actualite-218515-quatre-vingt-dix-millions-euros-de-travaux-dans-bocage-de-orne.html

    Quatre-vingt-dix millions d’euros de travaux dans le Bocage de l’Orne

    Quatre-vingt-dix millions d'euros de travaux dans le Bocage de l'Orne

    La cérémonie de signature du contrat de ruralité du Bocage de l’Orne à la Mairie de Flers. – Eric Mas

    Le 15 mars 2017 à 14:31
    Par : Eric Mas
    La signature ce mercredi 15 mars 2017 du  » Contrat de ruralité  » du Pays d’Argentan (Orne). La veille, c’était la signature d’un contrat identique dans le Bocage de l’Orne: quatre-vingt-dix millions d’euros de travaux y sont programmés sur les trois prochaines années.

    Le  » Contrat de ruralité  » du Bocage de l’Orne a été signé en Mairie de Flers (Orne) mardi 14 mars 2017. Il prévoit quatre-vingt-dix millions d’euros de travaux, subventionnés à hauteur de vingt millions par l’État, sur les trois prochaines années.

    Structurer le territoire rural

    Ces contrats de ruralité, sur de vastes territoires qui réunissent plusieurs communautés de communes, ciblent de gros investissements structurants qui sont aidés financièrement par l’État, comme l’amélioration du centre ancien de Domfront, ou le développement des zones industrielles à la Ferté Macé ou sur Flers-Agglo: une centaine de projets, pour quatre-vingt-dix millions d’euros d’investissement sous trois ans.

    Volonté commune

    Lors de la signature de ce contrat, Jérôme Nury (LR), président du  » Pôle d’équilibre territoire rural du Bocage  » a souligné la volonté de tous, de renforcer le destin commun, de résister face aux Métropoles urbaines, quelle que soit la couleur politique. Il a souligné une vision d’équilibre et de rassemblement pour l’avenir.

    Un contrat qui fera date

    Le député-maire PS de Flers Yves Goasdoué a lui souligné un contrat qui fera date, la volonté de l’agglo de ne pas faire cavalier seul, que tout le monde était ensemble pour ne pas disparaître de la géographie prioritaire de la Normandie, avant de conclure ce n’est pas seulement une déclaration d’intention, on est dans le concret.

    La ruralité du vingt et unième siècle

    Quant à Isabelle David, préfet de l’Orne, elle a souligné la volonté des élus de structurer concrètement le Bocage, d’inscrire les zones rurales dans le vingt et unième siècle. Ce contrat est conclu pour six ans, avec révision à sa mi-parcours.


     Lire par ailleurs:

    http://www.tendanceouest.com/actualite-218517-ornerencontre-entre-producteurs-locaux-et-restauration-collective.html

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/03/15/97002-20170315FILWWW00326-deserts-medicaux-les-jeunes-generalistes-presentent-leurs-solutions.php

     
  • Vers une unité aéroportuaire normande

    ENFIN !!!

    Est-ce la fin du clochemerle aéroportuaire normand? Va-t-on pouvoir organiser les « Aéroports de Normandie » à l’instar de ce qui se fait en région parisienne ou en Bretagne? Après la nomination d’une directrice commune aux deux premiers aéroports normands par le trafic (Caen Carpiquet et Deauville Saint Gatien), la signature d’une convention de coopération à Honfleur le 14 mars 2017 va permettre d’aller plus loin, à savoir, réaliser l’unité de la Normandie aéroportuaire.

    Lire ci-après, l’intégralité du communiqué de presse diffusé par la région Normandie:

    https://www.normandie.fr/signature-de-la-convention-de-cooperation-pour-une-offre-aeroportuaire-normande

    aeroport-normandie

    Signature de la convention de coopération pour une offre aéroportuaire normande

    14 mars 2017
    Aménagement des territoires

    La Région et les collectivités gestionnaires des aéroports de Caen-Carpiquet, Deauville, Le Havre et Rouen ont décidé de s’engager dans une démarche de coopération et de rapprochement, en vue de proposer une offre aéroportuaire commune. Dans cette perspective, Hervé Morin, Président de la Région Normandie, Edouard Philippe, Président de la Communauté de l’Agglomération Havraise, Député de la Seine-Maritime, Maire du Havre, Joël Bruneau, Président de la Communauté urbaine Caen la mer, Frédéric Sanchez, Président de la Métropole Rouen Normandie, ont officiellement signé, le 14 mars 2017, à Honfleur, une convention de coopération, en présence de Jean-Baptiste Gastinne, Vice-Président de la Région Normandie en charge des transports.

    « La signature de cette convention témoigne de notre volonté commune de dynamiser et de renforcer la desserte aérienne normande. Nous souhaitons, autour d’une structure de gouvernance commune, rendre l’offre plus visible, mener un travail conjoint sur l’ouverture de nouvelles lignes et investir de manière cohérente et concertée sur les différentes plateformes. L’objectif est donc simple : bâtir une stratégie commune à l’échelle des quatre aéroports normands pour peser plus et renforcer l’attractivité de la Normandie » déclarent les signataires.

    Rendre l’offre plus visible

    La future autorité aéroportuaire normande aura pour vocation d’améliorer la visibilité de l’offre des plateformes normandes et de soutenir les efforts de développement des gestionnaires. Il s’agira, par ailleurs, de définir une organisation commune pour développer les trafics avec les compagnies et les tour-opérateurs.

    Les modes de gestion et la recherche de mutualisations 

    Les aéroports normands relèvent aujourd’hui de mode de gestion différents (EDEIS à Cherbourg, au Havre, régie directe par Syndicat Mixte à Rouen, Chambres de Commerce à Caen et à Deauville). La future autorité prendra en compte les différents modes de gestion actuellement en place et tiendra compte des évolutions prévisibles (prise en régie de l’exploitation de la plateforme de Rouen).
    A plus long terme, une réflexion sur un mode de gestion commun pourra être menée, pour en déterminer l’opportunité et la faisabilité, et ainsi choisir d’intégrer la gestion de l’ensemble des aéroports sous la responsabilité de la future autorité ou de décider que chaque plateforme dispose de sa propre Délégation de service public (DSP) ou d’équivalent.

    Se doter d’une instance de régulation des investissements

    Pour se développer, les aéroports auront besoin de nouveaux investissements, dont il conviendra d’être en mesure de justifier l’intérêt économique et la rentabilité, dans le cadre des nouvelles lignes directrices de la Commission européenne en la matière.

    Ces dernières années, ce sujet a donné lieu à des débats nombreux. La nouvelle gouvernance permettra d’aborder ces questions sur un autre mode et de prendre des décisions éclairées, en particulier pour les principaux dossiers : réalisation d’une nouvelle aérogare à Deauville, allongement de la piste à Caen-Carpiquet, construction d’un hangar au Havre, travaux et réorganisations immobilières à Rouen.

    Mettre en place des règles communes en matière de lancement de nouvelles lignes

    La mise en œuvre d’une stratégie de développement commune supposera de mettre en place une politique partagée sur les conditions d’ouvertures de nouvelles lignes au départ de chaque aéroport. Ceci induit une concertation préalable sur des règles normandes définissant les principes de financement et d’aides publiques pour le démarrage de nouvelles lignes et d’aides au marketing. Cette analyse s’inscrira dans le cadre des règles européennes.

    Le calendrier

    La démarche de création d’une autorité aéroportuaire normande se réalisera en plusieurs étapes.

    Dans un premier temps, la Région financera, au cours du premier semestre 2017, un audit des comptes des 4 plateformes aéroportuaires ainsi qu’une étude stratégique en vue de définir les objectifs, les moyens et la forme juridique d’une structure commune aux quatre aéroports normands.

    Au cours du second semestre 2017, il s’agira de rendre l’offre des plateformes normandes plus visible grâce à la coopération en matière de promotion et d’actions commerciales auprès des compagnies et des voyageurs. Une réflexion sera également engagée sur la mutualisation de certaines fonctions (support, achat, expertises techniques, direction des plateformes…) comme cela est en cours entre l’aéroport de Deauville et celui de Caen-Carpiquet.

    La création effective d’une structure de gouvernance commune à l’échelle de la Normandie devrait intervenir dans le courant de l’année 2018. Ses modalités seront définies en fonction des résultats de l’étude stratégique menée en 2017.

    Ces travaux seront conduits par un comité de pilotage composé des Présidents de la Région Normandie, de la CODAH, de la Communauté Urbaine de Caen la mer, de la Métropole Rouen Normandie, de la CCI Rouen Métropole, de la CCI Caen Normandie et du Maire de Deauville.

    Un comité technique composé des directeurs des plateformes aéroportuaires et de représentants de chaque partie sera en charge du travail préparatoire et de la mise en œuvre des actions décidées par le comité de pilotage.


    Commentaire de Florestan:
    La fin du clochemerle aéroportuaire normand qui fit les heures de vaine gloire d’un Le Vern arquebouté sur le seul aéroport de Deauville sera à mettre au crédit d’Hervé Morin, président de l’unité normande…
     
  • NORMANDIE: FILLON et MELENCHON en campagne chez nous… Pour défendre l’économie maritime?

    La campagne des élections présidentielles 2017 passe par la Normandie:

    Après Benoît HAMON, il y a une semaine de passage au Havre, ce sera le tour de Jean-Luc MELENCHON de passer aux Docks Océane le mercredi 29 mars 2017 à partir de 19h30. On espère qu’à cette occasion, le candidat de la France Insoumise qui est aussi LE candidat de l’économie maritime, aura des choses pertinentes à dire pour l’avenir, pour l’instant compromis, du dernier grand port maritime français.

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    Pour plus d’informations:

    http://f-i.jlm2017.fr/reunion_publique_au_havre


    Quant à François FILLON, LE candidat mis en examen (avant tout par les citoyens) soutenu par la droite républicaine et les centristes (à commencer par Hervé Morin, notre président de région), il sera au parc des Expositions de Caen, le jeudi 16 mars 2017 à 18h30:

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    Pour plus d’informations:

    https://www.fillon2017.fr/caen/

    Par ailleurs, les réactions normandes à l’annonce de la mise en examen de François FILLON:

    http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/seine-maritime/mise-examen-francois-fillon-reaction-herve-morin-1214445.html

    http://www.normandie-actu.fr/meeting-fillon-caen-manifestation-casseroles-organisee-zenith_259484/

    Pour finir, récapitulatif des propositions de Jean-Luc Mélenchon et de François Fillon qui sont les deux seuls candidats, à notre connaissance, à s’être clairement exprimés sur le sujet essentiel de l’économie maritime:

     
  • La NORMANDIE TERRE de PAIX et de LIBERTE

    La Normandie, terre de Paix et de Liberté, c’est l’évidence. Et cette évidence ne date pas de 1944. Comme nous l’avons ici développé plusieurs fois, cette évidence est séculaire. C’est même le fondement d’une civilisation normande ou « anglo-normande » au tournant du XIIe siècle et qui fut l’une des matrices de notre civilisation occidentale…

    RAPPELS ICI :

    • La Normandie séculaire de la Paix, du Droit et de la Justice:

    http://normandie.canalblog.com/archives/2017/03/07/35019702.html

    • 1944 / 2016 La Normandie, fille aînée de la Paix, appel pour une solidarité des villes normandes avec Alep:

    http://normandie.canalblog.com/archives/2016/09/28/34374880.html

    • ROUEN 13 novembre 2016: la Normandie fille aînée de la Paix.

    http://normandie.canalblog.com/archives/2016/11/12/34554826.html

    • COLLOQUE annulé: Syrie, à quand la Paix? A Caen?

    http://normandie.canalblog.com/archives/2016/11/19/34585681.html

    • CATHEDRALE de ROUEN: jeudi 8 septembre 2016, consécration de l’unité normande.

    http://normandie.canalblog.com/archives/2016/09/06/34289289.html

    • Saint Etienne du ROUVRAY: après la violence de la profanation, le Primat de Normandie rétablit de la Paix

    http://normandie.canalblog.com/archives/2016/10/03/34395188.html

    • 70ème anniversaire du Débarqument de 1944: La Normandie est un monument national élevé pour la Paix et la Liberté.

    (« La Normandie, tête de pont de la démocratie »)

    http://normandie.canalblog.com/archives/2014/06/09/30039038.html


    Lire ci-après, la présentation de l’événement par la feuille d’informations Normandie XXL:

    http://www.normandiexxl.com/article.php?id=2056

    23 et 24 mars 2017 la « couturière » de la Paix à Caen avec « Les journées Normandie pour la Paix »

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    Dernière mise à jour 14/03/2017

    Collectivités. Au programme des grandes lignes d’action de la Région, Hervé Morin avait annoncé son souhait de créer une sorte de Davos de la Paix car s’il est une région de France qui a bien à voir avec ce sujet c’est la nôtre comme en attestent par exemple encore les plages du Débarquement ou les 2 millions de touristes attirés par les sites mémoriels qui viennent chaque année en Normandie.

    Un projet lourd à mettre en place dont 2017 sera la préfiguration, c’est pour cela que nous parlons de « couturière » c’est-à-dire, au théâtre, l’ultime répétition où se font les réglages des costumes.

    La paix n’a jamais paru aussi fragile que maintenant ces deux dernières années la situation mondiale s’est dégradée un peu partout avec une Corée du Nord belliqueuse, une Russie qui joue une partition que l’Europe n’accepte pas, des Etats-Unis qui ne veulent plus payer pour protéger les Européens et un terrorisme qui règne désormais à l’état endémique. Les Nations-Unies, organisme officiel de maintien de la paix dans le monde, ne sont guère qu’un grand corps atteint par la sclérose de ses règlements. « La paix n’a plus de lieu dans le monde et il faut montrer ce qu’on peut faire individuellement et collectivement pour elle » affirme François-Xavier Priollaud vice-président du Conseil Régional. L’ambition du président Morin est grande, en 2018 ce seront des chefs d’Etat qui devraient être là  et il a déjà sollicité Barack Obama puisqu’il est prix Nobel de la Paix. « Une telle manifestation signifie qu’on parlera partout dans le monde de la Normandie non seulement pendant la semaine du déroulement de l’évènement mais tout au long de l’année » insiste celui qui se bat pour l’attractivité.

    François Xavier Priollaud et Hervé Morin lors de la présentation de

    Une manifestation ouverte à tous avec des intervenants de référence

    La rencontre se déroulera dans la cour de l’Abbaye aux Dames où un amphithéâtre temporaire sera installé avec traductions simultanées car la paix est multilingue. Pour participer il faut et il suffit de s’inscrire sur http://evenements.normandie.fr/normandie-pour-la-paix.

    Les intervenants représentent une grande diversité d’approches du sujet. La première demi-journée, l’après midi du 23 mars fait la part belle à la réflexion institutionnelle avec Guy Verhofstadt, du Parlement européen auteur de l’ouvrage Le Mal européen, philosophique avec Michel Onfray un Normand qui a constamment combattu la violence et la guerre, Sophie Poirey la spécialiste du droit normand mais aussi avec une approche terrain de la guerre puisque le journaliste Thomas Friedman, 3 fois prix Pulitzer, interviendra, lui qui a couvert les conflits au Liban et en Israël.

    La 2e partie de l’après-midi sera consacrée à la Tunisie avec laquelle la Normandie vient de signer des accords pour favoriser son développement économique. Elle est le seul pays où le printemps arabe a réussi à favoriser l’avancement de la démocratie. On retrouve, bien entendu, les trois prix Nobel de la paix : Abd Abdessattar Ben Moussa, Maitre Mohamed Fadhel Mahfoudh, M. Hassine Abassi

    Vendredi 24 mars : les multiples chemins de la paix

    Après une réflexion sur la réconciliation apportée par le philosophe Pascal Bruckner, le directeur de Courrier International demande à ses invités Y a-t-il encore un pilote dans le monde avec Frédéric Encel qui a créé les rencontres internationales de géopolitiques de Trouville-sur-mer, Nicole Gnesotto qui a contribué au livre Où va le monde, Bernard Kouchner ancien ministre des affaires étrangères et le directeur de Dojd TV une chaîne d’information privée russe.

    La douloureuse question Que reste t il des printemps arabes ? sera traitée par un diplomate algérien Lakdar Brahimi, par un politologue libanais Ghassan Salamé et par le fondateur des cahiers de l’Orient Antoine Sfeir. La Turquie sera présente avec le journaliste Ahmet Insel professeur émérite en Turquie et Vice-Président de Paris 1 Sorbonne (1994 – 1999) auteur d’un livre sur Erdogan.

    Les tensions du Moyen Orient rechercheront leurs sources avec les leçons du procès d’Oslo dont Yossi Beilin, député à la Knesset a été un des négociateurs des Accords d’Oslo.

    On se demandera aussi ce qu’il est en est du maintien de la paix et du maintien de l’Europe, une paix qu’il faut sans doute repenser en faisant appel aussi bien à l’écrivain (Jean-Claude Carrière), au psychothérapeute (Thomas d’Ansembourg) à ceux qui sont déjà engagés dans le combat Ofer Bronchtein (Forum International pour la paix) Bénédicte Jeannerod (Humal Rights Watch).

    On terminera un peu dans le rêve avec le projet Imagine de Frédérique Bedos qui réalise des films pour inventer une autre façon d’être au monde.

    François Xavier Priollaud devant l'affiche à l'Abbaye aux Dames de Caen

    Ce projet de transformer la Normandie en messagère de la Paix s’appuie sur un Comité scientifique composé de personnalités de référence, issues d’horizons divers :

    Philippe Augier est un homme politique français, maire de Deauville. Il est également président de la Mission Attractivité de Normandie. Il a notamment présidé le groupe centriste du conseil régional de Basse-Normandie, de 2010 à 2015.

    Frédérique Bedos a fondé en 2010 l’association Le Projet Imagine. Cette ONG produit des films dont le but est de sensibiliser aux trésors cachés de notre monde.

    Jacques Belin est le président du Pôle TES et du Centre international de Deauville. Familier des thématiques de paix, il a dirigé le Mémorial de Caen entre 1988 et 2005.

    Joachim Bitterlich est un ancien diplomate allemand. Il a notamment représenté l’Allemagne au siège de l’OTAN à Bruxelles. Il a également publié de nombreux articles sur les questions de politiques européennes.

    Thierry Chopin est politologue, directeur des études de la Fondation Robert Schuman et expert associé au Centre de Recherches Internationales (CERI). Il intervient à la London School of Economics.

    Fatiha Dazi Héni est responsable du programme « Politique de sécurité et de défense des monarchies de la péninsule arabique » à l’Institut de recherche stratégique de l’Ecole Militaire (IRSEM).

    Stéphane Grimaldi est le directeur du Mémorial de Caen, après avoir été directeur de la communication à l’Agence française pour les investissements internationaux entre 2003 et 2006.

    Bernard Guetta est journaliste, spécialiste des questions internationales. Après une carrière de correspondant à l’étranger dans les plus grands titres de presse français, il tient une chronique quotidienne sur France Inter.

    François Heisbourg est président de l’International Institute for Strategic Studies de Londres. Spécialiste des questions de Défense, il a été auteur en 2016 de « Comment perdre la guerre contre le terrorisme ».

    Thomas Hippler est professeur d’histoire contemporaine à l’Université de Caen Normandie. Il a notamment publié l’ouvrage « Paradoxes of Peace in Nineteenth Century Europe » en collaboration avec Milos Vec.

    Dominique Moïsi est conseiller spécial à l’Institut français de relations internationales. Il est spécialiste des questions moyen-orientales. Il a notamment enseigné à l’Université d’Harvard.

    Michel Onfray est un philosophe français. Normand d’origine, il a créé l’Université populaire de Caen. Il publie en 2017 un nouvel ouvrage intitulé « Décadence ».

    Patricia Oster Stierle est présidente de l’Université franco-allemande. Elle est également titulaire d’une chaire de littérature française à l’Université de la Sarre, en Allemagne.

    Sophie Poirey est maître de conférences à l’Université de Caen Normandie en histoire du droit, spécialiste du droit coutumier normand, toujours en vigueur dans les Îles anglo-normandes.

    Antoine Sfeir, politologue et journaliste spécialisé sur les questions moyen-orientales, est directeur des Cahiers de l’Orient. Il préside également le Centre d’études et de réflexion sur le Proche-Orient.

     
  • La VALLEE DE LA SEINE vue depuis PARIS: quand le CABINET ERNST and YOUNG fait de la géographie…

    … Cela donne les mêmes effets  que ceux observés par un Flaubert goguenard  lorsque le cabinet de consulting « Bouvard et Pécuchet » se piquait d’agriculture: des solutions ou des façons de les envisager qui pourraient être plus néfastes que les problèmes à corriger.

    En 2015, à la demande du Conseil Régional d’Ile de France, le cabinet international de consultants « Ernst and Young » s’est vu confier une mission de réflexion et d’études sur l’avenir de la « Vallée de la Seine » présentée comme elle ne pourra jamais l’être, à savoir, comme une unité territoriale à valoriser (très bien), à faire converger, à homogénéiser, à fédérer sinon à fusionner (à l’instar de ce qui peut traîner dans les cerveaux de la Commission européenne lorsqu’on parle d’Europe), sachant que l’essentiel des activités, des potentiels et des centres de décision stratégiques sont concentrés dans la région parisienne.

    Les documents qui suivent, ont été portés à notre connaissance par voie postale: la rédaction de l’Etoile de Normandie, à l’instar d’un célèbre palmipède, reçoit, parfois, de grosses enveloppes avec des papiers intéressants à l’intérieur…

    Nous avons sélectionné et commenté par nos soins les plus significatifs extraits de ce diaporama de présentation préparé par Ernst and Young: la présentation, comme d’habitude, vaut plus par ce qu’elle refuse d’aborder que par ce qu’elle préconise pour valoriser la Vallée de la Seine…  Il s’agit d’implicites, sinon d’impensés que ces Bouvard et Pécuchet internationaux de la géographie n’ont pas voulu ou n’ont pas su voir:

    1) Le « territoire » de la Vallée de la Seine n’existe pas. Ou alors il faudrait clairement parler de fusion entre la région Normandie (pas encore réunifiée à la date de cette étude) et la région Ile de France. On remarquera, en outre, pour ajouter une couche de plus dans cette brume géographique, que le cabinet Ernst and Young s’appuie sur le périmètre officiel du mandat de l’actuel préfet Philizot « délégué interministériel au développement de la Vallée de la Seine » qui néglige l’Orne pour la Normandie mais aussi la Seine-Marne pour l’Ile de France.

    Pour ajouter à la confusion générale, l’étude d’E and Y s’appuie aussi sur le Contrat de Plan Interrégional Etat-Régions (CPIER) signé à Rouen le 25 juin 2015 entre Manuel Valls, la région Ile de France et les deux présidents de région socialistes normands, contrat largement sous financé par l’Etat et que l’on peut maintenant considérer comme caduc puisqu’il est accompagné d’un Schéma stratégique piloté à la discrétion du Premier ministre via son délégué interministériel, l’hologramme préfet Philizot dont il n’est pas question dans cette étude… 

    Dans un article paru en décembre 2016 dans la Tribune, Antoine Grumbach avait au moins le mérite d’être plus clair: fusion interrégionale Normandie- Ile de France à l’horizon 2030, à l’instar de ce que préconise, par ailleurs, le très médiatique géographe Jacques Lévy. Saluons les ennemis de notre Normandie qui ont, au moins, le mérite d’avancer à découvert contrairement à d’autres…

    http://normandie.canalblog.com/archives/2016/11/27/34616877.html

    Vallée_De_la_Seine

    Comme d’habitude, nos Bouvard et Pécuchet d’Ernst and Young confondent la carte et le territoire, le territoire ou plutôt les territoires avec l’espace d’un projet et de son enjeu.

    C’est pourtant simple à comprendre: ce n’est pas le projet qui fait un territoire. C’est l’inverse: c’est parce qu’il y a des territoires clairement identifiés qu’il y a des projets et des enjeux !

    2) La « gouvernance » de la Vallée de la Seine restera impossible si l’essentiel demeure concentré à Paris. C’est l’autre grand impensé: difficile, en effet, de penser l’aval de la Seine depuis son amont. Quand l’amont pèse tout le poids d’une mégalopole à prétention mondiale de plus de 12 millions d’habitants, première région urbaine d’Europe et dont la richesse représente  20% du 5ème PIB du Monde.

    L’autre grande difficulté c’est que la culture maritime des décideurs parisiens est proche de zéro et quand elle existe un peu, nos décideurs parisiens vont la chercher non pas en Normandie mais en Bretagne: c’est plus cool, c’est plus glamour et plus fun de tater du doigt le ponpon rouge porte bonheur d’un matelot de la Royale ou de faire du yachting le week-end à la Trinité plutôt que de se fader un douanier ou un docker du Havre !

    Notre proposition: pirater le « benchmarking » de la région Ile de France pour « normandiser » la Vallée de la Seine.

    Des solutions intéressantes sont pourtant présentées dans cette étude qui se livre, non sans gourmandise, aux joies du « benchmarking » (hummm quel jargon!), c’est à dire: appliquer chez soi et pour soi les bonnes idées et les bonnes pratiques repérées chez les concurrents. Sauf qu’à la différence d’un cabinet roulant pour une région parisienne qui ne respirera jamais l’air du large, nous proposons de détourner la moisson de ce « benchmarking » pour une « normandisation » de la Vallée de la Seine qui est la SEULE SOLUTION pour que la plus provinciale et la plus terrestre des grandes mégalopoles mondiales s’intéresse enfin à autre chose qu’à elle-même: son ouverture maritime internationale, par exemple.

    CONCLUSION:

    Pour le dire d’un mot, l’enjeu de la Vallée de la Seine pose la question suivante:

    Sera-t-il possible dans une prochaine étape de la décentralisation qu’un enjeu stratégique national puisse être enfin piloté hors de Paris, depuis la région qui le met concrètement en oeuvre?


    Les principaux éléments de l’étude du cabinet ERNST and YOUNG pour valoriser la Vallée de la Seine (2015) à découvrir ci-après, en exclusivité sur l’Etoile de Normandie:

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  • OPERA: Les BRETONS veulent une scène nationale de l’OUEST

    Message adressé à Madame Catherine MORIN- DESSAILLY, ancienne sénatrice de la Seine-Maritime, vice-présidente du Conseil Régional de Normandie et présidente de l’Opéra régional de Rouen qui a la mission de créer, à terme, une scène nationale d’Opéra de Normandie en mutualisant l’opéra de Rouen et le théâtre de Caen à l’instar de l’opéra national du Rhin:

    Opéra-de-Rouen-Normandie-765x510

    GROUILLEZ- VOUS !

    Car ils arrivent sur un sujet qu’ils avaient jusque-là négligé: l’opéra et l’enseignement supérieur de la musique savante.

    Qui donc?

    LES BRETONS !


    Lire l’article suivant. C’est clair:

    http://www.ouest-france.fr/economie/entreprises/alain-surrans-est-nomme-directeur-d-angers-nantes-opera-4846035

    Nomination Entreprises – Modifié le 09/03/2017 à 17:26 | Publié le 09/03/2017 à 17:26 

    Alain Surrans

    Angers-Nantes Opéra peut-il, avec Rennes, devenir un opéra national ? Alain Surrans a peut-être la réponse. En provenance de Rennes, il prendra en 2018 la direction d’Angers-Nantes Opéra. Profil.

    Fabienne RICHARD et Daniel MORVAN.

    Le jeu de chaises musicales a tranché : Alain Surrans, 57 ans, à la tête de l’Opéra de Rennes depuis 2005, devient le directeur d’une des 18 maisons lyriques de France, Angers-Nantes Opéra, associant les deux villes par un syndicat mixte. Il succédera à Jean-Paul Davois, qui part en retraite début 2018. Son projet pour l’ANO ? Augmenter le nombre de spectacles, développer le mécénat et les coproductions, les partenariats locaux, et étudier un rapprochement (coopération ou mariage) avec l’opéra de Rennes.

    Expérimenté, Alain Surrans est aussi une personnalité consensuelle et un esprit novateur. Féru de nouvelles technologies, il a lancé à Rennes la retransmission d’opéras sur écran géant en très haute définition. On lui doit aussi la récente création mondiale de l’opéra contemporain L’Ombre de Venceslao, mis en scène par Jorge Lavelli.

    Un opéra du grand Ouest ?

    L’une des missions du nouveau directeur sera la possible création d’un opéra du grand Ouest issue de la réunion des deux établissements pouvant bénéficier du label d’Opéra national.

    Une ambition qu’Alain Surrans a su intégrer dans son projet. « Sa nomination est une excellente nouvelle et va dans le sens d’un rapprochement entre les deux opéras de Nantes-Angers et Rennes, se félicite Benoît Careil, adjoint au maire de Rennes chargé de la culture. L’idée d’un opéra du grand Ouest réunissant les deux opéras n’est qu’une hypothèse qui va faire l’objet d’une étude lancée dans les jours qui viennent. Mais cette perspective promet des saisons lyriques plus fortes et ambitieuses, avec l’évolution des collectivités vers plus de mutualisation des moyens. » La décision de l’ampleur de cette mise en commun des deux opéras ne devrait intervenir que fin 2017.

    L’entrée en fonction d’Alain Surrans à Nantes devrait intervenir à la rentrée de septembre : il sera, dans un premier temps, en charge de la programmation des deux ou trois saisons à venir, avant de prendre la pleine direction de l’ANO. Un nouveau directeur va être nommé à Rennes. « Nous sommes ravis d’accueillir un professionnel qui a su développer à Rennes un projet exigeant et populaire, avec des moyens plus modestes qu’à Nantes (lire par ailleurs)», indique l’adjoint culturel nantais David Martineau.

    Multiplier les partenariats locaux

    Quelle que soit la formule choisie pour marier les deux maisons d’opéra, Alain Surrans proposera une collaboration étroite entre elles : « Il a l’intention d’ouvrir l’éventail en sortant du répertoire classique, en multipliant les partenariats avec les scènes locales : Lieu unique, Grand T, Centre chorégraphique. » Voire même la Folle journée !

    De plus, Alain Surrans apporte à l’ANO son réseau personnel, « ce qui ouvre l’accès à des coproductions nationales et internationales, par sa capacité à parler d’égal à égal avec les plus grands opéras européens ».

    Parmi les autres éléments du projet d’Alain Surrans, on relève l’augmentation des levers de rideau (du nombre des représentations), sur la base de quatre grandes productions annuelles, deux ou trois plus modestes. Et le développement d’une programmation chorégraphique et musicale, avec le concours du choeur existant, de haut niveau.

    Il y aura donc, comme à Rennes, des projections en direct sur grand écran, de la pratique amateur et des actions jeune public, et des projets avec de jeunes chanteurs (euses) locaux et des artistes associés. « Ce qui nous a beaucoup séduits dans ce projet, commente David Martineau,c’est que la programmation et l’action culturelle sont pensées ensemble, dans une démarche unique d’ouverture locale, avec l’envie de bouleverser les scénographies traditionnelles et d’aller vers tous les publics, comme le fait Ambra Senatore au Centre chorégraphique national. »

    Si l’opéra de Nantes est celui qui possède le meilleur jeu dans la catégorie des petits opéras français, il dispose maintenant de tous les moyens, et d’un nouvel entraîneur, pour passer en Ligue 1.

     
  • MACRON METROPOLE vs LE PEN RURALE: la lucidité d’un géographe normand…

    Robert HERIN, professeur émérite de géographie à l’université de Caen, membre actif du collectif des Quinze géographes universitaires normands mais surtout analyste très fin de la géographie sociale normande nous alerte à l’occasion d’un colloque sur la revitalisation des bourgs ruraux organisé au château de Carrouges.

    A lire ci-après:

    http://www.ouest-france.fr/normandie/normandie-la-devitalisation-des-bourgs-vue-par-un-geographe-4848572

    Normandie. La dévitalisation des bourgs vue par un géographe

    Modifié le 11/03/2017 à 11:29 | Publié le 10/03/2017 à 21:22

    normandie-la-devitalisation-des-bourgs-vue-par-un-geographe

     

    •  Robert Hérin a participé, jeudi 9 mars 2017, à Carrouges (Orne), au colloque organisé par le Parc régional Normandie-Maine sur la revitalisation des centres bourgs. | Ouest-France

    Patrick BRIONNE

    Pour Robert Hérin, ancien professeur de l’université de Caen, la revitalisation des centres bourgs ruraux passe par plus de solidarité. À Carrouges (Orne), il a lancé, jeudi 9 mars 2017, un colloque sur le sujet.

    Entretien

    Robert Hérin, géographe et membre du groupe de réflexion normand « Les quinze géographes ».

    Dans quelle tendance s’inscrit l’évolution du territoire normand ?

    On est dans la configuration de la métropolisation : c’est-à-dire qu’au nom de la concurrence internationale et européenne, on promeut des métropoles comme celles de Caen, Rouen ou Le Havre. On met le paquet dessus pour qu’elles soient compétitives et on néglige le reste. Une politique régionale doit veiller à ce que les moyens soient équitablement répartis, voire qu’on ait une politique positive pour les territoires en difficulté, au nom des enjeux d’égalité.

    Les votes pour l’extrême-droite ne se font pas n’importe où dans cette région. Ils gagnent les secteurs où règne un sentiment d’abandon, qui a des fondements. Ceux qui parient sur le développement des métropoles pensent que ça va profiter aux autres territoires, mais je n’en suis pas du tout convaincu.


     Commentaire de Florestan:

    Pour avoir eu à connaître les débats passionnants et passionnés qui peuvent se dérouler dans le cadre feutré et amical du groupe des Quinze géographes normands notamment sur la question sensible et essentielle de la métropolisation, je peux vous dire que Robert Hérin a mille fois raison. Et c’est inquiétant.

    La fracture territoriale et ses conséquences idéologiques et politiques sont un fait. Un récent sondage s’est même autorisé le droit d’évaluer le rapport de cause à effet entre la fermeture d’un bureau de poste rural et la progression du vote Front National.

    Les thèses iconoclastes du géographe Christophe Guilluy sont très discutées. Pour en avoir parlé avec Robert Hérin, ce dernier se méfiait d’une caricature qui pouvait faire plus de mal que de bien puisque les thèses de Guilluy sont récupérées par le Front National justement.

    Néanmoins, la dynamique empoisonnée est bel et bien là: un second tour Macron symbole des métropole VS Le Pen symbole des périphéries invisibles, notamment rurales, ne ferait que répandre plus encore le poison… Au détriment d’une géographie humaine normande qui a pourtant toute les qualités pour en être l’antidote avec une diffusion profonde et très équilibrée du fait urbain sur l’ensemble du territoire régional par ce fameux maillage des petites et moyennes villes normandes qui devrait faire que les Normands devraient non pas voter pour Le Pen ou pour Macron…

    Mais pour Alphonse Allais ! Lui qui voulait, depuis sa pharmacie de Honfleur, mettre les villes à la campagne !

     
  • L’ETOILE DE NORMANDIE soutient les personnels grévistes de Paris-Normandie !

    Il est important, fondamental, essentiel, que le pilotage et la fabrication du DERNIER QUOTIDIEN REGIONAL NORMAND puisse rester en Normandie !

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    A la veille du choix du tribunal de Commerce de Rouen qui va devoir trancher entre trois propositions pour l’avenir de la société qui édite les titres du groupe Paris-Normandie, à savoir:

    1) la reprise par le groupe belge Rossel moyennant le transfert de la fabrication du journal normand à Lille et un plan social important

    2) la solution de continuité proposée par le propriétaire actuel, le journaliste Xavier Ellie, directeur de la rédaction avec réinvestissement et un plan social plus limité

    3) la proposition de création d’une SCOP pour la reprise du groupe de presse qui a le soutien de salariés à l’exception de la majorité des journalistes de la rédaction qui ont anticipé, certainement, le choix du tribunal de commerce pour l’option Rossel…

    Bref! Il n’y a pas que dans la vie politique où le vote utile peut faire des ravages…

    La situation est donc complexe et angoissante: c’est la raison pour laquelle une partie des salariés de Paris-Normandie était dans la rue à Rouen, vendredi 10 mars 2017.

    Ils ont tout notre soutien et notre sympathie !


     

    Voir l’article proposé par le site Normandie Actu (groupe Ouest-France):

    http://www.normandie-actu.fr/videojournalistes-paris-normandie-greve-descendent-rue-rouen_259237/

    Rouen Vidéo. Les journalistes de Paris-Normandie, en grève, descendent dans la rue

    En attendant la décision de justice qui désignera le repreneur de Paris-Normandie, les journalistes du quotidien régional sont descendus dans la rue à Rouen, vendredi 10 mars 2017.

    Mise à jour : 10/03/2017 à 17:54 par Gwendoline Kervella

    En grève, les journalistes de Paris-Normandie sont descendus dans la rue pour expliquer aux passants la situation de leur journal. (©GK/Normandie-actu)

    En grève, les journalistes de Paris-Normandie sont descendus dans la rue pour expliquer aux passants la situation de leur journal. (©GK/Normandie-actu)

    Casseroles, gamelles, tracts et journaux en mains, les journalistes de Paris-Normandie, en grève, sont descendus dans la rue à Rouen, vendredi 10 mars 2017, pour alerter leurs lecteurs sur la situation du quotidien régional, dont l’avenir est suspendu à la décision de justice qui désignera son repreneur.

    > LIRE AUSSI : Paris-Normandie en quête de repreneur : des journalistes en grève pour la première fois depuis 1994

    Distribution de journaux

    Vendredi après-midi, les journalistes de Paris-Normandie sont descendus dans la rue, devant leur rédaction à Rouen, pour sensibiliser le grand public à la situation de leur journal. L’occasion aussi de redire leur soutien à la proposition du propriétaire de Voix du Nord, qui aurait musclé son offre.

    Vidéo. Les journalistes de Paris Normandie descendent dans la rue

    Plus de 60 % des journalistes de Paris-Normandie auraient effectivement débrayé vendredi 10 mars 2017, en attendant la décision du tribunal de commerce de Rouen, qui décidera de l’avenir du quotidien régional.

    La rédaction de Paris-Normandie en grève https://t.co/0Pv2QIIvLX #PNjournalistes pic.twitter.com/PjTI5Yixrx

    — Club Presse Com Ndie (@pressecomndie) 10 mars 2017

    Soutenir l’offre de Rossel

    La majorité des effectifs de la rédaction s’est prononcée pour soutenir l’offre du groupe Rossel, contre celle de l’actuel PDG du groupe. Le tribunal devrait se prononcer mercredi 15 mars 2017.

    #PNjournalistes banderole en tête, nous marchons vers la cathédrale de #Rouen pic.twitter.com/O2FllODSnw— simon louvet (@LouvetSimon) 10 mars 2017

     
  • HOMMAGE à Marcel DALARUN (1922 – 2017): POETE NORMAND

    Nous sommes très émus de ne l’avoir pris que maintenant et dans les circonstances suivantes:

    Alors que nous visitions en famille ce samedi 11 mars après-midi la toute nouvelle bibliothèque Alexis de Tocqueville de Caen, dans l’un des recoins de l’immense salle de lecture du premier étage largement ouverte sur les variations du ciel normand, on trouvait quelques livres consacrés à la connaissance de la langue normande. En bonne place, figure l’excellent dictionnaire français / normand publié par nos amis de Magène aux éditions Eurocibles. Non loin de là se trouvait le petit bureau de la bibliothécaire en charge du secteur et la conversation s’engage sur l’actualité de la langue normande à l’heure de la réunification. Arrive alors la question de la bibliothécaire: « avez-vous une référence récente littéraire dans la langue normande à nous signaler afin que nous complétions la collection que nous avons déjà?« . Naturellement, je pense au poète de Carterêt, dans le Cotentin: Marcel Dalarun et son récent recueil de poèmes paru aux éditions de l’Harmattan. La bibliothécaire a le réflexe d’ouvrir un moteur de recherche bien connu.

    La triste nouvelle tombe alors:

    Marcel Dalarun nous a quitté le 27 février 2017… Il y a douze jours.

    Daniel-Bourdeles-et-Marcel-Dalarun-en-plein-travail-d-adaptation-musicale-photo-Remi-Pezeril-

    HOMMAGE…

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  • Benoît HAMON au chevet du port du HAVRE ou l’art de prendre les Normands pour des imbéciles…

    Benoît HAMON, un breton ancien ministre du Rouennais Hollande,

    prend les Normands du Havre pour des imbéciles !

     

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    Si l’enjeu national de l’AXE SEINE est à ce point encalminé depuis l’automne 2012, depuis que le commissaire général à la Vallée de la Seine Rufenacht a été viré comme un mal propre par Jean-Marc Ayrault, à la demande du fabiusien Alain Le Vern (obscur président de l’ex Haute-Normandie) qui ne voulait plus entendre parler d’un projet trop « sarkozyste » à ses yeux, c’est que la majorité gouvernementale à laquelle a appartenu Benoît Hamon a fait d’autres choix que celui de privilégier l’enjeu national de garder en France le premier grand port maritime français:

     A savoir brancher la région parisienne sur les ports du Nord de l’Europe à commencer par Dunkerque (qui s’apprête à concurrencer le port de Rouen sur les céréales) et surtout le port municipal belge d’Anvers qui communique déjà sur son nouveau statut de « port de Paris » avec du démarchage logistique de clients potentiels jusqu’à Lyon dans un corridor « Amsterdam- Marseille » dont la publicité est faite à Rouen par Mme Valérie Fourneyron (député PS de Rouen) avec la complicité de Voies Navigables de France et du préfet François Philizot délégué interministériel à la Vallée de la Seine, spécialiste du colloque d’enfumage sur l’Axe Seine pour vanter les mérites d’un Contrat de Plan interrégional où l’Etat ne met que 320 millions alors qu’on trouve pour le canal de Madame Aubry près de 5 MILLIARDS ou encore quelques autres MILLIARDS pour une ligne de fret ferroviaire Lyon- Turin de l’ami de François Hollande, Mattéo Renzi, ligne inutile puisque les flux logistiques terrestres et essentiellement routiers suivent le corridor de l’isthme Nord-Sud sur des routes et autoroutes françaises encore libres de toute écotaxe (Merci les Bonnets Rouges !) dont les revenus nous auraient permis de financer les travaux de désenclavement ferroviaire du port du Havre ou la Ligne Nouvelle Paris Normandie.

     Alors quand Benoît Hamon ramène sa fraise rose pale au Havre pour dénoncer devant les Dockers et les portuaires le danger de faire le canal Seine Nord Europe sans avoir su ou pu financer la modernisation logistique de l’Axe Seine pour éviter que 86% des conteneurs du port du Havre ne se baladent sur les routes, il se trompe simplement d’interlocuteur et de moment.

     Il aurait dû en parler durant le printemps 2013 avec François Hollande, Frédéric Cuvillier ou Martine Aubry, Rémy Pauvros, tous à la manoeuvre pour obtenir les financements du Canal Seine Nord malgré les mises en garde de la Cour des comptes ou de l’Inspection générale des finances sur l’effet d’éviction financier qui allait destabiliser les autres projets à commencer par celui de l’AXE SEINE. Il aurait dû en parler avec Ségolène Royal qui a pris la décision de suspendre l’écotaxe.

     Les citoyens en ont assez de cette façon de faire de la politique: la lucidité, le volontarisme et les bonnes idées pendant les campagnes électorales et plus rien après quand on est au pouvoir!

     Une solution pour l’Axe Seine?

     Le pilotage de l’Axe Seine par l’Etat central parisien par un préfet depuis une sous-pente de Matignon est un échec: des choix politiciens ont été faits. L’AXE SEINE, projet « sarko » a été mis délibérément au placard depuis 2012.

    Il faut un portage politique fort pour remonter le dossier, notamment son financement: cela ne passera que par la régionalisation d’un enjeu national, nouvelle étape dans la décentralisation: la « Normandisation » de l’Axe Seine et la régionalisation des deux Grands ports maritimes de Rouen et du Havre fusionnés en un seul et placé sous le contrôle du conseil régional de Normandie associé d’un conseil local des acteurs portuaires ayant voix au chapitre (comme cela se fait si bien dans le Nord de l’Europe), c’est ce que propose Hervé MORIN.

     Deux choses encore pour finir:

    Antoine Rufenacht déclarait récemment ceci (décembre 2016 déjeuner de l’association « Normandie Axe Seine »): « En France, on ne s’intéresse pas au grand commerce maritime. A Paris, la mer c’est la Bretagne avec la pêche, la marine de guerre et le nautisme. Et comme il n’y a pas de grand commerce maritime international en Bretagne, ça n’intéresse personne. »

     Le seul candidat authentiquement intéressé à tous les aspects de l’économie maritime française c’est… Jean-Luc Mélenchon


    Lire l’article suivant proposé par la correspondante de Ouest-France:

    http://www.ouest-france.fr/normandie/le-havre-76600/normandie-au-havre-benoit-hamon-s-engage-sur-l-axe-seine-4848550#comment-35285

    Normandie. Au Havre, Benoît Hamon s’engage sur l’axe Seine

    Modifié le 10/03/2017 à 21:24 | Publié le 10/03/2017 à 20:19

    • Benoît Hamon s’est rendu au port du Havre, vendredi 10 mars 2017.
    • Benoît Hamon s’est rendu au port du Havre, vendredi 10 mars 2017. | Stéphanie Séjourné

    Stéphanie SÉJOURNÉ

    Le candidat socialiste à la présidentielle a découvert le port du Havre, ce vendredi 10 mars 2017, avant son meeting aux Docks. Il veut défendre sa compétitivité.

    Le candidat socialiste à la présidentielle a fait étape au port du Havre, ce vendredi 10 mars 2017, dans l’après-midi, avant son meeting régional aux Docks. Il y a découvert, le temps d’une visite express, les installations, et s’est fait expliquer les enjeux.

    « Nous avons réalisé des investissements significatifs ici, nous voulons participer aux débats », a expliqué le directeur général adjoint du Terminal de la porte Océane au candidat, avant de demander que soient créées « les conditions nécessaires aux investissements. Il y a une problématique avec des réglementations européennes qui, une fois transposées en droit français, nous apportent trop de contraintes. »

    Parmi les investissements majeurs attendus, le port a défendu l’importance de la ligne Serqueux-Gisors et la création d’une chatière entre le port historique et l’estuaire.

    « C’est bien de se dire que le port du Havre est au top des capacités d’accueil des plus gros navires, a indiqué Benoît Hamon. Face à la concurrence des ports d’Anvers et de Rotterdam, il ne faut pas se laisser larguer dans cette compétition parce qu’il manquerait les investissements nécessaires. »

    Benoît Hamon s’est engagé à favoriser les investissements pour la compétitivité du port. Et promet de « concentrer tous les moyens pour faire en sorte que les synergies existent sur l’axe Seine, et permettre aux containers qui débarquent ici d’être plus rapidement à destination. Le sujet, c’est la connexion entre l’Ile-de-France et le port du Havre. C’est l’investissement prioritaire. Si demain, il y a le canal Seine nord, ça ne pourra pas se faire sans un lien plus fort entre la façade maritime et l’Ile-de-France. »


    Ci-après, on consultera une infographie éclairante sur la situation européenne d’alternative Est-Ouest de l’AXE SEINE normand par rapport à l’axe principal Nord-Sud: pour faire exister des alternatives, ça demande plus de volontarisme et de vision que l’absence de toute ambition consistant à se laisser porter par les flux de la géographie dominante à l’instar du chien crevé descendant la Seine entraperçu tristement dans une nouvelle de Guy de Maupassant…

    Capture

    (source: extrait du diaporama présenté par le groupe d’experts « Seine Solutions » au Havre le 16 février 2017)

     
  • LE LOBBY MEDIATIQUE BRETON se prépare au match MACRON vs LE PEN

    Jean-Yves LE DRIAN, le « ministre-président » de la Bretagne, le « poids-lourd » de la Hollandie, en fait, le chef du lobby breton qui a voté Hollande en 2012, s’apprête à passer dans le camp Macron. On a vu aussi passer cette formule: Le Drian ferait « basculer toute la Bretagne » vers Emmanuel Macron devenu le gérant du zoo des éléphants hollandais d’un parti socialiste en perdition. Macron devrait se méfier car une actualité récente nous rappelle que ça braconne aussi dans les zoo !

    http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/34368-presidentielle2017-macron-ralliements-emmanuel-macron.html

    Mais au delà du cas Le Drian, on peut faire aisément le constat, chiffres du CSA à l’appui, que c’est toute la bobosphère médiatique parisienne où les Bretons tiennent le haut du pavé (On mettra les cas Lucet et  Rucquier de côté, exceptions normandes confirmant la règle) qui roule ouvertement et sans vergogne pour Emmanuel MACRON au  nom du vote utile d’une Marine LE PEN déjà qualifiée pour le second tour alors qu’on n’a même pas voté pour le premier… Emmanuel MACRON devient le candidat miroir qui rassure le coeur des métropoles face à une Marine LE PEN « populiste » qui porte la voix des « invisibles » périphéries urbaines et rurales.

    Certains chauffent déjà le match:

    MACRON VS LE PEN 

    C’est à dire:

    METROPOLES VS PERIPHERIES

    La « bobosphère » de Paris, Nantes, Rennes, Lyon, Bordeaux, Toulouse ou Marseille jouissant à plein d’une « mondialisation heureuse » vs les ploucs de tous les « Triffouillis-les-oies » placés dans l’insécurité sociale et culturelle. Bref! Le cauchemar diagnostiqué par le géographe Christophe Guilluy qualifié avec mépris par la feuille de Laurent Joffrin de « Michel Onfray de la géographie »…

    Gardons notre sang-froid…

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    Face à la macronisation toute aussi générale que la lepenisation des esprits, dans cette brume épaisse, il faut faire comme les anciens navigateurs Vikings avec leur fameuse « pierre de soleil », un cristal de roche qui, en concentrant les rayons, permettait de retrouver l’emplacement de l’astre solaire au travers les épaisseurs d’au moins cinquante nuances de gris…

    http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/11/02/optique-comment-les-vikings-sorientaient-en-mer-grace-a-des-pierres-de-soleil/

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    1) Voter plus que jamais à l’aune de ses convictions. S’en tenir à sa ligne quoiqu’on puisse en penser. Par exemple, Florestan: Mélenchon. Hervé Morin: Fillon. Pour d’autres: Hamon, Macron (ceux qui sont en marche depuis le début) ou Le Pen ou Dupont Aignan, Poutou, Artaud, Jardin, Tumaru, Cheminade, Asselineau, Marchandise, Troadec (l’autre Troadec…). Ou le vote blanc aussi blanc que le brouillard d’une abstention qui s’annonce importante.

    2) Refuser le chantage au vote utile d’un second tour avant même de connaître les résultats du premier: il faut garder son sang froid et sa lucidité lorsque le navigateur ne sait pas dans quelles eaux inconnues il pénètre pour la première fois.

     
  • COMMUNICATIONS du Mouvement Normand: la panne démographique normande et actualités régionales de février 2017

    La rédaction de l’Etoile de Normandie a reçu le communiqué suivant du Mouvement Normand:

    logo

    Le constat lucide et amer de la perte de dynamisme démographique de la Normandie est dressé. Ainsi que celui de la dévitalisation des centres villes au profit des périphéries et du péri-urbain. Le desserrement de la région parisienne vers l’Ouest est noté aussi (dans l’Eure). En revanche, on ne suivra pas l’idée qu’il y ait un « remplacement » de la population normande par des populations immigrées étrangères qui sont stables et présentes pour certaines depuis plus de quarante ans car venues en Normandie lors de la dernière phase de développement du fordisme industriel des Trente Glorieuses.

    Le phénomène qui nous apparait le plus inquiétant et qui contribue à accélérer le vieillissement de la population normande c’est plutôt l’arrivée des retraités de la région parisienne cherchant à profiter de la qualité de vie normande après une vie de labeur plus ou moins pénible dans les couronnes parisiennes et le grand départ sans retour de la jeunesse normande.

    LE SEMAINIER DU MOUVEMENT NORMAND

    COMMUNIQUE N° 250  –  SEMAINE 11  –  MARS 2017

     

    UNE DEMOGRAPHIE NORMANDE EN BERNE

    « Il n’y a de richesses que d’hommes », disait Jean Bodin, l’économiste du XVIe siècle. Ce n’est certes plus le point de vue des adeptes de la décroissance, tels qu’ils se recrutent chez les Khmers Verts, qui veulent appliquer leur doctrine mortifère en Europe sans voir que, sur les autres continents, la démographie explose littéralement. Un dynamisme démographique modéré est, en nos pays, un signe de bonne santé économique, social et culturel. Qu’en est-il d’une baisse constante de la population ? Quelles sont les conséquences d’un accroissement naturel – différence entre naissances et décès + solde positif ou négatif des mobilités de population – lorsqu’il devient déficitaire ?  Telles sont les questions que devraient se poser les responsables politiques et ceux qui ont la charge d’aménager le territoire.

    L’EVIDENCE DES CHIFFRES

                    D’abord les chiffres.                                                                                                                                                  

    « 3 335 645 Normands ! », a titré Paris – Normandie. Soit une (dérisoire) augmentation de + 0,20% de 2009 à 2014. Département par département, les résultats s’établissent ainsi :                                       

    – Seine – Maritime :     1 257 920 habitants, soit + 0,10 %                                                                                

    – Eure                       :    598 347 habitants, soit + 0,50 %                                                                                   

    – Calvados               :    691 070 habitants, soit + 0,30 %                                                                                    

    – Manche                :    499 958 habitants, soit + 0,10 %                                                                                    

    – Orne                     :    287 750 habitants, soit –  0,30 %                                                                                        

    Une analyse plus fine, telle qu’elle apparaît dans la presse locale, tant au mois de janvier que février, montre, pour les villes, des évolutions positives à Saint – Lô ( + 0,70 %), Granville ( + 0,30 %), Yvetot ( + 0,10 %), Pont – Audemer ( + 0,50 %), Bernay ( + 0,30 %), Louviers ( + 0,30 %). Rouen et Fécamp restent stables.

    Et TOUTES les autres villes normandes connaissent un déclin !                                              

    Honfleur perd des habitants… Beuzeville en gagne. Les stations de la Côte fleurie « vivent les difficultés de toutes les cités balnéaires : la population diminue à cause de la cherté de l’immobilier » (Ouest-France, 3 janvier 2017). A l’inverse, Pont – L’Evêque connaît un accroissement.                                                                                                             

    Saint – Lô progresse (19 426 habitants), mais est encore loin de retrouver ses chiffres de 1982 (23 212 habitants). Cherbourg masque sa baisse ( – 0,60 %) parce que, par les regroupements de communes qui en font Cherbourg en Cotentin, l’ensemble atteint 80 959 habitants (9e ville de l’Ouest).

    Caen a perdu 3 200 habitants, bien entendu compensés par la croissance de la population périphérique. Même phénomène au Havre où, dans la CODAH, la ville – centre perd des habitants au bénéfice des communes de la Pointe de Caux. C’est dans l’Orne que la chute est la plus significative. Flers perd 1 200 habitants et son agglomération 1 300. Argentan perd 400 habitants, Alençon 1200, Domfront, 200, L’Aigle 10, Gacé, 150, etc.                                                                                                                        

    Dans le Calvados, Lisieux passe sous la barre des 20 000 habitants. Bayeux semble enrayer sa chute depuis 2009. Vire décline toujours un peu plus, mais la commune nouvelle de Vire en Normandie qui regroupe huit anciennes communes connaît aussi une certaine baisse (17 839 habitants, – 0,70 %).                                                                                                                                                                   

    L’impression est différente dans l’Eure où de nombreuses communes rurales connaissent une certaine progression de leur démographie, ce qui n’est pas le cas de certaines villes (Vernon , Evreux). Il s’agit d’un phénomène local : le desserrement de la région parisienne.                               

    Plus contrastée est la situation en Seine – Maritime : dans la Métropole Rouen – Normandie, nombre de communes péri – urbaines voient leur population augmenter alors que les cités les plus proches de Rouen stagnent ou faiblissent (Bihorel, BoisGuillaume, Bonsecours, Déville, Grand-Quevilly, Grand-Couronne, etc.)                                                                                                                                          

    Tout cela est factuel, mais il convient – ce que les Elus n’aiment pas faire – de comparer avec les régions adjacentes. Et, là, le constat est amer : alors que les Pays de la Loire (3 690 659 habitants) connaissent une progression de + 0,81 %, et la Bretagne (3 276 543 habitants) de + 0, 55 %, la Normandie obtient poussivement + 0,21 % ; Dans les départements de l’Ouest, l’écart va grossissant entre les deux départements contigus de la Mayenne ( 307 350 habitants) et de l’Orne (287 750 habitants) alors que ces collectivités se situaient à la quasi égalité il y a vingt ans. Une carte des densités de populations cantonales indiquent, mieux qu’un long discours, la véritable dépression démographique du Bocage ornais et manchois.

    ENTRE RESIGNATION ET DENI

                    Ce qu’il y a d’irritant dans la parution de ces bilans démographiques, c’est que les Elus – on est habitué -, mais aussi la presse, masquent ou minimisent des réalités dérangeantes. La palme en revient – et avouons que nous en sommes surpris – à notre estimé confrère de La Manche Libre, qui a titré (contre l’évidence) « La population augmente : pourquoi la Manche et le Calvados attirent autant ? » (7 janvier). Mais des Elus se contentent de peu ou sombrent dans le déni. Ainsi maire de Coutances, Yves Lamy, qui conteste les chiffres (accablants) de l’INSEE. Coutances est passée de 9 380 habitants en 2009 à 8 789 en 2014… D’autres se rassurent : « Notre ambition est limitée. Il faut être raisonnable, notre but est de nous stabiliser » (Pierre Pavis, maire d’Argentan). Yves Goasdoué, maire de Flers, « espère une accalmie » ( – 427 habitants en cinq ans !).

                    Pourtant, on commence à donner de véritables explications au phénomène inquiétant d’une Normandie autrefois « naisseuse » et qui sombre dans la désespérance démographique, le vieillissement de sa population et – a-t-on encore le droit de le dire ? – dans le remplacement de sa population, comme en témoigne la part de plus en plus importante de naissances d’origine immigrée (Turcs, à Flers, Maghrébins et Sub-Sahariens dans l’Eure)…                                                                                       

    Parmi ces explications, relevons la propension constatée des classes moyennes laborieuses chassées des centres – ville. A titre d’exemple, ces propos de Michel Lamarre, maire de Honfleur : « Les maisons de pêcheurs sur plusieurs étages, avec de petites pièces, ne conviennent plus aux familles. Les couples avec enfants veulent un garage, trois chambres : la physionomie historique de la ville, au moins dans son centre, ne le permet pas ». Il aurait pu ajouter le prix de l’immobilier urbain qui décourage l’accession à la propriété des catégories laborieuses. Colette Nouvel – Rousselot, maire de Touques, confirme: « Comme à Deauville, l’immobilier devient sans doute un peu cher pour les locaux ».                                                                                                                                                                      

    Ces explications sont en fait superficielles, bien que tout à fait vérifiables. Mais qui parle de l’écrémage systématique de la population normande, jeune, diplômée, dynamique, qui, année après année, est le lot de notre jeunesse contrainte d’aller sous d’autres cieux chercher un avenir professionnel ?                                                                                                                                                                                   Particulièrement pertinentes nous semblent les observations d’Anne – Marie Cousin, maire de Torigni sur Vire, qui voit une corrélation entre désenclavement et dynamisme de l’emploi, donc, à terme, élan démographique : « La nouvelle commune de Torigni – Les Villes profite de la proximité de l’Autoroute A 84. Etre un carrefour d’axes routiers permettant de se rendre au travail, à Saint – Lô et dans tout le Calvados, est un argument récurrent dans le choix de l’installation de jeunes couples » (in Ouest – France, 3 janvier). Observation identique à faire à Beuzeville, dans l’(Eure, qui progresse alors que Honfleur, à côté, connaît une baisse relative. Cas contraire pour le Mortainais qui demeure enclavé par rapport au reste du Sud Manche.

    L’évolution démographique doit interpeller tous les responsables. Au plan national où la politique familiale est mise à mal. Au plan régional où la Normandie subit depuis quarante ans les effets du désintérêt gouvernemental pour y mener les investissements qu’il fallait y faire en matière d’infrastructures de communications notamment. Au plan local, enfin, où la désertification rurale, d’une part, la gentrification des centres de toutes nos villes, d’autre part, introduisent une certaine désespérance qui se traduit par l’amoindrissement du dynamisme de la population. La natalité n’en est que l’aspect le plus visible et la décroissance naturelle la conséquence la plus évidente.

    Il est temps, en Normandie, de changer de logiciel.

    Didier PATTE

    Porte – parole et ancien Président du Mouvement Normand


     

    Sous les sabots de SLEIPNIR, le coursier d’ODIN…

    LE COURRIER DE L’O.D.I.N.

    OFFICE DE DOCUMENTATION ET D’INFORMATION DE NORMANDIE

     

    LES ACTUALITES NORMANDES DU MOIS DE FEVRIER 2017

    Février est un mois court et les jours n’y sont pas longs : l’actualité normande ne vit pourtant pas au ralenti, mais les péripéties étranges de la prochaine élection présidentielle semblent accaparer toutes les attentions. Nous n’ajouterons rien à ce tohu–bohu et resterons cantonnés aux affaires strictement normandes… quoique la préparation des élections législatives, celles-là ancrées dans nos territoires, ne nous éloignent pas vraiment des enjeux strictement normands… Néanmoins, nous ne commenterons pas les premières candidatures ou investitures : le temps viendra.                              

    Ce qui nous intéressera en premier lieu, et nous nous y étions engagés dans notre précédente livraison, c’est la nouvelle géographie administrative de la Normandie, avec ses problèmes et ses perspectives d’évolution.

    UNE NOUVELLE GEOGRAPHIE ADMINISTRATIVE DE LA NORMANDIE QUI N’EST PAS ENCORE STABILISEE

    Liberté – Dimanche, le 16 février dernier, a consacré une page entière au « grand bazar des territoires », le tout agrémenté d’une carte fort utile dont il faudra se pénétrer. L’article est très critique et parle – avec juste raison – « d’un vrai casse-tête, pour les citoyens comme pour leurs élus ». Il est vrai qu’avec la Loi NOTRe, le citoyen de base a du mal à distinguer entre communautés de communes (CDC), communautés d’agglomération (CA), communautés urbaines (CU) et métropole – il n’y en a qu’une : Métropole Rouen – Normandie -. Mais il faut assimiler aussi la notion d’E.P.C.I., de pôles métropolitains, d’intercommunalités. Il faut surtout clarifier les compétences des trois niveaux de collectivités territoriales : communes, départements et Région.                                                    

    Ce n’est pas simple et il va falloir beaucoup de pédagogie pour faire entrer dans la tête des gens toute l’économie de ce chamboulement administratif. On en est loin et l’on comprend qu’un Elu déclare : « Les gens ne s’y retrouvent pas ». Ajoutons à cela les gouvernances erratiques de ces nouvelles structures administratives, avec des assemblées pléthoriques, des frais de représentation qui laissent rêveur parce qu’il faut ménager les susceptibilités (combien de vice-présidences ?) et indemniser les représentants pour un temps passé très souvent à des querelles de procédure… On peut charger la barque et, sans nul doute, beaucoup seront tentés par une sorte de poujadisme civique en dénonçant une gabegie de temps, de moyens et de talents pour des résultats qui n’apparaissent pas de prime abord. Ce n’est pas la position du Mouvement Normand, favorable dans le principe à ce grand remue – méninges des structures, même s’il appelle de ses vœux une simplification, une harmonisation, une recherche systématique d’économie de moyens, une restriction du nombre des membres de ces nouvelles assemblées, le tout sous l’égide de la Région, chef de file incontestable de l’aménagement du territoire.

     Au premier janvier 2017, la Normandie est passée de 157 à 73 intercommunalités. En Seine Maritime, il y en avait 36 avant, il n’y en a plus que 20. Dans l’Eure, on est passé de 33 à 13, dans le Calvados, 37 à 17. Dans l’Orne, de 29 à 15 et de 22 à 8 dans la Manche.Dans l’ensemble – il faut le dire – la Normandie a été une bonne élève et a joué le jeu de la Loi NOTRe.                                                                                                                                                                                

    Une caractéristique saute aux yeux : l’inégalité entre ces différentes structures. Le cas de la Manche est éclairant : la Communauté d’Agglomération du Cotentin représente 181 897 habitants, la CDC de la Baie du Cotentin 23 379 habitants, la Communauté d’Agglo de Saint-Lô 75 494 habitants, la CDC Coutances Mer et Bocage 48 091 habitants, la CDC de Villedieu – Intercom 15 755, celle de Granville Terre et Mer 44 276 habitants et la CDC Mont-St-Michel Normandie 88 517 habitants.            

    Il y a débat sur les compétences respectives des grandes intercommunalités par rapport à celles des départements. Dans la Manche (gardons cet exemple), le Président du Conseil départemental, Philippe Bas,, souhaiterait que les intercommunalités limitassent leurs compétences au tourisme, au développement économique, au traitement des ordures ménagères, tandis que les communes s’occuperont des services de proximité, notamment dans les communes rurales. La Loi NOTRe est imprécise en la matière. On remarquera que nous n’avons pas évoqué les regroupements de communes et l’émergence des « communes nouvelles » (24 dans le Calvados par exemple), ni la création prochaine du Pôle métropolitain de l’Estuaire, s’appuyant à la fois sur des parties de la Seine Maritime, de l’Eure et du Calvados.                                                                                                                                                            

    Au final, il est trop tôt pour évaluer la pertinence des regroupements de communes, de CDC, d’Agglos, etc. et il va falloir être attentifs à toutes les évolutions à venir et à toutes les corrections qu’il faudra certainement apporter à certains découpages. C’est sans doute très anxiogène, mais c’est, à notre avis, une phase obligatoire de la transformation de notre géographie administrative.   L’élection des présidents des nouvelles structures rebat les cartes dans le personnel politique : espérons que certains nouveaux « patrons » de ces entités ne verront pas dans leur désignation un tremplin pour briguer de plus hautes fonctions.

    LE SALON DE L’AGRICULTURE EST UNE OCCASION D’UNANIMITE NORMANDE

     Cette grande manifestation se déroule à cheval sur la fin février et le début mars : nous en parlons tout de suite car nous avons relevé nombre d’articles sur la préparation de cet événement pour lequel bien des acteurs se sont mobilisés avec enthousiasme. Le Stand Normand a été d’emblée l’un des plus remarqués : les cinq départements ont fait cause commune (la réunification a du bon !) et les produits normands sont à l’honneur. Mention spéciale doit être faite pour le Cidre du Cotentin qui vient d’obtenir son A.O.C., rejoignant ainsi les autres cidres A.O.C. normands. A ce propos, l’un d’eux, le cidre de Cambremer, s’inquiète : son appellation ne va-t-elle pas tomber à cause des regroupements de communes ? Autre succès : le démarrage constaté de l’agriculture biologique. + 30 % en deux ans en Normandie. Un sujet d’inquiétude : la Normandie restera-t-elle toujours aussi verte puisque beaucoup de prairies sont transformées en surfaces céréalières ? C’est une conséquence de la crise de l’élevage. Cette mutation est-elle irréversible ? Se souvenir qu’au XVIIIe et XIXe siècles, la Normandie, du fait de l’attraction du marché parisien, qui voulait des laitages et de la viande, « s’est couchée en herbe », là où, auparavant , les paysans s’échinaient à faire pousser le blé, l’avoine, le seigle et l’orge.                     

    La diversification de l’économie agricole est certainement un moyen de surmonter la crise de ce secteur. Les « niches » offrent des opportunités intéressantes : nous avons retenu la culture de la pomme de terre (Paris- Normandie, 16 février), l’élevage des porcs de Bayeux en Pays d’Auge (Ouest-France, 16 février) moutons et brebis sur Tatihou (Ouest – France, 4 février)… Mais le Salon de l’Agriculture a révélé d’autres spéculations remarquées. Nous reviendrons sur le sujet. La bataille fait rage à propos du Camembert – que l’on voudrait voir reconnu par l’UNESCO – entre l’A.O.C « Camembert de Normandie » et les industriels du « Camembert fabriqué en Normandie ». Nous avons apprécié l’intervention de Jean – Léonce Dupont, président du Conseil départemental du Calvados qui, dans Le Pays d’Auge du 14 février, a parfaitement assumé la défense de l’A.O.C. et en a résumé la problématique.

    MOBILITES NORMANDES

    On apprend sans surprise que Rouen se classe 16e et Caen 20e parmi les villes les plus « bouchonnées ». En fait, nous nous attendions à pire pour Rouen, mais il faut admettre que la circulation automobile s’y améliore quelque peu. A noter que Le Havre – malgré une entrée de ville assez calamiteuse à certaines heures – est une ville où l’on circule relativement facilement.Alors que les péages autoroutiers ne cessent d’augmenter et, ainsi, de pénaliser les mobilités routières en Normandie, nous constatons que les péages sur le Pont de Normandie et le Pont de Tancarville n’augmenteront pas cette année. Le trafic sur ces franchissements indispensables de l’Estuaire est en croissance de 1,2 % et représente 6 304 162 passages pour le Pont de Normandie et 4 982 326 passages pour le Pont de Tancarville (en légère baisse de – 2, 33 %). A noter que le fruit des péages sur les ponts revient à la C.C.I. du Havre alors que les péages autoroutiers vont à des sociétés étrangères à la Normandie.  

    Grave problème autour des Bacs de Seine : quelques-uns sont anciens, ils coûtent cherà la collectivité départementale, sont quelquefois en panne. Le bac de Quillebeuf est le plus menacé : il est vrai que le département de l’Eure regimbe pour en partager les frais. Ces bacs sont indispensables et complètent les trois ponts de Normandie, de Tancarville et de Brotonne.

    La Région a décidé de placer les aéroports de Deauville – Normandie et de Caen – Carpiquet sous une gestion commune. Parviendra-t-on à les rendre rentables ? Avec un ensemble de liaisons et de charters suffisant et une augmentation significative du trafic ? Et quid des autres aéroports, Rouen – Boos, Le Havre – Octeville et Cherbourg – Maupertus ? En tout cas, on note avec satisfaction la nomination d’une Dame, Maryline Haize – Hagron à la tête des deux aéroports de Deauville et de Caen : cette gouvernance unique est un gage de progression.                                                                                                                                                                            

    Au plan ferroviaire, nous notons avec satisfaction une amélioration des relations entre Caen et Rouen : les dessertes y passent de 9 à 11 et les deux nouvelles liaisons sont directes et font gagner 10mn.

    ECONOMIE MARITIME             

    Nous la considérons comme primordiale en Normandie et, par suite, nous y consacrerons tous les mois une rubrique attentive. La croisière se porte bien. Les croisiéristes ont injecté 30 millions d’euros au Havre et le Port de Cherbourg lance une nouvelle passerelle – croisière. Si le Grand Port Maritime  du Havre (G.P.M.H.) connaît une légère baisse de son trafic des conteneurs, il reste à la pointe de l’innovation par la création de Trafis Lab, un laboratoire pour créer le port du futur. D’autre part, nous avons apprécié le succès de l’entreprise Gardet & De Bezenac, spécialisée dans la déconstruction des navires en fin de carrière, et qui vient d’obtenir l’agrément de la Commission Européenne : l’ancien site des A.C.H. est donc assuré de vivre.La Cour des Comptes a épinglé la gestion des ports et, notamment, la réforme portuaire. Ce qui fait râler la C.G.T. sur les quais du Havre et de Rouen. La Cour des Comptes a, de plus, critiqué la politique maritime du Gouvernement qui ne fait pas les bons choix pour dynamiser les ports de la Basse Seine, toujours enclavés vis-à-vis de leur hinterland. Et ce n’est pas le Canal Seine – Nord – Europe qui va améliorer la situation. Les responsables politiques en sont conscients. Bernard Cazeneuve, le Premier ministre, est venu proclamer à Rouen que « la Seine, qui était hier un lieu, est devenu un lien ». La phrase est belle, mais que recouvre-t-elle vraiment ? On attend – vainement – les investissements qui permettraient aux ports de Rouen et du Havre de lutter à armes égales avec les ports du Northern Range… De leur côté, Hervé Morin, Président de la Normandie, et Valérie Pécresse, Présidente de l’Ile – de – France, ont conclu le « Pacte de Gaillon », par lequel ils réclament une autre gouvernance – moins étatique – des ports du G.I.E. HAROPA ;  Enfin nous regrettons que l’entreprise Double A, à Alizay, se retire du projet de port fluvial qui y était prévu. Cela va-t-il remettre en cause la création d’une plate-forme logistique multimodale à cet endroit ? Dans le complexe HAROPA, il ne faudrait pas que la seule région parisienne soit éligible à la création de plates-formes logistiques, dont on sait tout l’intérêt économique pour les entreprises de conditionnement des marchandises amenées dans les conteneurs.

    DE TOUT UN PEU

    Si le Village des Marques de Honfleur (le « Normandy Outlet », ainsi bêtement désigné) sort de terre et commence ses recrutements de personnel, celui de Douains ne verra pas le jour : le projet est retoqué, au grand dam des Elus du coin et à la satisfaction de la C.C.I. de Rouen : difficile d’avoir une position à ce sujet. Ce qu’il ne faudrait pas, c’est que le projet de Douains se transférât dans les Yvelines, du côté de Mantes.Les défaillances d’entreprises ont été moins nombreuses en 2016 : – 11,2 % en Normandie, alors que la performance est moins à l’échelon national (- 8,3 %). Est-ce un indice d’une éclaircie dans la crise économique qui a tant touché la Normandie ?                                                                                                      

    L’entreprise LM Wind Power confirme son projet de création d’une usine de pales d’éoliennes sur les terrains disponibles du Port de Cherbourg.             On prévoit la création de 15 stations de recharge d’hydrogène en 2018 en Normandie : les lieux sont retenus. L’hydrogène sera fourni par l’usine d’Air Liquide de Port – Jérôme. La Normandie pourrait être pionnière et exemplaire en ce domaine. Un incident s’est produit à la centrale nucléaire de Flamanville : quelle est sa gravité ? Dans un billet bien senti, Nicolas Denoyelle, dans Dimanche – Ouest-France du 19 février, déplore que les responsables « jouent sur les mots » – « Il y a eu une « détonation », pas une « explosion ». Les salariés n’ont pas été « intoxiqués », mais « incommodés »… » -. Dans sa conclusion, le journaliste écrit assez drôlement : « En tout cas, ceux qui savent qu’ils vivent près d’un site nucléaire, et non à côté d’une usine de casseroles, apprécieront ».

                   

    ACTIVITES DU CONSEIL REGIONAL         

                    Pèle – mêle, relevons :                                                                                                                                             

    – L’injection de 200 000 euros dans la filière voile.                                                                                        

    – L’agence Normandie Participation investit 6,3 millions dans l’économie normande.                            

    – L’Etablissement Public Foncier de Normandie (E.P.F.N.) programme 300 millions d’investissements d’ici 2021 dans la réhabilitation de friches industrielles.                                               

    – Les agences contre la pollution de l’air, Air Normand pour l’ex – haute Normandie et Air Com pour l’ex –  basse Normandie, viennent de fusionner en un seul organisme ATMO Normandie.        

    – La Région a sauvé 3 000 emplois grâce à son dispositif ARME (Anticipation Redressement et Mutations économiques).                                                                                                                                               

    – Le budget de la Région de 2 milliards d’euros a été voté par le Conseil régional et réserve 484 millions d’euros pour les investissements.

    – Mais c’est le Plan de développement et de sauvegarde de la pêche et de l’aquaculture qui vient d’être présenté qui retient surtout l’attention : il porte notamment sur le renouvellement des bateaux – 2 sont en chantier – et l’équipement des ports (criées – équipement digital et recyclage).

                    Voilà – et ce n’est pas exhaustif ! – l’actualité normande du mois de février. Nous ne serions pas satisfaits de ce panorama si nous ne fustigions comme il se doit la provocation du Garde des Sceaux, M. Urvoas, qui, cyniquement, proclame qu’en matière d’établissements pénitentiaires « La Normandie n’est pas prioritaire ». On se demande pourquoi tant d’instances ont condamné l’Etat pour l’état de vétusté de la prison Bonne Nouvelle de Rouen…Ne restons pas sur cette note négative…Le Carnaval de Granville – reconnu par l’UNESCO – a été cette année un grand succès et le cheval normand « Bold Eagle », avec ses succès dans toutes les grandes manifestations hippiques, entre dans la légende. On parle du cheval du siècle !

    Le 5 mars 2017

    Guillaume LENOIR avec l’aide de Thiérry LANGLOIS et Edwige LE FORESTIER

     

    OFFICE DE DOCUMENTATION ET D’INFORMATION DE NORMANDIE                                                                  

    87, rue de la République – 76940 La Mailleraye sur Seine                                                                    

    Commune nouvelle d’Arelaune en Seine                   

     
  • Tout un symbole ! Le G6 NORMAND s’est réuni au château de TOCQUEVILLE

    Alexis De Tocqueville qui donne son nom à la toute nouvelle grande bibliothèque de Caen et qui est l’écrivain normand le plus lu et le plus commenté dans le Monde entier en raison de ses analyses toujours actuelles sur l’évolution idéologique des sociétés démocratiques modernes, avait aussi un château dans le département de la Manche dont il fut le président du conseil général. Ce château s’appelle … Tocqueville comme il se doit et c’est dans la bibliothèque de cette belle demeure normande pleine de charme que les grands élus normands (la Région et les cinq départements) se sont rencontrés pour une nouvelle session de travail du G6 Normand.

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    6e rencontre du G6 Normand dans la Manche

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    Lundi 6 mars 2017, c’est à Tocqueville dans la Manche, commune du penseur politique français et historien Alexis de Tocqueville, que les présidents des Départements normands, Philippe Bas (Manche), Sébastien Lecornu (Eure), Pascal Martin (Seine-Maritime), Jean-Léonce Dupont (Calvados), Christophe de Balorre (Orne) et le Président de Région, Hervé Morin, se sont réunis pour cette 6e rencontre du G6 Normand. Les élus normands ont souhaité profiter de ce rendez-vous pour dresser le bilan du quinquennat 2012-2017 pour la Normandie.

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    Les six présidents normands réunis dans la bibliothèque d’Alexis de Tocqueville

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    Lors de la signature du Livre d’or…

     

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    Pour voir la vidéo de la conférence de presse finale donnée par les 6 présidents normands au château de Tocqueville:

    https://www.youtube.com/watch?v=PFXadKR7f0o&feature=youtu.be

    Parmi les annonces de cette conférence de presse: une interpellation du G6 Normand des candidats aux élections présidentielles sera publiée le 15 mars 2017 avec, en ligne de mire, la relance de l’Axe Seine. Mais aussi le financement du GANIL SPIRAL 2 (tiens, tiens, tiens…) la question ferroviaire, l’achèvement du désenclavement routier, et l’attractivité touristique de la marque Normandie.

    Philippe Bas et ses collègues ont dénoncé fortement la baisse de la dotation globale de fonctionnement attribuée aux départements et qui fragilise gravement les finances de ces collectivités qui consacre l’essentiel de leurs finances à des dépenses sociales obligatoires puisque les départements ont en charge la politique publique d’aide sociale de proximité (distribution du RSA par exemple).

    Pascal Martin a repris l’antienne en insistant sur la difficile gestion d’un budget énorme sans aucune marge de manoeuvre.

    Jean-Léonce Dupont a fait ses comptes: depuis 5 ans, pour les cinq départements normands, il a manqué 500 millions d’euros. La gestion a donc été « extraordinairement sérieuse ». Et il a insisté sur la nécessité d’articuler la région et le département dans le souci réel du principe de la « subsidiarité » qui organise non pas la concurrence mais la coopération entre les collectivités. (On pensera forcément aux positions de Marine Le Pen qui veut supprimer les régions).

    Sébastien Lecornu a dénoncé le retard normand en matière d’infrastructures: il compte bien interpeller les candidats à l’élection présidentielle.

    Christophe de Balorre, le nouveau président de l’Orne, a insisté sur les urgences du désenclavement routier (la Nationale 12) et numérique tout en réclamant que l’Etat prenne ses responsabilité. Il a dit un mot pour finir sur le projet du Haras du Pin qui va être mis au centre du projet d’attractivité du département le plus rural mais aussi le plus secret de la Normandie.

    Enfin, Hervé Morin a, quant à lui, affirmé fortement au château de Tocqueville sa conception girondine du redressement national « qui passera par les territoires ».

     

     
  • Lettre de l’Association NORMANDIE AXE SEINE aux candidats de l’élection présidentielle.

    Nous avons reçu de nos amis de l’Association Normandie Axe Seine le message suivant:

    normandie-axe-seine-200

    Madame, Monsieur,

    Pour faire suite à notre conférence de presse du lundi 6 mars 2016, je vous envoie, à chacun et chacun d’entre vous, à la suite des demandes qui m’ont été faites, la lettre en date du 23 mai 2016 que j’ai adressée aux candidats à la présidence de la République pour défendre des options essentielles de la politique de la France dont l’application en Normandie est déterminante pour y contribuer.

    Ainsi que notre association l’a souligné, le développement de la Vallée de la Seine ne peut s’opérer sans considérer l’axe Seine, c’est-à-dire en joignant à la Vallée de la Seine, la Baie de Seine de Cherbourg à Eu-Le Tréport. 

    Ce développement ne peut pas plus se réaliser sans y associer les Normands à sa gouvernance. Enfin le développement de l’axe Seine ne peut se concevoir sans une participation de toute la Normandie  et ne peut pas prendre en compte ce seul sujet, aussi important soit-il, sans inclure dans une réflexion cohérente les quatre autres points soulignés dans le courrier annexé en pièce jointe.

    N’hésitez pas à me contacter pour compléter votre information.

    Bien à vous,

    Steeve Kowalski

    Président

    Association Normandie axe Seine

    06.45.73.70.86

    http://www.normandie-axe- seine.com/?start=12


     

    Lire ci-après la lettre envoyée aux candidats de l’élection présidentielle:

    Lettre ouverte de Steeve Kowalski, président de Normandie axe-Seine aux candidats à la Présidence de la République et aux Normands qui les soutiennent.

    L’élection présidentielle de mai 2017 sera-t-elle le printemps de la Normandie ?

    La prochaine élection présidentielle aura lieu les 23 avril et 7 mai, soit 18 mois après les élections régionales. Notre Région a dés lors recouvré cette dimension que nous avions formulée de nos vœux et que nous attendions avec espoir. Elle a repris naturellement son nom, la Normandie, un nom cher à notre cœur et tellement agréable à entendre. Les Normands ont ainsi bénéficié d’une décision du Président de la République qui seul pouvait en décider après tant d’années de tergiversations retardatrices et nuisibles à notre développement.

    Depuis 5 mois maintenant la Normandie s’organise, prend ses marques. Elle  affirme son potentiel et son identité. Il appartient aux Normands, à ses institutions et à ses forces vives de façonner son unité. Cette unité implique le rassemblement des élus, de la société civile et des territoires. C’est ce rassemblement qui nous rendra fiables, car pour être fiables, il faut être rassemblés.

    Aujourd’hui, pour aller de l’avant, la Normandie fait ses comptes, principalement ceux des retards criants de ses infrastructures. Alors que la campagne de l’élection présidentielle est lancée par le Président de la République lui-même, nous  avons à peine 10 mois pour faire valoir que les principaux enjeux stratégiques de la politique de la France ont une implication directe et importante ici en Normandie. C’est donc à tous les candidats à la présidence de la République que nous devons faire parvenir notre message normand, lors de leur venue en Normandie et au quotidien aux normands qui soutenant leur candidat ont l’ardent devoir de solidarité normande de le sensibiliser publiquement à l’avenir de la Normandie et à celui des Normands.

     Cinq axes principaux peuvent être facilement résumés et faire facilement consensus.

    Celui de la politique nucléaire de la France. Elle est en débat. Sa ligne apparaît incertaine voire compromise. La Normandie possède une importante filière nucléaire, quatre sites nucléaires. Elle produit 13% de l’énergie électrique nationale d’origine nucléaire. La Normandie est donc directement et fortement impactée par les décisions nationales à venir dans ce domaine

    Celui de la politique maritime de la France. Elle accuse un retard considérable. La Normandie, ouverte sur le monde, offre la plus grande façade maritime de l’hexagone. Cette politique maritime pourra s’appuyer sur les ports normands.

    Celui de la mobilité et des transports. La Normandie est insuffisamment connectée. La clé est de rendre la Normandie plus fluide et d’interpénétrer les territoires limitrophes, en particulier l’Ile-de-France et l’Angleterre. Le transport ferroviaire de fret et de voyageurs exige d’être mis à niveau. Les engagements de la SNCF doivent laisser place aux décisions et au financement de l’Etat.

    Celui de l’axe Seine. C’est-à-dire de développement de la Vallée de la Seine et de la Baie de Seine. La Normandie et les Normands ne sont pas demandeurs. C’est Paris qui demande. Le développement de l’axe Seine est celui de la Normandie toute entière. Rien ne peut se faire sans son assentiment et sa participation active à sa gouvernance. Nous attendons aussi qu’un Normand soit désigné pour en prendre la direction. Une information objective, sincère permettra d’ouvrir un large débat démocratique qui reste à créer.

    Celui de notre enseignement supérieur. L’insuffisance de places à l’Université normande pour répondre aux demandes de sa jeunesse et aux besoins de son économie est ancienne, importante et pénalisante. Il est temps de mettre en œuvre un grand plan de l’université de Normandie.

    Tels sont les cinq grands axes stratégiques communs à la France et à la Normandie sur lesquels l’Association Normandie axe Seine a lancé un mouvement et engagé ce débat démocratique que nous souhaitons fédérateur. Notre appel s’adresse aux Normands pour se mettre en marche avec nous ou à nos cotés pour faire de la Normandie une grande Région et un exemple français réussi de la décentralisation.

    Steeve Kowalski

    en Normandie le 23 mai 2016


     

    Commentaire de Florestan:

    Voilà un Normand qui n’a pas envie d’aller à Canossa, c’est à dire au Grand Paris sans grand pari normand. C’est une lettre simple et vigoureuse: espérons qu’elle aura un effet !

     

     
  • PENITENCE: Le CESER NORMANDIE plaide la cause de l’AXE SEINE devant les candidats de la présidentielle…

    Le 7 mars 2017 lors d’une conférence de presse à Rouen, le CESER Normandie, à l’instar des autres corps intermédiaires d’une société civile française inquiète des propositions des uns et des autres dans une campagne élctorale hors-normes pour élire le prochain ou la prochaine président ou présidente de la République, a interpellé les candidats sur les véritables urgences du pays. Par exemple, l’Axe Seine, considéré comme un « enjeu national » mais qui n’a toujours pas reçu les financements nécessaires et ne bénéficie pas du pilotage politique qu’il mériterait d’avoir.

    Nous avons déjà largement traité du sujet ici et déjà parlé de cette initiative du CESER Normandie qui représente officiellement les différentes composantes de la société civile régionale.

    Mais nous rappelerons encore nos analyses et positions:

    1) Du point de vue de l’économie maritime normande, Emmanuel MACRON est un mauvais candidat. L’inertie et la procrastination à la sauce hollandaise risqueraient de se poursuivre avec lui. Il soutient clairement le Canal Seine Nord et le Lyon Turin qui siphonent les rares fonds disponibles pour les autres projets. Avec Macron: des bus mais pas de LNPN car la banlieue normande du Grand Paris n’en aurait pas besoin…

    2) Du point de vue de l’économie maritime normande, Jean-Luc MELENCHON est le meilleur candidat possible: son « plan Mer » travaillé sérieusement avec les principaux décideurs industriels de la filière marine française est taillé sur mesure pour l’économie maritime normande. En revanche, il n’est pas certain que la décentralisation régionale soit au coeur du projet de la « France Insoumise »…

    3) L’urgence: éviter l’élection de Marine LE PEN qui veut supprimer les conseils régionaux

    4) L’autre urgence: NORMANDISER l’Axe Seine face à un pouvoir central parisien et de grands élus parisiens qui se contrefichent comme de leur dernière guigne de nos affaires maritimes normandes. Valérie Pécresse présidente de l’Ile de France, n’apporte rien de plus à nos affaires normandes qu’un Jean-Paul Huchon. Vue depuis la mégalopole mondiale parisienne, la Normandie n’est qu’une banlieue en passe de devenir, de plus en plus, périphérique.

    On regrettera que dans la position officielle publiée le 7 mars 2017 par le CESER Normandie, il n’y ait AUCUNE ALLUSION au problème essentiel de la gouvernance future de l’Axe Seine.

    Pour nous c’est clair:

    Si le pilotage de l’AXE SEINE n’est pas normand, s’il n’est toujours pas possible de conduire et de réaliser depuis la Normandie des activités ou des projets stratégiques d’intérêt national, alors l’Axe Seine n’aurait vraiment plus aucune utilité a fortiori quand l’axe Paris-Anvers-Rotterdam est appelé à jouer le premier rôle.

    Lire ci -après:

    CP_CESER_07_03_17

    On prendra connaissance, ci-après, du texte du « pacte » pour l’AXE SEINE présenté le 7 mars 2017. Texte qu’on trouvera bien faible au regard de l’immensité des enjeux géostratégiques: s’en remettre benoîtement au projet Grumbach qui n’est que la ressucée pour le XXIe siècle du projet Delouvrier des années 1960 qui a justifié la division normande afin de mettre sous la tutelle de la région parisienne la Normandie utile du Val de Seine au point de transformer Rouen, l’ancienne seconde ville de France, en banlieue lointaine, c’est regarder l’avenir dans un rétroviseur. C’est ignorer les alternatives à un aménagement métropolisé du territoire.

    La Normandie banlieue du Grand Paris ? C’est le triste sort qui fut réservé à la Normandie après 1944 avec le passif que tout le monde connaît !

    henri-iv-et-gregoire-vii-canossa

    Pour le CESER Normandie qui refuse de poser la question fondamentale de la gouvernance de l’Axe Seine, le chemin du Grand Paris risque d’être celui de Canossa… (Pénitence de l’empereur Henri IV d’Allemagne devant le pape Grégoire VII à Canossa, le 25 janvier 1077)

    https://fr.wikipedia.org/wiki/P%C3%A9nitence_de_Canossa


     

    Un pacte Normandie – Grand Paris – Vallée de Seine

    Avant la présidentielle, la société civile affiche sa  détermination

     

    D’un côté, un projet d’intérêt national (sic !) , le développement de la Vallée de la Seine, pour lequel les acteurs normands et franciliens sont fortement engagés mais pour lequel l’État est faiblement mobilisé…

     D’un autre côté, l’approche d’une élection présidentielle, avant laquelle des candidats font part de leur projet et de leur vision stratégique de l’aménagement du territoire…

     Toutes les conditions sont donc réunies pour lancer cette initiative : rassembler les forces vives de Normandie et d’Ile-de-France autour d’une lettre d’intention adressée aux candidats déclarés à l’élection présidentielle et à leurs soutiens régionaux, pour connaître leur approche sur ce sujet décisif pour la place de France en Europe et dans le monde.

     Avec 46 signataires, nous sommes désormais en capacité de démontrer l’existence d’une communauté d’acteurs autour de la Vallée de la Seine, unis pour faire aboutir le projet et mettre l’État devant ses responsabilités.

     

    Un pacte Normandie – Grand Paris – Vallée de Seine

     Avant la présidentielle, la société civile affiche sa détermination

     Le Grand Paris du XXIe siècle avec sa dimension maritime en Normandie est un enjeu national

     

    Construire, autour d’un large axe est-ouest structuré par la Seine, du Grand Paris au littoral normand, un territoire de progrès et d’innovation s’appuyant sur un corridor industrialo-portuaire aux portes du plus grand bassin de vie d’Europe : telle est l’ambition pour le territoire de la Vallée de la Seine.

     Ce territoire est désormais connu. Il a notamment fait l’objet d’études de l’architecte urbaniste Antoine Grumbach, de déclarations du Président de la République au Havre en 2009 sur l’ambition maritime de la France, de colloques organisés par les grandes villes de Caen, Rouen, Le Havre et Paris, d’un rapport « Paris et la mer » de Jacques Attali

     Ce territoire est riche de tous ses atouts « Mer, Fleuve,Terre » : transports maritime–fluvial et ferroviaire ;économies de la pêche, de la plaisance et des plages ; tourisme, industrie, agriculture et patrimoine.

     Antoine Rufenacht puis le préfet François Philizot, chargés d’une délégation interministérielle dédiée, ont tous deux contribué à la signature d’un CPIER « Vallée de Seine » 2015-2020, le seul document contractuel interrégional de portée nationale.

     Les acteurs politiques et les acteurs de la société civile de Normandie et d’Ile-de-France, convaincus de la pertinence de cet enjeu national, (sic ! ) travaillent ensemble depuis des années pour la reconnaissance des atouts de leur territoire.

     De façon non-exhaustive, on citera la structuration d’une coordination interportuaire à travers les ports (HAROPA, 1er ensemble portuaire français, 5e port du range Nord) ou les représentants des entreprises (« Fédération des communautés portuaires de l’axe Seine ») ; la création de l’association Paris-Seine-Normandie des Chambres de Commerce et d’Industrie ; l’action des filières économiques ou des pôles de compétitivité (Mov’éo, NAE, ASTech, LSN, TES, Novalog …)

     L’engagement des acteurs environnementaux ; la mobilisation des acteurs culturels et touristiques ; l’investissement du monde universitaire et de la recherche… et, bien évidemment, les nombreux projets de la mobilité, et notamment celui, crucial, de ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN) pour les voyageurs et le transport de marchandises

     Pourtant, deux questions se posent :

     Si l’État est convaincu que le Grand Paris du XXIe siècle ne peut se concevoir sans sa dimension maritime dans la compétition des « villes-mondes », comment expliquer la faiblesse des engagements financiers qu’il consacre au projet Vallée de Seine (239 millions € dans le CPIER) au regard d’autres projets de développement (ex : Lyon-Turin, 2,2 milliards € sur un coût total de 8,6 milliards € ; le canal Seine-Nord-Europe, 1 milliard € sur un coût total d’environ 5 milliards d’euros)?

    Comment impliquer davantage les acteurs du Grand Paris (dont le Conseil régional, les conseils départementaux et les autres collectivités locales) dans leurs coopérations interrégionales avec la Normandie alors même que le développement de la Vallée de la Seine est une nécessité pour que la capitale joue pleinement son rôle de ville-monde ?

    La proposition du CESER de Normandie

     1. Nous proposons d’interpeller les candidates et les candidats à l’élection présidentielle sur leur vision de la Normandie et de la Vallée de Seine comme un territoire stratégique de développement pour la France et pour sa place dans le monde, et sur leur engagement d’y apporter, une fois élu(e)s, un soutien sans faille et immédiat à la hauteur de cet enjeu national.

     2. Unis autour d’une déclaration d’intention commune, les signataires appellent à une nécessaire prise de conscience :

          • conscience que seule l’unité permettra de trouver des financements à la hauteur de nos projets ;

          • conscience que la voix des régions ne pourra être audible dans le concert européen qu’à la faveur de synergies puissantes ;

          • conscience que la participation de toutes les organisations représentatives de la société civile (professionnelles, syndicales et associatives) à la gouvernance permettra d’aboutir au consensus nécessaire.

     L’expression de chacun reste libre : les orientations économiques, sociales, environnementales de la Vallée de la Seine ne sont pas figées. En signant, les organisations affirment et affichent leur volonté de peser dans le débat politique à venir.

     Ensemble, faisons de la Vallée de Seine un enjeu politique national et international.


     Commentaire de Florestan:

    Le CESER Normandie fournit la robe de bure (un CPIER sous-financé en raison d’arbitrages politiques, une LNPN rejetée dans les Limbes) et la corde au cou (un Schéma stratégique de développement de la Vallée de la Seine qui organise la recentralisation vers Paris des activités stratégiques sous prétexte de coopération territoriale)

     
  • PARISIANISME: le World Women’s Forum décide de quitter DEAUVILLE un 8 mars…

    Et le 8 mars, c’est la journée internationale des droits des femmes. C’est le jour qui a été choisi par la nouvelle directrice Chiara Corazza du « Women’s Forum » pour annoncer que la prochaine édition de ce forum international de femmes dirigeantes, qui s’était toujours tenu au bord de la mer à Deauville en Normandie, aura lieu entre les marbres souterrains du caveau du Caroussel du Louvre à Paris.

    La raison de ce nouveau déménagement de la Normandie vers Paris?

    A lire l’article qui suit, elle laissera pantois…

    Une confirmation aussi, qui ne nous surprendra pas: Valérie Pécresse n’est vraiment pas une partenaire fiable pour la Normandie et l’Axe Seine, dans ces conditions, doit être repris fermement es mains normandes !

    http://www.lepaysdauge.fr/2017/03/08/le-women-s-forum-quitte-deauville-la-13e-edition-aura-lieu-a-paris/

    Deauville Le Women’s Forum quitte Deauville, la 13e édition aura lieu à Paris

    Alors que Deauville (Calvados) assurait son organisation depuis sa création en 2005, le Women’s Forum s’installera à Paris, au Carrousel du Louvre en octobre 2017.

    08/03/2017 à 17:44 par Sophie Quesnel

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    Créée en 2005 par Aude de Thuin à Deauville, le Women’s Forum sera désormais organisé à Paris.

    Depuis sa création à Deauville (Calvados) en 2005, le Women’s Forum n’avait jamais quitté la station balnéaire. Ironie du sort, les organisateurs ont choisi la journée des droits de la femme pour annoncer que la 13 e édition de l’événement aurait lieu à Paris les 5 et 6 octobre 2017.

    Paris est une ville féminine (sic !)

    « Paris est une ville féminine » a justifié Chiara Corazza, nouvelle directrice générale du Women’s Forum. Si vous voulez créer un événement pour les femmes, vous le faites à Paris, une ville d’innovation, de créativité et une ville candidate à l’organisation des Jeux Olympiques 2024 et Expo Universelle en 2025 ».

    «Une affaire privée»

    Philippe Augier, maire de Deauville a réagi en ces termes à l’annonce du départ de l’événement : « Le Women’s Forum est une affaire privée appartenant à Publicis. Au regard des déclarations de Valérie Pécresse, présidente de la Région l’argent de l’Île de France a dû être déterminant dans la prise de décision. Nous pouvons pourtant  peut regretter que ça l’ait emporté sur le sens qu’avait la tenue du Women’s forum à Deauville, lieu de rencontre et de partage en proximité ».

    14800 Deauville
    Sophie Quesnel
    Journaliste Le Pays d’Auge


    Voir aussi la confirmation suivante quant aux réelles attaches de la nouvelle directrice du « Forum normand international des Femmes »: avec Paris, a fortiori lorsque la « Grosse » Paris cause « franglish » pour faire chic, il ne faut rien céder et rester très lucide !
    Pas étonnant que la femme qui a créé le « cercle des femmes du Grand Paris » veuille aspirer le petit forum normand sur la côte, fût-il à Deauville le « XXIe arrondissement » de Paris. Pourquoi donc aller si loin en banlieue?
    Chiara Corazza à la direction du Women’s Forum
    Par Isabelle Boucq  |  11/01/2017, 17:32  |  508  mots
    (Crédits : DR)
    A la tête de Paris Ile-de-France Capitale Economique depuis 2002, Chiara Corazza vient d’être nommée par Maurice Levy directeur général du Women’s Forum.
    Retour sur une carrière dédiée aux relations internationales et aux femmes.

    Rien d’étonnant à ce que Chiara Corazza se retrouve aujourd’hui à la tête de cette plateforme qui porte depuis 2005 la voix des femmes sur les grandes questions économiques et sociales. « J’ai toujours voulu mettre en valeur les talents des femmes et promouvoir l’entraide entre femmes. C’est un enjeu essentiel », annonce celle qui refuse pourtant l’étiquette de féministe. Britannique et italienne, elle parle cinq langues et baigne depuis son enfance dans un monde multiculturel. Elle se décrit tout naturellement comme une citoyenne du monde.

     Docteur en droit et diplômée de sciences politiques, Chiara Corazza commence sa carrière dans le journalisme. Dans les années 80, elle réussit à convaincre sa rédaction italienne de faire des portraits de personnalités étrangères et inaugure la série avec une interview de Margaret Thatcher. Quand elle s’installe en France en 1985, elle rejoint le cabinet de Michel Giraud au conseil régional d’Ile-de-France où elle dirige les relations internationales et lance Metropolis, l’Association Mondiale des Grandes Métropoles. Prochaine étape, la promotion de la candidature de Paris aux Jeux Olympiques de 2008 aux côtés de Claude Bébéar. « Nous avons vécu une grande complicité avec les femmes athlètes et présidentes de fédérations », se souvient-elle.

    Développer la place des femmes dans le monde économique

    Depuis 2002, Chiara Corazza dirige Paris-Ile de France Capitale Economique, une association de la CCI de Paris dont la mission est de renforcer l’attractivité de la région auprès des investisseurs internationaux. Un poste qu’elle continuera à assumer jusqu’en avril afin de boucler quelques dossiers tels que le Forum Grand Paris et d’assurer la transition. « J’ai créé le Cercle des Femmes du Grand Paris, un vivier de talents pour faire des passerelles entre des femmes de différents secteurs, et porter une nouvelle voix pour valoriser l’attractivité de la Région Capitale. En 2009, avec Christine Lagarde, nous avons organisé une rencontre de l’Arab International Women’s Forum à Paris qui a réuni 220 femmes d’affaires de grande qualité venues de 22 pays arabes. J’en suis toujours administrateur. Il s’agit de faire des ponts entre l’Occident et le Moyen-Orient. », explique-t-elle.

     « Il y a une logique avec le Women’s Forum. Je m’y sens très à l’aise et m’efforce de développer la place des femmes dans le monde économique. » Pour cette nouvelle aventure, elle foisonne d’idées. « Je souhaite développer un réseau international avec des têtes de pont dans les principaux pays car le Women’s Forum n’est pas uniquement français. Je voudrais aussi qu’il soit un dénicheur de talents féminins, y compris de femmes administrateurs de boards internationaux  », énumère-t-elle. « Je veux associer largement les entreprises qui ont bien compris les enjeux de la diversité, en accompagnant les grands groupes français et internationaux. » Depuis sa création en 2005, le Women’s Forum, une compagnie du groupe Publicis, a essaimé au Brésil, au Myanmar, à Bruxelles, en Italie, à Dubaï, au Mexique et à l’ile Maurice. Le Women’s Forum est présidé depuis deux ans par Clara Gaymard.


     

    Commentaire de Florestan:

    L’AXE SEINE ne sera une réussite que lorsqu’il sera possible de réaliser depuis la Normandie des activités stratégiques de niveau international ou ayant un intérêt national. Il y a donc urgence à NORMANDISER l’AXE SEINE et à mettre une autre femme de tête devant le fait accompli:

    Valérie PECRESSE

    En tout cas, avec ce genre de femmes dirigeantes, on  ne voit plus trop la différence entre le 8 mars et les autres jours de l’année !

     
  • Alain LE VERN définitivement vaincu : le PONT COLBERT de DIEPPE devient un MONUMENT HISTORIQUE

    Sur l’Etoile de Normandie, nous avons suivi régulièrement l’harassant combat mené par des citoyens amoureux de Dieppe et de son port face à l’arbitraire du satrape demi-régional que vous savez, fossoyeur de l’évidence normande qui voulait aussi détruire cet extraordinaire pont tournant métallique qui continue de fonctionner et qui donne son identité à Dieppe et au Pollet, le quartier populaire du port.

    Après des années d’inerties, de procédures, de menaces, d’intimidations, d’abus de pouvoir voire… de corruption institutionnelle destinée à faire admettre au bon peuple que le chien fidèle, malgré ses loyaux services, avait la rage et qu’il fallait l’abattre pour faire un truc moderne pas forcément plus performant mais qui aurait pu faire gagner de l’argent à certains copains bien placés dudit ex satrape, ancien président de région et ancien président du port régional de Dieppe, Nicole Klein, la précédente préfète de région, a signé le décret que tout le monde attendait à Dieppe, avant de quitter la Normandie et qui permettra de protéger le Pont Colbert au titre des Monuments Historiques. Grand merci à Nicole qui prouve là qu’elle aurait aimé rester plus longtemps chez nous…

    En tout cas, nos amis du comité de sauvegarde du pont Colbert qui doivent réunir le 18 mars 2017 (14h00, maison des associations de Dieppe) leur prochaine assemblée générale doivent être HEU-REUX !

    Le dossier d’inscription à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques du Pont Colbert dont la structure principale remonte à l’époque des ateliers Eiffel et dont le mécanisme fait l’admiration de tous les ingénieurs, était, comme on dit, dans les tuyaux depuis longtemps, notamment du côté de l’ex DRAC de Haute-Normandie. Mais en raison de l’opposition rabique d’Alain Le Vern, puis de son dernier successeur, Nicolas Mayer-Rossignol, le dossier est resté longtemps dans un placard.

    Comme tout est politique dans ce pays, il a fallu donc attendre la réunification de la Normandie dont ne voulait pas Le Vern et la défaite de son dauphin Mayer-Rossignol aux premières élections régionales normandes avec l’arrivée de l’actuelle majorité régionale présidée par Hervé Morin pour, qu’enfin, le pont Colbert du port régional de Dieppe reçoive les honneurs d’un classement mais surtout des soins d’entretien et de restauration urgents car quand on a autant pris son temps pour tuer son chien, le chien a fini par attaper la crève (la rouille en l’occurence).

    Ainsi, dans un registre plus politique et moins géographique, on peut considérer que le pont Colbert de Dieppe devient, au même titre que le pont de normandie entre Le Havre et Honfleur, l’autre pont symbolisant le retour à l’unité normande.

    LONGUE VIE AU PONT COLBERT DE DIEPPE !

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    Dieppe. Le pont Colbert inscrit aux Monuments historiques

    http://www.ouest-france.fr/normandie/dieppe-le-pont-colbert-inscrit-aux-monuments-historiques-4841193

    Stéphanie SÉJOURNÉ-DUROY.

    Avant de quitter la Région, la préfète Nicole Klein a signé l’arrêté portant sur l’inscription de l’ouvrage sur la liste des Monuments historiques. Le classement devrait intervenir avant la fin de l’année.

    Construit en 1889, le pont Colbert en fer de Dieppe est le dernier plus grand pont tournant d’Europe encore en fonction dans sa configuration d’origine.

    Le maire a reçu, ce mardi 7 mars 2017, l’arrêté préfectoral portant sur son inscription aux Monuments historiques. Il fait suite à l’avis favorable rendu par la commission régionale du patrimoine et des sites en décembre.

    « C’est une excellente nouvelle, réagit le maire de Dieppe, le communiste Sébastien Jumel. C’est la reconnaissance d’une belle mobilisation citoyenne. Ce patrimoine est le symbole du savoir-faire ouvrier et des personnels qui manœuvrent le pont plusieurs fois par jour. Je souhaite d’ailleurs que le métier de pontier puisse être constitutif du patrimoine immatériel du port. »

    Sauvé de la démolition

    Après avoir envisagé de le détruire, le syndicat mixte du port, propriétaire du pont Colbert, a décidé en 2016 de le rénover. Les études sont lancées.

    Le classement du pont, classé parmi les sept joyaux d’Europe les plus menacés en 2016 par Europa Nostra, principale organisation européenne qui œuvre pour la préservation du patrimoine, devrait intervenir  « avant la fin de l’année », indique Sébastien Jumel, qui présentait ce même jour à Dieppe un couteau d’exception fabriqué par François Queneuil. Dessiné par Julie Colette, fille de l’ivoirière dieppoise Annick Colette, il sera vendu à la coutellerie dieppoise. Son nom : « Couteau Colbert ». Tout un symbole.


     

    PAR AILLEURS…

    Le patrimoine de Dieppe est à l’honneur ces temps-ci au delà du cas emblématique du pont Colbert:

    • Les deux magnifiques églises du centre ville (Saint Jacques et Saint Rémi) très fragiles en raison de leur complexité mais en raison d’un manque d’entretien régulier et de travaux inachevés, vont enfin faire l’objet des restaurations nécessaires:

    Patrimoine. Après de longues années d’attente, les travaux d’urgence pour sauvegarder les églises Saint-Rémy et Saint-Jacques vont démarrer dans quelques semaines, d’ici la fin du mois de février.

    http://www.paris-normandie.fr/dieppe/dieppe–lancement-des-travaux-d-urgence-des-eglises-EK8396240

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    Les entreprises qui vont intervenir sur les chantiers des deux églises du centre-ville de Dieppe ont déjà été réunies, la semaine dernière, pour une première réunion de chantier sur le site. Cette fois c’est sûr, les travaux d’urgence vont réellement démarrer sur les deux édifices : ils dureront au moins sept mois et les efforts les plus importants vont se concentrer sur l’église Saint-Rémy, la plus en danger.

    Pour en savoir plus, consulter la page Facebook du Comité de sauvegarde des églises Saint Jacques et Saint Rémy de Dieppe:

    https://www.facebook.com/Comit%C3%A9-de-Sauvegarde-des-Eglises-St-Jacques-et-St-R%C3%A9my-1521783944711763/

    • Le patrimoine dieppois, c’est aussi la renaissance pour bientôt de la mythique ALPINE RENAULT:

    http://www.normandie-actu.fr/la-future-alpine-vision-devoilee-par-renault-elle-sera-fabriquee-en-normandie_182149/

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  • LE PORT DU HAVRE: TOUT LE MONDE S’EN FOUT ! Sauf … Jacques Cheminade

    Alors qu’Edouard PHILIPPE papillonne au coeur de la bobosphère médiatico-parisienne et que s’assombrit l’avenir du port du Havre, le plus grand port maritime français pour le trafic des marchandises dont on fête cette année le 500ème anniversaire de la fondation, on fait ici, régulièrement, état de ce triste constat:

    De l’économie maritime de la France en général et de l’avenir des grands ports maritimes normands en particulier, à commencer, par celui du port du Havre, tout le monde s’en fout ou presque après les cinq années d’enfumage, de palinodies et de procrastinations que vient de nous infliger la majorité gouvernementale sortante présidée par le Rouennais Hollande.

    La mer à Paris, tout le monde s’en fout ! C’est au mieux un musée poussiéreux. Au pire, un monopole médiatique breton ou vendéen où l’exploit consiste à promener le plus rapidement possible sur tous les océans du globe le logo d’une marque de rillettes sur une paire de voiles…

    L’économie maritime n’intéresse donc politiquement personne. Sauf, nous l’avons déjà ici relevé, un certain Jean-Luc Mélenchon… Voire: un certain… Jacques Cheminade, candidat étrange et microscopique à la présidentielle.

    Lire ci-dessous, le constat lucide dressé par Karel Vereycken qui fait la campagne de Jacques Cheminade.

    Et si on lançait un vrai plan Marshall pour le port du Havre ?

    Karel Vereycken (voir détails en fin de texte)

     lundi 30 janvier 2017

    Consulté le 7 mars 2017

    Les difficultés auxquelles se confronte aujourd’hui le port du Havre ne sont que le symptôme de la dérive de tout un système. Face au danger de voir la situation se dégrader, le candidat présidentiel Jacques Cheminade, dans une déclaration, a affirmé qu’il partageait la colère du Havre et reconnaissait la nécessité d’un effort conséquent d’investissement dans les infrastructures.

    port du havre

    Et en guise de réponse au plan stratégique présenté par l’Union maritime et portuaire (UMEP) voici notre analyse et quelques pistes de solution.

    guillaume gouffier

    Guillaume Gouffier, seigneur de Bonnivet, amiral de France, né probablement vers 1482, fut l’un des principaux conseillers de François Ier et ami de Léonard de Vinci. (Dessin de Jean Clouet)

    Alors qu’on s’apprête à célébrer ce 7 février le 500e anniversaire de la cité et du port du Havre, le premier port français pour les conteneurs craint « d’être rayé de la carte maritime mondiale » écrit Le Monde.

    Dans ses vœux de nouvelle année, le maire LR du Havre, Édouard Philippe, a rappelé qu’en 1517, François 1er était devant un choix cornélien : ériger « sa » nouvelle capitale à Romorantin ou répondre aux besoins géostratégiques de son époque en créant un port fortifié dans l’estuaire de la Seine ? S’il n’existe aucune preuve directe que Léonard de Vinci ait été dépêché pour fonder le Havre, c’est à son ami l’amiral Guillaume Gouffier de Bonnivet que le roi confie cette mission.

    En tout cas, aujourd’hui, il y a péril en la demeure, martèle Michel Segain, le président de l’Union maritime et portuaire du Havre (UMEP), qui, le 5 janvier, a présenté son « plan stratégique à 2050 » pour éviter le naufrage. Et ce qu’il appelle un « véritable Plan Marshall » a été transmis pour discussion à l’ensemble des candidats à la présidentielle. Enfin, les infrastructures s’invitent au débat !

    Car si Le Havre reste le 2e port de commerce français, il perd du terrain par rapport à ceux d’Europe du Nord. En 1995, Le Havre traitait 1 million de conteneurs, Anvers 2 millions, et Rotterdam près de 5 millions. En 2016, le port français a vu passer quelque 2,5 millions de conteneurs. Une progression d’environ 150 % en 21 ans. Cependant, Anvers a, de son côté, annoncé fin décembre avoir franchi le cap des 10 millions, c’est-à-dire une progression de 500 % sur la même période, tandis qu’en 2016 Rotterdam dépasse largement les 12 millions de conteneurs par an, c’est-à-dire 5 fois plus que Le Havre.

    « La question de la marginalisation du Havre est posée », constate le géographe Antoine Frémont, directeur de recherche à l’Institut français des sciences et technologies des transports, de l’aménagement et des réseaux. Essayons de comprendre pourquoi et trouvons les remèdes que l’on pourrait y apporter.

    Un peu d’histoire

    port du havre en 1536

    Le port du Havre en 1536.

    Quand, le 7 février 1517, le roi François 1er ordonne la création du Havre pour « tenir en sûreté les navires et vaisseaux de nos sujets naviguant sur la mer océane », il répond à un double souci : d’une part la volonté de développer un établissement portuaire apte à répondre aux nouvelles perspectives du commerce international, transatlantique notamment ; d’autre part renforcer les moyens de défense de la région de l’estuaire de la Seine, très malmenée depuis environ 200 ans par les attaques et occupations anglaises.

    Toutefois, le site choisi est ingrat : c’est une étendue formée par la conjonction de cordons littoraux de sables et galets transportés par les houles et de dépôts d’alluvions fines, parcourus de canaux. Ces mêmes alluvions dont l’envahissement régulier sous l’action des marées n’a pas permis la survie des deux ports d’Harfleur et Leure, immédiatement voisins dans le temps et dans l’espace.

    Le programme des premiers aménagements, dont les objectifs restent d’une actualité brûlante pour aujourd’hui, comprennent :

    . la création d’un pertuis d’entrée à travers le cordon de galets pour un accès aux criques existantes qui constituaient l’embryon de l’avant-port et du futur bassin du Roy ;

    . la construction d’un quai de 64 m de longueur, de faible hauteur ;

    . un canal reliant le nouveau port à Harfleur et de là, à la Seine.

    Commencés en avril 1517, les travaux sont achevés en 1524, à l’exception du canal qui ne sera réalisé qu’au siècle suivant. Au cours du XVIe siècle se sont développées une enceinte fortifiée et une première citadelle. Ensuite, c’est au cours du XVIIe siècle que de nouveaux aménagements sont apportés sous l’impulsion de Richelieu et de Colbert. Une nouvelle citadelle est tout d’abord substituée à la première en 1627, dans la partie Est du port. Dans le bassin du Roy, toujours réservé à la Marine Royale, de nouveaux quais sont construits en maçonnerie ; le pertuis d’accès est équipé d’une écluse en 1667-69. Un arsenal y est créé en 1669. On y construira plusieurs centaines de navires jusqu’en 1823.

     

    Colbert et Vauban: le prjet de canal pour relier le port du Havre au vieux port d’Harfleur puis à l’intérieur de l’estuaire de la Seine

    canal du havre projet

    Enfin, c’est en 1669 que Colbert et Vauban inaugurent le canal reliant le port du Havre et le port d’Harfleur. Il doit contribuer à l’assainissement des emprises traversées, à l’alimentation des bassins de chasse et permettre l’implantation d’industries desservies par voie d’eau.

    Le « canal Vauban » sera remplacé, dans le cadre du Plan Freycinet en 1887, par le canal de Tancarville de 25 km qui permet aux marchandises en direction de Paris d’éviter l’estuaire de la Seine. Venu compléter le chemin de fer arrivé au Havre en 1847, le canal assure un accès à la Seine et donc une articulation avec l’hinterland (l’arrière-pays, c’est-à-dire aussi bien Rouen et Paris sur la Seine que l’Oise).

    Ensuite, c’est à la veille de la Révolution qu’avec le plan Lamandé (1787) une nouvelle extension du port est entreprise. Vers 1800, non sans raisons, le premier consul Bonaparte considère Le Havre comme « le port de Paris » et affirme que Paris, Rouen et Le Havre ne forment « qu’une seule ville dont la Seine est la grande rue ».

    Jusqu’à la fin du XVIIIe siècle, Le Havre servira des objectifs militaires nationaux et son activité portuaire et marchande ne prendra son élan qu’au gré du développement du port de Rouen où s’organise le commerce des grains : avec le déclin des ports d’Harfleur et de Leure, les armateurs et négociants rouennais sont de plus en plus tributaires d’un avant–port sur l’estuaire, où les navires de plus de 180 tonneaux ne pouvant remonter la Seine peuvent transborder leurs marchandises.

    grosse tour du havre

    De 1825 à 1865, la capacité moyenne des navires a plus que doublé, avec l’apparition dès 1816 de petits navires à vapeur. Du café, du cacao, du bois, des peaux et du sucre y arrivent du Brésil et des colonies françaises. Premier port baleinier en 1825, on y arme également à la pêche à la morue à Terre-Neuve et durant les années 1815-1850, une quinzaine de négociants persistent à armer à la traite négrière alors qu’elle était illégale.

    À la fin du XIXe siècle, le commerce du Havre repose sur les céréales dont le riz, le charbon, les bois pour la construction et l’ébénisterie, les extraits tinctoriaux, le coton, le café, les huiles de pétrole, les oléagineux, tissus de coton et de soie, les métaux dont le cuivre et le nickel, le sucre, le tabac, le cacao, la laine, le poivre, le caoutchouc et les cuirs. Chaque filière amènera sa main d’œuvre spécialisée, ses équipements et ses besoins logistiques. Si le premier bassin aux pétroles est ouvert en 1926, les hydrocarbures représenteront 64 % des importations du port en 1938.

    Comme le disent fièrement certains dockers du Havre aujourd’hui : « on alimente toute la France ! »

     

    Les causes du déclin

     

    infographie

     

     

    Dans un article précédent, nous avons résumé les causes plus générales du déclin des ports français mises en lumière par les derniers rapports parlementaires : absence de vision, cacophonie administrative, désengagement financier de l’État, sous-investissement chronique dans les infrastructures de transport ferroviaires et fluviales, contraintes normatives absurdes, etc. Elles montrent bien que ce qui inquiète, n’est pas ce que font « les autres » (Anvers, Rotterdam, Hambourg, Barcelone, etc.), mais ce que « nous » ne faisons pas.

    Après avoir fait le constat que « pour les conteneurs, le Port d’Anvers est aujourd’hui le premier port alimentant Paris », le président de l’UMEP regrette que soit lancée la construction du Canal Seine Nord Europe, projet qu’il estime avoir été imposé par l’action de puissants lobbies opérants à Bruxelles.

    Comme d’autres professionnels, il craint que, sans investissements majeurs dans les équipements portuaires du Havre, le chantier d’un canal de 107 km reliant le bassin de la Seine avec celui de l’Escaut, pose immédiatement « le risque majeur de voir les volumes de conteneurs siphonnés par les ports du Nord » et « profitera majoritairement à nos concurrents belges et hollandais ».

    En 1972 Le Havre inaugurait l’écluse François 1er (voir carte ci-dessous), à l’époque la plus grande du monde. L’ouvrage, long de 400 mètres et large de 67 mètres, relie la darse de l’océan, le grand canal, le canal Bossière et dessert le centre roulier, ainsi que l’ensemble de la zone industrielle du Havre. Aujourd’hui, suite à un investissement de 382 millions d’euros, c’est une écluse d’Anvers qui tient le record.

    plan du port du Havre

     Carte actuelle du port du Havre. En bleu pâle, le projet de raccordement du Grand canal avec le canal de Tancarville.

    Triumvirat et massification

    Techniquement, profits obligent, nous sommes devant la massification à l’extrême de la charge. Rêvant de lendemains qui chantent, les armateurs se sont lancés dans une course folle au gigantisme. La taille des porte-conteneurs a doublé en dix ans ! Une stratégie délibérée qui a permis de réduire fortement les coûts de transport. « De loin, tous les gros-porteurs se ressemblent, mais il y a 20 à 30 % de différence de coûts entre un bateau de 14 000 conteneurs et un autre de 18 000 », confie un connaisseur. Ainsi, faire venir aujourd’hui un téléviseur depuis la Chine ne coûte en moyenne que 5 dollars, car les bateaux toujours plus gros créent des économies d’échelle considérables.

    Or, avec le « Projet 2000 », Le Havre s’est doté d’un terminal de conteneurs en mer profonde capable d’accueillir des porte-conteneurs de 400 mètres de long de type « post-panamax ». L’un d’eux, le CMA CGM Bougainville est long de 398 mètres (à titre de comparaison : la tour Eiffel fait 313 mètres) pour 54 mètres de large : sa surface est équivalente à environ celle de quatre terrains de football. Il peut contenir 17 722 conteneurs.

    porte conteneur géant

    MSC Oscar, le plus grand porte-conteneur du monde fréquente sans problème le port du Havre. (Crédit : mer et marine )

    Cependant, comme le note l’UMEP, « pour assurer un taux de remplissage de leurs géants des mers, les armateurs poursuivent leur concentration au sein d’un nombre d’alliances de plus en plus restreint. Ainsi, entre l’Asie et l’Europe, ils ont articulé leurs schémas opérationnels sous la forme de trois grandes alliances, qui leur permettent de charger les conteneurs sur les navires de leurs partenaires ».

    Au niveau du trafic des conteneurs, l’alliance 2M des deux plus grand armateurs Maersk (15,4 %) et l’italo-suisse MSC (13,5 %) domine. Juste derrière, Ocean Alliance où l’on retrouve le français CMA CGM (11,3 %) allié au chinois Cosco.

    Dans les faits, c’est ce triumvirat de tête qui impose sa loi et choisit les ports dans lesquels s’arrêteront ses porte-conteneurs de taille mammouth. Et c’est à chaque port d’attirer les puissants !

    Seulement, comme le souligne le plan stratégique de l’UMEP, « cette concentration des mouvements sur un même espace portuaire oblige (…) à l’accroissement des parts modales ferroviaire et fluviale pour garantir fluidité et respect de l’environnement ». Or, à ce jour, c’est 87 % des mouvements entrée/sortie du port du Havre qui passent par le mode routier créant des énormes goulots d’étranglement.

    Sans cette écluse, tout s’écroule !

    chatière sur port 2000

     Sur ce dessin visualisant le projet Port 2000 figure le chenal et l’écluse (en bas), jamais construits, reliant les terminaux de conteneurs de Port 2000 à la Darse de l’Océan (à droite) reliée au canal de Tancarville.

    Pour le fluvial, souligne le plan stratégique de l’UMEP, le problème est que « le Port du Havre et ses principaux terminaux à conteneurs situés sur Port 2000 ne sont pas reliés à la Seine et donc pas accessibles aux transports fluviaux classiques et notamment aux [barges] pousseurs ».

    Pourquoi ce vice de fabrication ? « Le canal reliant le bassin de la Darse de l’Océan [voir carte] à Port 2000 n’a jamais vu le jour, alors qu’il était demandé par les opérateurs de manutention dès la conception de Port 2000 et qu’il avait été inscrit dans le projet initial. [voir dessin du projet] »

    En 2006, suite à l’inauguration de Port 2000, Christine Leroy, écrivant dans L’Usine Nouvelle, disait tout haut ce que tout le monde savait et ce qui s’avère malheureusement exact aujourd’hui : « Sans cette écluse, tout s’écroule » 

    « Le ministre Dominique Perben a dévoilé son dimensionnement : l’écluse de Port 2000 mesurera 135 mètres sur 15,5 mètres. Elle laissera passer simultanément deux barges ou un navire fluvial côtier de cinq conteneurs de front, l’équivalent de 250 semi-remorques d’un seul coup ! Il ne reste plus qu’à trouver les financements correspondants. Quelque 166 millions d’euros à réunir… Le ministre a chargé officiellement le préfet de la région Haute-Normandie ‘de trouver le maître d’ouvrage le mieux adapté et de faire des propositions pour son financement. Le port du Havre joue gros. (…) Sans écluse, tout s’écroule. Faute de passage entre le canal de Tancarville et les nouveaux quais, des centaines de milliers de conteneurs devront être transférés sur le réseau routier déjà congestionné entre Le Havre et Paris. De quoi décourager les compagnies maritimes, souvent soumises à la loi du juste-à-temps, de faire halte à Port 2000, souligne-t-on au sein de l’AUTF » (Association des utilisateurs du transport de fret).

     

    Neuf ans plus tard, 30 décembre 2015, le même journal relève que :

    « Dominique Perben, ministre des transports avait bien annoncé en 2006 la construction d’une écluse à grand gabarit. Mais celle-ci jugée trop chère, avec un coût estimé de 166 millions d’euros, n’a jamais vu le jour. Quant au système de ‘chatière’ [mécanisme d’ouverture dans la digue Sud du port donnant, à tout type de navire fluvio-maritime et par tout temps, l’accès permanent aux terminaux] (Carte), qui coûterait environ 100 millions d’euros, permettant à des barges fluviales d’accéder aux terminaux de port 2000 par tout temps, il n’est qu’à l’étude.

    Au niveau fluvial

    Si nous partageons avec l’UMEP l’avis que cette écluse est de la plus haute importance, nous nous permettons d’y rajouter un autre projet bien connu qui nous semble de nature à compléter l’ensemble.

    écluses tancarville

     Félicitons-nous d’abord qu’un programme de travaux de modernisation des deux écluses de Tancarville (Carte) a été initié fin 2015 et prévu d’ici 2019, d’un montant de 15 millions d’euros.

    Ces écluses, qui assurent la jonction entre la Seine et le canal de Tancarville pour rejoindre le port du Havre, comptent environ 5000 passages annuels.

    Le chantier consiste d’abord à rénover l’ancienne écluse (qui date de 1890 et était en arrêt depuis deux ans…), puis la nouvelle écluse, datant de 1976, dont les derniers arrêts remontent à une quinzaine d’années.

    À cela, à notre avis, pour aller au-delà dans le sens de la fluidification des trafics fluviaux, il faudrait creuser la boucle permettant de relier le « grand canal du Havre » (Carte) [Qui se termine, pour l’instant, dans un cul-de-sac] au canal de Tancarville.

    A cela s’ajoute le fait que, avant même le lancement des travaux pour Port 2000, toute la zone industrialo-portuaire du Havre fut cadenassé par le décret n°97-1329 du 30 décembre 1997 signé Lionel Jospin et Dominique Voynet faisant de l’estuaire de la Seine une réserve naturelle… Bravo les artistes !

    zone natura 2000

     

    Dépeçage du fret ferroviaire

    Alors que nos responsables portuaires n’ont cessé de réclamer des infrastructures de fret ferroviaire pour pouvoir organiser un transport combiné et intermodal, c’est bien la SNCF et ceux qui en tiennent les rênes, c’est-à-dire les différents gouvernements de droite et de gauche, qui refusent de relever le défi. Privé de financements d’État à long terme et à bas taux, comme cela était possible avant le changement du statut de la Banque de France en 1973, la SNCF s’est endettée à des taux usuraires notamment pour lancer le réseau TGV.

     Depuis, pour payer les intérêts, tous les moyens sont bons pour faire du cash y compris la suppression des lignes non-rentables et le développement du transport routier par des filiales de la SNCF (Geodis, Géodis Calberson, c’est-à-dire le premier opérateur de messagerie et de transport express en France, etc.)

    FRET FERROVIAIRE à l'arrêt

    Vient ensuite l’ouverture à la concurrence, un désastre orchestré par la Commission européenne. L’État français, juge-t-elle, subventionne beaucoup trop Fret SNCF (la filiale marchandises de la SNCF, depuis la séparation des activités décidée dans les années 90 précisément pour préparer l’ouverture à la concurrence), ce qui barre la route aux fameux opérateurs privés. Puisque le monopole persiste, il s’agit d’une grave entrave à la concurrence !

     Comme le précise un article excellent d’Antoine Sturel posté sur le site alternatif Le vent se lève :

    En 2001, le fret ferroviaire est structurellement déficitaire en raison de politiques orientées vers la route depuis des décennies, mais reste relativement dynamique avec des volumes proches des plus hauts historiques. En fait, le fret est un secteur qui coûte de l’argent à l’État (les routes n’en coûtent-elles pas ?) mais permet d’éviter de nombreux camions sur la route (à l’époque 30 % du trafic routier) et les nuisances qu’ils entraînent. Il est aussi une forme de subvention à un réseau dense de petites industries souvent anciennes qui sont reliées par des « embranchements », parfois depuis plus d’un siècle. Souvent, leur destin est lié à celui de cette connexion au réseau ferré, comme le site de la Seita à Carquefou ou les eaux du Mont d’Or en Auvergne.

    Tout ceci est bien éloigné des préoccupations de la commission et de l’exécutif de l’époque : la saignée a été décidée et elle doit avoir lieu. Des pans considérables de l’activité sont stoppés net, des services trop peu rentables (trains courts) aux petites lignes trop chères à conserver. La filiale de transport de colis SERNAM est privatisée. C’est le plan Véron. Ses conséquences pour Fret SNCF vont s’avérer catastrophiques car des investissements massifs sont déjà en cours, et que la sous-utilisation du réseau et du matériel qui découle du plan se révèle ruineuse. Le trafic de Fret SNCF, en monopole, chute alors de 30 % entre 2001 et 2006, et les pertes deviennent abyssales.

    la catastrophe ferroviaire du fret

    Entre 2001 et 2014, la part modale du fret ferroviaire dans le transport de marchandises en France est passée dans le même temps de 17% à 9%, ce qui équivaut à des dizaines de milliers de camions en plus chaque année. 25 000 emplois ont été supprimés à la SNCF en dix ans, la SERNAM a abandonné complètement le rail pour la route et a fait faillite en 2012, avec 1500 emplois détruits depuis sa privatisation.

     

    Dépeçage du transport routier

    Si vous croyez que la mort du fret ferroviaire allait faire prospérer le transport routier, vous n’avez rien compris de la vraie nature de la finance folle qui nous dévore.

    Car :

    Tout en démantelant le transport ferré, les politiques européennes de déréglementation ont également dépecé le transport routier français de marchandises. Libéré à son tour d’insoutenables entraves à la concurrence, le transport routier sous pavillon français a vu son volume de trafic décrocher d’une base 100 en 2007 à 73 en 2015. De plus, la part de marché du transport français en Europe est laminée, autrefois très largement leader (proche de 50%), le camion français sur les routes européennes a quasiment disparu.

    Que s’est-il passé ? La réglementation européenne a autorisé le cabotage des transporteurs étrangers sur le sol français. En clair un camion polonais peut charger et décharger en France en s’affranchissant des règles et cotisations sociales françaises pendant 7 jours avant de devoir repasser par la Pologne (la Pologne a fait du transport routier international sa spécialité industrielle en quelques années). En parallèle, la commission européenne encourage les gros acteurs français du secteur à faire appel aux travailleurs détachés, là encore affranchis du régime social français, pour maintenir leurs marges.

    Les géants du secteur, qui ne sont jamais très loin des décisions bruxelloises, restent donc assez discrets car ils tirent sournoisement profit de la situation. L’émission d’Élise Lucet, Cash Investigation, a montré comment le transporteur GEODIS, filiale de la SNCF, supprimait des chauffeurs en France en ouvrant parallèlement des filiales en Roumanie, vouées à venir livrer des clients… français. Une délocalisation qui ne dit pas son nom. (…) Le résultat de ces politiques odieuses : des faillites quatre fois supérieures à la moyenne chez les transporteurs français, c’est à dire une hécatombe chez les plus petits d’entre eux ; une fraude sociale endémique et plus de 20 000 emplois supprimés en quelques années. Pourtant, l’explication donnée par nos gouvernants repose toujours sur un coût du travail trop élevé et un manque de compétitivité des entreprises françaises.

     

    On supprime les bus qui remplacent les trains…

     Et ce n’est pas terminé ! La prochaine étape ne concerne plus les marchandises, c’est l’ouverture à la concurrence du transport ferroviaire de passagers. La SNCF s’y prépare en ayant de plus en plus recours au car en substitution des trains sur les petites lignes, préfigurant leur fermeture. La loi Macron, promulguée à l’été 2015, participe également de cette dynamique. Elle est une libéralisation du transport de passagers par le transfert du rail vers la route en ouvrant des lignes de car privées en parallèle de lignes ferroviaires, ce que la réglementation interdisait jadis.

    Cela a eu pour conséquence immédiate la fermeture de nouvelles lignes de chemin de fer dans le Massif central en 2016. Le bilan en terme de créations d’emplois se révèle très médiocre, et il n’aura pas fallu attendre plus d’un an pour voir apparaître les premiers plans sociaux, avec la faillite de Mégabus. De plus, les prix sont en très forte augmentation et les compagnies ont déjà suspendu leurs liaisons les moins rentables. C’est ainsi qu’à Guéret, dans la Creuse, le bus qui a d’abord chassé le train est aujourd’hui, faute de rentabilité, supprimé à son tour….

    fret ferroviaire France Allemagne

     Fret ferroviaire : baisse en France, hausse en Allemagne

    Le fret n’a pas besoin de cette contre-publicité tant il est affaibli en France. C’est le seul pays d’Europe occidentale où il se soit ainsi effondré en une quinzaine d’années. Entre 2000 et 2013, le trafic a chuté de plus de 42 % en tonnes/kilomètres (tkm). Aujourd’hui, près de 90 % du transport de marchandises en France passe par la route.

    Cette situation a forcément contribué à affaiblir l’attrait du Havre par rapport à ses concurrents d’Europe du Nord. Lorsque les modes fluviaux et ferroviaires confondus représentent 15 % des modes d’acheminement sur Haropa (Ports du Havre, Rouen et Paris), ils peuvent monter jusqu’à 30 % sur les ports nord-européens.

    Il existe plusieurs explications, précise un expert. Tout d’abord, le mode routier est un mode performant et plus souple. Pour le ferroviaire, le sujet est plus complexe. Il y a la qualité des sillons [plages horaires vendus par la SNCF pour faire circuler des trains] qui entre en jeu, mais aussi la capacité des trains de fret à pouvoir circuler. Pour réserver un sillon par exemple, il faut s’y prendre à l’avance car le service voyageur de la SNCF passe toujours avant le fret. Et ce service voyageur est très dense sur l’Île-de-France. Les travaux de rénovation des voies ferrées se font souvent la nuit, en dehors des heures de passage des trains de voyageurs, à une heure où sont censés circuler les trains de fret. Là encore ça pose problème… Le système est à la fois rigide et congestionné. Le fret ferroviaire, c’est un peu le parent pauvre en France.

    En 2007, près du quart du fret ferroviaire de l’UE est à mettre à l’actif de l’Allemagne : 107 milliards de tkm sur les 395 milliards de tkm dans l’UE recensés en 2006. L’Allemagne se place ainsi au premier rang devant la Pologne (44,3 Mrd de tkm) et la France (40,9 Mrd de tkm).

    « Le transport de marchandises et la logistique constituent une base importante de notre prospérité, mais dont la portée est rarement estimée à sa juste valeur », précisait en 2008 le ministère allemand des Transports dans son livre blanc sur le trafic des marchandises et la logistique. Cette dernière est en effet l’activité sur laquelle repose l’ensemble de la structure économique allemande. Selon les estimations du groupe de travail « Technologies des services de Logistique » (ATL) de l’Institut Fraunhofer qui a collecté les données éparses et partielles à diverses sources, ce secteur se situe en 3e position en termes de chiffre d’affaires dans la structure économique de l’Allemagne, au même rang que la construction mécanique (170 M€ en 2004) et après l’industrie automobile (285 M€) et le secteur de la santé (250 M€).

    Ainsi, alors qu’on l’a abandonné en France, en Allemagne ce secteur génère 2,5 millions d’emplois directs, auxquels il faut ajouter un demi-million d’emplois indirects.

    logistique AXE SEINE la chienlit du fret ferroviaire

    Jean-Louis Le Yondre, le président du Syndicat des transitaires et commissionnaires en douane du Havre, s’interroge sur la capacité de la SNCF à « modifier son organisation pour répondre au marché ». Celle-ci est impliquée dans la rénovation de la ligne de fret ferroviaire Le Havre-Paris, dite « ligne Serqueux-Gisors » [permettant de contourner Rouen et le centre de Paris], ligne qu’elle vient d’aménager pour les TER…

    Et lorsque les officiels du Havre ont interpellé François Hollande, en déplacement au Havre le 6 octobre, sur la question, le chef de l’Etat a cyniquement répondu : « Il faut que la SNCF fasse son travail. »

    À sa décharge, le projet de modernisation de Serqueux-Gisors, que le port du Havre réclame depuis plus de quinze ans, est bloqué du fait de la mobilisation des communes du Val-d’Oise opposées à une intensification du trafic. L’enquête publique qui aurait dû débuter en septembre 2016 a été repoussée, le préfet du Val-d’Oise n’ayant pas signé l’arrêté d’ouverture d’enquête publique…

    Il est évident pour nous que pour parer à l’immédiat, l’aménagement de cette ligne est d’une extrême urgence. À terme, c’est la « séparation des flux » (voyageurs et marchandises) qu’il faut mettre en œuvre.

     

    Le projet de l’UMEP

     Les solutions avancées par le projet stratégique de l’UMEP se déclinent en trois volets :

    • Phase 1 : à court terme : 850 millions € pour en priorité « la chatière », l’électrification du tronçon Serqueux-Gisors et l’achèvement des postes 11 et 12 de port 2000 ;
    • Phase 2 : à moyen terme : 1,743 milliard € pour l’extension de la ligne de fret ferroviaire au nord d’Amiens direction Allemagne ; extension de Port 2000 ; refonte du Port intérieur et réalisation du prolongement du Grand Canal ;
    • Phase 3 : à long terme : 10 à 15 milliards pour la réalisation (par la SNCF) de la Ligne Nouvelle Paris Normandie pour les voyageurs [permettant ainsi de libérer les voies anciennes pour le fret ferroviaire].

    Ce que nous en pensons ? Si nous sommes favorables à la réalisation de la chatière (100 Mio€) et à l’électrification du tronçon Serqueux-Gisors que comprend la phase 1, nous pensons qu’on doit en même temps entreprendre la réalisation de la fameuse écluse (166 millions) reliant la Darse de l’Océan avec le Port 2000. Ne pas la faire, c’est de se priver de la solution la plus efficace.

    La phase 2 se justifie pleinement par rapport à tous ce que nous venons d’aborder sous condition que le Canal de Tancarville et ses écluses puissent réellement fonctionner comme un canal à grand gabarit performant.

    Pour la phase 3, nous pensons qu’il existe une alternative crédible. Il faudrait immédiatement financer une étude de faisabilité d’une ligne aérotrain nouvelle génération reliant Paris au Havre en reprenant les études déjà réalisées sur ce trajet par les équipes de l’ingénieur Jean Bertin. Étant donné que l’on pourrait pour une bonne partie l’ériger sur pylônes sur la berme centrale de l’autoroute A13, son coût sera au moins cinq fois inférieur à la LNPN que propose la SNCF.

    supertrain

     On aurait pu y penser avant : la construction d’une voie d’aérotrain nouvelle génération sur pylônes, reliant en moins d’une heure Le Havre et Paris, permettrait de libérer les voies ferroviaires classiques pour le fret.

    Avec le recul, on constate l’énorme erreur qu’a constituée l’abandon de l’aérotrain. En effet, en faisant appel à cette technologie révolutionnaire, la SNCF aurait pu reconvertir une partie de son réseau classique en réseau de fret et prendre de l’avance sur le reste du monde…

     

    Illusion européenne

    plan marshall pour le Havre

    Quant à l’ambition de l’UMEP de pouvoir obtenir des financements européens pour son plan (315 M€ de prêts bonifiés du Fonds Juncker, Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MEI, 33,2 M€), vu la faillite morale, économique et financière des institutions européennes et de la monnaie unique, nous pensons qu’il est illusoire de penser pouvoir compter dessus.

    Nous avons détaillé ailleurs de quelle façon la réforme du crédit et du système bancaire que préconise le candidat Jacques Cheminade peut nous libérer de cette occupation financière qui, en le privant des investissements essentiels, empêche le port du Havre de se projeter avec sérénité dans l’avenir.

    À nous de ressusciter ensemble une volonté politique en faveur d’une politique qui a fait ses preuves sous François 1er, le cardinal de Richelieu, Jean-Baptiste Colbert et Charles de Freycinet lorsqu’ils ont mis le crédit et l’argent au service, non pas des bulles spéculatives, mais au service d’une économie réelle et en particulier des grands projets d’infrastructures de génie civil.


    L’auteur: Karel Vereycken

    Rédacteur et directeur de publication de Nouvelle Solidarité, le bimensuel de S&P. Anti-malthusien, il réclame une camisole pour la finance folle (Glass-Steagall Act), défend une nouvelle révolution verte contre la famine et promeut les grands travaux, les arts et la science : exploration océanique et spatiale, nucléaire du futur (neutrons rapides, thorium, fusion) et transports efficaces (fluvial, aérotrain, naviplanes). Fondateur de l’Asbl. belge Agora Erasmus.

    « Le parti a pour objet de combattre, en France et dans le monde, pour la paix par le développement économique et l’égalité des chances et contre l’usure financière et les idéologies du sol, du sang et de la race. Il défend pour chacun et entre les peuples le progrès matériel, intellectuel et moral. A cet effet, il participe à la vie politique de notre pays, notamment lors des échéances électorales. Il peut apporter son soutien politique et financier à des partis et associations dont l’objet concorde avec celui-ci. »

    Commentaire de Florestan:

    Nous partageons en tout point cette analyse complète et lucide concernant l’avenir compromis du grand port maritime normand qui nous est cher. Mais qu’il faille la lire sous la plume d’un compagnon de route du mystérieux Jacques Cheminade en dit long sur l’effondrement de nos élites dirigeantes françaises ou sur l’absence de pilotage politique de cette urgence.

    Non… Ce texte n’est pas signé par Edouard Philippe qui fait le plumitif oisif dans les pages incertaines du journal de Monsieur Joffrin. Mais par… Karel Vereycken que nous saluons pour ce bel exercice de lucidité normande !

     
  • Fabienne BUCCIO préfète PROVISOIRE: » je serai au service de la région aussi longtemps que le gouvernement le voudra… »

    Fabienne BUCCIO est, depuis peu, la nouvelle préfète des Normands. Elle vient du Nord où elle a dû gérer le très difficile dossier humain (on ne dira pas humaniste) de la « jungle » de Calais. Elle connaît déjà la Normandie pour avoir été préfète de l’Eure, de l’Orne et sous-préfète du Calvados à Bayeux: la Normandie c’est bien pour démarrer dans la préfectorale. Mais pour y finir sa carrière…

    On lira donc l’article convenu suivant proposé par Normandie Actu. L’article est sans aucun intérêt. Mais ce n’est pas la faute du journaliste. Le manque d’intérêt pour la Normandie vient de l’Etat lui-même qui nous impose sa valse des casquettes et des bicornes tous les deux à trois ans alors que notre Normandie a besoin d’avenir. On retiendra, néanmoins la phrase qui clot l’article: un bel aveu de Fabienne BUCCIO, nouvelle préfète de Normandie. Pendant combien de temps?


     

    http://www.normandie-actu.fr/normandie-accueille-nouvelle-prefete-fabienne-buccio-veut-assurer-continuite-nicole-klein_258457/comment-page-1/#comment-293395

    La Normandie accueille sa nouvelle préfète : Fabienne Buccio veut

    « assurer la continuité »

    Lundi 6 mars 2017, la région Normandie et le département de Seine-Maritime ont accueilli une nouvelle préfète. Fabienne Buccio remplace Nicole Klein et veut assurer une continuité.

    Mise à jour : 06/03/2017 à 16:39 par Amandine Briand

    (photo : A.B/Normandie-actu)

    Fabienne Buccio, 57 ans, est la nouvelle préfète du département de Seine-Maritime et de la région Normandie. (photo : A.B/Normandie-actu)

    La Normandie a désormais une nouvelle préfète. Après le départ de Nicole Klein, vendredi 3 mars 2017, les services de l’État ont accueilli leur nouvelle représentante en région. Fabienne Buccio, jusqu’alors préfète du Pas-de-Calais, à Arras, prend ainsi en charge la préfecture de Seine-Maritime et celle de la Normandie réunifiée.

    Lundi 6 mars, face à la presse et après avoir procédé au très protocolaire dépôt de gerbe sur la place Carnot, à Saint-Sever, la nouvelle préfète de région s’est dite « heureuse de revenir dans cette région » où elle a débuté dans les années 1990, « d’abord comme directrice de cabinet du préfet de l’Orne, puis comme sous-préfète de Bayeux (Calvados) et enfin, comme préfète du département de l’Eure ».

    La Normandie, un territoire connu

    Revendiquant un parcours « un peu atypique », la préfète est entrée dans l’administration comme attachée de préfecture, avant de « gravir les échelons les uns après les autres, en passant les concours », loin du traditionnel schéma Sciences Po, ENA (École Nationale d’Administration), fonction publique.

    Loin d’être étrangère aux problématiques de la région, Fabienne Buccio a dit « vivre comme un avantage le fait d’avoir servi dans trois départements de la région » et fait part de sa volonté de s’inscrire « dans la continuité du travail effectué par Nicole Klein ».

    > LIRE AUSSI : Départ de la préfète : Nicole Klein raconte son « année très mouvementée » en Normandie

    Parmi les dossiers déjà sur son bureau, la ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN), l’avenir du Mont-Saint-Michel, l’éolien en mer ou encore, la réorganisation des préfectures. « Il y a des dossiers départementaux et d’autres qui auront des conséquences pour l’ensemble de la région », précise Fabienne Buccio, qui prévoit déjà de rencontrer, plusieurs fois par mois, ses homologues des quatre autres départements de Normandie.

    La femme d’État, très marquée par le démantèlement de la « Jungle » de Calais, un dossier « exceptionnel en intensité » qui a marqué son passage dans le pas-de-Calais, a par ailleurs annoncé qu’elle se rendrait auprès des migrants transférés en Normandie au moment du démantèlement de la « Jungle ».

    Même si j’ai adoré le défi qui était devant nous, je pense que jamais plus je ne rencontrerai des situations comme celle que j’ai vécue, a souligné la préfète. La page est tournée.

    Pas question de reproduire en Normandie, la politique menée dans le Pas-de-Calais. « Chaque département a sa façon d’être et c’est aussi à moi de m’adapter à ce qui est déjà en route dans ce département. Et je dois le faire vite. »

    > LIRE AUSSI : Menace terroriste et afflux de migrants : le port de Caen-Ouistreham renforce sa sécurité

    Le risque terroriste, le « dossier des dossiers »

    Migrants, projets régionaux, problématiques départementales… au-delà des dossiers en cours transmis par Nicole Klein, Fabienne Buccio n’oublie pas « le dossier des dossiers » : le risque terroriste.

    Dans une interview accordée à Normandie-actu avant son départ, Nicole Klein avait en effet avoué qu’en Normandie, le problème de la radicalisation n’était « pas résolu », confiant qu’il y avait « des raisons d’être inquiet », notamment vis-à-vis de la région havraise, à surveiller « avec une vigilance particulière »

    > LIRE AUSSI : Radicalisation et terrorisme en Seine-Maritime : « Il y a des raisons d’être inquiet »

    Pour celle qui lui succède, le dossier reste plus que jamais d’actualité. « On est en plein dans les fonctions régaliennes de l’État. La sécurité est une fonction essentielle. Dans tous les départements, c’est vraiment notre fil rouge. Les élus ont également pris conscience du fait que l’on ne pouvait plus faire les choses comme avant. Chaque manifestation nécessite une vigilance particulière. »

    En ligne de mire notamment, les 500 ans du Havre, un anniversaire exceptionnel pour lequel plusieurs événements seront organisés tout au long de l’année dans la ville du Havre et qui fera l’objet d’un important dispositif de sécurité.

    > LIRE AUSSI : Grand format. Un été au Havre 2017 : des rendez-vous grandioses pour les 500 ans de la Ville

    Malgré une nomination plutôt inattendue, Fabienne Buccio a affirmé sa volonté de fédérer autour d’elle. « La force indiscutable de l’État, c’est de pouvoir rassembler », a-t-elle ainsi commenté. Et de conclure : « Je suis la pour servir. Je n’ai pas choisi le département et vous ne m’avez pas élue mais je serai au service de la région aussi longtemps que le voudra le gouvernement ».

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  • La NORMANDIE: TERRE SECULAIRE de la PAIX, de la LIBERTE, du DROIT et de la JUSTICE

    Hervé MORIN va prochainement nous proposer la préfiguration du grand événement international qu’il souhaite pour faire rayonner la Normandie sur ses valeurs et son patrimoine le plus fondamental: la paix, la liberté mais aussi le droit et la justice.

    Le souvenir du Débarquement sur nos plages et du bombardement de nos villes en 1944 pour la Libération de l’Europe de l’enfer nazi et le retour à la démocratie et à l’état de droit, justifie amplement cette ambition normande qui n’est pas une prétention. Car, comme vous le savez pour en avoir parlé souvent sur l’Etoile de Normandie, le rapport de l’histoire normande à la paix, à la liberté, au droit et à la justice est très ancien.

    On peut même dire que la question d’établir la paix sociale par le droit et la justice est le PROJET FONDATEUR NORMAND il y a plus de 1000 ans maintenant, avec l’intégration des Hommes du Nord aux populations gallo-franques de l’époque et l’idée de rétablir l’antique province ecclésiastique de Rouen ainsi que l’intérêt général incarné dans une coutume juridique forte qui sera le premier « bloc constitutionnel » de droit écrit (à la fois droit privé et droit public) à réapparaître en Europe occidental à la fin du XIe siècle après l’échec de rétablir le droit public romain sous son dernier avatar carolingien dans une société civile ayant basculé dans la privatisation générale de la Féodalité.

    On peut être authentiquement fier de cette originalité singulière de la Normandie, matrice en Occident de l’Etat de droit moderne avec des ducs qui se présentèrent moins comme des chefs de guerre ou des conquérants (ce qu’ils furent bien sûr) que comme des législateurs et des restaurateurs du droit au point de fonder, face à la tradition impériale romaine d’un droit public soumis à l’autorité de l’Etat au nom de l’intérêt général, l’autre grande tradition occidentale du droit public:

    Une autorité souveraine de l’Etat respectueuse de l’autonomie du droit public et privé au service d’une société civile autonome vis-à-vis de l’Etat. De cette graine normande est sortie toute la grande tradition occidentale du libéralisme politique qui s’est épanouie en Angleterre, puis, plus tard outre Atlantique.

    L’identité normande est donc un monument aussi durable que la pierre de nos grandes églises et châteaux: c’est un patriotisme juridique au service de la paix, de la liberté, du droit et de la justice.

    La Normandie a donc fondé un bon morceau de la civilisation occidentale et ça ne date pas de 1944.

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    La chapelle « Sainte Paix » située tout près de la gare de Caen: le monument le plus ancien de la capitale régionale normande, commémorant le concile de 1047 imposant la « Paix du duc ».

    Ce monument insigne et totalement méconnu des Caennais et des Normands, ne servant strictement à rien, pourrait être transformé en Mémorial de la Paix contemporaine. Avec, à l’intérieur, les noms des citoyens, personnalités ou organismes acteurs et défenseurs d’une paix si menacée aujourd’hui…

    On pourrait, par exemple, remonter à … 1047 !

    Car alors que le Conseil régional de Normandie va nous convier prochainement à un grand colloque à Caen sur la paix internationale alors que les menaces de guerre montent à nos frontières (alors qu’il faudrait faire de la Russie un partenaire), alors que certains dirigeants crépusculaires ont l’idée folle de reconstruire le projet européen en nous ressortant le pale fantôme de la Communauté européenne de Défense rejetée par le parlement français en 1954, alors que nous avons à accueillir des milliers de réfugiés et que nos politiques publiques de coopération et de co-développement sont au plus bas sans parler de la menace qui pèse directement sur nos intelligences avec la xénophobie aux portes du pouvoir dans plusieurs pays européens…

    1047? Eh oui! ce fut à Caen.

    http://www.persee.fr/doc/annor_0003-4134_1959_num_9_3_4423

    Un concile d’évêques, dont on va fêter cette année le 970ème anniversaire, réunis par le jeune duc Guillaume encore « bâtard » et pas encore « conquérant » décide d’imposer en Normandie le principe de la « Trève de Dieu ». Mais en Normandie, cette initiative portée par l’Eglise depuis le célèbre appel de Gerbert d’Aurillac (alias Sylvestre II le pape de l’an Mil) consistant à interdire la violence des seigneurs de la guerre féodale, se laïcise pour devenir la « paix du duc » imposant un droit public interdisant, pour la première fois en France, le port des armes sur la voie publique…

    La Normandie, où la « chose publique » (République) imposée par le duc: on est au commencement d’une aventure collective dont nous pouvons être légitimement tous très fiers.

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    Commentaire de Florestan:

    Belle initiative, à la hauteur de l’héritage et du destin de la Normandie, portée avec conviction par Hervé Morin. Où l’on voit que ce qui peut se passer « en régions » est plus stimulant pour l’esprit que ce qui peut se passer à Paris à l’occasion d’une déplorable campagne électorale pour des présidentielles plus qu’incertaines quant à l’avenir de certaines valeurs qui font pourtant la fierté des Normands. Je ne sais pas comment Monsieur Morin gère cette contradiction. C’est son affaire !

     
  • Laurent BEAUVAIS: Emmanuel MACRON, un mauvais candidat pour la Normandie

    Nous avions ici même rappelé que les choix, enfin un peu moins flous, d’Emmanuel MACRON en matière de grandes infrastructures de transports et d’aménagement du territoire risquent de nuire à l’avenir de la Normandie:

    1) Confirmation du projet de Canal Seine Nord Europe pour relier directement l’Ile de France à la densité logistique et commercial de l’hinterland des grands ports de la Rangée Nord-européenne au risque de destabiliser un AXE SEINE normand qui manque de performance en terme de logistique terrestre.

    2) Confirmation du projet pharaonique et inutile de liaison ferroviaire en tunnel de base entre Lyon et Turin au risque d’amplifier l’effet d’éviction financier sur tous les autres projets d’infrastructures: d’ailleurs, Macron, en est parfaitement conscient puisqu’il dit que les autres projets ne pourront se faire. « On ne peut pas faire des lignes à grande vitesse ou des aéroports partout » a-t-il précisé récemment dans la presse. La Ligne Nouvelle Paris Normandie part définitivement dans les limbes avec Macron.

    3) Conception hyper-métropolitaine de l’aménagement du territoire: les territoires ruraux doivent être « reliés au mieux à la métropole » a précisé l’ancien banquier ministre de François Hollande. Pour la Normandie, traduisons: la métropole de la banlieue normande c’est Paris. Il faudra améliorer les liaisons. Mais une ligne de grande banlieue ne saurait être une grande ligne, a fortiori, nouvelle et à grande vitesse.

    La Normandie et son économie maritime, tout comme l’idée d’un aménagement du territoire alternatif à la centralisation métropolitaine (par ex: en réseau régional de villes) ou encore, l’avenir de la décentralisation (approfondissement « girondin » ou retour à une centralisation « jacobine ») sont dans un véritable angle mort conceptuel au cours de cette campagne électorale des présidentielles aussi exceptionnelle par ses enjeux historiques qu’elle est déplorable dans son actualité médiatique débridée…

    A ces objections normandes à l’illusion Macron, ajoutons celles, fort pertinentes, que vient de faire Laurent BEAUVAIS, l’ancien président de la région Basse-Normandie, après avoir assisté, par curiosité civique, au meeting d’Emmanuel Macron samedi 4 mars 2017 à Caen: elles touchent un autre point stratégique pour l’avenir de notre région, à savoir l’université, l’enseignement supérieur et la recherche…


     

    reunion-publique-avec-laurent-beauvais

    http://www.laurent-beauvais.fr/enseignement-superieur-recherche-le-programme-de-macron/

    Enseignement supérieur /recherche : le programme de Macron ne me semble pas très bon pour la Normandie

    Les propositions d’Emmanuel Macron sur l’enseignement supérieur et la Recherche ont été rendues publiques cette semaine avec le reste de son programme . Ce ne sont pas celles qui ont retenu le plus l’attention des médias. Il m’intéresse beaucoup de les commenter pour alimenter le débat sur ce domaine que tout le monde s’accorde à trouver prioritaire mais en y mettant des contenus forts différents d’un registre à l’autre  de l’échiquier politique. 

    https://en-marche.fr/emmanuel-macron/le-programme/enseignement-superieur-recherche

    Ces propositions sont franchement inspirées  du modèle anglo-saxon tel qu’il se pratique aux États Unis par exemple . Elles pourront être qualifiées de franchement  « libérales » ( je n’aime pas ce terme trop connoté ) et  je pense que Valérie Pecresse, ancienne ministre, va en rougir d’envie . Mais il est vrai que la situation actuelle n’est pas satisfaisante dans le monde universitaire et scientifique . Le gouvernement a mené une politique de l’enseignement supérieur et de la recherche souvent sans âme et toujours sans assez de moyens . Le terme de  « révolution «  ( titre de l’ouvrage d’Emmanuel Macron ) convient tout à fait en la circonstance . 

    Je retiens des propositions du candidat  « En Marche » par exemple l’affirmation du renforcement de l’ autonomie des universités . C’est un point essentiel. Mais la proposition de favoriser des recrutements directs d’enseignants et d’instaurer des modes de gouvernance simplifies, va amener des débats  féroces avec les syndicats  .  Cette autonomie doit être développée à partir de modes de financements nouveaux. Le candidat Macron évoque des pistes du type public/privé ! Ce n’est pas franchement engageant mais il se tait sur la question des droits d’inscription . 

    Cette autonomie voulue pour des universites  « de niveau mondial » ( rien que cela ! ) est assortie de la quête de  « l’excellence » , tant en matière de formations supérieures que de recherche . C’est un point qui me trouble car excellence veut dire à la fois compétition entre établissements et sélectivité en matière scientifique . Je ne pense pas que ce modèle soit bon. Macron l’évoque pensant au dispositif parisien qui ne peut servir de modele. En Normandie il sera perturbateur. Il ne faut pas fusionner les 3 universites de Caen, du Havre et de Rouen. Les propositions de Macron peuvent saper en effet les fondements d’un service pour tous les publics, tous les territoires et pour tous les types de connaissances.

    Evidemment l’innovation est placée au cœur de la problématique proposée par le candidat. Tous les lieux communs sont présents à ce titre comme dans le discours d’Herve Morin. Je m’attendais cependant à ce qu’il fasse une place aux Regions dans leurs nouvelles responsabilités économiques. Je n’ai hélas rien vu.

    Tout aussi évidemment il place le réchauffement climatique et la transition environnementale comme domaines majeurs à soutenir . Lieu commun encore car rien n’est fixé en terme de priorités. 

    Emmanuel Macron a  cependant raison  de mettre l’accent sur le passage enseignement secondaire – enseignement supérieur qui est une vraie source d’échecs et donc d’inégalités. La vie étudiante est analysée sous le seul angle du logement. 

    Rien n’est dit sur les organismes de recherche et sur les évolutions souhaitées de leur rapports avec les Universités. On comprend bien que le modele de developpement poursuivi depuis plus de 6 ans est privilégié . Celui-ci se caractérise par une place prédominante des logiques de sites universitaires par spécialisations ( pour les plus faibles comme les sites normands, c’est un vrai risque ) et affectations de moyens par des appels à projets comme ceux du Programme des investissements d’avenir ( PIA ) qui est devenu la Mecque des chercheurs en mal de crédits . Ce modèle  à l’anglo-saxonne ( les premiers cycles universitaires devenant des « collèges ) me paraît une tendance qui fait fi du rôle d’un Ministère de premier rang capable d’impulser et de réguler, ce qui n’est hélas pas le cas dans l’actuel gouvernement .  L’autonomie doit pouvoir s’établir sur des bases contractuelles pluriannuelles clairement arbitrées par le Ministère.  

    Au final les propositions d’Emmanuel Macron on l’aura compris ne me conviennent pas totalement .  Elles ne me paraissent pas satisfaisantes pour le dispositif normand.  Pourquoi ne pas organiser une rencontre autour des propositions de Macron et d’Hamon ? Quels enseignants chercheurs sont prêts à y participer pour éclairer les enjeux pour les normands de l’élection présidentielle dans ce domaine ? Je lance ainsi un appel .


     Commentaires de Florestan:

    1) Objectivement, le candidat de l’économie maritime et d’une relance du pays à la fois écologique et technologique, c’est Jean-Luc Mélenchon.

    2) On partagera les craintes de Laurent Beauvais quant aux conséquences en Normandie d’une conception aussi libérale de l’organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le territoire: les territoires métropolitains, à commencer par la mégalopole parisienne dont la Normandie est si proche, risquent de prendre l’essentiel des financements et des activités.

    3) On pourra, par exemple, s’inquiéter que le CEA dirigé depuis le Plateau de Saclay veuille fusionner le GANIL caennais et normand avec l’IRFU, un laboratoire du CEA et faire du GANIL une simple filiale du CEA au risque d’arbitrages financiers moins favorables pour la montée en puissance du projet pourtant extraordinaire de SPIRAL 2.

    Que cela soit pour l’avenir de la Normandie maritime ou pour l’avenir de la recherche scientifique en Normandie, les mêmes idées libérales et comptables risquent de produire les conséquences politiques qu’un second tour des présidentielles 2017 MACRON vs LE PEN risque de symboliser tristement:

    la guerre civile idéologique et politique entre les métropoles (Macron) et les territoires périphériques (Le Pen) diagnostiqué par le géographe prophète de malheur Christophe Guilluy est désormais devant nous !

    Voir aussi:

    http://www.normandie-actu.fr/meeting-caen-ex-president-basse-normandie-critique-macron_258390/comment-page-1/#comment-293183

     
  • L’histoire et la géographie de la MANCHE présentée aux écoliers: et pour présenter la Normandie aux lycéens, c’est quand?

    Les collectivités territoriales normandes se réveillent, peu à peu, et découvrent que la Normandie est une merveille qui a été trop longtemps remisée au fond d’une armoire elle-même oubliée au fond d’un vide-grenier. La Normandie et la magnifique mosaïque de ses territoires est une « friche identitaire » où poussent les mauvaises herbes de l’ignorance, du localisme, du défaitisme, du mépris, de la honte de soi

    Ce mépris fondé sur une méprise savamment entretenue par tous ceux qui avaient intérêt à profiter de la division de l’espace régional normand en anticipant son effacement définitif au profit des métropolisations régionales voisines n’a plus lieu d’être depuis le retour à l’unité normande en janvier 2016.

    Mais au delà de cette date désormais historique, il y a un véritable « réveil normand » qui se lève dans la société civile régionale depuis près de dix ans et qui ne fait que grandir puisque le cadre institutionnel, qui a longtemps ignoré ou méprisé l’évidence normande, court derrière désormais.

    Ainsi, l’idée de transmettre le patrimoine historique culturel naturel de la Normandie aux jeunes normands: les Bretons le font sans complexe depuis des années en diffusant dans toutes les écoles un manuel décrivant de façon positive leur région sans qu’on leur fasse le procès de faire auprès des jeunes un bourrage de crâne régionaliste identitaire. Il y aurait donc une exception bretonne à l’Ouest de la France parisienne et jacobine?

    Penser cela c’est penser sans le savoir ce que pense l’idéologie jacobine dominante qui ne sait même plus d’ailleurs qu’elle domine. En revanche, faire renaître une fierté régionale normande qui pourrait être alternative à ce régionalisme identitaire bête et méchant si utile au pouvoir jacobin parisien pour lui épargner la peine de prendre le fait régional au sérieux, voilà un vrai sujet de noble politique.

    Parce que la « matière normande » est de celle dont on a fait les civilisations: la civilisation normande et anglo-normande au tournant du XIIe siècle fut l’une des principales matrices de l’universalisme occidental sur la base d’un véritable « patriotisme juridique » avant l’heure. Par les temps qui courent, c’est précieux sinon urgent de faire connaître aux jeunes ce précieux héritage.

    Le conseil départemental de la Manche propose un manuel diffusé dans les collèges, suivant en cela l’initiative qui est déjà en cours dans l’Orne. Du côté des autres départements normands, rien de tel pour le moment.

    C’est bien. Mais ce qui est fort regrettable c’est que ces initiatives restent dispersées et elles illustrent la concurrence entre l’institution départementale et l’institution régionale car cette politique identitaire essentielle de promotion de la Normandie auprès des jeunes devrait être mise en oeuvre par le conseil régional.

    Aux dernières nouvelles, après la diffusion du dictionnaire français/normand de nos amis de Magène (éditions eurocibles) dans tous les CDI des lycées des deux académies de Caen et de Rouen, l’équipe d’Hervé MORIN réfléchit à l’idée de mettre dans la poche de chaque lycéen normand entrant en classe de seconde une clé USB présentant tous les aspects, potentiels, patrimoines, opportunités de la Normandie pour en être fier et pour envisager d’y faire son avenir après en avoir pris, enfin, connaissance…

    Car il ne faut pas compter sur Ouest-France ni sur Paris-Normandie pour qu’une information « pro-active » normande soit réalisée auprès de nos jeunes !

    C’est donc la première étape d’une vraie politique publique d’intelligence territoriale normande d’autant plus indispensable et évidente à mettre en oeuvre que la Normandie est un bien public commun pluri-séculaire dont la qualité et l’évidence sont connus et reconnus dans le Monde entier: le scandale de l’ignorance de la Normandie par les Normands qui habitent, vivent et travaillent en Normandie doit cesser au plus vite !


    Sur sa page Facebook, David Nicolas nous informe de cette heureuse initiative:

    Hier soir, à Saint-Lô, avait lieu la présentation du manuel d’histoire consacré à notre département, dont j’ai l’honneur d’être un des auteurs ; avec Julien Deshayes, nous nous sommes chargés d’écrire la partie médiévale.
    Parmi les onze auteurs, on retrouve Jean-baptiste Auzel, directeur des Archives de la Manche, Jérémie Halais , Stéphane Robine, Dominique Cliquet, Alexis Douchin, Éric Lechevallier, Laurence Jeanne et Laurent Paez-Resende.

    Ce manuel « La Manche toute une histoire » (édité par le Conseil départemental de la Manche, 251 pages, 14 €), qui présente de manière chronologique l’histoire du département, de la préhistoire à nos jours, sera disponible en librairie et distribué aux établissements scolaires.

    Je vous le recommande vivement, pour vous et vos enfants !

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  • DOCUMENTS HISTORIQUES: quand Paris-Normandie s’appellait le « journal de Rouen » ou « Normandie »… Tout simplement!

    A l’heure où « Paris-Normandie », notre seul quotidien indépendant normand, s’apprête à devenir « Nord-Normandie » en passant très certainement sous le contrôle du groupe belge Rossel, l’un de nos fidèles lecteurs a fouillé dans ses archives familiales et a retrouvé deux exemplaires historiques des ancêtres de Paris-Normandie que furent « le journal de Rouen -Normandie » (fondé en 1762 mais qui continua de paraître sous l’Occupation) et l’éphémère « Normandie » qui dura quelques temps après la Libération de 1944 avant de devenir, pour d’obscures raisons juridiques, l’actuel « Paris » Normandie…

    Les unes de ces deux publications sont historiques sinon émouvantes: il s’agit, de la déclaration de guerre du 4 septembre 1939 et du premier anniversaire du 6 juin en 1946… Entre ces deux dates, d’incommensurables souffrances en Normandie et ailleurs sur la Terre…

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  • DOCUMENTS HISTORIQUES: quand Paris-Normandie s’appellait le « journal de Rouen » ou « Normandie »… Tout simplement!

    A l’heure où « Paris-Normandie », notre seul quotidien indépendant normand, s’apprête à devenir « Nord-Normandie » en passant très certainement sous le contrôle du groupe belge Rossel, l’un de nos fidèles lecteurs a fouillé dans ses archives familiales et a retrouvé deux exemplaires historiques des ancêtres de Paris-Normandie que furent « le journal de Rouen -Normandie » (fondé en 1762 mais qui continua de paraître sous l’Occupation) et l’éphémère « Normandie » qui dura quelques temps après la Libération de 1944 avant de devenir, pour d’obscures raisons juridiques, l’actuel « Paris » Normandie…

    Les unes de ces deux publications sont historiques sinon émouvantes: il s’agit, de la déclaration de guerre du 4 septembre 1939 et du premier anniversaire du 6 juin en 1946… Entre ces deux dates, d’incommensurables souffrances en Normandie et ailleurs sur la Terre…

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  • Bonne nouvelle dans l’ORNE: Alain LAMBERT s’en va !

    Et c’est un certain Christophe de Balorre qui le remplace… Cet illustre inconnu remplace un Alain Lambert devenu inaudible, inaccessible, sinon inacceptable pour le département le plus rural mais aussi le plus secret de la Normandie qui mérite tellement mieux que d’être soit une réserve d’indiens pour Parisiens friqués qui se mettent au vert ou soit le fameux « trou du cul du monde » selon le mot malheureux d’Hervé Morin qui était moins dans la condescendance pour les Normands de l’Orne que dans une certaine empathie.

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    Car l’Orne, le pays du cheval, ne galope plus. Le dérochage territorial menace. Du côté d’Alençon, certains élus, à commencer par Monsieur Pueyo, le député-maire socialiste président de la communauté d’agglomération, ne savent plus où ils sont ni à quoi ils devraient servir: porte de la Normandie ou paillasson manceau ou breton?

    Plus que jamais, ce département qui reproduit à son échelle la complexité de la mosaïque normande, est tiraillé de tous côtés avec l’ouest bocager et une plaine centrale bien reliée à Caen mais un bocage percheron et d’Ouche à l’Est déjà satellisés par la région parisienne. Les habitants de l’Orne, menacés par le désert médical et la raréfaction des services publics, malgré une créativité sociale locale très forte ou la présence d’un réseau dense de petites et moyennes entreprises, se sentent mis à l’écart sinon délaissés lorsque le pouvoir central, avec la complicité des grands élus métropolitains normands, privilégient sur la Seine et sur le Littoral, la seule Normandie utile à la région parisienne au détriment de tous les arrières-pays ruraux.

    L’Orne est ainsi exclue du périmètre dévolu à l’action du délégué interministériel au développement de la vallée de la Seine: vous me direz que c’est bien normal dès lors que l’on privilégie la géographie vue depuis Paris. L’absence de l’Orne démontre que la Normandie pourrait l’être aussi d’un projet ayant, paraît-il, un intérêt national.

    Dans les Evangiles du Nouveau Testament, le Christ dit: « ce que que vous faites aux plus petits et aux plus faibles vous le faites à moi aussi ». Ce qui est fait ou non dans l’Orne ou pour l’Orne sera fait ou non pour toute la Normandie: il en va de l’existence même de l’unité de notre région.

    Lire le compte-rendu proposé par Normandie XXL:

    http://www.normandiexxl.com/article.php?id=2031

    Christophe de Balorre

     

    Christophe de Balorre succède à Alain Lambert à la présidence du département de l’Orne

    Dernière mise à jour 03/03/2017

    En vue. Alain Lambert depuis l’été dernier a rencontré de graves problèmes de santé et bien qu’il ait maintenant récupéré il lui est désormais demandé de se ménager. A 70 ans il a choisi de céder la place tout en continuant son mandat de conseiller départemental. Christophe de Balorre qui lui succède aujourd’hui est le deuxième vice-président, le premier, Jérôme Nury étant plus intéressé par une candidature aux législatives. « Le choix » a expliqué Alain Lambert « n’est ni de lui, ni de moi, mais c’est une décision collective ». Il a néanmoins fallu deux tours de scrutin pour que le poulain de l’ancien président obtienne la majorité alors qu’il était seul en lice. Alain Lambert reste vice-président du département, il préside la commission des finances et de l’administration générale et devient le 1er vice-président de la Commission Permanente.

    Un itinéraire culturel et touristique

    Christophe de Balorre 59 ans, divers droite, est conseiller départemental depuis 2001 c’est un homme affable qui s’est beaucoup occupé de tourisme, d’art et de culture. La première fois que normandiexxl vous l’a présenté c’était en 2013 pour rencontrer les Mécènes de l’Orne qui contribuent à sauvegarder le patrimoine.

    Il a assuré la présidence du Comité départemental du tourisme (CDT) de 2002 à 2015 conduisant l’internalisation du CDT dans les services du Conseil général en 2014. Il est également à l’initiative d’une nouvelle stratégie marketing et communication « L’Orne en Normandie » et « L’Orne, créateur de style », et de la création d’une centrale de réservation « Loisirs accueil Orne ». Normandiexxl a eu l’occasion de présenter l’originalité du tourisme dans ce département lors de la rencontre avec Vincent Geslain directeur du CDT.

    Depuis mars 2015, il est conseiller départemental du canton de Radon, 2e vice président du Conseil départemental de l’Orne, président de la commission des finances et de l’administration générale.

    Père de 4 enfants, il est directeur de la Maison Familiale Rurale de Mortagne-au-Perche, spécialisée dans les métiers en rapport avec les animaux de compagnie. Il a fortement développé l’établissement dont les effectifs sont passés de 47 élèves en 1986 à plus de 400 en 2017.

    Dans les pas de son prédécesseur

    Le nouveau président n’a pas l’intention de changer le cours des engagements pris par le Conseil Départemental, et suivra les grandes lignes tracées au début de la mandature. Le département de l’Orne a mis le Très Haut Débit dans ses choix prioritaires et le nouveau président nous explique : « qu’un choix original a été fait en raison de l’habitat très dispersé du département qui rend impossible d’emmener la fibre optique jusque chez chacun ». La fibre va jusqu’aux principaux centres et au sous-répartiteur puis le « chevelu » en fil de cuivre traditionnel est renforcé, ce qui finalement apporte un service analogue.

    Autre spécificité de l’Orne la place exceptionnelle accordée à la culture et au sport, « c’est le département qui a proportionnellement le plus fort budget sur ce point » précise-t-il. Confronté à la désertification médicale : « ce département a mis en place des dispositifs financiers pour inciter les étudiants en médecine à venir faire leur stage dans l’Orne, de même qu’un soutien substantiel est apporté au Samu » souligne notre interlocuteur. Ce qui n’empêche pas le département d’assumer sa mission sociale RSA, APA etc. et d’accorder une attention particulière aux handicapés. Dans l’autre compétence du département que sont les collèges un programme de mise aux normes et de rénovation thermique est mené et de rappeler : « la mise en place d’un plan de 50 millions d’euros pour l’investissement dans les collèges ornais ».

    Bien entendu le nouveau président a fait l’éloge de son prédécesseur que normandiexxl a déjà eu l’occasion de vous présenter et il a conclu par cette citation du peintre autrichien Hundertwasser : « lorsqu’un seul homme rêve, ce n’est qu’un rêve ! Mais si beaucoup d’hommes rêvent ensemble, c’est le début d’une nouvelle réalité ! ». Cet artiste avait sa maison dans l’Orne. Il nous reste à entendre le rêve normand des Ornais.


     Commentaire de Florestan:

    Cette présentation flatteuse d’un responsable public qui semble avoir mis la culture et le patrimoine au coeur du développement territorial nous fait espérer que l’ Orne va pouvoir apporter sa valeur ajoutée au projet normand. Et cette valeur ajoutée est celle de préserver et de valoriser la qualité territoriale, alors le cheval ornais peut, de nouveau, galoper en tirant toute la Normandie dans la bonne direction.

     

     

     
  • 27 mars 2017 à Rouen: la Normandie accueille les professionnels du tourisme du monde entier

    Avant 1944, la Normandie était la première destination française du tourisme patrimonial et culturel après Paris. 70 ans après le traumatisme de la destruction des villes normandes à la Libération de la Seconde Guerre Mondiale qui a détruit définitivement un patrimoine architectural et artistique inestimables, il en reste encore assez en Normandie pour que notre région retrouve, peu à peu, toute sa place, c’est à dire la première, dans ce domaine du tourisme culturel patrimonial qui a été inventé dès les années 1820 en Normandie à la destination des visiteurs d’outre Manche qui faisaient le « tour » de la Normandie pour retrouver les racines culturelles et historiques de l’aristocratie anglaise…

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    A partir du 27 mars 2017, Rouen va accueillir 900  professionnels du tourisme venus du Monde entier pour redécouvrir la destination « France ». Cette année, c’est la Normandie qui a été choisie. Excellent choix !

    http://www.tendanceouest.com/actualite-216945-900-professionnels-du-tourisme-partent-a-la-decouverte-de-la-normandie.html

    900 professionnels du tourisme partent à la découverte de la Normandie

    900 professionnels du tourisme partent à la découverte de la Normandie

    Les élus lors de la présentation de Rendez-vous en France et du dévoilement de l’affiche officielle de l’événement. – Marie-Charlotte Nouvellon

    Le 03 mars 2017 à 17:15
    Par : Marie-Charlotte Nouvellon

    Rouen accueillera les lundi 27, mardi 28 et mercredi 29 mars 2017 les « Rendez-vous en France ». Grand-messe du tourisme français, l’événement regroupe 900 tour-opérateurs et agences de voyages du monde entier qui découvriront les cinq départements normands.

    Ils y travaillent depuis des semaines, voire des mois. Les professionnels du tourisme normands sont dans les starting-blocks pour recevoir, à partir du lundi 27 mars 2017, plus de 900 professionnels du tourisme du monde entier – 70 pays seront représentés – pour le salon « Rendez-vous en France », accueilli cette année par la ville de Rouen (Seine-Maritime). C’est la première fois que cette grand-messe annuelle du tourisme français pose ses bagages en Normandie.

    Une vingtaine de tours guidés dans toute la Normandie

    Au-delà du salon, des visites guidées seront organisées au cours de la semaine précédente. En tout, 23 circuits sont prévus pour faire découvrir aux tour-opérateurs et agences de voyage les richesses de la Manche, le Calvados, l’Orne, l’Eure et la Seine-Maritime.

    L’organisation d’un événement de cette ampleur est une grande première pour la Normandie, qui en espère d’importantes retombées après une année 2016 morose pour le tourisme. « Nos collègues de Clermont-Ferrand ont assuré qu’ils avaient gagné 10 ans de promotion touristique lorsqu’ils ont reçu l’événement chez eux », raconte Thierry Plouvier, président d’Eure Tourisme.

    Un parcours de lumière dans Rouen

    Pour impressionner ses invités, la ville a mis les petits plats dans les grands et compte également faire participer les Rouennais à ces festivités. « Ils sont les meilleurs ambassadeurs de notre territoire », assure Frédéric Sanchez, président de la Métropole Rouen Normandie.

    La soirée d’inauguration, lundi 27 mars 2017, proposera notamment un parcours festif jalonné d’illuminations des bâtiments historiques à travers la ville. Partant de l’abbatiale Saint-Ouen, la balade guidera invités et habitants à travers le coeur historique de la ville jusqu’à la place du Vieux-Marché où se déroulera un final pyrotechnique.

    De quoi renforcer encore un peu l’image de la région dans le paysage touristique français. « La Normandie est une marque mondiale dont nous avons besoin en France », a d’ailleurs rappelé Christian Mantei, directeur général d’Atout France, à l’origine de l’événement.

     
  • Emmanuel MACRON: ce candidat nuit gravement aux intérêts de la NORMANDIE MARITIME (les autres aussi…)

    Emmanuel MACRON apparaît, de plus en plus, comme le faux-nez d’un François HOLLANDE qui n’a pas voulu se jeter à l’eau: l’enfumage synthétique de la campagne, l’épandage général d’idées de gauche mélangées à des idées de droite pratiqué par le candidat « en marche » (jusqu’où?) voilà des méthodes qui ont trop fait leurs preuves. On a vu pendant cinq ans ce qu’il aura pu pousser après cette agronomie là: rien ou presque! Ce petit détour métaphorique par le salon de l’Agriculture politique nous emmenera tout droit au bord de la mer avec nos inquiétudes habituelles:

    La Normandie maritime, décidément, tout le monde s’en contrefout… Sauf un certain Jean-Luc Mélenchon qui n’a pas programmé pour le moment un déplacement dans la première région de l’économie maritime française. On l’espère, cependant, du côté de Dieppe: Sébastien Jumel s’y emploie.

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    http://normandie.canalblog.com/archives/2017/02/03/34886401.html

    Mais en attendant, on nous annonce le passage du caban breton ex frondeur Benoît Hamon le soir du 10 mars 2017 au Havre:

    http://www.normandie-actu.fr/presidentielle-2017ps-hamon-meeting-havre_258134/

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    Hamon le prestidigitateur: la flûte a disparu mais le joueur de pipeau est toujours là !

    Tandis que l’ancien banquier ministre de Monsieur Hollande est attendu ce samedi 4 mars à Caen à partir de 16h00 au centre des congrès:

    http://www.ouest-france.fr/normandie/caen-14000/emmanuel-macron-caen-ce-samedi-4835292

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    Emmanuel Macron à Caen ce samedi

    Le candidat à l’élection présidentielle arrive à Caen vers 16 h, pour un meeting qui doit débuter à 17 h, au parc-expo.

    Le candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron, fondateur du mouvement « En Marche », est attendu ce samedi 4 mars 2017 pour un meeting à 17 h, dans le hall 3 du parc-expo.

    Près de 5 000 personnes sont annoncées pour son meeting. « Nous ouvrons les portes du hall dès 15 h afin de fluidifier l’installation des personnes venant assister au meeting », explique Elisabeth Mailloux, coordinatrice départementale du mouvement « En marche » dans le Calvados.

    Depuis le début de la matinée, avec les 120 animateurs et référents du mouvement « nous travaillons pour maîtriser au mieux les éléments du programme d’Emmanuel Macron afin de les partager avec les personnes que nous rencontrons ».

    Emmanuel Macron, habitué de la Normandie, devrait arriver vers 16 h à Caen.


    Sur la photo ci-dessus, on voit clairement que le très normand Philippe Augier, le maire de Deauville, toujours soucieux comme il se doit de l’avenir de notre région et de son attractivité maritime a décidé de marcher avec Mister M… Jusqu’où?

    Car le Macron, pour nous faire marcher, il sait s’y prendre. Et Augier le normand devrait exercer à l’endroit de son nouveau compagnon de route un peu de cette méfiance normande pourtant si utile quand il faut prendre des décisions importantes…

    Car sur nos sujets normands essentiels (l’Axe Seine, par exemple…) Macron dit ça:

    http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/03/03/97002-20170303FILWWW00230-macron-confirme-le-projet-ferroviaire-lyon-turin.php

    Macron « confirme » le projet ferroviaire Lyon-Turin

    • Mis à jour le 03/03/2017 à 16:28
    • Publié le 03/03/2017 à 16:28

    Emmanuel Macron, candidat à l’élection présidentielle, a indiqué vendredi qu’il confirmerait s’il était élu « trois grands projets » d’infrastructures « en cours », dont la nouvelle ligne ferroviaire Lyon-Turin contestée par les écologistes.

    Interrogé sur RTL, le candidat d’En Marche a déclaré vouloir consacrer « 5 milliards d’euros spécifiquement fléchés sur les infrastructures », sur un plan global d’investissement de 50 milliards d’euros.

    « Je confirme les trois grands projets en cours dont les déclarations d’intérêt public sont en train d’être obtenues, c’est à dire le Bordeaux-Toulouse (…) le Lyon-Turin et le canal Seine-Nord qui sont trois gros travaux d’infrastructure », a précisé l’ancien ministre de l’Economie.

    En réalité, les déclarations d’utilité publique (DUP) de la ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse (2016) et des travaux pour la ligne Lyon-Turin (2013) sont déjà signées. Concernant le canal Seine-Nord Europe, une DUP a été paraphée en 2008 et une autre intégrant des modifications de tracé est en cours d’élaboration.

    Le chantier de la ligne Lyon-Turin est le plus contesté, notamment par les associations de défense de l’environnement. Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, l’a qualifié de « grand projet inutile » tandis que l’accord passé entre le candidat socialiste, Benoît Hamon, et l’écologiste Yannick Jadot appelle à « une ré-étude globale » du projet.

    Par ailleurs, M. Macron plaide pour une « concertation durant l’été avec les territoires, les acteurs économiques, les élus pour achever un plan quinquennal sur toutes ces infrastructures ».

    « Ce dont on a besoin, ce n’est pas d’avoir de grands aéroports partout, ni des TGV, ni de grandes autoroutes. C’est que dans tous les points du territoire, y compris les plus ruraux, on ait le meilleur lien possible avec la métropole ou avec la zone économique pertinente », a-t-il insisté.

    Commentaire de Florestan:

    La métropole de la banlieue normande c’est PARIS

    Concernant le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, M. Macron a « toujours dit » qu’il était « pour respecter le vote ». Tout en plaidant pour la nomination d’un « médiateur » à qui il « donne six mois ».

    Pourquoi ? « Pour une raison simple: pourquoi depuis 2008 Notre-Dame-des-Landes ne se construit pas ? (…) Allez sur le terrain ! Je l’ai dit, je ne ferai pas un Sivens au carré, vous avez tout le monde qui est sur place, vous aurez des blessés, si ce n’est des morts », a-t-il assuré, en référence à la mort du jeune Rémi Fraisse, opposant au barrage de Sivens en 2014.

    « Le mieux, c’est de ne pas tuer un jeune homme, c’est d’éviter des troubles à l’ordre public qui sont inconsidérés », a déclaré M. Macron.


     Enfin, du côté du candidat Fillon qui prend l’eau dans son pot de rillettes, n’allez pas croire que l’on découvre les navigations hauturières… Fillon, député de Paris en illustre parfaitement la devise: « il flotte mais ne coule pas! » Jusqu’à la preuve du contraire! Dans les quinze mesures du candidat Fillon à lire ci-dessous, on ne trouvera AUCUNE ALLUSION à l’économie maritime:

    http://jeanfrancoisbures.fr/quelle-assemblee/

    Les 15 mesures phares de François Fillon

    Si François Fillon est élu à la tête de l’Etat, ses actions auront 3 PRIORITES :

    1ère priorité : LA LIBERATION DE L’ECONOMIE

    2ème priorité : RESTAURER L’AUTORITE DE L’ETAT pour protéger les Français

    3ème priorité : AFFIRMER NOS VALEURS

    Il s’engage sur 15 MESURES PHARES :

    1. 100 milliards d’euros d’économies en 5 ans sur les dépenses publiques.
    2. 40 milliards de baisse des charges pour les entreprises et 10 milliards d’allégements sociaux et fiscaux pour les ménages.
    3. Fin des 35 heures dans le secteur privé et retour aux 39 heures dans la fonction publique.
    4. Suppression de l’ISF pour aider au financement des entreprises,
    5. Recul de l’âge de la retraite à 65 ans et unifier tous les régimes de retraite pour maintenir le pouvoir d’achat des retraites
    6. Alignement du régime fiscal des commerçants, artisans et indépendants sur celui des auto-entrepreneurs.
    7. Suppression des normes françaises surajoutées à la réglementation européenne pour que notre agriculture redevienne la première en Europe
    8. Instauration d’une allocation sociale unique pour que les revenus du travail soient toujours supérieurs à ceux de l’assistance.
    9. 12 milliards d’euros de plus dans la sécurité, la défense et la justice, et création de 16 000 places de prison, pour que les condamnations soient exécutées.
    10. Interdire le retour sur le territoire national des Français partis combattre à l’étranger dans les rangs terroristes, condamner les personnes coupables d’intelligence avec l’ennemi et expulser les étrangers appartenant à la mouvance terroriste.
    11. Réduire l’immigration en créant des quotas et en ne versant des prestations qu’aux étrangers en situation régulière depuis au moins deux ans.
    12. Age de la scolarité avancé à 5 ans au lieu de 6, pour favoriser l’apprentissage de la lecture et des savoirs fondamentaux par nos enfants
    13. Universalité des allocations familiales et plafond du quotient familial porté à 3000 euros par demi-part pour soutenir les familles.
    14. Adoption plénière réservée aux couples hétérosexuels, limiter la PMA aux couples hétérosexuels infertiles et interdire la GPA
    15. Protection de notre patrimoine, réduction de la fracture culturelle par un plan “patrimoine pour tous” et soutien à la création artistique pour le rayonnement culturel de la France.

    L’avenir de la Normandie maritime n’est donc plus à chercher en… Hamon, Macron ou Fillon, sur cette scène parisienne qui a toujours ignoré et méprisé la Normandie. Il est à chercher en nous-mêmes, par nous-mêmes… au large ! Définitivement !

     

     
  • Etablissement Public du Mont St Michel: le pilotage doit être normand

    Le 1er mars 2017, l’hebdomadaire Le Point nous proposait une synthèse vigoureuse sur l’avenir de la gouvernance du Mont Saint Michel: le rapport commandé au directeur de la réunion des musées nationaux est sur le bureau du dernier Premier ministre de François Hollande. Le cherbourgeois Bernard Cazeneuve doit le rendre public et trancher: au sein du futur établissement public du Mont St Michel, émanation directe de l’Etat central qui posséderait « 80% des lieux », cinq collectivités territoriales seraient associées:

    Les régions de Normandie et de Bretagne

    Les départements de la Manche et de l’Ille et Vilaine

    La communauté d’agglomération « Pays du Mt St Michel Normandie »

    pilotage Mt St Michel

    Alors, rappelons une nouvelle fois l’évidence: le Mont Saint Michel est, certes, un monument national français ayant un rayonnement mondial universel (UNESCO). Mais c’est aussi l’un des tous premiers monuments du patrimoine historique et culturel de la Normandie, la pièce maîtresse du tourisme normand, mais surtout, cette création essentielle du génie normand est située sur le territoire de la Normandie. Dans le futur conseil d’administration qui va associer les collectivités territoriales concernées associées à l’Etat, le président de région de la Normandie doit jouer le rôle principal.

    Il serait donc judicieux qu’Hervé Morin, certes embarrassé par la présidence embarrassante d’un syndicat mixte finissant gérant des histoires compliquées à n’en plus finir d’épiceries au sujet des parkings, (absence remarquée d’Hervé Morin à la dernière réunion du syndicat mixte) se souvienne que le Mont, transformé en Tour Eiffel du Moyen-âge pour servir de tiroir caisse, mériterait d’être « normandisé » dans sa valorisation culturelle et touristique tout comme il devrait aussi se souvenir que les élus Bretons (région et département) n’ont pas été des « partenaires » très fiables dans l’actuel syndicat mixte (un coup ils claquent la porte. Un coup ils reviennent).

    Le pilotage du Mont Saint Michel doit être normand:

    1° Parce que le Mont Saint Michel participe essentiellement de l’évidence normande

    2° Parce que le Mont Saint Michel a besoin d’un projet culturel et touristique qui soit, enfin, de qualité! (en finir avec la « Tour Eiffel du Moyen-âge »: les projets portés par le maire d’Avranches et l’intercommunalité de l’Avranchin vont dans le bon sens)

    3° Parce que les élus et partenaires bretons ne sont pas fiables en remettant régulièrement en cause, à chaque fois que l’occasion s’en présente, le lien essentiel unissant le Mont Saint Michel et la Normandie. Le rapport de force n’est jamais loin et c’est bien dommage: les Normands subissent ce chantage breton malhonnête.

    Il faut donc prendre le manche avec fermeté !

    Et ça tombe bien !  Le Mont St Michel, baigné régulièrement par les marées de la manche, est dans le département de la Manche, puisque situé dans la partie orientale et normande d’une baie qui se prolonge en Bretagne vers l’Ouest…


     

    Quel pilote pour le Mont-Saint-Michel ?

    Après les dix années de travaux qui l’ont remis à flot, le Mont-Saint-Michel doit maintenant reconquérir les touristes. Avec quel chef de file ?

    DE NOTRE CORRESPONDANT À CAEN, JEAN-PIERRE BEUVE

    Publié le 01/03/2017 à 13:46 | Le Point.fr

    À chaque grande marée, les flots entourent de nouveau le Mont-Saint-Michel, redevenu une île en 2014. Le fruit d’un chantier de dix ans et de 160 millions d’euros piloté par un syndicat mixte, structure associant les collectivités locales en vue du rétablissement du caractère maritime du Mont. Maintenant que les travaux sont terminés, qui doit assurer la maintenance des installations ? Et surtout piloter le projet touristique autour de l’îlot rocheux et de la baie du Mont-Saint-Michel, où cohabitent Normands et Bretons ?

    En décembre 2014, déjà, le Conseil général du développement durable déplorait que le monument, qui est le site touristique le plus visité de France hors Île-de-France, « souffre paradoxalement d’une absence de vision stratégique sur le plan touristique, culturel et économique ».

    Hémorragie de touristes

    Et il y a aujourd’hui urgence : on est passé de 3 millions de visiteurs à 2,3 millions. La faute, notamment, aux attentats. « Un Asiatique sur deux qui vient à Paris vient au Mont. Mais s’il ne vient plus à Paris… », lâche un hôtelier. L’organisation mise en place par le syndicat mixte après les travaux est aussi pointée du doigt : plus question de se garer au pied du Mont. Des parkings payants ont été construits sur la côte à quatre kilomètres et des bus acheminent ensuite les touristes au pied de l’archange. À la clé, des visites forcément raccourcies pour les touristes, soumis aux horaires des bus, qui roulent jusqu’à minuit. De plus, les tarifs ont été relevés de 40 % en 2015 pour permettre à Transdev-Veolia, l’exploitant, d’équilibrer ses comptes.

    Selon Hervé Morin, président de la Normandie et du syndicat mixte, la région n’a pas vocation à gérer ces parkings et bus, des tâches qu’elle assure pourtant actuellement. Entre l’État, les collectivités locales et les entreprises privées, véritable millefeuille, il est difficile de définir une mission commune. Pour débloquer la situation, Nicole Klein, préfète de Normandie à l’époque, et Philippe Belaval, directeur du Centre des monuments nationaux (CMN), avaient été chargés par Manuel Valls, alors Premier ministre, d’« étudier la possibilité de mettre en place une structure chargée de la gestion et du développement du site ». Leur rapport sur la gouvernance du site est aujourd’hui sur le bureau de l’actuel locataire de Matignon, Bernard Cazeneuve, ancien élu de la Manche.

    Nouvelle gouvernance

    Propriétaire à 80 % du Mont-Saint-Michel, l’État prendra la main à travers un établissement public national (EPN) comme pour le centre Pompidou à Paris. À caractère industriel et commercial, cet établissement public assurerait l’exploitation des parkings et bus et la billetterie de l’abbaye. Cependant, les collectivités locales (régions, communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie, département de la Manche) prendraient place au sein de cet établissement public. En vue notamment de mettre en place et d’assurer des actions de promotion touristique, de développement hôtelier ou de transports.


     

    A noter aussi:

    Le Mont Saint Michel s’intègre enfin à la promotion touristique du département de la Manche avec un partenariat qui vient d’être signé avec la Cité de la Mer de Cherbourg. A priori, on a du mal à voir le lien entre la Merveille du Moyen-âge normand et le premier sous-marin nucléaire français conservé à Cherbourg. Le lien est territorial et ce sont les deux grands sites touristiques de l’Ouest normand qui s’associent.

    http://www.ouest-france.fr/normandie/saint-lo-50000/l-abbaye-du-mont-et-la-cite-de-la-mer-le-mariage-4785050

    Mais, pour nous, la priorité est à porter sur une autre cohérence et une autre urgence qui nous paraissent plus légitimes:

    Le premier grand chantier qui devra être mené par le tout nouveau Etablissement Public du Mt Saint Michel, sera de conduire le rapprochement entre l’abbaye du Mont Saint Michel et le Scriptorial d’Avranches qui présente la muséographie que l’on refuse de présenter au Mont St Michel avec l’autre merveille du Mont St Michel: les fabuleux manuscrits de son scriptorial !

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  • DEBAT sur l’avenir de ROUEN qui peut réussir à condition de ne pas être une métropole comme les autres…

     Sur le site de Normandie actu, on vous propose un dossier fort intéressant sur l’avenir de la métropole de Rouen, avec les prises de paroles croisées de Frédéric SANCHEZ, président (PS) de la métropole, Jean-François BURES (LR) le chef de l’opposition (LR) au conseil métropolitain et notre ami géographe universitaire normand et rouennais Arnaud BRENNETOT.

    Dans le débat, la lucidité se trouve, bien évidemment, du côté d’Arnaud Brennetot alors qu’on poura trouver finalement inquiétante la nonchalance déguisée en sang-froid de Frédéric SANCHEZ… (Circulez! Il n’y a rien à voir).

    Il faut le rappeler: les perspectives ne sont pas réjouissantes pour la métropole de Rouen car notre métropole normande cumule, à la fois, un passif ancien en terme de manque de rayonnement ou d’attractivité métropolitaine (Rouen: seconde ville de France avant 1750. Banlieue industrialo-portuaire de Paris en 1965) et une série de défauts structurels tant institutionnels que d’infrastructures (faiblesse de la commune centre par rapport au reste de l’agglomération. Désenclavement ferroviaire et routier inachevé) qu’il faudrait corriger au plus vite pour réussir une métropolisation régionale très originale puisqu’il faudrait rendre attractive un ensemble urbain de 650 000 habitants mis en réseau avec les deux autres grandes agglomérations normandes (Caen: 2400000 habitants et Le Havre: 370000 habitants) et cela à moins de 300 km à l’Ouest des 12 millions d’habitants de la mégalopole parisienne.

    Le pari rouennais: comment être une métropole sans pouvoir être un petit Paris de province si près du Grand Paris?

    Le pari normand: comment faire vivre la seule vraie région de France si près de la région parisienne sans devenir la banlieue verte et maritime du Grand Paris?

    La réussite du pari normand dépend de celle du pari rouennais qui consiste à imaginer en France, la seule véritable alternative au modèle métropolitain centralisateur dominant, à savoir: une métropolisation en réseau de villes à l’instar de la Randstad Holland, du Mittelland Suisse ou de la Ruhr…

    Réussir la « TRIPOLITAINE » normande ou un « girondinisme » métropolitain alternatif normand…

    Rouen-JB-Normandie-actu-1

    Discussion à découvrir sous le lien suivant:

    https://social.shorthand.com/NormandieActu/ngtjnBIfle/dans-la-competition-des-metropoles-rouen-peut-elle-simposer