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Tous les articles par L'Etoile de Normandie - 41. page

  • De plus en plus de réfugiés dans nos ports normands: RESTONS HUMAINS !

    Un récent sondage vient de nous plomber le moral: les Normands placeraient en tête celle qui veut détruire les régions et traiter avec une humanité minimale les réfugiés qui fuient en venant jusqu’à nos portes, guerres et misères. La colère endort la mémoire. Car la dernière fois que l’on avait pu voir des grillages et des barbelés sur les plages ou les ports de Normandie c’était…

    En 1944 et eux aussi, ils se disaient prêts à les accueillir !

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    Carte de propagande française vantant les mérites du « Mur de l’Atlantique »

    http://www.batterie-merville.com/la-batterie-de-merville/la-wehrmacht-en-normandie/

    wehrmacht07

    La plage de Ouistreham en 1945 juste après les combats du Débarquement: au large, des épaves de navires. Au premier plan les plots et barbelés défensifs allemands. Aujourd’hui, à quelques centaines de mètres, on trouve la passerelle du ferry pour l’Angleterre où les grillages et les barbelés ont refait leur réapparition… 72 ans après le DDay de la Liberté.

    Le sujet est difficile. Et nous remercions nos confrères de Normandie Magazine de l’avoir traité dans leur dernier numéro disponible (Normandie Magazine, n°280, dec 2016/ janv 2017). Il s’agit de vous parler de la façon dont les autorités (préfecture régionale et collectivités territoriales concernées) gèrent, en notre nom, le problème humain, très humain des réfugiés clandestins, sans papier, sans titre, qui cherchent à passer en Angleterre, en vain, au péril de leur vie bien souvent, et qui rôdent autour des passerelles de Dieppe, Le Havre, Ouistreham et Cherbourg.

    On nous assure que tout est fait pour s’occuper de leur sort mais qu’il ne faut pas trop s’en mêler aussi en tant que citoyen… en tant qu’être humain surtout. Mais en tant que Normand, cette situation nous rappelera quelques souvenirs pénibles. Non?

    Relire ce dossier proposé par Normandie Magazine alors que Fabienne Buccio, la préfète qui a été contrainte de gérer l’évacuation et le démantèlement de la « jungle de Calais » vient d’être nommée préfète de Normandie:

    17-02-2017 14;20;38

    17-02-2017 14;22;04

    17-02-2017 14;24;09

    17-02-2017 14;27;24


     

    Commentaire de Florestan:

    RAS-LE-BOL de voir nos ports normands de nouveau transformés en bunkers allemands et nos policiers transformés en feldgendarmes de l’égoïsme mesquin anglais!

    Puisqu’outre Manche, ils ont opté pour le « Brexit », que l’on dénonce donc ici les scélérats « accords du Touquet » signés en 2003 entre Tony Blair et Jacques Chirac (accompagné d’un certain Nicolas Sarkozy à l’Intérieur) qui obligent nos policiers, nos gendarmes et nos douaniers à faire le sale boulot de leurs collègues anglais.

    Les réfugiés désirant aller en Angleterre, dès lors qu’ils ont leurs papiers, ont le droit d’y aller: c’est aux Anglais de les accueillir et à eux de faire leur sale besogne de tri sélectif sur leur propre sol. Notre rôle doit rester humanitaire à l’égard de ces pauvres gens qui sont, avant, des êtres humains!

     

     
  • CE N’EST QU’UN SONDAGE: Les Normands placeraient Marine LE PEN en tête du Premier Tour des présidentielles 2017

    AVIS A TOUS LES NORMANDS:

    MARINE LE PEN VEUT NAUFRAGER LA NORMANDIE EN SUPPRIMANT LE CONSEIL REGIONAL

    ON REPETE:

    MARINE LE PEN VEUT SUPPRIMER LE CONSEIL REGIONAL DE NORMANDIE

    REPETONS ENCORE:

    MARINE LE PEN

    VEUT SUPPRIMER

    LES REGIONS

    REPETONS ENCORE UNE DERNIERE FOIS:

    MARINE LE PEN LA JACOBINE

     

    VEUT TOUT CENTRALISER A PARIS

    ET FAIRE DE NOUS TOUS DES PLOUCS DE PROVINCE

    COMME AUTREFOIS…

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    Marie LE PEN, la jacobine autoritaire

    Versus…

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    Notre chère Charlotte CORDAY martyre normande de la Liberté


    SI VOUS AIMEZ VOTRE REGION

    SI VOUS AIMEZ LA NORMANDIE

    NE VOTEZ PAS MARINE LE PEN !!!

    Enfin, on dira qu’il faut se méfier des sondages touillés dans les anciens pots car ils peinent à mesurer les flux d’audience pour les candidats que l’on peut observer en temps réel sur INTERNET.

    Cette mesure a été faite aussi aux mêmes dates que ce sondage et a montré qu’en terme d’audience sur la Toile ce sont Marine LE PEN ET Jean-Luc MELENCHON qui font la course en tête (entre 19 et 22%: soit Le Pen est devant un jour, soit Mélenchon prend la tête le lendemain). Suivis par MACRON (19%) et par FILLON (18%) qui stagne mais ne s’effondre pas pour autant car son électorat découvre l’intérêt du vote utile avec un mouchoir sur le nez….

    Tout ne se passe pas forcément sur INTERNET mais les vraies dynamiques s’y déroulent désormais notamment auprès des jeunes qui sont très mobilisés dans cette élection présidentielle extraordinaire. Des jeunes qui s’abstenaient avant ou qui vont voter pour la première fois et qui sont à fond soit pour Marine Le Pen, soit pour Jean-Luc Mélenchon soit pour Emmanuel Macron. Sachant qu’un jeune changerait plus facilement d’avis qu’un retraité de droite prêt à voter Fillon malgré tout !

    REPETONS LE ENCORE UNE DERNIERE FOIS:

    NORMANDS !

    MARINE LE PEN

     

    EST POUR LA TRANSFORMATION DEFINITIVE

     

    DE LA NORMANDIE

     

    EN BANLIEUE PARISIENNE


    Sondage. En Normandie, à deux mois de la présidentielle 2017, Marine Le Pen arriverait en tête

    Selon un sondage réalisé pour France 3, à deux mois de l’élection présidentielle 2017, Marine Le Pen arriverait en tête en Normandie, juste devant Emmanuel Macron. Précisions.

    http://www.normandie-actu.fr/sondage-normandie-deux-mois-presidentielle-2017-marine-le-pen-arriverait-tete_256194/comment-page-1/#comment-288381

    Mise à jour : 16/02/2017 à 18:26 par La Rédaction

    (Photo © Wikimedia Commons)

    À deux mois de la présidentielle 2017, selon un sondage réalisé pour France 3, Marine Le Pen arriverait en tête de neuf régions de France, dont la Normandie. (Photo © Wikimedia Commons)

    Marine Le Pen (FN) arriverait en tête des intentions de vote au premier tour de l’élection présidentielle 2017 dans neuf régions de France métropolitaine, dont la Normandie, révèle un sondage réalisé par Ipsos-Sopra Steria et le Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof) pour les antennes régionales de France 3, rapportent nos confrères de France Info.

    > LIRE AUSSI : Présidentielle 2017. Visite de Marine Le Pen dans l’Eure : droite et gauche s’insurgent

    Les méthodes du sondage
    Ce sondage Cevipof a été réalisé par Ipsos-Sopra Steria du 7 au 12 février 2017 auprès de 820 personnes inscrites sur les listes électorales, constituant un échantillon représentatif de la population de la région Normandie, âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales, dont 576 personnes certaines d’aller voter à l’élection présidentielle. Il a été réalisé selon la méthode des quotas : sexe, âge, profession de la personne de référence du foyer, département, catégorie d’agglomération.

    Emmanuel Macron en deuxième position

    Selon ce sondage, Marine Le Pen remporterait 26% des voix au premier tour en Normandie. Emmanuel Macron raflerait la deuxième place avec 22% des voix, si François Bayrou (Modem) ne se présente pas et 19% si ce dernier se présente.

    > LIRE AUSSI : Présidentielle 2017. À Rouen, pour sa première campagne, il se met En marche ! avec Macron

    Le candidat d’En Marche ! serait en tête dans trois régions françaises (Bretagne, Pays de la Loire et Île-de-France) et en deuxième position dans sept régions, dont la Normandie.

    François Fillon et Benoît Hamon à la traîne

    De son côté, François Fillon (LR) arriverait en troisième position en Normandie, avec 19% des votes. Benoît Hamon serait quatrième avec 14% des suffrages, seulement si François Bayrou se présente. Si ce dernier se présente, ce serait Jean-Luc Mélenchon (FG) qui prendrait la quatrième place avec 13%.

    > LIRE AUSSI : « Penelope Gate ». En Normandie comment réagissent les élus qui soutiennent François Fillon ?

    Dans les autres régions, le candidat François Fillon, plombé par ses affaires, n’arriverait que quatre fois en deuxième position, derrière Marine Le Pen, dans les régions Bourgogne-Franche Comté, Provence-Alpes-Côtes-d’Azur, Bretagne et Pays de la Loire. Dans les autres régions, il est relégué à la troisième place.

    Quant au candidat socialiste, Benoît Hamon, il est à la traîne dans toutes les régions, arrivant en troisième, quatrième, voire cinquième position.

    > LIRE AUSSI : Primaire à gauche. Benoît Hamon candidat à la présidentielle, les premiers résultats en Normandie

    Retrouvez l’infographie de nos confrères de France Info 

     
  • La Normandie se prépare à une nouvelle GUERRE du CAMEMBERT qu’elle pourrait enfin emporter…

    Un article du célèbre critique gastronomique Périco Légasse paru dans l’hebdomadaire Marianne il y a quelques semaines et que nous avions relayé ici avait relancé la polémique qui couve depuis plusieurs mois: les producteurs normands de camembert DE Normandie qui respectent scrupuleusement le cahier des charges précis de l’AOC/AOP « Camembert de Normandie » sont de plus en plus excédés par l’entourloupe commerciale des industriels de l’agroalimentaire utilisant parfois sans vergogne l’appelation « Camembert fabriqué EN Normandie » sans cahier des charges bien précis pour justifier une telle appelation.

    La raison est que cette appelation commerciale ne renvoie à aucune Indication Garantie de Provenance (IGP) définie par un cahier des charges précis. Sachant que les appelations « Camembert » et « Normandie » sont dans le domaine public et disposent d’une réputation mondiale. Pour tenter de mettre tout le monde d’accord, le ministre de l’Agriculture Stéphane LEFOLL qui se montre, par ailleurs, soucieux de défendre contre de puissants lobbies le modèle français de l’agriculture paysanne, a bien tenté de proposer le projet d’une IGP étendue à toute la Normandie pour la mention « fabriqué en Normandie », puisque la Normandie est réunifiée depuis peu et que son nom est connue dans le Monde entier.

    Mais les industriels concernés ont refusé le principe de tout cahier des charges contraignant pouvant préciser ce qui pourrait être authentiquement normand dans les pâtes fromagères qu’ils commercialisent: dès lors que c’est fabriqué EN Normandie ce serait normand quand bien même le lait viendrait de Prim Holstein polonaises.

    C’est donc une nouvelle guerre du camembert qui commence après celle qui fut mené, sans succès, en 2007 par l’actuel groupe Lactalis pour évincer l’obligation de manipuler du lait cru dans le cahier des charges de l’AOP/AOC Camembert DE Normandie…

    Mais il serait judicieux que les industriels cessent d’ignorer la colère des producteurs et des défenseurs de l’AOC/AOP Camembert DE Normandie car le rapport de force est désormais contre eux.

    Pourquoi?

    1° La Normandie est désormais réunifiée et les acteurs de sa vie politique, économique et sociale prennent, peu à peu, conscience de l’immense potentiel normand dans le Monde entier: la défense du vrai camembert DE Normandie est devenue une priorité de la toute nouvelle stratégie d’intelligence territoriale menée par la nouvelle majorité régionale normande.

    2° A quelques jours de l’édition 2017 du Mondial de l’Agriculture de Paris, les autorités normandes veulent une démonstration de force pour valoriser le 2ème grand secteur d’activités de l’économie régionale normande: ceux qui voudraient toujours profiter de la notoriété normande (qui fera bientôt l’objet d’une « marque ») tout en méprisant notre région s’exposent à des risques inutiles pour leur image commerciale. On peut, d’ores et déjà, dire que la cause est tranchée par l’opinion publique régionale qui s’intéresse de plus en plus à la Normandie car cette affaire fait réagir (plutôt négativement) la presse régionale normande et ses lecteurs.

    3° La demande sociale dans l’agro-alimentaire exige maintenant la qualité ET l’authenticité en consommant des produits à la fois sain et bons pour la santé humaine mais aussi permettant le respect de l’environnement des paysages, des hommes, des bêtes et des plantes d’un terroir et ses traditions.

    Contre la Normandie et sa filière agro-alimentaire ou laitière qui choisit comme nous l’avons vu de se convertir à la bio, les industriels concernés mènent un combat d’arrière garde, qui comme tous les combats d’arrière garde, est un combat perdu d’avance

    Lire les différents articles de presse suivants qui viennent de paraître:

    • Le Bonhomme Liberté, édition en date du jeudi 16 février 2017:

    17-02-2017 14;13;33

    17-02-2017 14;14;54

    17-02-2017 14;16;37

    • Lire aussi la toute dernière chronique de Périco Légasse sur le sujet dans l’hebdomadaire Marianne (n°1038, 17/23 février 2017):

    17-02-2017 14;18;20

    • La solution? L’inscription du Camembert de Normandie sur la liste UNESCO du patrimoine immatériel de l’Humanité:

    http://www.normandie-actu.fr/camembert-normandie-patrimoine-mondial-unesco_255942/

    Camembert

    Et si le camembert de Normandie entrait au patrimoine mondial de l’Unesco ?

    En 2017, la confrérie des chevaliers du camembert se lance dans les démarches pour faire inscrire « le véritable camembert de Normandie » au patrimoine mondial de l’Unesco.

    Mise à jour : 15/02/2017 à 15:10 par Gwendoline Kervella

    Le camembert de Normandie sera-t-il reconnu comme joyaux du patrimoine mondial de l'humanité sur la liste de l'Unesco ? (©Coyau / Wikimedia Commons / CC BY-SA 3.0)

    Le camembert de Normandie sera-t-il reconnu comme joyaux du patrimoine mondial de l’humanité sur la liste de l’Unesco ? (©Coyau/Wikimedia Commons/CC BY-SA 3.0)

    Faire inscrire le camembert de Normandie sur la liste du patrimoine mondial immatériel de l’Unesco : c’est l’ambition de la confrérie des chevaliers du camembert, qui se lance dans les démarches en 2017, explique Le Réveil Normand.

    > LIRE AUSSI : Plages du Débarquement de Normandie : où en est le classement à l’Unesco ?

    Faire parler du camembert à l’internationale

    L’Unesco célèbre dans son patrimoine culturel immatériel de l’Humanité, les savoir-faire, rites ou traditions issus du monde entier. La gastronomie française a bien été inscrite au patrimoine de l’Humanité ainsi que la bière belge. Pourquoi pas le camembert de Normandie ? Cela permettra de faire parler de lui à l’échelle internationale, tout en ne figeant rien.

    Jean-Marie Cambefort, le grand maître de la confrérie des chevaliers du camembert, explique ainsi  au Réveil Normand le lancement des démarches, à l’occasion de l’assemblée générale de la confrérie, à Camembert, début février 2017.

    > LIRE AUSSI : Camembert « de » Normandie ou « fabriqué en » Normandie : la guerre des appellations continue

    Le projet est ambitieux :

    Nous nous lançons dans un travail qui durera entre trois et quatre ans. Il nous faut constituer un dossier retraçant son histoire, comment il a été créé, par qui, et rechercher tous ceux qui l’ont fait évoluer au fil des décennies.

    > LIRE AUSSI : En Normandie, le carnaval de Granville est classé au patrimoine mondial de l’Unesco

    Le premier concours général de camembert

    Autre grand projet de la confrérie pour 2017 : l’organisation du premier concours général de camembert de Normandie AOP (appellation d’origine protégée), à Camembert (Orne), qui se déroulera à l’occasion de la fête du village, le 22 juillet 2017.

    > LIRE AUSSI : Pour protéger le camembert 100% normand, un élu interpelle le ministre de l’Agriculture

     

     
  • EDOUARD PHILIPPE: Au lieu d’écrire dans un journal bobo parisien, il devrait s’occuper de l’avenir du PORT du HAVRE !

    Le peintre normand et honfleurais Eugène BOUDIN s’était rendu célèbre pour ses nuages et ses ciels « beautés météorologiques » célébrées par Baudelaire. Edouard PHILIPPE après avoir traversé à la nage le bassin du commerce de sa bonne ville du Havre dont on célèbre cette année le 500ème anniversaire, s’est lancé dans un nouveau défi:

    le commentaire stratosphérique dans un quotidien bobo de Paris jadis fondé par ce prof de philo qui s’ennuyait si fort dans son lycée de « Bouville / Le Havre » qu’il en eut la… nausée !

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    Dites-moi, Monsieur Philippe. Quelle est donc votre utilité pour assurer l’avenir de la ville et du port du Havre après 500 années d’existence? Nous n’avons pas besoin d’un dandy dilettante mais d’un mécanicien de la logistique politique pour redresser la barre d’un navire qui navigue à présent sur son erre en raison d’une avarie des machines.

    Aux dernières nouvelles, les ports d’Anvers et de Rotterdam se déclarent déjà « port de Paris » dans leur communication. On attend que l’apprenti journaliste et, par ailleurs maire du Havre, propose à destination des Bobos du Tout Paris le grand article qui leur révélera l’existence des réalités maritimes…

    Au lieu de faire des piges (gratuites?) pour Monsieur Joffrin, Edouard Philippe devrait prendre la tête du lobby maritime français dans l’actuelle campagne des présidentielles.

    Mais on nous informe que cette place est déjà prise… Par qui?

    Par Jean-Luc Mélenchon qui n’est pas très apprécié, d’ailleurs, par la rédaction de Libération (et c’est tant mieux…)

    Revenons à Eugène Boudin pour respirer un peu d’air marin:

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    Voici le nuage dessiné par Edouard Philippe pour Libération. Aucune allusion à la mer… On boude !

    http://www.liberation.fr/elections-presidentielle-legislatives-2017/2017/02/08/vie-republique-set-et-match_1547274

    Chaque jeudi, Edouard Philippe, député et maire LR du Havre, proche d’Alain Juppé, chronique la campagne présidentielle pour Libération.

    Pour Marx, l’histoire se répète, «la première fois comme tragédie, la seconde comme farce». Et si nous y étions ?

    En 1957, la IVe République est agonisante. Poujade a fait élire 52 députés sur son «Sortez les sortants», l’adhésion aux institutions devient infime, les principales forces politiques, communistes et gaullistes, étant en quasi-dissidence, et le bilan politique est négatif : la reconstruction patine, les dévaluations rognent le pouvoir d’achat, la décolonisation enlise le pays dans la violence.

    En 2017, le bilan est aussi sombre : incapacité des gouvernements à résoudre les questions du chômage et des déficits, affaiblissement de l’autorité de l’Etat, disparition affligeante d’une scène européenne que nous avons si longtemps animée. Les sortants, surtout lorsqu’ils étaient favoris, ont été méthodiquement sortis : Sarkozy, Juppé, Hollande, Valls ont été «dégagés» en trois mois.

    Tous les survivants de ce jeu de massacre s’érigent en candidats antisystème. Pas seulement ceux dont c’est depuis longtemps la marque. Tous. Y compris Hamon (le PS, antisystème ?). Y compris le représentant emblématique du «système», Macron, dont la profession de foi s’appelle… «Révolution» ! Et y compris le candidat que je soutiens, François Fillon. Si, si. Tous ont compris que la fin du cycle approche. Tous sentent que nous sommes en 1957. Voire en 1788. Ils ont raison.

    La nécessité d’une VIe République devrait dès lors devenir un thème central de cette campagne. Je sais : c’est un réflexe bien français de vouloir changer les institutions dès qu’on est mécontent de ceux qui les incarnent ou des politiques menées. Il y a quelques mois, j’aurais pesté devant ceux qui réclament une nouvelle Constitution. Aujourd’hui, je constate que la crise est imminente et qu’en France, on en sort par la violence ou par les institutions. Et parfois par les deux.

    La Constitution de 1958 devait rendre aux Français «la confiance en leurs gouvernants», faire du président un «arbitre au-dessus des luttes politiques», permettre au gouvernement de ne pas être «prisonnier du court terme» et garantir que le Parlement représenterait la «volonté politique de la Nation». Dresser cette liste, c’est énumérer ce qui ne marche plus.

    De Gaulle voulait une Constitution «pour le peuple que nous sommes, au siècle et dans le monde où nous sommes». Notre peuple change, notre siècle n’est plus le même et notre monde…

    Soit nous en prenons acte très vite, soit le «dégagisme» va continuer à sévir et conduire aux solutions extrêmes. Et même si le pire n’est pas toujours certain, il finit par arriver à force de s’annoncer. Marx avait tort. Le bégaiement actuel de l’histoire n’a rien d’une farce. C’est un drame qu’il annonce.


     Commentaire de Florestan:

    Aucune allusion à la mer… au Havre. Aucune allusion aussi à Jean-Luc Mélenchon qui a fait du « dégagisme » sa force de conviction. Le nuage d’Edouard circule « main stream » dans la stratosphère parisienne…

    Le Havre?

     
  • AVENIR du MONT ST MICHEL: Le dossier est sur le bureau du cherbourgeois CAZENEUVE

    Très symboliquement, après avoir dit ses adieux à l’Assemblée Nationale, l’actuel Premier ministre et ancien député de la Manche et maire de Cherbourg aura à trancher l’avenir du Mont Saint Michel.

    On sait que Bernard Cazeneuve est attaché à ce rocher qui fait la fierté des Normands. Mais en tant que Premier ministre, il aura à tenir la dragée haute à Jean-Yves Le Drian, le tout puissant ministre-président de la Défense de la Bretagne dont on connaît le goût pour les approximations géographiques et historiques concernant le Mont Saint Michel. Après cette décision d’importance, il faudra que le dernier Premier ministre du Rouennais Hollande expédie les affaires courantes jusqu’au mois de mai 2017.

    Nous surveillerons de très près la position et l’attitude d’Hervé MORIN président de la région Normandie et président de l’actuel syndicat mixte de rétablissement du caractère maritime du Mont qui doit s’arrêter prochainement puisque son oeuvre est achevée. En effet, Hervé Morin pourrait faire sa première grande erreur dans un parcours normand jusque là plutôt satisfaisant s’il devait persister à dire que le Mont Saint Michel est un « joyau » qui doit être « géré » par l’Etat.

    Non ! Justement: le Mont St Michel est le joyau de la Normandie et c’est à la région Normandie d’en prendre la gestion.


    Lire l’article de Normandie actu:

    http://www.normandie-actu.fr/etat-region-collectivite-qui-pour-piloter-mont-saint-michel_255969/

    État, région, collectivité : qui pour piloter le Mont-Saint-Michel ?

    Quelle gouvernance pour le Mont-Saint-Michel ? État, région, collectivité… les conclusions d’un rapport sur les modalités de gestion du site seront bientôt connues. Explications.

    Mise à jour : 16/02/2017 à 14:18 par Gwendoline Kervella

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    Quelle gestion future pour le Mont-Saint-Michel ? Le rapport est sur le bureau du Premier Ministre. (Photo ©jackmac34/pixabay)

    Comment sera géré, à l’avenir, le Mont-Saint-Michel ? Début 2017, le directeur du centre des Monuments nationaux et la préfète de région Normandie ont remis leur rapport au Premier Ministre, Bernard Cazeneuve. Des décisions seront rapidement prises sur la gouvernance du site, classé au patrimoine de l’Unesco.

    Une « gestion unifiée, claire et dynamique »

    En avril 2016, à l’occasion de sa visite au Mont-Saint-Michel, Manuel Valls, le Premier Ministre de l’époque, avait annoncé le lancement d’une mission d’étude, confiée à la préfète de région et au président du Centre des monuments nationaux. Objectif : favoriser « une gestion unifiée, claire et dynamique entre l’État et les collectivités locales du site ».

    Commentaire de Florestan: avec les Bretons comme voisins, il va falloir être très clair en effet!

    Le Centre des monuments nationaux pour l’abbaye ; le syndicat mixte Baie du Mont-Saint-Michel (auxquelles participent les régions Normandie et Bretagne, le Département de la Manche et les communes riveraines) pour la gestion économique des parkings, navettes et structures touristiques ; la municipalité pour la sécurité et le cadre de vie des habitants (au nombre de 29) : les partenaires sont nombreux, l’organisation actuelle complexe.

    > LIRE AUSSI : Patrimoine. L’ancien cimetière médiéval du Mont-Saint-Michel découvert par les archéologues

    Quid du syndicat mixte ?

    D’autant que, le rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel étant achevé, la question des missions et de l’existence même du syndicat mixte Baie du Mont-Saint-Michel, dont c’était la vocation première, devait se poser.

    Manuel Valls avait évoqué une organisation nouvelle : « Elle impliquera les élus, les locaux, les commerçants, les acteurs du tourisme. Une action concertée doit être menée pour améliorer l’accueil sur le site, où le parcours devrait être unifié entre le village et l’abbaye et faire un véritable projet de territoire pour garder les visiteurs le plus longtemps possible ».

    > LIRE AUSSI : Manuel Valls au Mont-Saint-Michel : la question de la gouvernance du site au point mort

    Les régions ne veulent plus gérer les écluses

    Qui alors, va désormais gérer les parkings, les navettes, les structures touristiques… ? Le syndicat, toujours présidé par la Région, avec de nouvelles missions ? La nouvelle grande communauté d’agglomération Mont-Saint-Michel-Normandie ? L’État ?

    Hervé Morin, président de la Région et président du syndicat mixte s’est exprimé dans Ouest-France en janvier 2017 : « La cohérence, c’est que celui qui a le joyau, l’État, le gère ».

    Le rôle de la Région n’est pas la gestion quotidienne d’une écluse ! Mais de porter un projet de développement : promotion touristique, immersion digitale, numérisation, réalié augmentée, schéma de transport, capacité hôtelière.

    Anne Gallo, vice-présidente au tourisme de la Région Bretagne, qui siège également au syndicat mixte, est sur la même ligne :

    Les travaux terminés, on n’est plus sur une vision technique, mais touristique. Il faut remettre le visiteur au centre de la problématique. On n’a pas à s’intéresser à des parkings. Il nous faut travailler d’une autre manière sur l’axe touristique. Le syndicat mixte n’est plus à même de porter cette priorité du tourisme.

    Commentaire de Florestan:

    Le Mont St Michel est la pièce maîtresse du tourisme normand. Il doit donc être piloté par la région Normandie. La coopération avec la Bretagne ne doit concerner que la valorisation touristique de la Baie du Mont Saint Michel.

    Un plan de gestion pour le site inscrit à l’Unesco

    C’est l’autre mission qui a été confiée à la préfète de région : l’installation, en décembre 2016, de la Conférence de la baie, dont l’objectif est de permettre « d’associer le territoire aux grands étapes d’élaboration du plan du bien inscrit au patrimoine mondial, élaboré par l’État avec la collaboration de l’InterScot Baie du Mont-Saint-Michel ».


     

    Voir aussi ce qu’on en dit dans la Gazette de la Manche (il s’agit de la gestion future de la baie du Mont St Michel):

    http://www.lagazettedelamanche.fr/2017/01/08/mont-saint-michel-la-gestion-de-la-baie-sera-partagee/

    La gestion de la baie du Mont-Saint-Michel sera partagée

    La première Conférence de la baie du Mont-Saint-Michel a été installée jeudi 22 décembre 2016. Le plan de gestion Unesco sera écrit avec l’ensemble des parties prenantes.

    04/01/2017 à 17:06 par pascale Brassinne

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    L’idée fondatrice de la Conférence de la baie est d’associer l’ensemble des parties prenantes dans les réflexions sur le devenir de la baie du Mont Saint-Michel : l’Etat, les collectivités territoriales normandes et bretonnes mais également les acteurs socioprofessionnels et les représentants de la société civile.

    La préfète de la Région Normandie, Nicole Klein l’a dit très explicitement devant un parterre de deux cents personnes, accueillies à la salle Victor-Hugo d’Avranches par le maire David Nicolas.

    Entourée d’Anne Gallo et d’Agnès Poussier-Winsback, respectivement vice-présidente des régions Bretagne et Normandie en charge du tourisme, elle a rappelé que cette mission de coordination lui avait été confiée par le Premier ministre Manuel Valls, lors de sa visite au Mont-Saint-Michel le 25 avril 2016.

    « Diriger ce bien de façon partagée »

    Le devenir de la baie, coécrit par les divers partenaires, telle est la recommandation formulée par l’Unesco pour ce patrimoine mondial. La Conférence de la baie ne traitera donc pas de « la gouvernance future du site du Mont-Saint-Michel, en cours de réflexion », même si, une fois créée, cette structure aura vocation à rejoindre la Conférence de la baie. Il ne sera pas plus question de l’avenir des barrages du Sud-Manche, a souligné Nicole Klein.

    La pléthore d’invités de ce jeudi matin a surpris de prime abord. Les représentants d’associations de défense de la nature, du patrimoine, des historiens, responsables de services de l’Etat, des collectivités territoriales, d’acteurs économiques, de congrégations religieuses, des parlementaires bretons et normands… Et si les représentants de l’Inter-Sage (aménagement et gestion de l’eau entre Normandie et Bretagne) n’avaient pas été invités, comme l’a souligné Christophe Fambon, la préfète a d’emblée répondu « qu’il n’y a pas de difficulté à rajouter des noms. Il n’y a pas d’exclusions. L’important, c’est de faire des propositions ».

    Partage, échanges et coordination

    Il faut donc voir dans cette assemblée plénière une des missions de cette Conférence de la baie : être un lieu de partage et d’échanges. L’autre mission étant celle de la coordination pour définir une vision stratégique. C’est avec le président du centre des monuments nationaux que la préfète proposera des modalités de gestion unifiée du site, « concertées avec les présidents des collectivités membres du syndicat mixte Baie du Mont-Saint-Michel et le président de la communauté de communes ».

    Si elle a terminé ce travail, c’est au président Beleval du Centre des monuments nationaux de le parachever désormais, de sorte qu’un rapport puisse être présenté au Premier ministre, Bernard Cazeneuve, en janvier prochain lors de sa visite au Mont-Saint-Michel.

    « Convaincre et pas contraindre »

    L’Inter-Scot, réunion des instances normandes et bretonnes en charge d’urbanisme et d’aménagement du territoire dans la baie, travaille sur le sujet en s’appuyant sur l’exemple du Grand Chambord dans le Val de Loire. Son travail aujourd’hui reconnu (lire La Gazette du 7 décembre 2016) en fait un des acteurs actif de cette Conférence de la baie. « Ce plan de gestion doit convaincre et non pas contraindre », a souligné Erick Goupil, président du Scot de la baie et coordonnateur de l’Inter-Scot.

    « L’Etat ne se substituera pas aux élus »

    Le président du conseil départemental et sénateur, Philippe Bas s’est dit confiant dans « la mobilisation du territoire » pour relever ces défis touristiques, économiques et environnementaux pour protéger le Mont Saint-Michel et sa baie. « Nos collectivités auront besoin de l’Etat, a-t-il rappelé à sa représentante, comme de la Région. La gouvernance est subordonnée à un accord de tous sur ces questions ». Il n’a pas manqué de dire sa « colère » face à des « textes exigeants, des compétences transférées, pas assorties des fonds nécessaires ». Même écho de la part du sénateur Jean Bizet qui veillera à ce que l’Etat ne fournisse pas que l’encre nécessaire à l’écriture de ce plan de gestion de la baie.

    Le sous-préfet de Saint-Malo, François-Claude Plaisant, relevait pour sa part que « L’Etat ne sera pas là pour se substituer aux élus, mais il soutiendra les élus en capacité d’agir ». Sur l’aspect des contraintes qui régissent la baie, il note que « la norme est logique et cohérente » dans le cadre de la préservation, mais convient qu’il faut l’articuler et que ça nécessite « qu’elle soit claire et lisible pour tous ».

    En conclusion de ces deux heures d’échanges, le consensus semble acquis que chacun soit entendu dans un esprit constructif pour écrire l’avenir du site.

     

     
  • FORET DE SAINT SEVER: C’est mon dreit et j’y ti !

    Une clameur de Haro s’impose…

    Lire l’article ci-dessous, paru dans l’édition caennaise de Ouest France (16/02/17):

    16-02-2017 19;43;45


     Commentaire de Florestan:

    Ce n’est donc ni une légende et encore moins du folklore. Les Normands restent très soucieux et attachés à défendre leurs droits. Car pendant des siècles, le droit coutumier normand et sa jurisprudence protégeaient plutôt bien les individus et leurs propriétés.

    Avis aux lecteurs de l’Etoile de Normandie connaisseurs de la matière juridique normande:

    Que dit le droit normand ou sa jurisprudence dans le cas rapporté ici?

    Nous attendons vos réponses que nous publierons pour compléter ce billet.

     
  • MEPRIS DE LA NORMANDIE (même réunifiée): La valse des préfets de région continue !

    Et la Normandie, même réunifiée, reste le marchepied crotté d’un début de carrière ou la salle d’attente intermédiaire avant de pouvoir monter à l’étage supérieur.

    Nicole Klein, la ci-devant préfète de Normandie qui a présidé à la réunification de notre région et à la réorganisation des services de l’Etat entre Caen et Rouen, a fait un travail sérieux voire rigoureux. Mais on vient d’apprendre qu’elle préfère partir à Nantes. S’ennuyait-elle à Rouen, notre métropole normande?

    On regrettera surtout que la préfète fasse d’abord jouer les intérêts de sa carrière au lieu de rester en Normandie pour nous planter au milieu du gué alors qu’il y a en Normandie des dossiers normands, certes, mais d’intérêt national tel que l’économie maritime et la préservation de l’Axe Seine qui subit la concurrence frontale des ports du Nord de l’Europe.

    La préfète préfère partir à Nantes avec son rapport sur l’avenir du Mont Saint Michel sous le bras qui doit être sur le bureau du cherbourgeois Cazeneuve: le mépris de l’Etat central pour les Normands se poursuit donc et s’il y a une preuve objective de l’intérêt de l’Etat central pour un territoire c’est que le préfet qui est son premier représentant sur place, reste un certain temps dans son poste. La valse des préfets comme celle des directeurs généraux de grands ports maritimes se poursuit donc car la progression de la carrière de ces Messieurs dames d’importance passe avant toute autre considération… surtout en Normandie !

    Lire l’article de Xavier Oriot dans l’édition caennaise de Ouest-France (16/02/17):

    16-02-2017 19;34;35

     Voir aussi le compte rendu proposé par Normandie XXL:

    http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1995

     
  • QUESTION de SURVIE: L’agriculture normande décide de basculer dans la BIO et la QUALITE

    La réunification du pilotage politique normand combiné à la crise de l’agro-industrie conventionnelle produit un effet positif puissant:

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    Le secteur agricole et agro-alimentaire normand qui demeure, en nombre d’emplois et en chiffres d’affaires le second secteur de l’économie régionale, prépare sa conversion quasi intégrale vers les filières de la qualité agricole et agro-alimentaire: au coeur d’un mouvement qui s’emplifie et qui semble emporter les dernières résistances corporatistes et les conservatismes, la conversion vers l’élevage biologique de la majeure partie de la filière laitière normande pour d’évidentes raisons de survie économique et financière après les deux terribles années 2015 et 2016 vécues durement par les éleveurs laitiers normands du Cotentin au Pays de Bray en passant par le bocage Virois, est devenue incontournable: on se souvient de cette colère paysanne du début de l’été 2015 avec le blocage des accès des grandes villes normandes (notamment à Caen) ainsi que des ponts sur la Seine ou le saccage des supermarchés.

    Malgré les aides d’urgence du gouvernement, la situation reste préoccupante depuis la déréglementation européenne des quotas laitiers, la signature de l’accord de libre-échange avec le Canada et l’emprise contractuelle des laiteries industrielles, à commencer par la plus grosse d’entre elle (par ailleurs numéro 1 mondial de la transformation industrielle du lait), sur les éleveurs qui ne peuvent évidemment pas vivre décemment de leur travail avec un prix du litre de lait inférieur à 30 centimes: il est donc devenu urgent pour les éleveurs de valoriser leur lait en changeant plus ou moins radicalement de modèle agricole pour pouvoir proposer un prix supérieur au prix d’un marché laitier devenu mondial.

    La conversion des exploitations laitières normandes vers la bio avec retour d’un troupeau de vaches normandes de taille raisonnable pâturant à l’herbe et au foin devient l’horizon des éleveurs normands notamment pour les jeunes courageux qui s’installent, d’emblée, en production bio. La situation présente est donc très délicate car le modèle économique de la filière laitière est totalement destabilisé entre une tendance au retrait de la production dans le système conventionnel pour ne pas aggraver la chute des prix du lait sur un marché mondial dérégulé en état de surproduction et la baisse drastique, voire l’arrêt de toute production laitière, chez des éleveurs de plus en plus nombreux à opter pour la conversion vers la bio puisqu’il faut un délai de deux ans pour passer d’un système agricole à l’autre.

    Cela explique pourquoi on observe actuellement une crise inédite de l’approvisionnement de certains produits laitiers: le beurre vient lui-même à manquer ainsi que certains yaourts tandis que la demande des consommateurs pour l’agro-alimentaire bio explose ce qui entraine des ruptures d’approvisionnement en produits lactés bio dans les magasins spécialisés.

    Le rôle d’accompagnement de la nouvelle région Normandie et de la Chambre d’agriculture de Normandie est donc fondamental.

    Et il est heureux que le nouveau pouvoir régional normand ait décidé de mettre l’accompagnement de la reconversion du modèle agricole normand, notamment sa filière latière, au coeur de la stratégie régionale car il en va de l’identité même de la Normandie.

    De leur côté, les organisations professionnelles de l’agriculture biologique normande jusque là séparées en trois entités (Interbio, Agrobio BN et le Grab HN) préparent leur fusion en une seule entité normande pour l’année prochaine avec l’objectif de faire de la filière laitière normande la première filière laitière biologique en France par la production avec, (et c’est nous qui l’ajoutons) la possibilité, à terme, d’aller chercher une AOC/AOP lait bio de Normandie au moment où, avec l’entrée en vigueur du tout nouvel accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne (le CETA voté par le Parlement européen le 15 février 2017), le marché agro-alimentaire français va être inondé de produits agro-alimentaires canadiens beaucoup moins chers car il n’y a pas au Canada l’équivalent de nos AOC/AOP ou de nos labels BIO avec leurs cahiers des charges exigeants.

    En un mot: avec l’entrée en vigueur, en avril prochain, du CETA c’est la filière agro-alimentaire conventionnelle qui est menacée directement.

    La Normandie dispose déjà de 13 AOC/AOP sur son territoire et c’est déjà en soi un record national, c’est déjà un avantage comparatif indéniable. En revanche, elle était en retard dans la conversion biologique notamment dans la partie ex Haute de son territoire. C’est ce retard qui doit être repris face à l’explosion de la demande des citoyens consommateurs pour les produits biologiques mais aussi face à la menace nouvelle du CETA.

    A n’en pas douter ce sera le grand enjeu de la Normandie enfin réunifiée totalement sur un stand commun de plus de 500m² au prochain salon de l’Agriculture de Paris à partir du 25 février 2017

     Pour en savoir plus sur la question agricole et rurale normande nous vous proposons de découvrir le site :

    Logo

     

    http://www.agri-culture.fr/article/agriculture-economie/une-journee-agricole-pour-le-president-de-la-region-normandie

    http://www.agri-culture.fr/article/agriculture-marches/lagriculture-biologique-normande-se-moque-de-la-crise

     
  • Dans les pages normandes de OUEST FRANCE: AUTOPROMOTION des missionnaires d’une propagande payée par l’ETAT

    On n’est jamais si bien servi que par soi-même en emballant son autosatisfaction dans le papier journal qui a pourtant été réservé pour les autres.

    Le côté sans vergogne d’un quotidien régional ligéro-breton qui prend son lectorat normand (de moins en moins captif) pour un placide troupeau de ruminants, trouve une nouvelle illustration avec cet article assez étourdissant relégué dans les pages normandes de l’édition caennaise de Ouest France du lundi 13 février 2017 sous la rubrique « Le Calvados en bref » généralement dévolue aux chats et chiens normands écrasés:

    Voici la chose:

    15-02-2017 14;04;02

    Ouest-France nous claironne régulièrement qu’il est le premier quotidien de France par la diffusion de son numéro papier avec plus de 800 000 exemplaires vendus par jour. Mais ce que les Bretons de Ouest-France claironnent beaucoup moins c’est que la Pravda ligéro-bretonne reçoit une aide financière conséquente de la part de l’Etat au titre du fonds de soutien au pluralisme démocratique de la presse et des médias.

    Récemment, sur l’Etoile de Normandie, nous avions été contraints de répondre à la bêtise plus que mesquine d’un certain Jean-Christophe Lalay qui besogne à la rédaction caennaise de Ouest France en écrivant des lignes inutiles sur le mode de financement de l’université populaire de Caen fondée et animée par Michel Onfray: nous vous proposons de relire ce billet pour, notamment, découvrir ce que Ouest-France a reçu de l’Etat pour son entreprise quotidienne de bourrage de crâne des consciences normandes par une propagande ligéro-bretonne éhontée notamment dans les lycées normands où le journal, ainsi que des numéros spéciaux consacrés aux offres d’emplois ou de formations supérieures (de préférence situées outre Couesnon), sont diffusés gratuitement… avec l’argent de NOS impôts !

    A relire sous le lien suivant:

    http://normandie.canalblog.com/archives/2017/01/31/34876972.html

     
  • Prise de contrôle du GANIL par le CEA Plateau de SACLAY: Les élus de la communauté urbaine de CAEN ne sont pas au courant…

    Ah! C’est bien joli de faire des colloques, des réunions, des périphrases, des discours et des articles de propagande sur papier glacé au sujet de l’indispensable stratégie d’intelligence territoriale ou d’attractivité d’un territoire à valoriser et à défendre en raison de la présence sur son sol d’activités à haute valeur ajoutée ou stratégiques pour le pays si on n’en fait rien dans la réalité…

    Pis! Si les élus qui pérorent sur le sujet ne sont pas au courant des urgences en cours.

    Ainsi, à la lecture de la propagande diffusée gratuitement dans toutes les boîtes aux lettres par la toute nouvelle communauté urbaine de « Caen La Mer » (sic!), on trouvera le publireportage suivant au sujet du GANIL (Grand Accélérateur National Ions Lourds) et de son extension récente, SPIRAL 2 (Système de Productions d’Ions Radioactifs Accélérés en Ligne de seconde génération) inauguré par François Hollande le 3 novembre 2016: l’article, avec emphase, sonne les trompettes de la fierté locale d’avoir sur le territoire Caennais et Normand un équipement de recherche physique fondamentale qui a une aura internationale.

    Mais on n’en saura pas davantage. Du moins pas plus que ce que vous savez au sujet de l’avenir du GANIL en lisant l’Etoile de Normandie…

    15-02-2017 14;01;50

    (source: Sillage, N°48, 1er trimestre 2017, p.19)

     
  • Dans un entretien donné à Paris Normandie, Thierry PECH théorise le racisme de classe des élites contre le peuple…

    C’est aujourd’hui à la mode: il est, semble-t-il, devenu  facile d’être le populiste de quelqu’un d’autre comme on peut être facilement l’imbécile de quelqu’un d’autre pour ne pas dire davantage. Mais s’il y a une chose qui ne change pas c’est que la bêtise de classe des élites, des gens cultivés, est plus visible ou plus redoutable que la bêtise de classe de ceux qui sont classés par les élites dans la classe dite « populaire ». On dira que les premiers ont plus de savoirs et de ressources et de références culturelles à leur disposition pour leur éviter d’êtres cons que les seconds qui n’ont à leur disposition que la simple boussole d’un solide bon sens. Mais comme souvent, les outils les plus simples mis en oeuvre par le simple bon sens sont plus efficaces qu’une culture raffinée ou une vaste érudition pour s’épargner la peine de la bêtise. En un mot: la bêtise bien habillée de culture est plus dangereuse que la bêtise toute nue.

    On trouvera une nouvelle illustration de ce constat en lisant cet article de Paris-Normandie paru le 28 janvier 2017 que nous n’avions pas vu passer et qu’un fidèle lecteur de l’Etoile de Normandie vient de nous signaler:

    Thierry Pech, le rédacteur en chef du magazine « alternatives économiques » mais surtout président de la fondation Terra Neuva, une « boîte à idées » proche du Parti socialiste et qui est devenue célèbre pour ses « notes » de synthèse, livre dans l’entretien suivant son analyse de ce fameux « populisme » dont tout le monde parle.

    Ce monsieur parle avec une telle assurance qu’il parle sans savoir d’où il parle, pour reprendre l’exigence de lucidité revendiquée par les militants de la gauche radicale révolutionnaire post soixante huitarde que ce monsieur a bien connu quand il était plus jeune avant de passer, en vieillisant, dans le camp d’en face pour donner des conseils émoliants à des dirigeants d’entreprises, des haut-fonctionnaires ou des grands élus vaguement socio-démocrates sur les humeurs de cette masse inconnue et informe qu’ils appellent le « peuple »: une fois de plus, le « peuple » est défini par ceux qui n’en font pas partie ou qui ne veulent pas en faire partie.

    On dira que Thierry PECH manque de la plus élémentaire lucidité, cette lucidité « à la normande » qui préfére suspendre son jugement parce que l’on pourrait être soi-même jugé ou parce qu’un ensemble d’expériences concrètes et vécues vaut plus qu’un long et beau discours. Parce que, tout simplement, le bon sens normand et d’ailleurs nous informe que la vérité n’est jamais toujours du même côté mais quelque part au milieu…

    Bref ! Pour finir avec l’ami Gustave, on dira que Thierry Pech est un Bouvard de la théorie sociale qui attend son Pécuchet !

    http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/pour-terra-nova-les-francais-veulent-travailler-autrement-GX8303080

    Le grand entretien. Directeur du Think Tank Terra Nova, qui nourrit la réflexion socialiste depuis plusieurs années, Thierry Pech décortique « le désordre de notre société ». Et prône un Etat préparateur aux vicissitudes de la vie, plutôt qu’un Etat réparateur.

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    Les « insoumissions » (titre de votre livre), ça intervient juste avant la révolution ?

    Thierry Pech : « Ce n’est pas l’étape ultime avant la révolution, mais c’est une période de désordre important. Nous avions un contrat social qui supposait des contreparties. On donnait aux gens du pouvoir d’achat, de la sécurité professionnelle, des droits, de l’éducation, et en échange, on leur demandait d’être disciplinés au travail – dans une société industrielle —, disciplinés dans la consommation.

    On leur demandait aussi une certaine discipline dans la politique, dans la mesure où ils étaient invités, notamment au début des années 80, à se diriger vers une « République du centre », loin de toute radicalité. Toutes ces disciplines se sont sérieusement relâchées ces dix dernières années. »

    Pourquoi ?

    « Pour deux raisons : d’une part parce que les contreparties n’étaient plus au rendez-vous, les jeunes, en particulier, peinant à trouver du travail n’ont plus de garantie de sécurité professionnelle et de pouvoir d’achat. D’autre part les individus ne sont plus les mêmes.

    Aujourd’hui, les gens veulent se réaliser eux-mêmes, écrire leur vie et maîtriser leur destin. Beaucoup de jeunes ne rêvent plus de s’installer durablement dans une position stable et répétitive. Ils aspirent au gouvernement de soi-même, comme disent les Anglo-Saxons, mais aussi à un travail plus épanouissant. »

    « On a besoind’un autre État »

    C’est le rejet du travail ou de l’organisation du travail ?

    « Ce n’est pas du tout un rejet du travail ! Les enquêtes internationales démontrent que les Français attachent une très grande importance au travail. Ils ne veulent pas travailler moins, ils désirent travailler autrement. Ils attendent du travail davantage de gratifications personnelles et d’autonomie. Et ça, les entreprises françaises ont du mal à leur donner.

    Nous avons en France un management assez paresseux. On demande rarement à un salarié français comment il imagine faire mieux son travail. Donc vous avez des gens qui se désengagent, voire qui essaient de construire une vie professionnelle en dehors de l’entreprise. On voit proliférer dans la société des gens qui veulent se détacher du monde salarial classique. »

    Les classes moyennes constituent-elles aujourd’hui le point de rupture d’une époque ?

    « La classe moyenne, c’est la réalisation sociologique la plus aboutie du pacte social scellé après la Seconde guerre mondiale. Ses membres pouvaient entrer dans la consommation de masse, avaient des qualifications et de l’éducation. Ils étaient une sorte de modèle pour le reste de la société. Ils ont été les premiers à partir en vacances et à avoir la télévision. Ils étaient le front avancé du progrès social. «

    Cela s’est cassé car les classes populaires ont vu que ce qu’on leur montrait comme étant leur destin rêvé, allait tarder à arriver. Ensuite, au sein même des classes moyennes, s’est ouverte une fissure entre les classes moyennes inférieures qui avaient le sentiment de beaucoup contribuer et de peu recevoir et une classe moyenne qui continue de bien vivre. »

    Ce sont toutes ces ruptures avec le modèle des trente glorieuses qui sont la cause du rejet actuel des politiques et des élites ou supposées telles ?

    « Le populisme d’extrême droite a son siège sociologique beaucoup plus dans les classes populaires que dans les classes moyennes. Mais une partie des classes moyennes inférieures est tentée de faire sauter le système, elle aussi.

    Beaucoup ne veulent plus jouer avec le système mais en finir. Cela ne veut pas dire qu’ils sauraient par quoi le remplacer. Cela explique aussi pourquoi les grandes figures de la politique sont éliminées les unes après les autres. Il y a une vraie accumulation d’exaspération. »

    Les politiques sont considérés comme les seuls responsables…

    « Ce ne sont pas les seuls responsables ! Il est devenu trop facile de dire systématiquement « c’est de la faute à celui qui gouverne ». C’est aussi la faute à nos institutions et à un défaut de prise de conscience collective de ce qui nous arrive.

    C’est enfin la faute à tous ceux qui pensent qu’on pourrait se réfugier dans le monde ancien. Lors du conflit entre Uber et ses chauffeurs, on a entendu des gens qui voulaient « réintégrer les chauffeurs dans le salariat ». Les chauffeurs de taxi, qui sont les principaux rivaux d’Uber ne sont pas salariés ! Le problème ce n’est pas salariat ou pas salariat, c’est comment on traite les gens. »

    Malgré la volonté affichée de casser le système, on s’en remet toujours à l’État pour tout régler. Paradoxal, non ?

    « Vous mettez le doigt sur un point clé de notre histoire collective. L’État a toujours joué un très grand rôle en France : État modernisateur, État capitaine d’industrie, État social, État animateur. Pour nous l’État est le grand libérateur.

    Aujourd’hui, l’État ne doit pas reculer mais changer de mode d’intervention. On n’a pas besoin de moins ou plus d’État, on a besoin d’un autre État. Par exemple en matière sociale, c’est bien que l’État fournisse des revenus de remplacement quand les gens sont malades. Mais aujourd’hui on n’attend pas seulement cela, on attend qu’il prépare les individus à faire face aux vicissitudes de la vie. Il faut un État préparateur et pas seulement un État réparateur. »

    « Nous n’avons aucun lien organiqueavec le PS »

    Terra Nova est engagé à gauche. Vous réfléchissez aujourd’hui pour le PS ou pour un candidat ?

    « En 2011-2012, nous avions pris l’engagement de soutenir le vainqueur de la primaire, primaire dont l’idée est sortie de nos cartons. On est heureux de voir qu’elle a conquis la gauche mais aussi la droite. L’idée forte, c’est que la désignation du candidat à la présidence de la République ne pouvait plus être une affaire d’arrangement dans les couloirs d’un parti.

    Il y aura un vainqueur de cette primaire 2017, mais il restera probablement un Mélenchon sur sa gauche et un Macron sur sa droite. Notre doctrine, c’est l’équidistance entre les candidats réformistes jusqu’au résultat final. Pour le reste, nous n’avons aucun lien organique avec le PS. Notre seule fidélité va aux idées que nous produisons et que nous défendrons. Ce qui nous éloignera forcément d’untel et nous rapprochera de tel autre. »

    À l’issue de la primaire, Terra Nova peut-il marquer son soutien, ou sa convergence d’idées, avec un candidat qui n’est pas issu de la primaire. Emmanuel Macron par exemple ?

    « Terra Nova est un laboratoire d’idées, un lieu de réflexion, pas une écurie de campagne. Nous n’appellerons à voter pour aucun candidat, qu’il soit issu de la primaire ou non, ce n’est pas notre rôle. En revanche, en particulier sur tous les sujets sur lesquels nous avons formulé des propositions, nous dirons nos accords et nos désaccords avec les candidats aussi souvent qu’on nous en donnera l’occasion. »

    (1) Insoumissions (Seuil) 231 pages, 18 €.

     

     
  • SCANDALE MORAL ET FINANCIER A L’UNIVERSITE DE CAEN

    L’Etoile de Normandie ne pourra que partager la colère des étudiants et des professeurs de l’université de Caen. L’Alma mater normande depuis près de six siècles, institution qui fait notre fierté commune par les talents et les recherches qui s’y développent tans les domaines de la science, ne devrait faire l’objet d’aucun soupçon… Et pourtant !

    A l’heure où de nombreux étudiants normands poursuivent leurs études sur le seuil de la pauvreté, le fait que cinq dirigeants de haut niveau administratif de l’université normande décident de se partager quelques 150000 euros de primes est tout simplement scandaleux!

    Lire cet article du Figaro étudiant:

    http://etudiant.lefigaro.fr/article/les-150-000-euros-de-primes-qui-embarrassent-de-l-universite-de-caen_e9ac6868-ef8e-11e6-9bb8-10306b5c30df/

    Les 150.000 euros de primes qui embarrassent l’université de Caen

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    Plus de 150.000 euros de primes pour 2016 ont été versés à cinq dirigeants et comptables de l’université de Caen. À l’heure où l’université doit se serrer la ceinture pour une rénovation urgente, ces montants élevés font grincer.

    Les étudiants du bâtiment B de l’université de Caen Normandie (Calvados) sont en colère. Pour étudier les sciences humaines, ils devront désormais se passer de bibliothèque, absente des nouveaux plans de rénovation. «Sans concertation avec les professeurs, ni avec les étudiants, la nouvelle direction a décidé de nous retirer notre lieu d’étude, explique Thomas, étudiant en sciences humaines en M2. On nous promet qu’elle sera reconstruite quelque part, mais pour l’instant, on ne sait ni où, ni quand.»

    La rénovation du bâtiment engagée en juillet dernier pour quatre ans -et 21 millions d’euros- semble bien utile. «Notre campus a plus de cinquante ans et certains bâtiments n’ont jamais été rénovés, s’insurge Thomas. Tout est vétuste. Bourré d’amiante, l’immeuble dans lequel nous travaillons aurait pu prendre feu en un quart d’heure!»

    Interrogé en novembre par France 3, le vice-président de l’université délégué à l’immobilier Stéphane Ropiquet estimait à 160 millions d’euros le montant global des travaux sur vingt ans. Soit huit millions par an. «Nous ne sommes aujourd’hui capables de mettre que deux millions par an.» déclarait-il à l’époque. Alors quand l’université a décidé de communiquer la répartition de ses 500.000 euros de primes sur l’année 2016, une partie des étudiants, des syndicats et du corps professoral est resté sans voix. 43.000 euros pour la directrice générale, 36.000 pour l’agent comptable, 33.000 pour le directeur général des services adjoints… des montants qui ne sont pas passées inaperçues.

    La CGT monte au créneau contre le montant des primes versées

    Parmi les contestataires, la CGT s’insurge dans un communiqué du montant de la partie variable de ces primes, appelée complément indemnitaire annuel (CIA) et évaluée de façon trop subjective selon le syndicat. «Faites les comptes: 5 personnels de l’université de Caen perçoivent l’équivalent de 368 primes (157 000€) sur proposition du président de l’université avec l’approbation du Conseil d’Administration.» peut-on lire dans son tract.

    «Ce ne sont pas les primes en soi qui nous dérangent, détaille encore Thomas. Elles sont même très utiles pour de nombreux salariés qui sont très peu payés. Le problème, c’est que ceux dont on conteste déjà la gestion de l’établissement s’allouent eux-mêmes des primes bien trop élevées, alors que 200 postes ont été gelés puis en partie supprimés depuis 2012 et qu’on ne cesse de retarder les travaux de rénovation par manque de moyen.»

    « Nous sommes plutôt dans la moyenne basse. »Pierre Denise, président de l’université de Caen, à propos des primes versées

    Amphithéâtres dégradés, profs absents et cours envoyés par mails

    200 étudiants se sont donc réunis lundi 30 janvier devant le bureau du président Pierre Denise pour faire savoir leur malaise. Ce 10 février, ce même groupe essayait d’interrompre l’assemblée générale qui se tenait dans l’université. Les deux fois, pas de réponse du président. «Nous ne désespérons pas, M. Denise finira bien par nous parler, explique Thomas, à l’origine du mouvement. Notre colère est globale, nous n’en pouvons plus des professeurs absents et pas remplacés, des cours envoyés par mail et des amphithéâtres pourris où les chaises sont cassées. Ce n’est pas avec 157.000 euros que l’on aurait pu tout changer, nous en sommes conscients, mais ça aurait été un bon début.»

    Contactée par le Figaro, l’université n’a pas donné suite à nos appels. Son président avait toutefois précisé à Ouest France et France 3 que «les montants des primes individuelles des cinq personnes mises en avant sont exactes. Ils peuvent paraître élevés s’ils sont isolés du reste. Ces primes sont liées au poste et pas à la personne, ni à la performance. Ces montants sont rendus publics, dans une volonté de transparence. Peu d’administrations communiquent là-dessus.» Selon lui, ces primes sont distribuées dans toutes les universités de France et sont en général bien plus élevées. «Nous sommes plutôt dans la moyenne basse» conclut-il.

     
  • BERNAY: réduire la fracture numérique rurale avec un… BUS !

    L’Etoile de Normandie salue une belle expérience, intelligente et efficace, menée par la société civile normande. « Laissez-nous faire! » le slogan libertaire girondin est celui de notre époque, notamment en Normandie.

    Exemple avec la question de réduire la fracture numérique entre la Normandie des villes et la Normandie des champs à l’aide d’un bus: initiative d’une association basée à Bernay (Eure):

    http://www.paris-normandie.fr/ouverture/un-bus-des-technologies-sur-les-routes-normandes-pour-reduire-la-fracture-numerique-EB8524413?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=f5dd743040-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-f5dd743040-137315997

    Un bus des technologies sur les routes normandes pour réduire la fracture numérique

    Le bus numérique partira en tournée en mars pour 150 dates

    Une association euroise a mis au point et testé en 2016 le bus des technologies. Ce véhicule chargé de réduire la fracture partout en Normandie partira en tournée en mars.

    Connu en Normandie pour être le patron d’une entreprise innovante – Neo Digital – basée à Bernay (Eure), Basile Bohard est aussi le fondateur du bus des technologies et le président de l’association Digitaliz qui porte ce projet. C’est en revenant du salon CES de Las Vegas, en 2015, que Basile Bohard a eu l’idée de créer cet outil encore « unique en France ». « On parle beaucoup de fracture numérique, explique Basile Bohard. Alors, on a racheté un bus normal de 12 mètres de long et nous l’avons totalement réaménagé avec des postes de travail. L’enjeu, c’est d’être aussi réactif que les évolutions technologiques. »

    L’association euroise a conclu des partenariats avec des entreprises qui inventent de nouveaux objets connectés. Et ces objets sont présentés dans le bus des technologies avant leur mise en vente sur le marché.

    Digitaliz vise trois publics avec son bus : les commerçants, les TPE et les PME. « L’objectif est de leur montrer ce que la transformation digitale est capable de leur apporter. C’est une étape de sensibilisation », décrypte Basile Bohard.

    La deuxième cible est le monde de l’éducation, de la maternelle jusqu’à l’université. « Nous pouvons par exemple accompagner les enseignants car les pratiques éducatives évoluent avec une intégration de plus en plus importe du numérique dans les apprentissages ».

    Troisième public visé par le bus : le citoyen. « Les communes, les collectivités peuvent réserver le bus pour expliquer aux habitants les enjeux par exemple du très haut débit, du wifi… »

    Un calendrier de 150 dates en 2017

    La médiatrice engagée par l’association a pour mission de rendre accessible un monde ultramoderne qui, pour beaucoup, peut être hermétique ou ésotérique. « Quels usages peut-on faire au quotidien des technologies qui débarquent ? Nous apportons les réponses », poursuit Basile Bohard qui a prévu de sortir le bus du garage début mars 2017. « Nous avons un calendrier avec 150 dates. 20 % de ces dates ont déjà été bloquées par des entreprises, des collectivités ou des organisations professionnelles comme la Fédération française du bâtiment, le Medef, l’UNM… »

    D’autres acteurs de l’économie normande sont déjà séduits par le bus des technologies : Dassault, Altitude infrastructure, Intel, Parrot, la Région Normandie, la CCI Normandie, la fondation F2i, la fondation Caisse d’Épargne et la Fondation de France.

    Il suffit d’aller sur le site de l’association pour réserver des dates. Au cours de tournée 2017, Digitaliz invitera également des experts qui développent un sujet précis : la réalité augmentée, l’impression 3D, l’e-sécurité, le Big data, le drone.

    L’initiative est normande mais les fondateurs de Digitaliz espèrent que le bus des technologies sera dupliqué ailleurs en France.

    Plus d’infos sur www.lebusdestechnologies.fr

      Thierry RABILLER
     
  • Alençon: le désert médical progresse inexorablement…

    Décidément, l’Orne est le plus maltraité des cinq départements normands: le désert médical y progresse de façon inexorable et les logiques entrepreneuriales comptables qui prévalent plus que les autres dans la gestion du système de santé se voient encore plus dans l’Orne qu’ailleurs.

    http://www.tendanceouest.com/actualite-214435-fermeture-nocturne-du-centre-appels-dans-orne-la-colere-des-medecins-ne-faiblit-pas.html

    Fermeture nocturne du centre d’appels : dans l’Orne, la colère des médecins ne faiblit pas

    Fermeture nocturne du centre d'appels : dans l'Orne, la colère des médecins ne faiblit pas

    Le Docteur Gall, président de l’ordre des médecins de l’Orne, entouré des docteurs Chareton et Henry. – Eric Mas

    Le 13 février 2017 à 16:00
    Par Eric Mas

    Dans l’Orne, la mobilisation se poursuit contre la fermeture nocturne du centre d’appel du Smur d’Alençon, avec transfert des appels d’urgence vers Caen ou Rouen et suppression d’une des deux équipes de secours.

    Dans l’Orne, la colère des médecins ne retombe pas contre la fermeture, la nuit, du centre d’appel téléphonique du Smur du centre hospitalier d’Alençon, avec un transfert des appels d’urgence vers Caen ou Rouen et la suppression de l’une des deux équipes de secours.

    « Un problème de management »

    Après le Docteur Chareton, président de l’Apsum, association qui est en charge des gardes des 140 médecins libéraux sur tout le département de l’Orne, c’est le Docteur Gall, Président du Conseil département de l’Ordre des médecins, qui monte au créneau:  » je pense qu’il y a un problème de management au sein de cet hôpital « , explique-t-il, avant d’en appeler à l’Agence régionale de santé, et aux élus locaux:

     
  • TOURISME: LES BRETONS TOUJOURS AUX BASQUES DES NORMANDS !

    La patèle bretonne (ou la crépidule forniqueuse comme vous voudrez) s’accroche au rocher touristique normand…

    Preuve supplémentaire avec cette image que l’on trouvera sur la page Facebook officielle de l’office de tourisme de la ville de Caen:

    https://www.facebook.com/caen.tourisme/photos/rpp.232034013548385/1217321375019639/?type=3&theater

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    Commentaire de Florestan:

    Le stand du comité régional de tourisme de Normandie n’est franchement pas beau. Et la bannière noire et blanche bretonne accrochée aux ceintres est redoutable d’efficacité… trop redoutable peut-être?

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  • NORMANDIE PARTICIPATIONS: notre région est le seul territoire de France où l’on ne confond plus l’économie avec la météo

    Un dicton normand dit avec sagesse: « le mauvais temps c’est le temps qui dure trop longtemps ». Et la base de la sagesse la plus élémentaire est de faire lucidement le départ entre les réalités sur lesquelles on ne peut rien comme la pluie, par exemple, et les réalités sur lesquelles on peut toujours faire quelque chose, comme, par exemple, la conjoncture économique.

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    C’est le choix volontariste qui a été fait par Hervé Morin en Normandie en matière de politique publique régionale économique: ne plus confondre l’économie avec la météo. (Même s’il se préoccupe du bulletin météo pour que l’économie touristique normande ne soit pas maltraitée dans les médias…).

    C’est donc une démarche globale d’intelligence territoriale qui prévaut tout particulièrement en Normandie et ce pour trois raisons:

    1) L’Etat stratège français dans la cage de fer ordo-libérale actuelle de l’Union Européenne a été démantelé alors qu’à l’échelle régionale, a fortiori lorsqu’il s’agit de gouverner une vraie région, les marges de manoeuvres pour expérimenter des politiques publiques originales sont plus grandes que dans les cabinets ministériels parisiens: Hervé Morin est bien placé pour le savoir…

    2) La Normandie, notamment dans son ex partie « Basse », a été un laboratoire de réflexion sur l’intelligence économique territoriale grâce à l’impulsion initiale donnée par le préfet de région Rémi Pautrat à la fin des années 1990: les élus des territoires qui font encore une bonne part de leur PIB dans l’industrie et dans l’innovation technologique stratégique ont, plus que les autres, l’obligation d’intégrer l’intelligence économique territoriale dans leurs réflexions. La Normandie dans son ensemble a connu dans les années 1990 la pire crise industrielle de sa longue histoire économique: la leçon semble enfin retenue qu’il ne faut pas confondre la conjoncture économique avec la météo… Surtout en Normandie !

    3) La Normandie est désormais la seule vraie région de France sur la carte avec la Corse. Son nom est connu dans le Monde entier. Elle dispose d’un tissu entrepreneurial remarquablement diversifié et équilibré et largement tourné vers l’exportation avec souvent, très souvent, des entreprises leader de leur marché ou de leur technologie… dans le Monde entier. Les réalités normandes, plus que d’autres, méritent d’être gouvernées.

    C’est pourquoi, le dispositif Normandie Participations qui prend ces temps-ci sa pleine mesure, fait de notre région le seul territoire de France où l’on ne confond plus l’économie avec la météo pour mettre en oeuvre une véritable politique de souveraineté économique au service de l’intérêt de tous les Normands.

    Pour résumer d’un mot: « Normandie Participations » est la meilleure réponse que l’on puisse faire aux arguments fallacieux d’un Front National qui veut supprimer les régions… justement!


     

    Pour en savoir plus sur le dispositif « Normandie Participations », lire l’excellent compte-rendu proposé par la feulle d’informations Normandie XXL:

    http://www.normandiexxl.com/article.php?id=1986

    Normandie Participations : impliquer les chefs d’entreprise dans le développement de l’économie normande

     Herve Morin lors de la réunion pour Normanide Participations

    Economie. C’était l’étage de la fusée Morin pour mettre la Normandie en orbite des grandes régions le plus complexe à mettre au point mais il est opétationnel depuis septembre 2016. Le fonds Normandie Participations reste pour l’instant une réalisation unique en France qui consiste pour une Région à élargir ses moyens d’actions en faveur des entreprises grâce à la création d’un fonds pour leur financement. Il s’agit d’intervenir directement dans le capital, ce que ne font en général pas les banques et d’accepter de prendre des risques…ce qui les tente encore moins.

    Jeudi 9 février, à la villa Le Cercle, à Deauville Hervé Morin avait réuni une centaine de chefs d’entreprise, les uns appartenant à la catégorie de ceux qui contribuent à ce fonds, les autres étant déjà bénéficiaires et aussi tous ceux qui viennent pour le découvrir.

    De l’argent normand pour les Normands

    L’originalité de la démarche du président de la Région est de vouloir que cet outil soit normand alors que jusqu’à présent les fonds de ce type sont principalement parisiens. Pour cela il faut faire retrouver aux chefs d’entreprise locaux la fibre normande et ce n’est pas évident. Recréer du lien, établir des réseaux pour impliquer les chefs d’entreprises normands, développer l’attractivité de la région…vaste programme auquel le Président a ajouté l’annonce de tout ce qui a été déjà été fait.  Au cours de cette réunion Eric Le Boucher éditorialiste au quotidien Les Echos est venu apporter son éclairage économique.

    Devenir renard plutôt que coq

    La France épargne beaucoup mais les 350 milliards d’euros ainsi générés ne vont guère dans l’économie productive. Pour canaliser les 14% que les Français épargnent vers les entreprises, au lieu de parler de « capital risque » il suggère de parler de « capital productif ». Selon lui : « le rôle des business angels reste trop limité, ils ne représentent guère que 1,4% du capital des entreprises et, au lieu d’utiliser notre épargne sur notre territoire national, celle-ci est exportée. »

    Bien que la situation ait évolué, que la BPI se soit vraiment impliquée dans les investissements en entreprises, l’évolution en leur faveur reste insuffisante.

    La France a deux animaux symboliques dans son histoire le coq vindicatif, courageux et bagarreur qu’on retrouve dans le sport mais il y aussi le renard celui du Roman de Renart où le goupil ne cesse de jouer des tours au loup Ysengrin. « C’est un animal rusé qui convient bien à l’esprit normand et dont nous ferions bien de nous inspirer car les temps sont à l’agilité » suggère-t-il. Au renard comme à l’homme on peut appliquer la devise « Semper peccator, semper  justus» : pécheur  impénitent,  mais toujours en règle, ce qui nous ressemble beaucoup. Eric Le Boucher voit notre économie normande trop diversifiée et nous incite à faire des choix, l’agroalimentaire étant une voie royale pour la Région.

    Eric Le Boucher éditorialiste Les Echos

    Déjà 6,3 millions d’euros d’investis dans 10 entreprises

    13 personnalités de l’entreprise forment le Conseil d’Administration du Fonds de Participation* qui est présidé par Franck Murray, président de la société Ipdia.  

    Le fonds prend la forme d’une société par actions simplifiée (SAS). Son capital sera doté par la Région Normandie, unique actionnaire, de 100 millions d’euros d’ici 2019. A terme, Normandie Participations se donne pour objectif une vingtaine de prises de participation par an pour environ 15 à 20 millions d’investissements.

    Depuis son lancement opérationnel en septembre 2016, le fond Normandie Participations a reçu plus de 150 demandes de porteurs de projets et enregistre 3 à 4 nouveaux dossiers par semaine.

    Au total, 6,3 millions d’euros ont déjà été investis. Le fonds régional Normandie Participations est intervenu pour des montants allant de 150 000 euros à 2 millions d’euros auprès de 10 entreprises dans des secteurs variés dont  :

    • 1,5 million d’euros pour l’industriel Metalvalue Powder, spécialisé dans la production de poudre métallique atomisée au gaz, qui s’implantera à Pîtres (27) que nous avons déjà présenté.
    • 2 millions d’euros pour la société Remade In France de Poilley (50), spécialisée dans le reconditionnement de smartphones. La société de Mathieu Millet a déjà vendus 500.000 smarphones et il a annoncé, lors de la soirée, le lancement d’un recrutement de 150 personnes, ce qui portera son effectif 450 personnes. Il prévoit de passer des réseaux de distrution spécialisés à la Grande Distribution.
    • 175 000 euros pour l’entreprise Anfray de Dieppe (76), spécialisée dans l’industrie des flexibles, l’entreprise est dirigée par Valéry Jimonet qui pense que : « l’attractivité de la Normandie va se développer car les cadres de la région parisienne sont en quête d’une meilleure qualité de vie qu’ils trouveront ici. »
    • 150 000 euros pour Malkyrs studio, implantée à Caen (14), jeune entreprise innovante dirigée par Paul Vaudandaine qui développe, fabrique et commercialise des jeux de cartes connectées. Il a réussi le mélange du monde physique et du monde virtuel.
    • 400 000 euros pour Datexim, entreprise caennaise spécialisée dans l’imagerie médicale et dans les technologies de lutte contre le cancer
    • 1,5 million pour la start-up Robocath de Rouen (76), présidée par Philippe Bencteux qui développe des dispositifs médicaux de robotique pour traiter les pathologies cardiaques
    • 400 000 euros pour l’entreprise Sinay de Caen (14), spécialisée dans les études d’impact sous-marines
    • 800 000 euros pour Bim&Co de Saint Romain De Colbosc (76), spécialisée dans la modélisation et la digitalisation pour les acteurs de la contruction.

    Hervé Morin et quelques uns des chefs d'entreprise ayant bénéficié de l'aide de la Région

    Normandie Participations : un rôle moteur dans la mobilisation de l’écosystème financier autour des porteurs de projets

    Depuis sa création, Normandie Participations a tissé des liens avec les fonds d’investissement clé de Normandie (Go Capital et NCI) et avec les filiales des banques du territoire (Crédit Agricole, Caisse d’Epargne, BNP, Société Générale et Crédit Mutuel).
    Un travail étroit est également mené avec les Business Angels normands et avec le Réseau Entreprendre (partage d’information, réorientation de projets).

    • Conseil d’Administration de Normandie Participations : Franck Murray, Sabrina Delaunay, Alexandre Wahl, Benoît Pellerin, Jean-Marie Piranda, Ludovic Spiers, Laurence Benissan, Pierre Riou, François Alexandre, Vianney de Chalus, Francis Labrunye, Jean-Lou Delourmel, Claude Guez

     

    Commentaire de Florestan:

    Nous ne pouvons qu’approuver cette démarche volontariste d’une souveraineté normande pour reprendre la main sur le moteur même de l’économie: le contrôle du capital pour le mettre, enfin, au service de l’intérêt général. Un regret que nous espérons provisoire cependant: le conseil d’administration de Normandie Participations devrait s’ouvrir plus largement sur la société civile active normande car les salariés, des employés aux cadres, ont aussi des réflexions pertinentes à formuler sur l’avenir des entreprises normandes.

    La souveraineté économique et le capitalisme participatif ne sont pas des vieilles lunes gaullistes ou rocardiennes mais bien nos seules solutions d’avenir. Et il est heureux que la Normandie soit, une fois de plus, une terre d’expérimentations.

     
  • BAC de QUILLEBEUF: Le président du département de l’EURE préconise un passage gratuit à gué…

    Notre titre se fait volontiers taquin car le sujet est grave: faute d’argent public suffisant, la collectivité territoriale responsable n’est plus apte à proposer aux usagers de son territoire un service public performant et sécurisé, par exemple, traverser la Seine maritime (au sens strict de l’expression) entre Quillebeuf et Port Jérôme à l’aide d’un bac non pas fluvial mais de gabarit maritime avec tous les surcoûts en personnel spécialisé et techniques que cela implique.

    Et quand on compte ses sous, la logique mesquine de Ténardier n’est jamais très loin alors qu’il s’agit de faire fonctionner un service public essentiel pour assurer la continuité territoriale de la Normandie consistant à passer d’une rive à l’autre de la Seine.

    Aussi nous poserons LA question qui n’est pas posée par l’article proposé par Paris-Normandie à lire ci-dessous:

    QUE FAIT LA REGION NORMANDIE SUR CE DOSSIER?

    Avec une question corollaire: à quoi sert la contractualisation de finances et de projets officiellement annoncée par le « G6 » NORMAND qui doit associer le conseil régional de Normandie et les cinq départements normands, toutes ces collectivités territoriales normandes étant réunifiées sous la même famille partisane depuis plus d’un an?

    http://www.paris-normandie.fr/accueil/le-departement-de-l-eure-affirme-qu-il-veut-sauver-le-bac-de-quillebeuf-sur-seine-AF8513741?utm_source=Utilisateurs+du+site+LA+NEWS&utm_campaign=79d0e0e679-RSS_EMAIL_CAMPAIGN&utm_medium=email&utm_term=0_233027d23b-79d0e0e679-137315997

    Le Département de l’Eure affirme qu’il veut sauver le bac de Quillebeuf-sur-Seine

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    Quillebeuf-sur-Seine. Le conseil départementa confirme qu’il ne veut pas supprimer le bac, victime, selon lui, de choix réalisés par l’ancien exécutif de gauche du Département de Seine-Maritime.

    L’avenir du bac de Quillebeuf-sur-Seine continue de susciter la polémique. Après le maire (PS) Alain Tessier et ses administrés – lire notre édition de vendredi -, c’est au tour du Département de l’Eure d’apporter son point de vue au débat. Il réfute toute idée de faire mourir le passage d’eau : « Il n’a jamais été question de supprimer le bac. Ceux qui agitent cette menace ne sont pas des interlocuteurs sérieux. »

    Et le cabinet de Sébastien Lecornu (LR) de rappeler que la participation de sa collectivité au fonctionnement du bac est passée « de 450 000 € en 2004 à 820 000 € en 2011. Une somme réglée encore actuellement, chaque année, par le conseil départemental de l’Eure. »

    « Il consomme trop de fuel »

    Si discorde il y a, elle résulterait, selon l’exécutif eurois, des choix réalisés par l’ex-majorité de gauche du Département de Seine-Maritime, alors dirigé par Didier Marie (PS), qui auraient fait exploser les coûts d’exploitation : « À cette date, le conseil seinomarin a décidé unilatéralement de remplacer le bac fluvial existant par un modèle neuf et plus puissant. La consommation quotidienne en carburant de ce nouveau bac maritime s’est révélée très supérieure à celle de l’ancien puisque nous sommes passés de 850 litres de fuel à 1 500 litres. Les frais de personnels ont eux aussi progressé dans des proportions importantes, pointe le cabinet de Sébastien Lecornu. Pour faire face à ce surcoût, le Département de Seine-Maritime a donc demandé à celui de l’Eure d’augmenter sa participation aux frais de fonctionnement de 300 000 € pour atteindre 1,10 M€ par an. »

    « Plusieurs pistes sont explorées »

    En 2015, 1,40 M€ ont été demandés au Département de l’Eure pour couvrir les frais de fonctionnement mais aussi l’amortissement du nouveau bac (coût d’acquisition : 7,60 M€ HT), « dont la Seine-Maritime avait pourtant décidé seule du remplacement ».

    Très concrètement, le conseil départemental eurois a donc vu sa participation financière passer de 820 000 € à 1,40 M€ en quatre ans. « Dans un contexte budgétaire particulièrement contraint, nous ne pouvons pas assumer seuls cette augmentation. Plusieurs pistes sont donc actuellement explorées par l’Eure et la Seine-Maritime afin de combler ce « delta » financier : solliciter une participation financière d’autres partenaires (communautés de communes) ; mettre en place un péage des usagers du bac ; réduire l’amplitude horaire d’ouverture du service ; remettre en service un bac fluvial en lieu et place du bac maritime pour retrouver des coûts de fonctionnement d’origine qui étaient acceptables… », énumèrent les Eurois.

    Un bac maritime coûte plus cher qu’un bac fluvial car il est plus puissant et n’implique pas les mêmes personnels, qui y sont, en outre, plus nombreux. « On est obligé d’y mettre des marins alors qu’on peut placer de simples agents départementaux sur un bac fluvial. Ce ne sont pas les mêmes salaires, ni les mêmes conventions de travail… », rappelle le conseil départemental de l’Eure.

    Ces études sont menées conjointement par les deux Départements, avec pour objectif de trouver une solution au second trimestre 2017.

     
  • Pierre JUHEL pour l’écologie normande s’oppose au Canal Seine Nord Europe

    Nous avons ici beaucoup parlé du Canal Seine Nord Europe et des raisons de ne pas le faire (mais il se fera nous dit-on…), raisons avant tout d’organisation économique de notre territoire pourqu’elle soit pertinente pour tous. A ces arguments de la raison économique à savoir l’inutilité de doubler sur terre au prix de coûteux travaux ce qui peut se faire par la mer ou par le fleuve, il faut ajouter des arguments écologiques contre un projet défendu au nom de l’écologie.

    Lire ci-après le point de vue éclairant de Pierre JUHEL pour nos amis de l’Ecologie Normande:

    http://ecologienormande.canalblog.com/archives/2017/02/12/34928535.html

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    Canal SEINE NORD EUROPE, la controverse…

    Est-il utile ? Est-il opportun ?

    Voilà un projet qui va semer la panique économique entre les chaumières normandes et les bourgades du Hainaut-Cambrésis. A la vue des éléments de notre dossier, ce projet revêt toutes les formes d’une inutilité caractérisée. 

    Tout d’abord ce projet, longtemps dans les tiroirs de la haute administration, à l’époque de la « péniche à voiles« , vise à relier l’Oise navigable (depuis Compiègne) à l’Escaut, en direction des ports du nord de l’Europe (Anvers et Rotterdam), ce qui représente 107 km. Il s’agit de construire une voie navigable à grand gabarit qui, cela dit, viendra délester les ports normands de la basse-Seine que sont Le Havre et Rouen. Voilà pour la présentation. 

    Sur le plan financier, il y a eu accord entre les régions Ile de France et Hauts de France, d’une part, et les départements du Nord, du Pas de Calais, de la Somme et de l’Oise. Le consentement gouvernemental a été signé par le Ministre des transports lui-même, M. Alain VIDALIES le 28 novembre 2016. Il va sans dire que l’Union Européenne est partie prenante dans le protocole financier. Nous voyons bien que sur ce point, il y a eu accord « politique ». 

    Dans ce dossier, que disent les organisations écologiques? Pas grand chose, sauf quelques spécialistes éclairés qui ont eu le courage de s’exprimer notamment dans le cadre de « Reporterre ». Les autres semblent se contenter des dégats qui seront occasionnés par ces travaux, grâce à des mesures compensatoires comme toujours assez iniques. C’est le cas dans ce projet. On nous annonce la plantation de plusieurs milliers d’arbres ou la création de mares à batraciens. Il n’empêche que les sites traversés par le CSNE sont nombreux et seront perturbés notamment au regard des bassins versants. Mais le vrai sujet n’est peut-être pas là, car il est de deux ordres majeurs, économique et d’aménagement durable du territoire. Comme quoi, nous pouvons signer des accords internationnaux et les contourner dès le lendemain matin.

    En effet, nous nous apercevons que les cours d’économie dans les Grandes Ecoles sont arrangés aux situations. Les « politiques » sont en marge des réalités de terrain tout en affirmant, comme Martine AUBRY, que le CSNE induira un développement extraordinaire dans une logique de développement durable….Rien que çà ! Je pense que nous n’avons pas les mêmes règles sur le sujet. Que la voie grand trafic du CSNE facilite les transferts entre Paris / Ile de France et Lille, c’est absolument certain. Mais dans le même temps, que fera t-on des friches industrielles des ports maritimes du Havre et Rouen, pourtant intégrés dans la structure HAROPA ? Que deviendra le fameux projet de l’ Axe Seine ? Je pose la question. Selon l’avis d’experts internationaux, il serait acquit que l’activité Havraise, dont on vient de fêter le 500ème anniversaire, en ce cas, deviendrait inévitablement le « parent pauvre » d’Anvers et Rotterdam. Et la Normandie dans tout ça? On s’en fiche?? Le nouveau Conseil Régional fait tout pour développer l’économie de cette merveilleuse province réunifiée, et la haute technocratie sévit encore. Qu’en pense Edouard PHILIPPE, le Maire du Havre ? Il m’avait semblé qu’il ne partageait pas cette philosophie. C’est la question que j’ai posée à Chantal JOUANNO le 1er février dernier à Paris suite à son éloge du projet. 

    Tout comme bon nombre de spécialistes, ECOLOGIE NORMANDE  se positionne contre ce projet déraisonnable, inutile et destructeur de la biodiversité et allant à l’encontre de toute logique économique raisonnée.Il est encore temps pour arrêter le massacre générationnel.

    Pierre JUHEL

    Ecologie Normande

    Président

     
  • Le clocher de l’église Saint Pierre pourrait redevenir le phare de CAEN

    Le grand clocher de l’église Saint-Pierre de Caen qui fut pendant des siècles l’église publique officielle de la ville (car l’hôtel de ville était situé, juste en face, dans l’actuel hôtel d’Escoville jusqu’en 1792), va faire l’objet d’une réfection intégrale qui va durer deux ans. Jusqu’en 2019, un grand échafaudage va recouvrir le plus grand clocher de l’Ouest de la France culminant à 72 mètres de hauteur pour le 3ème plus grand chantier de restauration et d’entretien dans l’histoire séculaire et mouvementée de ce chef d’oeuvre d’architecture extraordinaire qui fait depuis 1308 la fierté de la ville de Caen.

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    http://france3-regions.francetvinfo.fr/normandie/calvados/caen-mer/caen/caen-clocher-eglise-saint-pierre-va-disparaitre-plusieurs-mois-1172713.amp

    Pour connaître l’histoire de l’église Saint-Pierre et de son clocher:

    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Saint-Pierre_de_Caen

    La haute flèche de l’église Saint Pierre donne son identité à la ville de Caen depuis le XIVe siècle. Elle a subi les passages de l’Histoire parfois avec sa grande hache sur la ville. En 1944 notamment. Evidemment…

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    Quelques vues de l’église Saint Pierre et de son clocher dans le contexte urbain d’avant 1944:

    • Vue prise depuis la place Courtonne et la tour Leroy lorsque le grand Odon coulait encore à ciel ouvert:

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    • Vue prise depuis le début de la rue Saint Jean: il y avait, autrefois, un vraie place de ville sur le parvis de l’église Saint Pierre. Le château était invisible.

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    • L’église Saint Pierre vue depuis la pente menant au château: il y avait là tout un quartier central au pied du château qui a totalement disparu…

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    • L’église et son portail Nord vus depuis la rue Montoir-Poissonnerie, au début du XXe siècle:

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    • Au début du XXe siècle, la flèche de l’église Saint Pierre avait fait l’objet d’un chantier de restauration d’ampleur avec pause d’un échaufaudage impressionnant:

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    • En 1944 et notamment dans la nuit du 8 au 9 juin, l’église St Pierre subit de graves dommages (la flèche touchée par un obus de marine anglais s’effondre sur l’église):

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    • Vue des ruines du clocher de l’église Saint Pierre prise depuis la rue Montoir Poissonnerie dont une partie existe toujours aujourd’hui. Au fond, on entrevoit le portail Nord surmonté d’un tympan circulaire dans lequel prenait place, autrefois, l’horloge du marché aux poissons:

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    • Vue du Portail Nord pendant les années 1950 durant le chantier de reconstruction à l’identique du clocher: on remarquera que le tympan circulaire est percé d’un trou qui permettait la liaison entre le cadran et le mécanisme de l’horloge qui se trouvait derrière…

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     Nous avons donc écrit à Madame Emmanuelle Dormoy, adjointe au Maire de Caen en charge de la culture, pour lui faire part de nos réflexions quant à ce chantier exceptionnel et son résultat: faire à nouveau du clocher de l’église Saint Pierre, le « phare » de Caen.

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    Caen, le 12 février 2017

    Madame,

    Ce sont là de grands travaux indispensables et il est heureux que la ville de Caen qui dispose d’un patrimoine architectural monumental exceptionnel, se donne les moyens techniques et financiers de les programmer : le grand échafaudage qui va recouvrir pendant près de deux ans, jusqu’à 72 mètres de hauteur, l’ensemble du clocher et de la flèche de l’église Saint Pierre, véritable symbole de la ville dans son histoire (bien plus que les deux abbayes, voire le château ducal), impressionne les Caennais dont les plus avertis se réjouissent d’avance de retrouver, dans son éclatante blancheur initiale, l’un des plus beaux clochers gothique de France, longtemps surnommé le « roi des clochers de l’Ouest de la France ». En effet, ce chef d’œuvre élevé à partir de 1308, a servi de modèle aux grands chantiers bretons du XVe siècle, à commencer par le Kreisker de Saint Pol de Léon ou les tours de la cathédrale de Quimper qui s’en inspirent directement.

    Ce chantier qui va s’achever en 2019, est le 3ème grand chantier de restauration dans l’histoire du clocher qui symbolise notre ville après la reprise en sous- œuvre, en 1850, qui a sauvé le clocher d’un risque d’effondrement et la reconstruction à l’identique de la flèche, réalisée de 1953 à 1957, après la tragédie de 1944.

    Ce grand « carénage » du clocher de l’église Saint Pierre va demander un effort financier important : il faut donc imaginer un projet de valorisation du plus grand clocher de Caen qui puisse bénéficier à l’ensemble de notre agglomération, en terme d’image et d’attractivité notamment touristique, au-delà du devoir d’entretien de notre patrimoine historique qui incombe à la municipalité.

    L’enjeu est le suivant : faire du clocher de l’église Saint Pierre le « phare de Caen » et mettre en branle avec cet objectif, une grande politique de valorisation du patrimoine historique et culturel de notre ville pour en faire non plus seulement une ville fonctionnelle dont les espaces publics et les architectures se banalisent et dont les entrées s’enlaidissent par ailleurs (on s’interrogera sur l’activité de l’actuel ABF du Calvados par trop laxiste), mais une vraie ville de destination touristique (ex. Bayeux) : comme vous le savez, le commerce du centre-ville de Caen souffre (le taux de vacance dans l’immobilier commercial caennais est supérieur à 10%) et l’une des solutions pour rendre le centre-ville de Caen plus attractif est de capter le flux des 400000 visiteurs annuels du Mémorial qui ne connaissent de notre ville que sa souffrance et sa destruction en 1944 alors qu’elle reste l’une des plus belles villes « d’art et d’histoire » de France.

    Je sais que Joël Bruneau est conscient du problème consistant à sortir la ville de Caen du trou identitaire et symbolique où elle se trouve : entre 1066 et 1944 il n’y aurait donc plus rien à montrer aux touristes et à partager avec des Caennais qui sont, hélas, les premiers à ne pas connaître l’histoire et les trésors de leur ville telle qu’existe aujourd’hui.

    Valoriser l’épopée de Guillaume le Conquérant (quid du projet de statue ?°) dans la salle de l’Echiquier et achever la restauration du château ducal, c’est bien. Même remarque pour mettre en lumière et utiliser le bijou d’architecture peu connu de l’église St Nicolas située à proximité d’une rue Caponière, encore authentique, en passe d’être le futur cœur culturel de la ville avec l’ouverture prochaine du FRAC Normandie dans l’ancien couvent de la Visitation. Mais il faudrait mettre en œuvre le cahier des charges du label « ville d’art et d’histoire » en créant un centre d’interprétation dédié à l’histoire de Caen, par exemple, dans l’ancienne église St Etienne le Vieux, idéalement située à proximité du futur emplacement de l’office de tourisme qui prendra ses quartiers dans l’ancienne orangerie de l’abbaye aux Hommes. Comme il faudrait une valorisation globale de la qualité architecturale et urbaine dans le cadre d’une AVAP pour éviter l’enlaidissement actuel des façades et des espaces publics ou pour exiger des promoteurs immobiliers une qualité architecturale supérieure. Ou encore : trouver un nouveau rôle pour l’inestimable hôtel d’Escoville, projeter en « sons et lumières » l’histoire de la Normandie sur les murs du château de Caen (cf. « Les deux léopards » proposition de Michel Onfray), le tout pouvant trouver sa place dans un parcours patrimonial et touristique à repenser complètement tant dans le centre-ville d’avant 1944 que celui reconstruit Après-Guerre.

    Aussi, il serait possible, dans le cadre d’une contractualisation financière avec l’Etat et la Région Normandie identique à celle qui permet actuellement le financement d’un ambitieux programme de restauration et d’embellissement de la cathédrale de Rouen (restitution à l’identique de la charpente médiévale du chœur avec ses grands décors Renaissance, restauration intégrale de la flèche centrale avec tous ses décors avec mise en lumière, restauration du carillon, le second plus grand de France, « mapping » spectaculaire sur la façade ), de faire du clocher de l’église Saint Pierre de Caen, le phare de notre ville.

    D’où les trois propositions suivantes pour valoriser le clocher de l’église Saint Pierre de Caen au-delà de sa restauration structurelle :

    1. Restituer l’horloge publique de l’ancien marché Saint Pierre aux poissons qui se trouvait dans le tympan circulaire au-dessus du portail Nord (rue Montoir-Poissonnerie) : la chose a été faite récemment avec succès à la cathédrale de Bayeux. Pourquoi pas à l’église St Pierre de Caen ?

    2. Installer dans le beffroi du clocher un carillon d’une dizaine de cloches pour marquer les heures de cette horloge publique et embellir ainsi le paysage sonore au cœur même de la ville. Ce projet pourrait l’objet d’un financement participatif mobilisant les Caennais.

    3. Habiller de lumière, de sa base à son sommet, le clocher « phare » de la ville avec un code couleur pouvant varier en fonction de l’événementiel caennais, normand ou national : il en est déjà ainsi de la Tour Eiffel à Paris et c’est ce qui sera fait sur la « Tour Eiffel des Normands », à savoir, la grande flèche en fonte conçue par l’architecte Alavoine qui couronne la tour lanterne de la cathédrale de Rouen à l’horizon 2023.

    Dans l’espoir que ces réflexions et ces propositions pourront vous intéresser, recevez, Madame l’assurance de mes salutations distinguées.

    Philippe CLERIS, citoyen caennais, normand et français.


     

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    • Le chevet de l’église Saint Pierre venant d’être restauré, fait éclater la beauté dorée de sa pierre calcaire et resplendir son décor exubérant datant de la première Renaissance à l’italienne en France (chef d’oeuvre de l’architecte et sculpteur Blaise Leprestre vers 1525) et qui autrefois, se mirait dans l’eau du grand Odon. Aujourd’hui c’est une station de bus: dans le cadre du réaménagement urbain lié au passage du nouveau tramway, il serait judicieux d’installer au pied du chevet de l’église, un miroir d’eau.
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    • Une image devenue classique: l’église Saint Pierre et son clocher pris dans l’embrasure circulaire de la porte du château de Caen qui porte le même nom. Si les abords étaient plus soignés et la promenade plus agréable (dans le dos du touriste photographe on trouve un pylône noir avec une caméra de vidéo-surveillance), nous aurions là l’un des plus beaux panoramas de la ville !

     

     
  • MIEUX VAUT EN RIRE… MICHEL LAMBERT le Normand qui candidate pour l’Elysée !

    La Normandie, terre d’Alphonse Allais de Marcel Duchamp ou d’André Breton, ne saurait envoyer à la course absurde à l’Elysée qu’un super héros surréaliste: un certain Michel LAMBERT, alias Romuald DUVAL, fait campagne en nos campagnes… Il sera à Caen au Théâtre de la rue de Bretagne du 13 au 17 février 2017. Normandie Actu s’en fait, évidemment, l’écho:

    http://www.normandie-actu.fr/interview-normandie-presidentielle-vrai-faux-candidat-michel-lambert_255017/

    Caen Interview.

    En Normandie, rencontre avec Michel Lambert, le vrai-faux candidat à la présidentielle

    Les Fillon, Macron, Le Pen et autres Hamon ne vous inspirent guère ? Connaissez-vous Michel Lambert, le candidat du Parti du candidat ? Probablement pas, mais lui s’y voit déjà !

    Mise à jour : 10/02/2017 à 21:03 par Mathieu Girard

    Michel Lambert sera campagne à Caen (Calvados), à la Cité/Théâtre, du 13 au 17 février 2017. (Photo : DR)

    Michel Lambert sera en campagne à Caen (Calvados), à la Cité/Théâtre, du 13 au 17 février 2017. Et avec lui, tout est simple et transparent : vos idées constitueront son programme ! (Photo : DR)

    La campagne pour l’élection présidentielle bat son plein et Michel Lambert pourrait bien créer la surprise… Lui, en tout cas, se voit comme le favoris des sondages et s’imagine déjà en train de refaire la déco de l’Élysée. Rencontre avec ce vrai-faux candidat originaire de Normandie, qui ira à la rencontre de ses électeurs, du 13 au 17 février 2017, à La Cité/Théâtre, à Caen (Calvados). Interview vérité.

    « Vos idées feront mon programme »

    Normandie-actu : Michel Lambert, en 2012, votre campagne avait pour slogan « Le mouvement immobile ». Avez-vous bougé depuis ?
    Michel Lambert : « Le Mouvement immobile » n’était que l’un de mes nombreux slogans. J’utilisais aussi « La France morte », « Le Candidat de l’écologie d’affaires », « Le Candidat identitaire » ou « Le Candidat révolutionnaire ». Mais je n’ai pas changé, je suis toujours le leader du Parti du candidat, et avec moi, ce n’est pas mon programme qui fait les idées, mais vos idées qui feront mon programme.

    En d’autres termes, vous mangez à tous les râteliers…
    Non, je ne vous permets pas. C’est une accusation un peu facile. Je représente surtout le changement, l’innovation et l’alternance qu’attendent les Français. Depuis 30 ans que je suis en politique, je pense avoir largement démontré que je suis l’homme du renouveau.

    Mais vous êtes de gauche ou de droite ?
    Je suis de droite, du centre et de gauche. Je ne peux pas dire mieux. Je représente toutes les tendances à la fois et je m’adapte à toutes les circonstances. Je rassemble les contradictions des Français. C’est une stratégie politique qui m’a permis de remporter la primaire des Verts que personne n’a suivi, d’avoir créer la surprise dans celle des bleus, d’avoir déjouer les pronostics de la primaire rose, et je suis aussi inscrit en candidat libre rouge ou brun. 2017 est mon année, et tout devrait bien se passer.

    « Fillon a la peau dure, mais il doit avoir le cul qui gratte »

    Difficile d’y voir clair… Pouvez-vous nous parler des mesures phares de votre programme, en matière de sécurité par exemple ?
    Je m’engage à faire toute la lumière sur la sécurité, mais également sur la vie politique et démocratique, et d’éclairer le chemin de demain.

    Ce n’est pas très concret tout ça…
    (Agacé) Si vous voulez du concret, c’est très simple : si je suis élu, j’exposerais précisément mon programme. Je ne peux pas être plus concret que ça ! Je propose à mes électeurs d’appliquer leurs idées dès que je serai à l’Élysée. C’est parfaitement clair.

    Un mot sur vos principaux concurrents. Que pensez-vous des déboires de François Fillon ?
    (Rires) Même s’il a la peau dure, il doit quand même avoir le cul qui gratte. En ce qui me concerne, je suis irréprochable. Je suis le président du Parti du candidat, et j’en suis aussi le trésorier, le secrétaire et le seul adhérent. Ma situation est parfaitement claire et transparente. Il n’y a pas de problème de démocratie dans mon parti. On est tous d’accord et mes factures sont toutes en règle.

    Michel Lambert s’adresse aux Français :

    Vous êtes une sorte de cumulard alors ? Vous avez l’intention de gouverner seul lorsque vous serez président ?
    Non, loin de là. J’ai beaucoup de gens à « remercier ». J’ai beaucoup d’amis proches à placer, sans oublier ma femme et mes enfants. Je suis prêt à aider tous ceux qui me soutiennent.

    Vous évoquez votre femme et vos enfants, mais les Français ne semblent plus trop goûter aux dérives népotistes…
    Je sais bien, mais la famille, c’est important quand même. Les Français le savent au fond d’eux-mêmes. Je suis à leur service et je me mets à leur place. Et ma place, c’est la leur. C’est pour eux que je fais tout ça. Je n’ai pas d’autre ambition que celle de représenter les Français.

    « Macron ? Il est pas mal comme petit candidat secondaire »

    Revenons à vos adversaires. Que vous inspire Emmanuel Macron ?
    Il est pas mal comme petit candidat secondaire. C’est un très bon communiquant qui a appris beaucoup en me regardant faire. Il a fait des stages au Parti du candidat et je vois qu’il en tire aujourd’hui tous les bénéfices.

    Et Marine Le Pen ?
    Elle me fait de la peine Le Pen.  Elle en a bien des misères avec son papa, ils sont si fâchés. Pauvre type, pauvre fille, quelle famille !

    Et Jean-Luc Mélenchon ?
    C’est un grand orateur et un révolutionnaire, comme moi. Mais en même temps, nous sommes restés modernes en travaillant sur YouTube et les réseaux sociaux. On est au fait des nouvelles technologies tout en défendant le marxisme de base. Il m’a piqué l’idée de l’hologramme, que j’avais moi-même utilisée pour un meeting diffusé en simultané à Paris, Rome, Berlin, Porto… De toute façon, ils me copient tous. Ils s’inspirent de moi et je les comprends. Ma stratégie est la meilleure.

    Et Benoît Hamon ?
    Qui ça ?

    Le candidat du Parti socialiste…
    Je ne le connais pas, jamais entendu parlé de lui. Il est nouveau ?

    Pour conclure cet entretien et puisque votre victoire semble inéluctable, quelle sera votre première mesure en arrivant à l’Élysée ?
    Refaire la déco et m’installer bien tranquillement dans la résidence de la République.

    Qui est Romuald Duval alias Michel Lambert, le candidat du Parti du candidat ?
    Vous l’avez compris (enfin, j’espère…), Michel Lambert n’est un véritable candidat à l’élection présidentielle, bien qu’il ne serait plus ridicule que certains. Derrière ce nom de scène se cache le Normand Romuald Duval. Comédien professionnel depuis 1998, il a fait son trou dans le paysage culturel régional en s’impliquant dans plusieurs compagnies. Sa formation éclectique (clown et bouffon avec Pascale Spengler, Marc Frémond, Gilles Defacques ; théâtre de rue et comédia avec la Cie Beavers art, Carlo Boso ; improvisation et écriture avec Jean-Pierre Dupuy, René Paréja, Jean-Louis Hourdin) lui permet de s’aventurer dans de multiples espaces de création.
    Il travaille aujourd’hui avec les compagnies L’Oreille Arrachée au sein du Bazarnaom, une des fabriques culturelles de Caen, et l’association Amavada, pour de multiples créations. Il intervient également dans les écoles primaires et secondaires, à la maison d’arrêt de Caen, les stages réalisation Jeunesse et Sports, etc. Il incarne également depuis 2012 l’homme politique tout terrain, Michel Lambert.

    Infos pratiques :

    Michel Lambert en campagne, du 13 au 17 février 2017, vers 19h, à La Cité/Théâtre, 28 rue de Bretagne, à Caen (Calvados).
    Tél : 02 31 93 30 40. Suivez la campagne de Michel Lambert sur sa page Facebook.

     
  • Patrimoine NORMAND: menaces sur l’avenir du musée maritime de Regnéville

    Sur la côte Ouest du Cotentin, on trouve ces lieux magiques où dans un ballet incessant des lumières, la mer, le ciel et la terre fusionnent entre Granville au Sud et Carterêt au Nord. Parmi les plus beaux de ces « havres » on peut compter celui de Regnéville qui est un estuaire en miniature pour la Sienne, un petit fleuve qui baigne le bas de la ville de Coutances avant de se jeter doucement dans la mer.

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    Le havre de Regnéville vu du ciel. Au fond à droite, le havre de la Vanlée et la naissance de la presqu’île de Granville (cap Lihou):

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    Regnéville, c’est aussi un site historique important dans l’histoire de la Normandie: c’était, du Moyen-âge au XVIIe siècle, un port d’échouage important qui approvisionnait la cité épiscopale de Coutances toute proche. Les marins de Regnéville trouvèrent ensuite à s’embarquer à bord des armements morutiers du port de Granville quand ce dernier se lança dans le grand métier de Terre Neuve. Certains marins de Regnéville sont allés encore plus loin au XIXe siècle en participant à l’aventure des clippers « cap-horniers »…

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    Le « Jules Gommès », un trois-mâts carré construit à Saint Nazaire en 1901 et armé à Granville, torpillé par un sous-marin allemand au large des côtes anglaises en 1917,  a laissé un souvenir suffisant à Regnéville pour qu’un restaurant apprécié porte aujourd’hui son nom…

    http://pages14-18.mesdiscussions.net/pages1418/Forum-Pages-d-Histoire-aviation-marine/marine-1914-1918/gommes-trois-carre-sujet_2023_1.htm

    On trouve, enfin, à Regnéville outre une église ancienne encore ravissante (malgré son clocher décapité par un ouragan), les vestiges d’un ancien château fort avec les ruines d’un donjon qui joua un rôle certain au début de la Guerre de Cent ans.

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    A l’initiative de la municipalité et du département de la Manche, un petit musée historique et un éco-musée ont été installés dans la partie restaurée du château de Regnéville pour garder le souvenir de ce riche passé: il est visité par un public assez nombreux en été.

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    Mais cela ne semble pas suffisant pour Philippe Bas, (qui porte d’ailleurs bien son nom…) président du département de la Manche car ce dernier souhaite se désengager financièrement de ce musée en raison des contraintes budgétaires qui étranglent désormais les budgets des départements.

    Cette situation, ou plutôt ce problème sans solution suscite l’inquiétude locale sinon une certaine colère. Voir cet article de La Manche Libre (01/02/17) qui fait le point:

    http://www.lamanchelibre.fr/actualite-264043-manche-le-musee-maritime-de-regneville-sur-mer-menace-de-fermeture.html

    Manche : le musée maritime de Regnéville-sur-Mer menacé de fermeture

    Manche : le musée maritime de Regnéville-sur-Mer menacé de fermeture

    Le Département veut revaloriser le site des fours à chaux à Regnéville-sur-Mer (Manche). Quant au musée, de nouvelles pistes seront explorées avec les acteurs locaux.

    – Jean-François Leroy

    Le 01 février 2017 à 19:32

    Quel avenir pour le musée maritime de Regnéville-sur-Mer (Manche), son château et ses fours à chaux? Le Département pourrait se désengager.

    Depuis longtemps, on savait que la fréquentation du musée maritime de Regnéville-sur-Mer (Manche), près de Coutances était considérée comme insuffisante par le Département. Des menaces de fermeture avaient déjà plané, mais une forte mobilisation avait retardé ce que beaucoup considéraient comme inéluctable.

    Et le château?

    Cette fois, le désengagement du Département semble bien à l’ordre du jour, mais des questions restent encore aujourd’hui sans réponse. Quel avenir pour le château, pour les fours à chaux du Rey? Depuis quelques années, une convention a été signée entre la commune et le Conseil départemental pour l’animation du château. L’association « Regnéville Maritime » a été créée pour remplir cette fonction, dont tout le monde assure qu’elle s’en acquitte au mieux. Concerts, spectacles de théâtre, activités pour enfants, expositions, attirent des milliers de personnes en saison. « Nous sommes inquiets, car nous sommes sans information », disent les responsables de l’association, qui soulignent qu’une nouvelle autorisation d’occuper le territoire doit être signée cette année.

    Revaloriser les fours à chaux

    Vice-présidente du Conseil départemental en charge de la culture, Catherine Brunaud-Rhyn se veut rassurante: « Rien n’est encore décidé, on va travailler avec les élus locaux, écouter toutes les propositions, écrire ensemble un nouveau projet.«  Concernant l’animation du château, la conseillère départementale affirme que la collaboration se poursuivra: « Les animations sont remarquables« . En revanche, elle estime que la muséographie des fours à chaux est ancienne et décalée par rapport aux attentes du public: « On va la revaloriser, redonner du sens à ce lieu« . Le Département pourrait créer un parcours d’interprétation entre le château et les fours à chaux.

    Le point le plus délicat reste le musée lui-même et son coût de fonctionnement: « Toutes les pistes seront étudiées avec les acteurs locaux. » Nouveau président de « Coutances Mer et Bocage », Jacky Bidot s’est également saisi du dossier: « Très vite je ferai des propositions au Département« .

    L’argent, nerf de la guerre

    Les élus locaux et les associations sont prêts à se mobiliser si des décisions rapides et favorables au développement du tourisme local ne sont pas prises. Le Département est quant à lui confronté à une dure réalité financière: la loi de finances votée en décembre 2016 ampute le Département de sept millions d’euros, alors que les obligations de dépenses sociales augmentent régulièrement…


     

    Une pétition peut être signée sur Change.org:

    https://www.change.org/p/non-%C3%A0-la-fermeture-du-mus%C3%A9e-de-regn%C3%A9ville-sur-mer

    Commentaire de Florestan:

    Question impertinente. A quoi sert le « G6 » normand, à savoir la coopération de la région Normandie avec les cinq départements normands? Ce type de dossier pourrait être pris en charge financièrement dans le cadre d’une contractualisation entre la région et le département au titre de la compétence partagée sur le tourisme.

     
  • GRANDS PORTS MARITIMES NORMANDS: La Cour des Comptes épingle le JACOBINISME PARISIEN, NORDISTE et… BRETON

    Depuis plusieurs mois, sur l’Etoile de Normandie, nous plaidons pour une NORMANDISATION DE L’AXE SEINE et l’achèvement de la REFORME PORTUAIRE pour instaurer en France, le communalisme portuaire à l’instar des grands ports du Nord de l’Europe (Anvers, Rotterdam, Hambourg). Les grands ports maritimes normands qu’Hervé Morin souhaite fusionner en un seul, pourraient servir d’expérimentation de ce communalisme portuaire qui consiste, tout simplement, à diriger le port en tenant compte de l’avis des usagers professionnels, des riverains et des élus locaux.

    L’actuelle réforme des grands ports maritimes français (ils sont certainement trop nombreux en France pour que tous puissent mériter ce prestigieux label) reste inaboutie pour ne pas dire davantage: on est passé du grand port autonome d’Etat à l’autonomie du directeur du port… toujours nommé par l’Etat.

     Introduire en France le « communalisme portuaire » voilà  l’enjeu concret d’une « normandisation » de l’Axe Seine. Avec un argument simple: le jacobinisme techno-portuaire parisien est une CATASTROPHE !

    Sachant que l’enjeu fondamental de la « normandisation » de l’Axe Seine est le suivant: L’état central jacobin n’acceptera pas de bon gré qu’un enjeu national puisse être piloté depuis la province pourtant la plus apte à le faire (principe de « subsidiarité » appliqué aux territoires). IL FAUT UN RAPPORT DE FORCE.

     Sachant qu’il y a aussi un enjeu politique important pour Hervé Morin qui a redécouvert il y a peu, grâce à Michel Onfray, la tradition politique du communalisme et du fédéralisme: sera-il capable d’être le grand président de région GIRONDIN et NORMAND que nous attendons tous?

    Malheureusement, l’incertitude politique est si grande du côté des jacobins parisiens à l’occasion d’élections présidentielles totalement déconcertantes et imprévisibles quant au résultat final, qu’il faudra attendre bien après le mois de mai 2017 pour avoir la réponse à nos questions.

    En attendant, on s’amusera à penser que les sages de la rue Cambon ont repris, en partie, nos analyses et arguments dans leur dernier rapport annuel sur le manque de pertinence et de perspective de la gestion jacobine de nos grands ports maritimes normands:


     A lire dans cet article de Paris -Normandie signé Stéphane Siret. Vous verrez à la fin de cet article que les élus Normands après avoir été vaincus par le lobby Nordiste (Canal Seine Nord) vont devoir affronter le lobby breton sur la question de prioriser les moyens. Il est évident que par leur trafic, les GPM normands sont plus … maritimes que les ports de la façade atlantique.

    http://www.paris-normandie.fr/actualites/economie/la-cour-des-comptes-dresse-le-bilan-de-la-reforme-portuaire-et-reclame-un-etat-stratege-XL8481527

    La Cour des comptes dresse le bilan de la réforme portuaire et réclame un État stratège

    Stéphane SIRET

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    Publié 09/02/2017

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    Mise à jour 09/02/2017
    Port 2000 au Havre, accessible à tout moment mais toujours pas relié au réseau fluvial (photo E. Houri)
    Port 2000 au Havre, accessible à tout moment mais toujours pas relié au réseau fluvial (photo E. Houri)

    Près de huit ans après l’adoption du texte, qui avait donné lieu à de nombreuses manifestations au Havre et à Rouen, la Cour des comptes s’est intéressée aux effets de la réforme portuaire de juillet 2008.

    Un constat : les effets escomptés sur la compétitivité ne sont pas au rendez-vous au regard de la concurrence des ports nord-européens. Les Sages en appellent donc à l’État stratège.

    Peut mieux faire ! Dans son rapport annuel, la Cour des comptes s’intéresse aux ports français depuis la réforme portuaire de 2008. Huit ans après l’adoption de ce texte destiné à accroître la compétitivité des Ports autonomes, qui sont alors devenus les Grands ports maritimes (GPM) au nombre de sept en France (Le Havre, Rouen, Marseille, Nantes-Saint-Nazaire, Bordeaux, La Rochelle et Dunkerque), la réforme a-t-elle atteint son objectif ? En 2011, la Cour des comptes dressait un premier bilan et soulignait « une dérive des coûts et de nombreux compromis par rapport aux principes initiaux de la réforme ». Aujourd’hui, observant « avec plus de recul les mesures prévues par la réforme et ses effets sur la compétitivité », elle se montre critique sur l’application de la réforme de 2008. Selon les Sages, « la mise en œuvre des mesures est inégale pour un coût potentiellement élevé ». « Les effets sur la compétitivité se font attendre » et « de nouvelles évolutions sont nécessaires », ajoutent-ils.

    Un volet social jugé « coûteux »

    La réforme de 2008 prévoyait, entre autres, une cession des outillages portuaires aux entreprises de manutention. En 2012, 92 grues et portiques sur 122 avaient été transférés parfois à des prix relativement faibles. Depuis, le constat n’a guère évolué hormis à Dunkerque où du matériel a été cédé sur le marché de l’occasion.

    L’objectif de la réforme était de recentrer les ports sur les activités dites « régaliennes » en se dégageant des terminaux. Toutefois, au Havre, l’autorité portuaire est devenue, en février 2016, propriétaire d’un terminal multimodal. « Ce qui contrevient aux objectifs de la réforme portuaire », note la Cour. Cela dit, la raison est claire : le Port a été contraint de pallier les difficultés financières de l’exploitant du terminal.

    Le volet le plus lourd de la réforme était social. Il avait provoqué des crispations, des manifestations importantes, notamment au Havre et à Rouen, les travailleurs portuaires s’opposant au « détachement » des employés de maintenance et de conduite vers les entreprises privées. Dans la négociation, le syndicat majoritaire – la CGT – avait obtenu de haute lutte des conditions spécifiques puisque ceux qui partaient dans le privé bénéficiaient d’un droit de retour dans le giron de l’établissement public pendant une période initiale de sept ans, finalement portée à quatorze ans, voire, selon les accords locaux, à vingt ans à Marseille et vingt-cinq à Dunkerque. Outre cette garantie de retour, des primes de détachement ont été accordées – 18 000 euros au Havre – « sans que l’exercice du droit de retour ne soit conditionné à une obligation de remboursement, à l’exception de Dunkerque », souligne la Cour. Et d’ajouter : « La mise en œuvre du volet social de la réforme se révèle donc coûteuse pour de nombreuses années encore ».

    Renforcer la compétitivité des ports français par rapport aux grands concurrents du nord de l’Europe était un objectif. Atteint ? Non, juge la Cour.

    Constatant que « les trafics ont continué à baisser en France après la crise de 2009 alors qu’ils sont repartis à la hausse au niveau européen », les Sages notent que le trafic de produits pétroliers a nettement reculé en France (-28 % entre 2007 et 2014) quand il progressait de 11 % sur la même période à Rotterdam. Mais l’arrêt de Petroplus, à Petit-Couronne, et la rénovation de la Raffinerie de Normandie, à Gonfreville-l’Orcher, ont pesé lourd dans le bilan.

    Problème : les baisses n’ont pas été compensées par la progression du trafic conteneurs. La raison ? Un secteur hyperconcurrentiel où les ports nord-européens font figure de leader. « Ce trafic est peu captif et nécessite des efforts d’attractivité dans la durée pour implanter durablement des activités économiques dans l’hinterland. Le retard pris par rapport aux concurrents est là aussi important », souligne la Cour. Les ports français seraient-ils donc si peu attractifs ? Si la Cour pointe « une amélioration de la fiabilité ténue et fragile », « les efforts de renforcement de la compétitivité n’ont pas encore porté leurs fruits ».

    Comment redresser la barre ?

    Pour la Cour, aucun doute possible, les ports français – « notamment Le Havre, voire Haropa » – ont des « atouts ». « Leur développement constitue à ce titre un enjeu national », expliquent les Sages.

    Mais à la condition de gommer « la principale faiblesse » : « des voies d’accès fluviales et ferroviaires insuffisamment dimensionnées ». Pour la Cour, la solution se trouve entre les mains de « l’État et des collectivités ». « L’État doit clarifier davantage ses choix stratégiques », note-t-elle.

    Exemple : « Les dessertes fluviales et ferroviaires des principaux ports à développer sont déjà identifiées mais les décisions sont sans cesse retardées, grevant sévèrement les compétitivités des ports de la façade Manche-mer du Nord ». Sous-entendu, la liaison ferroviaire Serqueux-Gisors, pourtant indispensable pour Le Havre ; elle n’est toujours pas réalisée.

    Quant à l’axe Seine, il doit se préparer à affronter le futur Canal Seine-Nord, redouté par les professionnels normands qui le considèrent comme « une autoroute à conteneurs entre le nord de l’Europe et l’Ile-de-France ».

    Outre les infrastructures – au Havre par exemple, des projets dorment dans les cartons depuis des années – les ports ont besoin de moyens financiers. Pour cela, ils pourraient engager « une gestion dynamique » des « recettes du domaine, des concessions, des terre-pleins et des hangars ». Second produit des GPM après les droits de port, ces recettes représentent en moyenne, entre 2008 et 2015, 25 % du chiffre d’affaires des ports du Havre et de Rouen quand, à Anvers et Rotterdam, elles pèsent pour 40 %. Toutefois, afin d’améliorer leur situation, Le Havre et Rouen ont fait évoluer leur « politique tarifaire », note la Cour.

    « Saupoudrage »

    Reste l’intervention financière de l’État actionnaire. Elle n’est pas en cohérence avec les enjeux. Autrement dit, il ne concentre pas suffisamment ses moyens sur les ports susceptibles de tirer l’activité maritime à l’échelle internationale. Selon les observations de la Cour, l’État pratique le « saupoudrage » là où il faudrait accroître les efforts. En 2015, il a par exemple versé 13,1 millions d’euros pour les investissements et 14,4 millions pour le dragage aux trois ports de la façade atlantique (soit 44 et 62 % des crédits disponibles pour les sept GPM) alors que les trafics et chiffres d’affaires de ces trois ports (Bordeaux, La Rochelle et Nantes-Saint-Nazaire) ne correspondent qu’à 17 % et 21 % de l’ensemble des ports.

    « Les ressources financières de l’État se raréfiant, explique la Cour, la répartition des crédits de l’État devrait cibler les investissements dans les Grands ports maritimes soumis à un réel enjeu de compétitivité à l’égard des ports voisins de la mer du Nord qui constituent un enjeu national ».

      Stéphane SIRET

     

     

     

     
  • 30 janvier 2017 à HOULGATE: Première conférence régionale des associations normandes

    Les retrouvailles normandes. Voilà une actualité qu’il est agréable de rendre compte sur l’Etoile de Normandie. Le 30 janvier 2017 dans le cadre du CREPS d’Houlgate, l’une des plus charmantes stations de la Côte Fleurie, c’était au tour au mouvement associatif normand de se retouver à l’occasion d’une première grande conférence régionale.

    Plus de quatre décénnies durant, la société civile normande a porté à bout de bras l’idée normande lorsqu’elle n’était pas à la mode ni en odeur de sainteté dans les allées d’un pouvoir régional divisé en deux. C’est encore la société civile normande qui la fera encore plus rayonner après la réunification: dans sa démarche d’attractivité, la nouvelle région normande fait l’expérience de l’autonomie et de la maturité de la société civile régionale puisque nombre d’idées, d’initiatives ou de projets valorisant la Normandie existent déjà et sont mis en oeuvre par la société civile régionale qui n’a pas attendu qu’une institution régionale normande qui n’existait pas lui demande d’agir…

    Le nouveau pouvoir régional doit donc tenir compte de l’autonomie d’action de la société civile régionale, et ce, bien plus qu’ailleurs car la Normandie civile a largement précédé la renaissance d’une Normandie officielle.


    http://assonormandie.net/conference-regionale-vie-associative/

    Normandie, première conférence régionale de la vie associative

    La première Conférence régionale de la vie associative en Normandie s’est tenue le 30 janvier dernier à Houlgate avec plus d’une centaine de participants ; représentants d’associations, fédérations, élus locaux, représentants de l’État et la Région. Les 9 coordinations composant le Mouvement associatif de Normandie à l’initiative de cette rencontre, se sont présentées en précisant les domaines d’activités, les services et les emplois qu’elles entraînent sur l’ensemble de la Normandie.

    Une belle couverture médiatique a été assurée sur place par l’association Zones d’Ondes émissions toute la journée et France 3 de 13 h (vers 9:11 mn) ou le reportage au 19/20 (vers 14:20 mn).

    Deux géographes Robert Hérin et Gérard Granier ont soulevé les inégalités des territoires et le « big bang » de la réforme des collectivités. Puis Jean Luc Charlot, sociologue invitait l’assemblée à se questionner sur le fait associatif, son évolution dans le temps, le sens donné aux agencements collectifs sur lequel nous devons nous interroger aujourd’hui. La salle n’a pas tardé à poser des questions aux intervenants avant que les invités de la table ronde réagissent eux aussi. Acteurs de terrain, associatifs, élus, agents de collectivités ont attesté à la fois de la grande complexité de situations vécues pour faire vivre des dynamiques de territoires, de l’optimisme qu’il faut avoir pour passer les caps difficiles, d’une poésie nécessaire à faire émerger pour imaginer un avenir souhaitable.

    Les ateliers de l’après midi ont permis de creuser les questions de la coopération et celle de la co- construction de politiques publiques à partir d’exemples concrets de dynamiques ancrées depuis de longues années sur des territoires normands. Pour finir enfin, vers 17 heures avec Madame Sylvie Mouyon Porte, directrice de la Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse, du Sport et de la Cohésion Sociale et Madame Claire Rousseau vice Présidente de la Région Normandie en charge de la Jeunesse, du Sport et de la vie associative, ont clôturé cette journée en affirmant leur volonté de conforter le dialogue engagé avec les têtes de réseaux représentant les associations.

    Un compte rendu sera disponible dans les semaines à venir.

     
  • Faute de qualification et d’investissement, la Normandie industrielle VICTIME de la MONDIALISATION

    En forçant un peu le trait on pourrait résumer les effets de près de quarante années de « mondialisation néo-libérale » sur nos territoires de la façon suivante:

    Plus j’habite dans une grande ville, plus je suis diplômé, plus je suis riche, plus je profite d’un travail stable et intéressant, plus je profite de la mondialisation et plus je vote en conséquence. A l’inverse, plus j’habite dans une petite ville ou à la campagne, plus je suis sans grande qualification ou faiblement diplômé, plus je suis pauvre, plus je subis la précarité ou le chômage, moins je profite de la mondialisation et plus je vote en conséquence.

    Je sais, je sais… C’est caricatural mais il y a quelque chose de fondamentalement vrai dans ce constat qui est à l’origine du boulversement en cours de la sociologie politique à quelques semaines d’une élection présidentielle pour le moins extraordinaire.

    En Normandie, ce constat en devient évident, voire brutal: prenons l’exemple du revenu médian mensuel qui est assez révélateur. Dans l’agglomération de Caen (notamment sa périphérie aisée du Nord Ouest), sur le littoral de la Côte Fleurie, dans le centre ville du Havre et sur la « côte » juste au dessus, dans l’agglomération de la métropole de Rouen, rive droite, le revenu médian mensuel sera supérieur ou égal à la moyenne nationale (circa 1600 euros par mois).

    Mais si vous allez ailleurs, dans les quartiers périphériques populaires de Caen, du Havre ou de Rouen mais aussi dans les petites villes et bourgs de la Normandie rurale intérieure, ce revenu médian mensuel est largement inférieur à la moyenne national.

    Prenons l’exemple de Lisieux, la capitale d’un Pays d’Auge qui a pour façade maritime Deauville, Trouville et Honfleur: le gradient du revenu médian mensuel fait une plongée caricaturale vers le bas entre la « côte », Pont L’Evêque et  l’A13 pour aller en enfer dans la patrie de Sainte Thérèse qui nous avait promis de nous faire pleuvoir des roses sur le Monde.

    A Lisieux, en 2012, le revenu médian mensuel disponible était inférieur à… 800 euros. Cela veut dire que 50% des Lexoviens vivaient avec 800 euros par mois ou moins.

    Les victimes normandes de la mondialisation sont donc nombreuses dans une Normandie encore largement industrielle et rurale où l’industrie et la ruralité se confondent. Et dans cette région industrielle où il fut encore possible jusqu’au milieu des années 1990 de trouver assez facilement un emploi sans avoir eu une forte qualification initiale, la mondialisation néo-libérale a fait des ravages.

    Dans une Normandie politiquement paralysée par sa division et par un effondrement de la vision et de l’ambition, les investissements pour moderniser et adapter l’appareil productif industriel et pour relever le niveau de qualification initiale n’ont pas été suffisants et suffisamment coordonnés pour être réellement efficaces.

    Nous l’avons déjà écrit ici, mainte et mainte fois, ce qui avait déjà été dénoncé aussi par les experts comptables du fameux rapport des cabinets INEUM et EDATER en 2007 sur l’impact d’une réunification régionale de la Normandie: il n’y a eu aucun pilotage et aucun financement suffisant  pour assurer une protection efficace des salariés Normands plongés dans l’océan glacé du calcul économique mondial.

    On rappelera qu’un président de région, élu du parti socialiste, s’est opposé farouchement, de 1998 à 2013, à toute idée d’unité normande  en tout qu’outil privilégié d’une réponse solidaire normande à l’échelle territoriale pertinente en faisant passer les intérêts mesquins de sa boutique partisane avant l’intérêt général de notre région…

    Ecouter, par exemple, ces témoignages des anciens de PLYSOROL à Lisieux, cette pépite normande qui fut, un temps, leader mondial du contreplaqué et qui a disparu corps et biens croqué par les requins de la finance chinoise, libanaise, etc…

    https://www.franceculture.fr/emissions/hashtag/la-mondialisation-mon-travail-et-moi

    La mondialisation est un phénomène avec lequel on vit, parfois sans s’en rendre compte. Elle a aussi des conséquences très concrètes dans le travail de chacun, qu’elle en ait causé la perte, ou qu’elle en soit la matière même. Témoignages. Un dossier d’Anne-Laure Chouin

    L'entreprise de contreplaqué Plysorol à Lisieux a été vendue à un chinois avant d’être mise en liquidation judiciaire en 2012

    L’entreprise de contreplaqué Plysorol à Lisieux a été vendue à un chinois avant d’être mise en liquidation judiciaire en 2012 Crédits : Jean Yves DESFOUXMaxppp

    Quelles conséquences concrètes la mondialisation a t-elle amenées dans nos vies ? Et notamment dans nos vies au travail ? Les témoignages divergent selon qu’on en soit les gagnants ou les perdants. Car l’avènement de ce « marché mondial » a fait des victimes. Difficile de le nier aujourd’hui. Des victimes qui n’auraient jamais pensé devoir la perte de leur emploi à cette tectonique complexe des marchés à laquelle beaucoup ne comprennent rien, encore aujourd’hui. C’est le cas d’Edith et de Jacqueline, qui ont travaillé plus de 30 ans dans la même usine de Lisieux, Plysorol, avant de perdre leur emploi.

    « Jamais je n’aurais pensé qu’on serait racheté par des Chinois »

    Avant de s’appeler Plysorol, cette entreprise leader de la fabrication de contreplaqué s’appelait Leroy. Rachetée par Pinault, puis par l’Allemand Glunz, puis par un groupe portugais, auquel a succédé le Chinois Guohua Zhang, et enfin par un Libanais. L’usine a employé plus de 1 000 personnes sur ses différents sites. En 2008, au moment des premières difficultés, le site de Lisieux fait travailler 250 personnes. Le 6 septembre 2012, le tribunal de commerce de Lisieux prononce la liquidation judiciaire de Plysorol. Aujourd’hui le site est à l’abandon, en voie de dépollution.

    Edith Maunoury , entrée dans l’usine à 16 ans, en a été licenciée à 54 ans

    Tout ceux qui étaient influents dans la région, on a été les voir. Bien des fois on nous disait : faut pas faire de vagues, faut pas faire de conflit avec les Chinois. A ce moment là on s’est bien rendu compte que l’usine Plysorol, c’était rien, que tout ce qui comptait c’était de conserver des bons rapports avec les Chinois

    « Les trois quarts de mes collègues n’ont pas retrouvé de travail »

    Ces rachats en cascade de leur usine, qui ont fini en Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) – c’est ainsi qu’on appelle désormais les plans sociaux – ont laissé un souvenir amer à Edith et Jacqueline malgré la découverte, pendant les deniers mois, d’un collectif de lutte. Après ça, elle a dû « rebondir »

    J’ai fait toutes les formations que j’ai pu trouver. Je suis dans un centre d’appel à Lisieux, depuis quatre ans et demi. Ce n’est pas du tout le même salaire. Là, je suis payée au SMIC. J’ai un collègue qui est dans la rue. J’en ai d’autres qui se contentent du RSA. Finalement je regrette d’avoir passé 35 ans dans la même entreprise.

    « On ne peut pas tourner la page »

    Jacqueline est la belle-sœur d’Edith. Quand elle est entrée, à 21 ans à Plysorol, le site employait souvent plusieurs membres d’une même famille. Quand l’usine a fermé, ce sont des familles entières qui ont donc souffert : maris et femmes, frères et sœurs, parents et enfants.

    On n’oublie pas ce qui s’est passé, mais on évite d’en parler. Parce que ça fait mal. Moi personnellement je ne l’ai pas bien vécu.

    Pour en savoir plus sur les anciens de Plysorol, c’est là.

    Connaissez vous le FEM ? Le Fonds Européen d »ajustement à la Mondialisation.

    Le nom même de ce FEM suggère que les institutions européennes reconnaissent que la mondialisation a ses perdants. Ce FEM aide les personnes « ayant perdu leur emploi à la suite de changements structurels majeurs survenus dans le commerce international en raison de la mondialisation » ou « du fait de la crise économique et financière mondiale ». Avec un budget annuel de 150 millions d’euros, il peut potentiellement financer jusqu’à 60 % du coût des projets destinés à aider les personnes ayant perdu leur emploi à retrouver du travail ou à créer leur propre entreprise. Auparavant il pouvait intervenir pour 1 000 personnes licenciées. Désormais, c’est dans le cas de 500 personnes. Il s’active si les entreprises qui licencient en font la demande.


     Lire aussi:

    http://www.normandie-actu.fr/normandie-caractere-industriel-meme-emploi-baisse-45000-dix-ans_254888/

    La Normandie garde son caractère industriel, malgré 45 000 emplois perdus en dix ans

    Raffinage, pharmacie, chimie, agroalimentaire, transports, métallurgie… La Normandie maintient son caractère industriel, selon une étude de l’Insee. Précisions.

    Mise à jour : 09/02/2017 à 10:01 par Gwendoline Kervella

    La Normandie garde son caractère industriel, selon l'Insee. (Photo d'illustration ©EDF)

    La Normandie garde son caractère industriel, selon l’Insee. (Photo d’illustration ©EDF)

    L’Insee fait le point sur l’industrie en Normandie, qui employait plus de 200 000 salariés en 2014. Raffinage, pharmacie, chimie, agroalimentaire, transports, métallurgie… Malgré la perte de 45 000 emplois en dix ans, le caractère industriel de la région se maintient.

    Presque un emploi sur cinq dans la région

    En 2014, le secteur industriel représentait en Normandie, un peu plus de 200 000 emplois (hors Défense nationale), soit 18,9 % des emplois salariés de la région. C’est ce qu’annonce une analyse de l’Insee paru le 3 février 2017.

    Et, avec 16,3 milliards d’euros, l’industrie contribue à 20,2 % de la valeur ajoutée totale de la Normandie, ce qui en fait la première région industrielle de France.

    > LIRE AUSSI : Emploi. Ces entreprises qui vont recruter en 2017 en Normandie

    Une part qui s’amenuise

    Pourtant, l’industrie pèse de moins en moins dans l’économie régionale : elle représentait 21 % des emplois salariés en 2003. Avec 45 000 emplois « détruits » entre 2003 et 2014, l’industrie normande suit un mouvement de fond observé à l’échelle nationale.

    Sur cette période, les secteurs de la cokéfaction et du raffinage (- 39 %), du matériel de transport (- 34 %) et de l’industrie chimique (- 21 %) ont vu leurs effectifs s’amoindrir. À l’inverse, la valeur ajoutée industrielle n’a cessé de progresser, avec une croissance en volume de 11 % entre 2003 et 2013, témoignant des gains de productivité de ce secteur.

    Des spécificités normandes

    La part des secteurs du raffinage (2 500 emplois), de la chimie (15 000 personnes) et de la pharmacie (8 700 emplois) est plus importante en Normandie que dans les autres régions.

    Mais ce sont ne sont pas les domaines les plus pourvoyeurs d’emploi industriel de la région. Au titre du nombre d’emplois, trois secteurs prédominent en Normandie.

    • Les industries agroalimentaires représentent plus de 35 000 emplois, notamment dans la fabrication de produits de boulangerie-pâtisserie, la transformation de viande. La région, notamment sur l’ex-Basse-Normandie, compte quelques très grands établissements : SNV dans l’Orne, Socopa Viandes, Maîtres Laitiers du Cotentin
    • La fabrication de matériels de transport compte 25 000 salariés en Normandie, essentiellement dans l’industrie automobile (Renault en Seine-Maritime, Faurecia à Flers), la construction aéronautique (surtout dans l’ex-Haute-Normandie), et la construction navale (avec notamment, à Cherbourg, la DCNS et les Constructions mécaniques de Normandie).
    • Le secteur de la métallurgie, de la sidérurgie et de la fonderie occupe la troisième place dans le paysage industriel normand, avec plus de 21 000 salariés en 2014, même si la région n’occupe que le 8e rang dans ce domaine au niveau national. Les établissements Howmet à Dives-sur-Mer et Manoir Industries à Pitres emploient chacun plus de 400 salariés.

    > LIRE AUSSI : Ferrero investit 38 millions d’euros dans sa plus grande usine en Seine-Maritime

    Où sont les emplois ?

    La répartition géographique de l'emploi industriel en Normandie. (©IGN-Insee)

    La répartition géographique de l’emploi industriel en Normandie. (©IGN-Insee)

    La zone d’emploi de Rouen, la plus importante de la région, compte 46 000 emplois industriels, avec un appareil notamment spécialisé dans la pharmacie et l’automobile.

    Le territoire du Havre compte 27 000 emplois industriels, dont 4 700 dans la chimie. Autre zone très spécialisée, Cherbourg-Octeville, dans la construction navale et militaire, et dans le nucléaire.

    À Caen, la part de l’emploi industriel est moins forte, mais la zone représente tout de même 21 000 salariés dans ce domaine.

    > LIRE AUSSI : Filière énergie : la Normandie est le plus important employeur de France

    Des territoires très industriels

    L’Insee a repéré sept territoires qui peuvent être qualifiés de « très industriels », où l’emploi est très largement lié à ces secteurs.

    Certains sont très spécialisés, autour d’une activité :

    • la zone d’emploi de la Vallée de la Bresle-Vimeu, (46 % des salariés travaillent dans l’industrie) fortement spécialisée sur l’industrie du verre ;
    • celle de Nogent-le-Rotrou autour du secteur des équipements et pièces de véhicules industriels ;
    • le secteur de L’Aigle, dans la fabrication de produits métalliques ;
    • Dieppe-Caux dans la production d’électricité (la centrale de Paluel emploie 1650 personnes en 2014).

    Les activités sont plus variées sur d’autres zones :

    • Dans la région de Flers sont implantés de vieilles industries, dans l’agroalimentaire, l’automobile et la métallurgie ;
    • autour d’Avranches, les industries agroalimentaires sont très présentes, tout comme la production textile (Saint-James, Louis Vuitton) ;
    • La zone de Vernon-Gisors possède un tissu assez diversifié.

    Moins d’ouvriers

    En Normandie, les ouvriers représentent la moitié des salariés de l’industrie. Leur nombre a fortement baissé ces 15 dernières années (-32 %). Le nombre de cadres, lui, a progressé de 33 %.

     
  • La Normandie part à la conquête de Bruxelles

    La Normandie est enfin réapparue sur la carte de France et son retour est attendu à Bruxelles où les institutions de l’Union européenne montrent un intérêt pour l’institution régionale en tant que porteuse de projets à la bonne échelle territoriale (lorsqu’on a affaire à de vraies régions tant au niveau territoire qu’au niveau finances et pouvoirs). La Normandie fait partie des grandes régions qui ont marqué de plein pied l’histoire européenne au même titre que la Savoie, la Bourgogne ou l’Alsace si l’on s’en tient au cadre français. Son nom est connu et reconnu partout en Europe et bien au delà, dans le Monde entier. Et compte tenu des enjeux portés par les potentiels normands qui doivent être préservés, valorisés ou développés, il faut trouver à Bruxelles les soutiens financiers qu’on n’arrive plus à trouver à Paris.

    Hervé Morin s’est assigné l’objectif de monter une grande ambassade normande à Bruxelles rassemblant autour de la Région tous les grands décideurs régionaux et être opérationnel dès juin 2017. Objectif? Chasser en meute normande pour présenter le maximum d’appels à projets possible sachant que, chaque année, environ 20 milliards d’euros de fonds européens ne trouvent pas preneur! Une vraie manne financière que les Normands s’apprêtent à conquérir!

    Pour se mettre en bataille d’ici juin 2017, la première étape a consisté à mettre en route un tout nouveau site internet régional entièrement dédié à l’ Europe en Normandie:

    La Région Normandie lance son site internet dédié à L’Europe

    http://www.europe-en-normandie.eu/

    Voir le communiqué de presse de la Région Normandie:

    https://www.normandie.fr/la-region-normandie-lance-son-site-internet-dedie-leurope

    La Région Normandie lance son site internet dédié à L’Europe

    03 Février 2017

    A l’occasion du troisième comité régional de programmation des fonds européens à l’échelle normande, la Région a présenté, le vendredi 3 février, à ses partenaires, le site internet europe-en-normandie.eu. Il s’agit d’un point unique d’information sur les possibilités de financements européens en région et à Bruxelles mais aussi sur l’action européenne en Normandie (coopérations, mobilité, activités du bureau de Bruxelles). A l’occasion de ce comité de programmation, environ 2 millions d’euros de fonds européens ont été attribués au titre des différents programmes gérés par la Région.

    « Il est indispensable de faire connaître au plus grand nombre les possibilités de financements européens en Normandie. Ce nouveau site Internet est un véritable mode d’emploi, simple d’accès et facile d’utilisation pour tous les porteurs de projets » souligne François-Xavier Priollaud Vice-Président en charge des affaires européennes et des relations internationales.

    Présentation du site Internet

    Ce site Internet est destiné à tous les acteurs normands. Il a pour objectifs:
    – d’être un point d’information unique sur les financements européens en Normandie (présentation des différents dispositifs, appels à projets en cours, procédures, formulaires, etc.)
    – de faire connaître l’action et les activités européennes en Normandie (coopération, mobilité, actualités de Bruxelles impactant les acteurs du territoire normand)
    – d’être une vitrine de la Normandie et de l’Europe en valorisant des projets normands soutenus par l’Union européenne.

    Taux de programmation des fonds européens

    Le taux de programmation du FEDER/FSE, géré par la Région, sur les territoires du Calvados, de la Manche et de l’Orne représente 45,01% et celui du FEADER de 19,29%. Le taux de programmation du FEDER/FSE/IEJ dans l’Eure et la Seine-Maritime s’élève à 29,95% et celui du FEADER à 16,71%.

    Les projets phares adoptés

    • Soutien au projet d’investissement de l’entreprise de conchyliculture Lecardonnel de Gouville-sur-Mer (50)

    Le projet concerne l’investissement dans un terrain, la construction d’un bâtiment et l’acquisition de matériel pour améliorer l’emballage des huîtres et leur vente directe. L’objectif est de diminuer la pénibilité au travail pour l’ensemble du personnel. Le développement de la vente directe et de l’emballage doit aussi permettre d’embaucher progressivement de nouveaux salariés. D’un montant total de 541 000 euros, le projet sera financé à hauteur de 203 000 euros par le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP).

    • Financement d’un programme de recherche de l’Université de Caen Normandie pour lutter contre la maladie d’Alzheimer

    Le programme MT5-MMP financé à hauteur de 80 000 euros par le Fonds européen de développement régional (FEDER) a pour objectif d’identifier un premier agent chimique capable d’entraver le fonctionnement d’une enzyme récemment découverte (MT5), impliquée dans la neuro-inflammation qui accompagne la maladie d’Alzheimer.

    • Mise en place d’un programme de formation pour les jeunes sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification

    Un programme de formation, cofinancé par la Région, permettra à 900 jeunes déscolarisés, sans emploi, ni qualification, de bénéficier d’un contrat en alternance ou d’une formation continue. Il sera financé à hauteur 4,8 millions d’euros par le Fonds social européen (FSE) sur un coût total de 7,2 millions d’euros au titre du programme FEDER/FSE/IEJ Eure/Seine-Maritime.

     
  • Bonne nouvelle: Le Normand est présent sur l’atlas universel des langues de SOROSORO et aussi sur… LOCALINGUAL

    Ce sont deux belles initiatives qui se développent depuis peu sur la Toile. L’équivalent pour les langues du monde entier de « Google Earth » pour la géolocalisation ou de Wikipédia pour la culture générale avec l’initiative « SOROSORO » (portée par des universitaires de Lyon) et par le projet « LOCALINGUAL » qui est encore plus ambitieux puisqu’il s’agit de créer en ligne sur Internet et de façon participative, la cartographie mondiale totale de la diversité linguistique avec des sons témoins enregistrés sur le site et déposés par les internautes. Pour certaines langues rares en voie de disparition, c’est même l’opération de la dernière chance…

    Quand on prétend défendre la tolérance, l’ouverture culturelle et la curiosité pour autrui, ou encore la biodiversité, il parait évident qu’il faut défendre aussi la diversité linguistique de l’Humanité, diversité qui est mise à mal aujourd’hui par la mondialisation et la standardisation anglo-saxonne américaine de la civilisation matérielle.

    Cela semble évident chez tous les humanistes… sauf en France où, notamment à gauche, subsiste un préjugé jacobin hérité de plusieurs siècles de centralisation parisienne de la France contre toute diversité linguistique régionale aux côtés du « français » déclarée seule langue officielle de la république « une et indivisible ». Ainsi, la France n’a toujours pas ratifié la charte européenne des langues régionales et minoritaires car les Jacobins craignent pour la transmission de la langue française sans voir que s’il y a un endroit de France où la langue officielle de la République est massacrée sytématiquement tous les jours par un bombardement quotidien et intensif de « globish » c’est bien les vingt arrondissements de Paris où une élite politico-médiatique se vautre dans une nouvelle préciosité ridicule qui fera sourire tout sujet de sa Gracieuse Majesté!

    Et c’est bien dommage car une étude systématique et une valorisation du patrimoine des langues d’oc et d’oïl qui ont généré le français moderne permettrait à ce dernier d’avoir un meilleur maintien, un renouvellement du lexique ou permettrait de faire passerelle entre le français et les autres langues nationales limitrophes de la France: ainsi du Normand qui fait la passerelle depuis 1066 entre le français et l’anglais.

    D’une manière générale, s’intéresser à sa langue et à celle des autres est la plus belle et la plus manifeste des preuves d’intelligence!

    L’atlas de Sorsoro propose sur une carte du Monde des fiches descriptives pour chaque langue signalée:

    • A l’échelle de la France:

    http://www.sorosoro.org/planisphere-des-langues/

    Les fiches rendent compte des langues suivantes: Alémanique, Morvandiau, Breton, Flamand, Picard, Normand, Corse, Gallo, Francomtois, Occitan, Catalan, Champenois, Lorrain, Français de Paris, Francique, Franco-provençal, Ligure, Poitevin…


     Le projet LOCALINGUAL a fait l’objet ce 9 février 2007 d’une petite chronique sur la matinale de France Inter:

    https://www.franceinter.fr/emissions/le-7h43/le-7h43-09-fevrier-2017?xtmc=langues_atlas&xtnp=1&xtcr=7

    C’est un dictionnaire des langues vivantes, comme vous n’en n’avez jamais ouvert… Projet étonnant et assez fou, que vient de lancer sur Internet un ancien ingénieur de Microsoft… Vous cliquez sur un pays, ou une région et immédiatement, vous pouvez entendre la langue qui y est parlé. Parfois le dialecte, ou juste l’accent local…

    Le projet est participatif, ça s’appelle Localingual. Chacun internaute peut donc apporter sa pierre en enregistrant sa propre voix….

    Première escale : Montréal

    Extrait.

    On quitte l’Amérique du nord, direction la Tanzanie… Tiens, au fait, comment dit-on « je t’aime » en swahili ?

    Extrait.

    « Nakupenda » pour dire je t’aime… Et si on part maintenant du côté du Turkménistan….. Poussons les portes des écoles… Pour voir comment les enfants apprennent à compter de 1 à 10…

    Extrait.

    Et des extraits comme celui-ci, il y en a déjà des dizaines de milliers…. Mais comme le site est participatif, des petits malins s’en sont vite emparés…
    Au Brésil, le site est truffé d’appels à la démission du président. Aux Etats-Unis, c’est la voix de Bob l’éponge qui a été enregistrée des dizaines de fois.

    Extrait.

    Et si vous cliquez sur la Corée du nord, voilà le genre de messages que pourrez entendre :

    Extrait.

    Des appels à l’aide contre la dictature, enregistrés par des robots. Il va falloir faire le tri dans cette encyclopédie des langues…

    Et en France, me direz-vous ? On peut entendre parler breton, corse ou cht’i… Ou écouter la complainte d’un parisien…

    Extrait.

    Eh oui, ça c’est Paris… En même temps, un parisien qui râle, ça a toujours des accents de vérité…


     Commentaire de Florestan:

    J’invite tous les amoureux de la langue française et tous nos amis normands qui prèchent encore notre loceis à venir poster un message sonore sur la page France du site… pour remonter, d’urgence, le niveau! Car entre le Breton qui dit « vive les crêpes » (en français qui plus est) ou le Parisien qui râle au micro (ou une mauvaise blague sur François Fillon), les généreux concepteurs du projet Localingual risquent d’être déçus par le manque de curiosité linguistique de nos chers compatriotes biberonnés depuis si longtemps au jacobinisme linguistique!

    Nous avons, bien entendu, commencé l’offensive du Normand sur Localingual en laissant un « Sire de sei » derrière nous…

     

     
  • Jean-Louis JEGADEN: Offrir le désenclavement ferroviaire du PORT du HAVRE pour son 500ème anniversaire?

    Voilà une belle idée, pleine de bon sens qui est, en ce moment, de plus en plus agitée par les élus communistes de l’estuaire mais aussi ailleurs en Normandie: il faut savoir que les élus du PCF soutiennent officiellement un certain Jean-Luc Mélenchon, candidat aux élections présidentielles et qui est capable de causer près d’un quart d’heure des grands enjeux de l’économie maritime à Lyon devant 12000 personnes l’écoutant attentives et silencieuses… Il se dit, d’ailleurs, que le candidat de la France Insoumise et qui est, authentiquement, le candidat de l’économie maritime pourrait nous rendre, prochainement, visite. Visite qui pourrait avoir lieu dans une ville portuaire normande. D’où l’intérêt de parler enfin des vrais sujets avant qu’un orateur hors-pair ne s’en empare afin de donner tout l’écho que ces sujets, pourtant si essentiels pour notre avenir, ne trouvent jamais dans la brume médiatique dominante…

    http://www.paris-normandie.fr/region/pour-le-pcf-l-enjeu-du-desenclavement-du-port-du-havre-JY8436821

    Maritime. Président du groupe PCF au conseil municipal, Jean-Louis Jegaden fait trois propositions pour le développement du port du Havre.

    Les déclarations se suivent et ne se ressemblent pas nécessairement au sujet de l’avenir du port du Havre. Comme Jean-Paul Lecoq, maire PCF de Gonfreville-l’Orcher et vice-président de la Codah, Jean-Louis Jegaden, conseiller municipal PCF, juge que le compte n’y est pas.

    « Le désenclavement du port du Havre est un enjeu primordial pour garantir sa pérennité et œuvrer à son développement. Pourtant, aujourd’hui, le manque d’investissement pour le port est criant : l’Europe et le gouvernement font le choix des ports du Nord au détriment du nôtre. Le Havre est le port naturel de Paris, c’est la raison pour laquelle François 1er décida sa création, il y a maintenant 500 ans », rappelle l’élu communiste.

    Seulement 8 % pour le fluvial

    Jean-Louis Jegaden rappelle que le transport fluvial au Havre représente aujourd’hui près de 8 % des volumes transportés, alors qu’il est par exemple de 30 % pour le port d’Anvers. « Et rien n’est fait pour améliorer la situation : oublié le prolongement du Grand Canal… Disparue l’écluse fluviomaritime sur Port 2000… Aujourd’hui, on met enfin à l’étude la création d’une chatière, mais il n’y a aucune assurance sur les financements liés à sa réalisation. Plus inquiétant encore, Hervé Morin annonce « espérer » que son financement soit intégré au prochain contrat de plan État Région. On a connu le président de Région plus prolixe. Quant à la modernisation des écluses de Tancarville, elle se fera sans financement européen. L’Europe préférant financer des investissements réalisés en amont du futur canal Seine Nord, qui lui a reçu également les financements nécessaires de l’État », regrette l’ancien responsable syndical CGT des Ateliers et Chantiers du Havre. « C’est un coup dur, aux conséquences dramatiques pour notre port auquel on refuse les investissements nécessaires à son accès à la Seine », juge-t-il.

    Selon Jean-Louis Jegaden, la modernisation de la ligne Serqueux/Gisors (qui a reçu l’avis favorable de la commission d’enquête publique) doit être mise en travaux dans les plus brefs délais pour assurer le désenclavement nécessaire du port par le fret ferroviaire. Et de rappeler que seuls 4,5 % des conteneurs qui arrivent au Havre sont transportés par le ferroviaire…

    « L’objectif du GPMH dans son plan stratégique est de passer à 25 % de part ferroviaire dans le transport de conteneurs. Il y a donc urgence à engager les investissements nécessaires. Les communistes ont soumis au débat public des propositions réalistes », indique le conseiller municipal du Havre. En voici le détail :

    Le développement et l’entretien du réseau ferroviaire avec la connexion de tous les terminaux aux différentes infrastructures de transport.

    Le franchissement ferroviaire de la Seine vers le sud pour créer les conditions d’un véritable développement du fret ferroviaire (le projet de nouvelle gare de Rouen rive gauche étant bien loin de répondre à cet enjeu).

    Le doublement de la ligne Le Havre/Paris, dédiant l’ancienne ligne au fret ferroviaire.

    « Il faut donc arrêter de se lamenter à longueur de déclarations de presse et plutôt donner au GPMH les moyens de réaliser ses investissements, indique l’élu. Car dans le même temps, la réforme portuaire réduit de façon importante ses moyens financiers. Les droits de port sont sans cesse remis en cause par les armateurs ou leurs représentants qui siègent dans les organes de décision du GPMH. Ils réclament fiabilité et de meilleures qualités du passage portuaire havrais, mais limitent en permanence les rentrées financières du port, préférant rejeter les responsabilités sur les mouvements sociaux », dénonce le conseiller municipal communiste.

    « L’État doit garder le contrôle »

    Et de considérer que les récentes prises de position des régions Normandie et Ile-de-France concernant la gouvernance des Grands Ports Maritimes du Havre, de Rouen et de Paris sont loin d’être rassurantes. « Ces ports sont d’intérêt national, ils doivent rester sous contrôle de l’État. Il convient également d’être vigilant quant aux velléités de fusion des trois ports au sein de Haropa, car au-delà des conséquences en termes d’emplois, les exigences en moyens financiers de ces trois ports ne sont pas identiques, les enjeux économiques différents », juge Jean-Louis Jegaden. « Les prises de position de la région Ile-de-France et de ses Départements limitrophes avec la Normandie, concernant le fret ferroviaire, en sont un bel exemple, précise le conseiller municipal. Les mois qui viennent sont décisifs pour l’avenir de notre port, les 32 000 emplois directs et indirects liés à l’activité du port du Havre doivent obliger l’État à prendre ses responsabilités. »

    Selon Jean-Louis Jegaden, « les bons choix doivent être faits rapidement, cela dépasse le simple cadre du Havre, c’est un enjeu de développement national. Les échéances électorales de 2017 doivent être l’occasion d’un grand débat sur le développement des ports et la politique maritime ambitieuse à mener pour la France », conclut l’élu havrais.

     
  • Normanditude musicale: L’A84, l’AUTOROUTE BRETONNE de la SERVITUDE VOLONTAIRE BAS-NORMANDE

    Sur le site de Normandie actu, on trouvera l’article suivant qui nous démontre que bien que la Normandie soit enfin réunifiée, tout reste à faire, à reconstruire en terme d’image, de reflet régional, de fierté et donc, d’identité positive pour nos concitoyens normands:

    http://www.normandie-actu.fr/a84-soiree-musicale-fait-lien-entre-bretagne-normandie-portobello-caen_253734/comment-page-1/#comment-286058

    A84. Une soirée musicale qui fait le lien entre la Bretagne et la Normandie, à Caen

    Vendredi 10 février 2017, à Caen (Calvados), le Portobello accueille la soirée A84. Ce nouveau concept invite des musiciens de Bretagne à jouer en Normandie.

    Mise à jour : 08/02/2017 à 10:55 par Mathieu Girard

    Bretagne et Normandie, deux régions unies par la musique. Rendez-vous vendredi 10 février 2017, au Portobello, à Caen (Calvados), pour la soirée A84, avec notamment Manceau (photo du haut) et Colorado. (Photos : DR)

    Bretagne et Normandie, deux régions unies par la musique… Rendez-vous vendredi 10 février 2017, au Portobello, à Caen (Calvados), pour une soirée 100% rennaise, avec notamment Manceau (photo du haut) et Colorado. (Photos : DR)

    Vendredi 10 février 2017, le jeune producteur Arthur Allizard organise la soirée A84 au Portobello Rock Club, sur la presqu’île de Caen (Calvados). Ce nouveau concept a pour ambition de renforcer les liens entre les musiciens bretons et normands, en leur proposant de se produire dans la région de leurs voisins. Ce vendredi, c’est la Bretagne qui s’invite en Normandie, avec Manceau, Colorado, Timsters et Terre-Neuve. Présentation.

    L’A84, l’autoroute gratuite qui facilite les échanges

    Étrangement, les musiciens caennais se sont toujours plus tournés vers la Bretagne que la Haute-Normandie. Un phénomène qui s’explique par l’attractivité du terroir musical breton, qui séduit beaucoup les jeunes Normands, en grande partie grâce à l’aura des festivals mythiques que sont La Route du Rock de Saint-Malo et les Transmusicales de Rennes.

    Et les Rouennais nous ont toujours un peu pris de haut, ajoute Arthur Allizard, sur le ton de la plaisanterie. Plus sérieusement, il y a toujours eu une petite rivalité entre la Basse et la Haute Normandie, même si Rouen et Le Havre s’ouvrent plus à Caen aujourd’hui, grâce au travail des salles de musiques actuelles, le 106 et le Tétris.

    Mais pour ce dernier : « Il n’en reste pas moins que les membres de la scène caennaise ont beaucoup d’amis à Rennes. Les échanges se font plus facilement et depuis de nombreuses années. C’est aussi lié à l’autoroute A84, dont la gratuité est un plus non négligeable ! »

    « A84 », c’est justement le nom qu’il a choisi pour son nouvel événement qui entend faire le lien entre les deux régions. « L’idée est d’organiser des soirées à Caen et à Rennes, voire à Dinard ou Saint-Malo. Cela pourrait également se concrétiser par un concert normando-breton à Paris. »

    Plateau 100% rennais pour une « Ôde à la Bretagne »

    Le jeune producteur, qui est aussi le batteur du groupe caennais, Gandi Lake, va éprouver sa belle idée le vendredi 10 février 2017, au Portobello, à Caen, avec une soirée baptisée « Ôde à la Bretagne ». Au programme : un plateau 100% rennais.

    La tête d’affiche sera le groupe d’electro-pop, Manceau, qui vient tout juste de sortir son second album, I Wanna, produit par Alf Briat, une pointure de la scène pop parisienne. C’est une valeur sûre de l’indé française, qui a beaucoup de succès en Asie, notamment au Japon.

    Pour le producteur, c’est une fierté : « Je les connais bien puisque j’ai signé pour eux un clip en trois volets, avec l’aide de Jonathan Perrut (qui avait produit le long métrage sur la jeunesse de Guillaume le Conquérant NDLR). Nous accueillerons aussi le duo Colorado, qu’on a pu voir aux Trans en décembre 2016. Leur premier EP a été produit par Timsters, le chanteur de… Manceau. Tout est lié ! »


     

    Commentaires de Florestan:

    La carpette bas-normande devant la porte de la Bretagne n’existera plus lorsque sera organisée une soirée de musiciens normands… à Rennes. Mais ce jour-là risque d’être aussi celui de la fin du Monde.

    PROFONDE LASSITUDE pour cette soumission britannophile notamment à Caen: dans les années 1970, toute la jeunesse de l’Ouest voulait faire ses études et s’amuser à Caen. 40 ans plus tard, c’est l’inverse: 40 années de déclin en BN (biscuit nantais?) et de division normandes sont passées par là.

    Pas étonnant enfin que Normandie actu, le faux nez sur Internet des Bretons de Ouest-France se fasse le relais diligent de ce genre d’infos.

    On attend la contre offensive de Tendance Ouest!

    Un mot sur la gratuité de l’A84:

    La conception de cette autoroute date des années 1980 (route des estuaires) pour une réalisation qui s’est échelonnée dans toutes les années 1990 pour permettre l’intégration de la Basse-Normandie au « Grand Ouest » dans le prolongement du réseau routier breton gratuit offert par Pompidou au lobby du CELIB.
    René Garrec, un breton président de la Basse Normandie de 1986 à 2004, a veillé sur le chantier de l’A84 notamment pour son financement dans le cadre de contrats de plan avec l’Etat peu favorables à la région (du genre 60% BN 40% Etat). Ce sont les fonds européens qui ont compensé pour éviter ainsi la mise en concession payante le tronçon bas-normand de l’A84 pour le grand plaisir d’un Garrec souhaitant faire de la Basse-Normandie une carpette bretonne jusqu’à ce qu’il se ravise, tardivement, au début des années 2000 alerté par son CESER qui a craint le déménagement de toute la matière grise caennaise à Rennes ou Nantes.

    La réunification normande a pour objectif principal de sortir l’agglo de Caen de la concurrence frontale qu’elle subit avec Rennes (une ville universitaire qui a dépassé Caen) pour construire un réseau métropolitain normand complémentaire avec Le Havre et Rouen.

    Ouest France a fait croire à ses lecteurs caennais que c’étaient les Rouennais les méchants alors que les Bretons de Rennes nous font les poches depuis près de 40 ans.

    Les cocus Caennais qui cancanent vont-ils enfin se réveiller?

    Car les dominants Bretons, ayant l’impression d’être dans leur bon droit, certains que leur domination est naturelle, évidente (la musique bretonne est forcément la meilleure du monde surtout dans … l’Ouest), ne se remettant jamais en cause (puisqu’ils dominent) et jouissant du luxe de faire preuve de l’ouverture d’esprit et de tolérance que les dominés en colère ne peuvent s’autoriser, nous administrent régulièrement de belles leçons de morale pour fustiger notre sectarisme normand.

    Aimé Césaire et sa négritude nous aide à ne pas tomber dans le piège de cette culpabilisation du dominé par le dominant et nous invite à emmerder certains Bretons qui se croient en terrain conquis à l’est du Couesnon. Mais il faut, je crois, être plus intempestif encore avec les Normous qui font encore carpette sous leurs pieds !

    Et à la britannophilie dominante opposons notre NORMANDITUDE !

     

     
  • Bernard CAZENEUVE: J’irai revoir ma Normandie à poil et qui ne vaut pas un centime de plus !

    Alors que la nouvelle livraison du rapport annuel de la Cour des Comptes nous rappelle avec cruauté que certains territoires sont mieux défendus ou mieux considérés que notre Normandie par les finances d’un Etat central qui ne respecte que le rapport de force (il n’est pas dans les moeurs normandes de saccager des sous-préfectures ou de poser des bombes…), les deux communiqués suivants, diffusés cette semaine par nos amis du Mouvement Normand et de l’Union pour la Région Normande, reviennent sur la visite de Bernard CAZENEUVE, le 3 février 2017 à Bayeux et à Rouen pour la signature d’avenants à un CPIER Vallée de la Seine largement insuffisant quant aux finances et dangereux pour l’avenir de la Normandie quant à sa mise en oeuvre.

    C’est l’occasion de revenir sur le PARADOXE NORMAND du Rouennais Hollande: une synthèse impossible de plus?

    1) D’un côté, il nous a octroyé la veille du 6 juin 1944 une unité régionale historique contre un Fabius qui n’en voulait surtout pas.

    2) De l’autre, dès l’automne 2012, il a accepté de flinguer l’enjeu national de l’Axe Seine, cet héritage havro-sarkozyste que le Rouennais Fabius détestait plus encore.

    On imagine le salon doré de l’Elysée où ces marchandages auront pu se faire: le retour à l’unité normande qui seule peut permettre la renaissance de notre région contre un nouveau mépris de l’Etat pour la Normandie et l’enjeu national maritime qu’elle représente pourtant.

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    Après cinq années passées en « Hollandie », la Normandie unie et retrouvée, ayant enlevé le Haut et le Bas… se retrouve à poil.

    Ce n’est plus un paradoxe. C’est de la perversité!


     

     

    LE SEMAINIER DU MOUVEMENT NORMAND COMMUNIQUE N° 249  –  SEMAINE 6  –  FEVRIER 2017

     

                                                                     PAROLES… PAROLES… !

     

         Le Mouvement Normand n’a pas été déçu de la visite de Bernard Cazeneuve, Premier ministre, en Normandie, car nous n’en attendions rien… En effet, que pouvait espérer la Normandie d’une attention particulière d’un chef de gouvernement intérimaire, dont, quels que soient les résultats des élections présidentielles et législatives, les jours sont comptés et les moyens en grande partie bloqués ? C’est d’ailleurs ce contexte qui explique la venue de M. le Premier ministre : il s’agissait pour lui, prioritairement, bien qu’il s’en défendît, de rassurer ses ouailles, c’est-à-dire les cadres du Parti Socialiste, secoués par la réussite du frondeur Hamon aux élections primaires de la Gauche, plus enclins à défendre le bilan de MM. Hollande et Valls qu’à céder aux sirènes d’un socialo-gauchiste… Il s’agissait aussi de donner un coup de pouce aux Elus socialistes sortants, qui vont se représenter, peut-être même, pour lui-même, de préparer son retour devant les électeurs de Cherbourg. Tout cela est normal et ne nous offusque pas. Au fond, cela ne nous intéresse pas trop, alors que le devenir de la Normandie reste le sujet essentiel de nos préoccupations.  

          Alors, la venue de Bernard Cazeneuve en Normandie serait donc un non – événement ? Nous le craignions et nos craintes ne sont pas dissipées. Pourquoi ? Parce que, mis à part quelques brimborions de rallonge budgétaire (sur lesquels nous reviendrons), on est loin des espèces sonnantes et trébuchantes accordées aux projets d’autres régions. Les projets essentiels de la Normandie n’ont guère reçu le commencement d’un début de véritables financements. La déshérence dans laquelle l’Etat tient la Normandie depuis des décennies ne se dément pas. Le Mouvement Normand considère que la Normandie a pris et continue à prendre trois décennies de retard en matière d’infrastructures : elle se marginalise chaque jour davantage par rapport aux grands flux et ce n’est pas pour rien que France 3, récemment, dénonçait le « trou normand ». La situation est grave : elle devient désespérée. Et ce qui nous afflige, c’est que nos Elus, même s’ils ne s’en accommodent pas, ne se révoltent pas comme ils le devraient et continuent à se tirer dans les pattes au lieu de « chasser en meute ». Point de financements significatifs, donc des paroles en l’air, des vaticinations inopérantes, des poncifs éculés et rien de concret. Cette chanson, nous ne la connaissons que trop et nous n’accablerons pas outre mesure M. Bernard Cazeneuve d’avoir suivi les traces de ses prédécesseurs…

                    La visite du Premier ministre a-t-elle pour autant été inutile ? Nous ne le pensons pas car elle n’insulte pas l’avenir.

                    Expliquons-nous : les précédents Gouvernements du quinquennat Hollande ont systématiquement  travaillé CONTRE la Normandie.             En faisant des choix qui éliminent la Normandie de leurs préoccupations :                                 

    – au plan ferroviaire, choix des autres chantiers (T.G.V. – Est, T.G.V. Le Mans – Rennes, T.G.V. Sud-Ouest, Liaison Lyon – Turin, etc.)

    – au plan fluvial, précipitation (électoraliste) avec laquelle l’Etat s’est engagé pour la réalisation du Canal Seine – Nord – Europe, avec effet d’asséchement des fonds européens pour tout autre projet d’infrastructures de ce type en France.                              

    En retardant aussi – pour des raisons politiciennes – tous les projets concernant la Normandie qui avaient été lancés par le quinquennat précédent (la complicité des dirigeants socialistes des ex-demi-régions de haute et de basse Normandie est totale, coupable et inadmissible…) Nous avons dit plus haut que Bernard Cazeneuve n’avait pas insulté l’avenir. En effet, avec une certaine habileté et la courtoisie qui est sa marque, Bernard Cazeneuve a prononcé une sorte d’acte de contrition :                                                                                                                                      

    1°) L’Axe Seine est une idée datant du quinquennat Sarkozy                                                                     

    2°) La mise à l’écart d’Antoine Rufenacht, en tant que Commissaire de l’Axe Seine, n’a pas été élégante et, surtout, après 2012, a encalminé le dossier.                                                                     

    3°) L’Axe Seine est bien une priorité nationale.                                                                                                      

    4°) Ce dossier intéresse toute la Normandie et tous les ports de la Normandie (C’est reconnaître que l’Axe Seine ne se réduit pas au couloir séquanien et comprend aussi la Baie de Seine et la façade maritime de la Normandie).     

    Voilà un changement de ton important qui montre que l’actuel Premier ministre « du passé ne fait pas table rase » et qu’il possède une vision géopolitique du devenir normand. Il reste à espérer que son successeur à Matignon, quel qu’il soit dans quelques mois, retiendra cette leçon de bon sens et en tirera les conclusions qui s’imposent et qui s’appellent « financements ciblés » et « volonté politique d’aboutir ».

    Pour conclure et ainsi sortir du dossier crucial de l’Axe Seine, Bernard Cazeneuve est intervenu sur divers problèmes (ce que nous appelons les brimborions de la complaisance ministérielle) : 

    un programme d’investissements de 200 millions d’euros, cofinancé par l’Etat, la Région, la Métropole de Rouen – Normandie et l’Union Européenne (quelle est la part de chacun ?) : il s’agit de gagner un mètre de tirant d’eau dans la partie maritime de la Seine afin de permettre l’accès au Port de Rouen de navires plus importants.                                                                     

    une contribution de l’Etat de 4 millions d’euros pour le dock flottant de réparation navale de Rouen.                                                                                                                                                                         

    – un avenant, dans le Contrat de Plan, pour une aide supplémentaire de 7 millions d’euros pour la reconversion du site de Pétroplus, à Petit-Couronne.                                                                 

    diverses interventions en faveur du développement des ports de Honfleur, Caen et Cherbourg.                                                                                                                                                                                        

    Et, bien entendu, on nous ressert les 720 millions d’euros pour l’achat de nouveaux trains (déjà programmés et annoncés depuis belle lurette).

    Nous n’avons rien entendu concernant la participation de l’Etat pour la réalisation du contournement Est de Rouen (normal ! ce n’est pas écrit dans le Schéma stratégique pour le développement de la Vallée de la Seine alors que c’était un des objectifs annoncés de l’Axe Seine…) et, surtout, Bernard Cazeneuve n’a pas voulu s’engager sur le thème des compensations préalables en faveur de la Normandie à propos de la réalisation précipitée et pharaonique du Canal Seine – Nord – Europe.

     Tout cela est bien insuffisant et il est sans doute préférable si l’on veut retrouver un certain optimisme de s’appesantir sur les promesses du Premier ministre concernant Bayeux :                                            

    – Transformation du Musée de la Tapisserie de la Reine Mathilde en un véritable Centre d’interprétation médiévale centré sur l’art et l’histoire des mondes normands des Xe et XIe siècles. Pour un projet de 20 millions d’euros, porté par la Région Normandie et les collectivités locale et départementale, l’Etat va contribuer cette année pour 700 000 euros et, dans un second temps, pour 1,7 million d’euros.                                                                                                        

    C’est peu, mais c’est toujours ça d’obtenu…

                                   Au regard de l’ampleur des nécessaires rattrapages auxquels la Normandie devrait prétendre, disons carrément que les interventions de l’Etat dans cette Région sont dérisoires. L’Etat n’a plus d’argent, nous dit-on, mais il en a trouvé pour d’autres Régions, sans doute mieux défendues par leurs Elus. C’est une leçon pour tous les Normands qui, loin de se réveiller, manquent singulièrement d’ambitions.

    Nous attendons particulièrement de l’Exécutif régional qu’il réclame une véritable renégociation du Schéma stratégique du développement de la Vallée de la Seine, ainsi que l’exigence d’une gouvernance de ce dossier qui ne soit plus entre les mains d’un haut fonctionnaire désigné par le Premier ministre (parce que l’Axe Seine, c’est d’abord l’affaire des Normands et de leurs représentants). Même exigence pour la gouvernance des ports de l’entente HAROPA. L’Etat a trop montré son incapacité à mener une politique maritime adaptée aux nécessités des usagers des ports. Mais ceci est une haute histoire…     

     

                                                                                                  Didier PATTE

                                                                   Porte – parole et ancien Président du Mouvement Normand  


                                                         

                                   Union  pour la Région  Normande

                                                  _________

                                        

                                         Communiqué de presse

                                                    

                 Monsieur  CAZENEUVE  EN  TOURNEE  ELECTORALE

                                                    _________

         A quelques semaines des échéances  électorales, le Premier Ministre Bernard Cazeneuve ,quelques jours après avoir reçu à Matignon le Candidat socialiste Benoit Hamon est venu le 3 Janvier en Normandie lancer en quelques sorte la campagne électorale de ce dernier. M. Cazeneuve ayant conseillé à M.Hamon d’assumer la totalité du bilan du quinquennat il convient de rappeler brièvement celui-ci concernant la Normandie :

            -Abandon de la Ligne Nouvelle Paris Normandie ( L.N.P.N )

            -Mise en œuvre du Canal Seine -Nord

            -Mise sous tutelle de la Normandie → Schéma stratégique Vallée de Seine

            -Désengagement financier massif de l’Etat dans l’Axe-Seine

    Détaillons brièvement les quelques points de ce lourd passif :

          –LNPN Le 5 Avril 2012 immédiatement avant le début du mandat de M. Hollande RFF (Réseau ferré de France) maître d’ouvrage de la LNPN  lançait les études concernant cette liaison ferroviaire vitale pour la Normandie (voyageurs et fret) Ces études devaient se terminer fin 2015 selon le maître d’ouvrage, l’enquête publique devant succéder à celles-ci le début du chantier était donc prévu pour 2018-2019 . On sait ce qu’il est advenu de ce projet : les gouvernements de M. Hollande (dont M. Cazeneuve, ministre depuis 2012) ont décidé de remiser celui-ci aux calendes grecques par la prolongation indéfinie des « études »

             Canal Seine-Nord  – Immédiatement après son élection en 2012 ,Mr Hollande décide une réalisation rapide de ce projet (appelé « Canal d’Aubry » dans le Nord) soutenu bien sûr par les gouvernements belges et néerlandais conscients qu’il constitue un atout décisif pour leurs ports (Rotterdam – Amsterdam-Anvers) concurrents redoutables des ports de Rouen et du Havre.

            Mise sous tutelle de la Normandie  – Le 22 Avril 2013 ,le Premier Ministre Ayrault instituait un « Délégué interministériel » à la Vallée de la Seine en la personne du Préfet Philizot sous son autorité directe .Celui-ci était chargé de la rédaction d’un « Schéma stratégique » qui voit le jour en Janvier 2015 . Ce document programme pour les 15 prochaines années la « dissolution » de la partie utile de la Normandie (Vallée de Seine) dans un ensemble territorial technocratique dominé par l’Etat et l’Ile de France

             –Le désengagement financier de l’Etat dans l’Axe-Seine  – L’aménagement de la Vallée de La Seine a été déclaré officiellement par les plus hautes autorités de l’Etat que ce soit sous le quinquennat précèdent ou par les Gouvernements de Mr Hollande depuis 2012 comme relevant d’une « priorité nationale ». Les   besoins de financements requis par cet aménagement s’élèvent à + de 10 milliards € ( LNPN + Contournement de Rouen+ Liaison ferroviaire Serqueux-Gisors …) selon MM Philizot et Duron (Commission Mobilités 21) Que ce soit dans le cadre des C.P.E.R normands ou du C.P.I.E.R Vallée de Seine aucun financement significatif en provenance de l’Etat n’y a été inscrit – Il y a plus grave : le contournement routier Est déclaré « priorité nationale » à réaliser en urgence selon M Valls sera financé ( > 1,2 milliards € ) par les Normands qu’ils soient usagers ( péages) ou contribuables ( versement d’une « subvention d’équilibre » de plus de 600 millions € à la charge de la Normandie dont la première tranche a été versée)

            On comprend à  la lumière de ce bilan accablant la double finalité du voyage de Monsieur Cazeneuve à Bayeux et à Rouen : d’abord faire oublier, par l’annonce de quelques mesurettes, à quelques semaines des échéances électorales le bilan normand désastreux du quinquennat qui s’achève et en second lieu, tenter de masquer sa propre impuissance ,en tant que ministre normand, à défendre les intérêts de notre région à l’heure ou dans les autres régions françaises des projets pharaoniques consommateurs de milliards d’euros voyaient le jour ( LGV Le Mans-Rennes (ouverture en Juillet 2017 -LGV Tours- Bordeaux -ouverture Juillet 2017- LGV Bordeaux Dax – Bordeaux Toulouse – Canal Seine Nord – Liaison ferroviaire Lyon-Turin…)

                                                              Union pour la Région Normande

                                                                     Caen le 5 Janvier 2017

     

                                                                                                                                           

     
  • Nouvelles EPCI: DEFIGURATION de la géographie normande et RECUL de la démocratie locale

    L’union fait la force. Tout le monde en sera d’accord et dans une Normandie qui concentrait sur ses cinq départements, il y a encore moins de dix ans, près de 25% des communes françaises, le mouvement de fusions communales et de fusions des intercommunalités en cours est très important. Mais c’est une solidarité de la contrainte, imposée par l’Etat central jacobin  via son autorité préfectorale dans le cadre de la réforme territoriale (loi NOTRe) sous le prétexte habituel de faire des économies: premier problème…

    Le second c’est qu’au lieu de simplifier le fameux millefeuilles en supprimant une strate ou en substituant une couche par une autre, on garde tout!

    Ainsi, l’idéal serait que les intercommunalités (collectivités territoriales avec leurs élus, leurs budgets, leurs compétences et leurs projets) soient les nouveaux cantons. Ou encore, que les nouvelles intercommunalités s’inscrivent  dans le maillage géohistorique des pays…

    Malheureusement, nos élus locaux du XXIe siècle n’ont ni la sagesse politique ni la culture générale historique et géographique des députés Constituants de 1789 qui ont su « départir » les anciennes provinces en respectant l’histoire et la géographie.

    Actuellement, tout se chevauche et la géographie normande qui avait su garder une clarté immémoriale depuis plus de Onze siècles (la province ecclésiastique antique, les pays, les diocèses, la duché, puis les cinq départements depuis 1790) se trouble. Le pire est que cette incertitude géographique se traduit par une confusion toponymique pour ces nouvelles collectivités territoriales normandes.

    Nous avons déjà évoqué ici le problème de « nomdébileville » quand il s’agit de nommer des communes nouvelles ou de nouvelles intercommunalités:

    http://normandie.canalblog.com/archives/2016/12/18/34701909.html

    Troisième problème, enfin, et non des moindres: la démocratie locale dans ces nouveaux machins risque de reculer et ce, pour deux raisons:

    • Les élus communautaires ne sont toujours pas élus au suffrage universel par les citoyens habitants dans le cadre du nouveau territoire: on pourrait imaginer des élections cantonales revisitées où le citoyen-habitant pourrait voter pour un élu cantonal  siégeant, à la fois, dans son intercommunalité et dans le conseil départemental. Au lieu de faire une fusion « fillonesque » entre le département et la région, le « conseiller territorial » devrait ainsi représenter son canton-intercom au conseil départemental qui deviendrait le parlement des intercommunalités dialoguant avec le parlement régional.

     

    • Les élus communautaires se retrouvent à la tête de collectivités plus grandes qui auront à gérer des problématiques plus complexes et qui vont nécessiter la création d’un corps de fonctionnaires ou d’experts spécialisés qui risquent de prendre d’autant plus la place des citoyens que les élus communautaires ne sont pas élus directement par ces derniers pour ce mandat communautaire qui a, d’ores et déjà, plus d’importance qu’un simple mandat municipal.

    On rappelle que l’hebdomadaire Marianne organise un colloque à la Rochelle le 9 février 2017 sur la question de l’organisation territoriale de la République, question qui est l’une des grandes questions oubliées dans l’actuelle campagne des présidentielles.

    http://normandie.canalblog.com/archives/2017/02/04/34890395.html

    Lire ci-après, le dossier publié par Ouest-France ce mercredi 8 février 2017:

    08-02-2017 20;34;26

    • 08-02-2017 20;39;18
    • Le mot d’Estelle Grelier, l’actuelle secrétaire d’Etat et ancienne députée de la Seine-Maritime: elle évoque la question de la démocratie locale avec le vote pour les conseillers communautaires au suffrage universel…

    08-02-2017 20;43;14

    • Avranches a retrouvé son… chef et le diocèse de Saint Aubert toute sa cohérence géographique avec David Nicolas: la toute nouvelle EPCI « Mont St Michel Normandie » a de bonnes chances de fonctionner correctement car le cadre géohistorique séculaire de l’Avranchin, ancien diocèse d’Avranches est retrouvé. Un modèle à suivre pour les autres intercommunalités normandes…

    08-02-2017 20;48;56