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LA HAGUE: dernières nouvelles du pacte FAUSTIEN avec la radioactivité nucléaire…
Nous le savons et il est bien compréhensible qu’on ne veuille pas en parler là-bas. C’est une réalité que l’on ne veut pas voir, que l’on ne peut voir comme le nez au milieu de la figure. Un pacte faustien a été noué à la fin des années 1960 avec ce bout du monde normand et l’industrie stratégique d’Etat du nucléaire. L’un des plus beaux coins de France loge un monstre. Et contrairement à un crapaud qui habita un reliquaire plus au Sud sur nos côtes normandes, le dragon radioactif de l’Etat fait long feu… Il y en a pour 24000 ans.
Un certain nombre de soi-disant « amoureux du Cotentin » ont pris le parti des tartuffes: contempler la mer en tournant le dos à l’Usine. Il faut plutôt, au contraire, défendre ceux et celles qui ont pris leur courage à deux mains pour la regarder en face !
Pollution radioactive : du plutonium près de l’usine de retraitement nucléaire de La Hague
Une pollution radioactive au plutonium vient d’être mesurée dans le sol près de l’usine de retraitement nucléaire de La Hague. Une association exige des explications.
Mise à jour : 02/03/2017 à 14:28 par La Rédaction
Une pollution radioactive a été détectée près de l’usine de retraitement nucléaire de la La Hague. (Archives La Presse de la Manche)
Du plutonium et du strontium, des éléments radioactifs, ont été découverts près de l’usine de retraitement nucléaire de La Hague (Manche). Une association exige des explications, Areva se veut rassurante. Les explications de La Presse de la Manche.
Plutonium et strontium
L’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’ouest (Acro) annonce que du plutonium et du strontium, deux éléments particulièrement toxiques, ont été décelés par un laboratoire suisse indépendant autour d’un ruisseau près de l’usine de la Hague.
> LIRE AUSSI : Départ de feu à la centrale nucléaire de Flamanville : ce qu’il s’est passé
L’Acro explique :
Le niveau de pollution est 350 fois plus élevé que la concentration la plus forte repertoriée en France pour le plutonium.
Le laboratoire exige donc que toute la lumière soit faite sur l’origine, l’étendue et l’impact de cette pollution.
« Pas de risque sanitaire pour l’homme »
De son côté, Areva ne nie pas la pollution, mais souligne : « Compte tenu du niveau mesuré, cela ne présente pas de risque sanitaire pour l’homme. »
L’entreprise, qui a déjà annoncé son intention de reprendre ces terres polluées par des incidents anciens, confirme qu’elle va engager « les moyens adaptés aux enjeux ».
Politique -
Alors que les centres villes sont à la peine en France, la NORMANDIE se mobilise…
Un récent colloque réuni le 28 février 2017 au Ministère de l’Economie (« les Assises pour la revitalisation économique et commerciale des centres villes ») vient de proposer une synthèse inquiétante au sujet de la perte de dynamisme commercial et démographique des centres des villes moyennes françaises:
Lire ci-après, l’excellente synthèse proposée par Camille Renard (France Culture):
https://www.franceculture.fr/societe/des-centres-villes-de-plus-en-plus-deserts
Les centres-villes français sont en train de mourir en silence. Pour contrer ce phénomène, les Assises pour la revitalisation économique et commerciale des centres-villes ont lieu ce 28 février à Bercy. Elles prennent acte des conclusions d’un rapport publié six mois plus tôt. Cette note sur « la revitalisation commerciale des centres-villes » observe la perte de vitesse rapide et récente d’un grand nombre de centres-villes de villes moyennes. En 15 ans, le taux de « vacance commerciale » (soit les locaux commerciaux vides) y a augmenté de plus de 4% en moyenne. Cinq cartes présentent cette chute de dynamisme économique de ces zones centrales. Les données recueillies concernent 200 centres-villes, appartenant à des unités urbaines de plus de 50 000 habitants. Les résultats présentés ne concernent que les principales villes.
Le parc de magasins atteint son apogée en France dans les années 1920, avec près d’un demi-million de boutiques. Puis s’amorce le déclin : alors que la population augmente de moitié, en moins d’un siècle, près de la moitié des commerces disparaissent. Depuis, on observe toujours plus de locaux commerciaux vides en centre-ville. La baisse vertigineuse des dernières années est principalement due à une crise de surproduction de surfaces commerciales.
Les centres des villes présentées ci-dessus connaissent une vacance commerciale de plus de 15%. Dans quatre d’entre elles, ce taux dépasse les 20% : Béziers, Châtellerault, Forbach, et Antonay. Ces villes sont caractérisées par un fort taux de chômage, de logements vacants et de pauvreté, ainsi que par une perte de population. Elles connaissent une diminution de la population et de son revenu. Dans le même temps, elles développent leur offre commerciale, avec l’ouverture de projets censés étendre leur attraction commerciale et compenser l’affaiblissement de la demande locale.
Comme facteur aggravant, le rapport ministériel sur la désertification souligne que ces villes perdent en général plus que les autres des équipements et services, et connaissent un niveau de fiscalité plus élevé que la moyenne. On observe également d’autres obstacles à la vitalité commerciale : la mauvaise accessibilité du centre-ville aux consommateurs, la concurrence entre les boutiques et l’e-commerce, l’augmentation des loyers commerciaux et du prix du foncier au m².
A ECOUTER « Centres-villes morts, moches périphéries, merci qui?« , Le billet économique de Marie Viennot sur France Culture.
Les villes moyennes sont davantage touchées par cette apathie : en 2015, 55% des villes moyennes ont un taux de vacance des commerces supérieur à 10%, contre seulement 27% des grandes villes. Les centres-villes de petites villes et de villes moyennes, déjà sensiblement plus affectés que les autres par le phénomène, ont vu leur situation le plus fortement se dégrader. En un an, de 2014 à 2015, la vacance passe de 9,3% à 11,1% dans les cœurs d’agglomération de moins de 50 000 habitants.
En deçà de 5 % de vacance commerciale, le rapport 2016 de la Fédération du Commerce Spécialisé Procos, souligne que la vacance est de nature conjoncturelle. Elle s’explique principalement par des frictions entre l’offre et la demande en locaux commerciaux, dues par exemple à des retards de commercialisation ou à des travaux d’aménagement. Ces villes – hors le cas particulier de Paris, tirent la part la plus élevée de leurs revenus d’activités productives de l’agriculture et de l’industrie, comme à Beaune ou à Nantes, ou du tourisme, comme à Biarritz ou à Saint-Malo. Plusieurs de ces situations sont cependant en sursis, à cause de projets immobiliers de commerce à venir.
Ce constat fait le succès du livre du journaliste Olivier RAZEMON qui propose un coup d’arrêt au développement anarchique des périphéries urbaines encombrées de centres commerciaux:
En Normandie ce constat peut se faire aussi mais il est aggravé du poids de l’Histoire: les centres urbains des nombreuses petites et moyennes villes normandes (une ville de 10000 habitants tous les 30 km en Normandie) subissent cette désaffectation commerciale qui est le signe le plus visible d’une dévitalisation plus générale et dont les causes ont été rappelées plus haut. Mais en Normandie, le phénomène risque d’être amplifié par l’obsolescence technique et esthétique de l’urbanisme et de l’architecture mêmes puisque nos villes normandes ont été, dans leur immense majorité, détruites en 1944 et reconstruites dans les années 1950 et 1960.
Paradoxalement, cette architecture si particulière héritée de la Reconstruction, est devenue typique de notre région: quand on est Havre, on ne saurait être ailleurs, d’autant plus que cette ville ne ressemble vraiment à aucune autre depuis sa reconstruction par les équipes de l’architecte Auguste Perret. La valorisation UNESCO depuis 2005 au titre du patrimoine mondial de l’Humanité a complètement changé le regard esthétique sur cette architecture moderne en béton néo-classique sévère dont les beautés minérales s’accordent si bien aux ciels de marines de la « porte océane ».
Ailleurs en Normandie, l’architecture et l’urbanisme de la Reconstruction n’ont pas toujours cette qualité et certaines villes normandes ne se sont jamais véritablement remises de l’urbicide de 1944: on pensera à Saint Lô, à Vire, à Lisieux (qui reste nostalgique de ses pans de bois), à Evreux, voire au front de Seine rive droite de Rouen qui est d’une qualité architecturale plutôt moyenne… Dans tous ces cas, il faut imaginer des interventions assez volontaristes et originales. A Saint-Lô: on met des couleurs sur les façades.
Et l’exemple intéresse à Lisieux (où l’on pourrait aussi imaginer de réintroduire des immeubles en ossature bois selon les dernières normes écologiques en fabriquant la ville en bois du XXIe siècle)
http://www.lepaysdauge.fr/2014/02/07/un-peintre-mandate-pour-colorer-le-centre-ville/
En revanche, les centres villes reconstruits de Caen, Flers, Argentan, Yvetot, Coutances, Neufhchâtel en Bray, Vimoutiers… reconstructions des années 1940 ou des années 1950 dans le style dit « néo-régionaliste » ou « néo-hausmanien » (Caen) sont de bonne qualité générale et proposent un vocabulaire esthétique d’une grande richesse qui fait même oublier, dans certains cas, la banalité architecturale qui existait avant-guerre: ainsi à Aunay sur Odon (Calvados)
Sur l’Etoile de Normandie nous avions déjà longuement traité de ce sujet passionnant: la naissance du patrimoine architectural et urbain de la Reconstruction…
http://normandie.canalblog.com/archives/2015/07/24/32399362.html
Face à tous ces enjeux, la région Normandie a donc décidé d’une grande politique publique spécifique qui a été présentée le 2 mars 2017 au Havre avec des appels à projets qui vont pouvoir bénéficier de financements importants:
Normandie. Dix millions d’euros pour dynamiser les centres-villes
Modifié le 02/03/2017 à 19:53 | Publié le 02/03/2017 à 18:52
Les villes concernées ont toutes été reconstruites après les bombardements de 1944, à l’image du Havre. | Ouest-France
PolitiqueUn appel à projets a été lancé, jeudi 2 mars, au Havre (Seine-Maritime) pour revitaliser les centres-villes des villes de taille moyenne. La Région Normandie sélectionnera cinq lauréats parmi seize villes candidates.
La Région Normandie lance un appel à projets de dix millions d’euros pour dynamiser les centres-villes de seize villes moyennes de la Reconstruction.
Une convention a été signée, ce jeudi 2 mars 2017, au Havre (Seine-Maritime), entre les représentants de l’État, l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH), l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), l’Établissement Public Foncier de Normandie (EPFN), la Caisse des Dépôts et Consignations, l’Université de Caen Normandie, Territoires pionniers Maison de l’Architecture de Normandie et l’Association Habitat social en Normandie.
Seize villes moyennes sont candidates en Normandie
Les villes concernées ont toutes été reconstruites après les bombardements de 1944 : Argentan, Avranches, Cherbourg, Coutances, Dieppe, Évreux, Falaise, Fécamp, Flers, Gisors, Lisieux, Louviers, Saint-Lô, Vernon, Vire-Normandie, Yvetot, ainsi que les villes de Caen, Le Havre et Rouen.
Sur les seize villes fléchées, cinq seront sélectionnées selon la qualité des projets présentés. « Les opérations retenues devront avoir un impact sur l’attractivité du centre-ville, en alliant travaux sur les parties communes du bâti privé, sur les équipements publics et sur la valorisation du patrimoine de la reconstruction » , précise la Région Normandie.
Les villes qui souhaitent répondre à l’appel à projets, qui sera présenté en assemblée plénière le 3 avril, devront déposer un dossier de candidature.
Voir aussi Normandie XXL:
http://www.normandiexxl.com/article.php?id=2030
Appel à 16 villes normandes pour qu’elles s’inventent un nouveau centre ville
Collectivités. La reconstruction fut la période qui a suivi la seconde guerre mondiale quand nombre de villes normandes n’étaient plus qu’un champ de ruines. Alors il a fallu faire vite, parer au plus pressé et l’esthétique n’a pas toujours été la priorité majeure. Le temps passant les équipements de nombre de logements sont obsolètes et les commerces désertent le centre ville.La Région a adopté lors de son assemblée plénière, le 3 février dernier, un plan de redynamisation des centres-villes et des centres-bourgs de son territoire, en particulier des centres-villes de la reconstruction.
Rassemblement de toutes les forces
Reprenant la convention cadre initiée en 2015 par la Région ex-Basse-Normandie pour les villes reconstruites Hervé Morin, président de la Région l’étend à la Normandie réunifiée. Il a rassemblé autour de la table un vaste aréopage pour signer une convention pour la redynamisation des centres-villes reconstruits suite à la Bataille de Normandie. On y trouve toutes les institutions concernées par l’habitat ainsi que les élus :
- les représentants de l’Etat,
- l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (ANAH),
- l’Agence de l’Environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME),
- l’Etablissement Public Foncier de Normandie (EPFN),
- la Caisse des Dépôts et Consignations,
- l’Université de Caen Normandie,
- Territoires pionniers Maison de l’Architecture de Normandie et l’Association « Habitat social en Normandie »
10 millions d’euros pour un appel à projets
Hervé Morin a annoncé le lancement d’un appel à projets à destination de seize villes moyennes reconstruites : Argentan, Avranches, Cherbourg, Coutances, Dieppe, Evreux, Falaise, Fécamp, Flers, Gisors, Lisieux, Louviers, Saint-Lô, Vernon, Vire-Normandie, Yvetot, ainsi que les villes de Caen, Le Havre et Rouen.
« La redynamisation des centres-villes reconstruits est un sujet majeur pour attirer habitants et services. Je suis persuadé que les seize villes présélectionnées pour candidater à cet appel à projets feront preuve d’inventivité, d’innovation, de réactivité. Cinq villes seront choisies. La Région consacrera 10 millions d’euros pour les aider à mettre en œuvre les bonnes idées » précise Hervé Morin.
Les opérations retenues devront avoir un impact sur l’attractivité du centre-ville en alliant travaux sur les parties communes du bâti privé, sur les équipements publics et sur la valorisation du patrimoine de la reconstruction. Il s’agit d’encourager la valorisation du patrimoine architectural caractéristique de la Région afin d’en éviter la banalisation et la désaffection.
Principales mesures proposées par la Région
– l’accompagnement pour la réalisation d’études,
– le soutien aux créations ou réhabilitations de logements locatifs aidant les travaux sur le bâti privé ou public,
– l’encouragement à l’accueil de nouvelles activités, commerces et services,
– les actions de soutien aux aménagements urbains et équipements publics (construction et réhabilitation) dans le cadre de la contractualisation avec les EPCI,
– la réhabilitation énergétique des logements locatifs sociaux,
– la revitalisation des espaces commerciaux,
– la reconstitution de l’offre de logements sociaux démolis.
Commentaire de Florestan:
Un appel à projets clos le 3 avril prochain… ça fait court!
Puisque Lisieux servait d’illustration à l’article proposé par Normandie XXL, nous proposons de construire des immeubles en ossature bois ayant les meilleures performances écologiques possibles dans les nombreux espaces vacants présents dans le centre ville reconstruit, voire de démolir les immeubles barres les plus problématiques. On pensera à l’horrible immeuble du centre des Impôts. Sauf que le sujet est très complexe…
http://www.lepaysdauge.fr/2015/01/20/faut-il-demolir-limmeuble-de-la-place-du-8-mai/
Mais pourquoi ne pas reconstruire à Lisieux des immeubles urbains en ossature bois et créer la ville à pans de bois du XXIe siècle avec des qualités écologiques, de confort et esthétiques que l’architecture industrielle des années 1960 et 1970 n’a jamais eu?
http://www.lemoniteur.fr/article/pourquoi-nous-ne-construisons-pas-d-immeubles-en-bois-16950846
En Allemagne, en Suisse ou en Scandinavie, le pan de bois ou l’ossature en bois pour construire des immeubles urbains sont utilisés couramment. Comme d’habitude, la France est en retard…
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CAEN cinéma LUX 23 mars 2017: SOIREE SPECIALE NORMANDS DE SICILE
Vous êtes nombreux sur l’Etoile de Normandie à être admiratifs de la fabuleuse épopée des Normands en Sicile du XIe au XIIIe siècle. A Caen, le cinéma d’art et d’essai LUX propose une soirée spéciale « Normands de Sicile » à ne pas manquer !
http://www.cinemalux.org/spip/L-Affiche-Italienne-2017?lang=fr
JEUDI 23 MARS | À PARTIR DE 20H15 | CINÉMA LUX
Ciné-Histoire > L’épopée des Normands en Italie du sud
Vers l’an 1000, les Hauteville, originaires du Cotentin, quittent la Normandie pour conquérir des terres en Italie du sud. C’est le début d’une extraordinaire aventure. Un règne symbolise cette épopée : Celui de Roger II De Hauteville, qui unifiera toutes les conquêtes des Normands sous une seule couronne. Il conduira notamment la Sicile à une apogée économique, artistique et culturelle. Aujourd’hui encore, c’est dans les œuvres architecturales que survit la splendeur du royaume Normand de Sicile.
1ère Partie : Chants siciliens : pour commencer la soirée en beauté, laissez vous émouvoir par les chants siciliens, interprétés sur scène par Rosario, chanteur de l’association Normandie Sicile.
2ème Partie : Le Palio des NormandsDOCUMENTAIRE DE CLAUDY NOGENT-PISTRITTO, 2000-52’.
A Piazza Armerina, au cœur de la Sicile, la ville entière célèbre chaque année deux événements pourtant vieux de près de mille ans : l’arrivée de leur « libérateur » des Sarrasins, le Comte Roger Ier de Hauteville ; le don qu’il fit à leurs ancêtres de sa bannière sacrée, le vexille. Au carrefour de l’histoire et de la légende, c’est l’occasion d’un rappel de ce que fut le « Royaume Normand de Sicile » : un temps de prouesses militaires puis de sagesse, de tolérance et d’élan culturel… Une leçon à méditer même encore aujourd’hui…
Projection suivie d’une table ronde, avec Pierre BOUET, professeur à l’université de Caen, et Edoardo D’ANGELO, professeur à l’université de Naples.
3ème Partie : Danses siciliennes : pour clore la soirée, les danseurs de l’association Normandie Sicile vous invitent à découvrir sur scène des tarentelles entraînantes.Dégustation de vins italiens à prix doux toute la soirée en cafétéria.
La soirée s’achèvera en musique dans le hall, avec le chanteur et accordéoniste Gino ZAFFIRO.
Pour connaître l’association culturelle Normandie-Sicile:
http://normandiesicile.free.fr/
… Et l’histoire des Normands en Sicile:
http://normandiesicile.free.fr/histoire.htm
COUP DE COEUR ETOILE DE NORMANDIE
Politique -
Les beaux projets normands de David NICOLAS le maire d’AVRANCHES
Soyons clair:
David Nicolas, le maire d’Avranches et tout nouveau président de la toute nouvelle « communauté d’agglomération du « Pays du Mont Saint Michel-Normandie », le nouveau nom d’un Avranchin en pleine renaissance comme porte d’entrée Ouest de la Normandie (et non pas comme carpette devant la porte de la région voisine, sacré changement de perspective…) est un ami. Car c’est un vieil ami de la Normandie, de son unité, de son évidence et surtout de la richesse de sa civilisation qui fait que le nom de notre région est connue dans le Monde entier.
David, érudit et authentique dandy normand comme la Normandie en était couverte à l’époque d’Arcisse de Caumont, citoyen issu de la « société civile » en tant que conservateur de musée, a réussi à se faire élire maire d’Avranches en 2014, au cours d’un printemps normand qui a chassé un potentat local qui était disposé à applatir une carpette avranchine devant le rouleau compresseur de la métropolisation rennaise ou malouine. Depuis janvier dernier, il a été élu à la tête de l’intercommunalité avec un projet de territoire ambitieux et qualitatif en mettant la valorisation patrimoniale et culturelle au coeur du projet de l’Avranchin qui dispose du Mont Saint Michel mais pas seulement.
David était bien seul au départ du haut de son acropole avranchinaise en pariant sur l’intelligence collective appliquée au territoire et à son aménagement (on appelle ça l’intelligence territoriale économique) ou en ayant une vision dynamique et attractive et non plus passive, tel un radar sur l’A 84 au pied d’Avranches percevant, parfois son écot sur un automobiliste trop pressé d’aller en Bretagne ou comme une vache regardant passer dans son pré les bus de Japonais débarqués de la gare TGV de Rennes filer à St Malo après avoir visité la « Tour Eiffel » (alias le Mont St Michel) au pas de charge… Mais le pari a réussi: le jeune maire d’Avranches ne s’est pas laissé enfermer dans sa ville haute. Il a parcouru le « plat pays » et a convaincu en proposant de réconcilier les deux sous l’égide de l’archange Michel couronnant le Mont à une altitude de 180 mètres au dessus des grèves et des marées, l’un des points culminants du pays…
Le territoire de la toute nouvelle « communauté d’agglomération du Pays du Mont St Michel- Normandie » correspond pratiquement à celui, séculaire, de l’ancien diocèse d’Avranches (ou Avranchin) dont les frontières remontent à l’antiquité romaine, dans le cadre de cette « Seconde Lyonnaise » devenue « province ecclésiastique de Rouen », elle-même matrice et cadre du duché de Normandie: on ne saurait faire plus clair et plus stable comme identité territoriale.
Avec David, le pays de Saint Aubert a retrouvé son… chef et l’Avranchin son unité au sein de la renaissance normande: le pari d’un aménagement du territoire qualitatif en terme d’environnement, de paysages, d’écologie mais aussi en terme d’emplois et d’entreprises (la conversion de l’agriculture du Sud Manche vers la bio et les AOC; les savoir-faire industriels haut de gamme voire très haut de gamme tournés vers le marché mondial: Tricots St James, Remade France, Acome Mortain, Louis Vuiton, menuiserie de St Laurent de Cuves…) va s’associer naturellement avec le pari de faire de l’Avranchin un pays de destination touristique culturel et patrimonial haut de gamme, justifiant pleinement l’inscription du Mont et de sa baie sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO.
Le chantier après tant d’années d’errances et de déshérences est énorme…
A l’avenant:
Réparer l’environnement et les paysages abîmés par les développements non maîtrisés de l’agro-productivisme ou de l’aménagement commercial: il est heureux que cette compétence essentielle soit désormais celle de la communauté de communes. (une urgence: repenser totalement la zone du Val Saint Père au pied d’Avranches par des techniques d’empaysagement.)
Réduire la pollution des eaux des rivières (pollutions d’origine agricole mais pas seulement) qui débouchent dans la baie du Mont St Michel. S’opposer, par exemple, au démantèlement du barrage de Vézins en application d’un jacobinisme techno écolo aveugle…
Maintenir l’attractivité des hauts bocages de l’Avranchin par le développement de l’agro-biologie associée au tourisme vert.
Lutter efficacement contre le désert médical rural et la fuite des services publics: défendre le pôle hospitalier d’Avranches.
Mettre en oeuvre un plan d’urgence de sauvetage du bâti rural traditionnel qui est menacé de disparition pour aider les propriétaires à le restaurer selon les meilleures normes écologiques et orienter ce bâti dispersé qui n’est plus adapté aux activités agricoles vers le tourisme (chambres d’hôtes, résidences secondaires).
Créer un centre culturel et un musée à l’abbaye Blanche pour mettre Mortain dans la boucle du tourisme patrimonial qui est au coeur du projet de la nouvelle intercommunalité. Créer une boucle de randonnée ou une route touristique reliant tous les « Montjoye », c’est à dire, tous les belvédères permettant d’admirer au loin le Mont St Michel en limitant sévèrement toute pollution visuelle et esthétique de ces belvédères: on rappelera que c’est cette question qui avait mis en alerte l’UNESCO qui craignait qu’on y installe une ceinture d’éoliennes géantes sur les collines entourant la baie…
Achever le désenclavement routier et ferroviaire de l’Avranchin avec la priorité du maintien et du développement de la ligne SNCF Caen-Rennes et de la transformation du Paris-Granville en ligne tourisitique Paris- Le Mont St Michel via Folligny.
Ces grands objectifs pourraient faire l’objet d’un grand contrat de territoire associant l’Avranchin et la région Normandie avec tous les financements indispensables (on pensera à la mobilisation des fonds européens qui est confiée dorénavant aux conseils régionaux).
En attendant, saluons ici les premières décisions de l’équipe emmenée par David Nicolas, notre maire d’Avranches:
1) La nouvelle identité visuelle de l’Avranchin avec ce logo qui nous semble plus pertinent que le précédent: l’Avranchin n’est pas un archipel perdu dans l’Ouest entre la Normandie et la Bretagne mais, bel et bien, la porte Ouest de la Normandie. Le code couleur normand, la forme pyramidale rappelant le Mont St Michel et les têtes de léopards (ou de drakkars ?) surgissant vers la droite, donc vers l’Est donc vers le reste de la Normandie, l’attestent:
2) La création avec Marie-Agnès Poussier Winsback, maire de Fécamp et vice-présidente en charge du tourisme au conseil régional de Normandie d’un « cluster de la Normandie médiévale ». David Nicolas sur sa page Facebook nous présente le projet:
Pour clore ces deux journées hors d’Avranches, j’étais aujourd’hui à Fécamp pour assister à l’assemblée générale du « cluster » Normandie médiévale qui se tenait au Palais de la Bénédictine de Fécamp. Ce club composé de collectivités, d’associations et de professionnels du tourisme, est porté par le Conseil régional de Normandie et le Comité régional du tourisme de Normandie (représentés par Mme Marie-Agnès Poussier-Winsback) dans lequel la Ville d’Avranches mais aussi la communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie tiendront une place importante.
Le cluster Normandie médiévale permettra de fédérer les sites et territoires liés à la thématique du Moyen Âge, mais aussi de coordonner et de valoriser leurs actions et manifestations. Édition d’une brochure, labellisation d’événements, création d’un site internet, publication d’un Guide du Routard et développement des relations presse, voilà quelques actions concrètes déjà en marche pour promouvoir la Normandie médiévale.
La monumentale tour lanterne de l’abbatiale de la Sainte Trinité de Fécamp aussi longue que Notre Dame de Paris et qui abrite les sépultures des premiers ducs de Normandie.
3) Et enfin: la création d’un grand festival international des musiques sacrées des trois grands monothéismes à la fin du mois de septembre, associant les grands sites du patrimoine religieux de l’Avranchin et culminant sous les voûtes de l’abbaye du Mont Saint Michel le 29 septembre, fête de Saint Michel: on ne pouvait pas mieux répondre au passage de Marine Le Pen, l’autre jour en campagne devant notre Mont Saint Michel…
Lire ci-après l’annonce de ce projet par David Nicolas, sur sa page Facebook (28 février 2017):
De l’agriculture à la culture, il n’y a qu’un pas ! Hier soir, à l’hôtel de Sully (à Paris), avait lieu la présentation du projet de festival de musiques sacrées (des trois religions monothéistes) qui verra le jour cette année du 21 au 24 septembre.Tout le sud-Manche est concerné par ce projet porté par le département de la Manche et le groupe Bayard, le centre des monuments nationaux. La communauté de commune Granville Terre & Mer et la communauté d’agglomération #montsaintmichelnormandie seront partenaires de cet événement national dont la programmation a été confiée à René Martin (Directeur artistique de la folle journée de Nantes) qui proposera plus de 80 concerts répartis sur plusieurs sites remarquables des deux collectivités : Ardevon, Avranches, Carolles, Granville, Genêts, Pontorson, etc., pour s’achever en apothéose au Mont Saint-Michel !
Politique -
Malgré le chauvinisme breton de OUEST FRANCE, la NORMANDIE AGRICOLE RAYONNE AU SALON DE PARIS
Ils sont incorrigibles les Bretons de Ouest- France ! Mais ils sont bien obligés d’admettre l’existence de l’évidence: l’agriculture normande déjà positionnée dans le secteur moyen-haut de gamme de l’agro-alimentaire français, rayonne au salon mondial de l’agriculture de Paris…
Voir l’article paru dans l’édition Ouest-France, édition caennaise du 28/02/17:
Vivent le lin et le chanvre de Normandie !
Politique -
Le CESER interpelle les candidats de la Présidentielle sur l’AVENIR de l’AXE SEINE
Mardi 28 février 2017 à 9h30 à Rouen dans les locaux du club de la presse normande, le CESER Normandie invitait à une conférence de presse pour annoncer son intention d’interpeller les candidats de l’élection présidentielle sur l’avenir plus qu’incertain de l’AXE SEINE présenté pourtant comme un enjeu national…
Voici le communiqué officiel dévoilé par le CESER Normandie à cette occasion:
Commentaire de Florestan:
BOF !
D’autant plus que la question essentielle de la « gouvernance » de l’Axe Seine (normandisation girondine ou parisianisme jacobin?) n’est pas abordée…
Dommage !
Politique -
Le BEC HELLOUIN: La permaculture à la normande intéresse le Monde entier
Ils ont réinventé le fil à coupe le beurre ou l’eau chaude ou encore fait revenir « le bon sens » près de chez nous (pour le Crédit Agricole on attendra encore un peu…). Cela se passe en Normandie, du côté du Bec Hellouin. Et l’expérience agro-biologique qui s’y déroule intéresse, désormais, le Monde entier pour enclancher, enfin, un vraie « révolution verte » de l’intensification productive agricole.
Une belle histoire de réussite normande qu’on vous propose de lire ci-après, histoire de nous remonter collectivement le moral:
Une petite ferme normande devient un modèle dans le monde entier
Le Figaro Par Mathilde Golla – Publié le 27/02/2017 à 06:00
FIGARO DEMAIN – La ferme du Bec Hellouin pratique une méthode de production agricole inspirée du fonctionnement de la nature qui séduit de plus en plus les paysans.
L’Inra a quantifié l’efficacité de la permaculture dans la ferme de Charles et Perrine Hervé-Gruyer: « Sur 1000 mètres carrés, les exploitants sont parvenus à (…) une rentabilité comparable à celle de 1 hectare en agriculture conventionnelle.»
Depuis deux ans, des observateurs accourent de toutes les régions de France et du monde entier pour comprendre les secrets de la ferme du Bec Hellouin basée dans l’Eure. Cette exploitation pratique la permaculture, une méthode douce de production inspirée de la nature. Elle vise à cultiver de manière biologique en associant les plantes. « Le principe de la permaculture est de prendre la nature comme modèle. Il s’agit plus d’un système conceptuel que d’une technique agricole au sens propre du terme », précise Charles Hervé-Gruyer, paysan bio, fondateur du site agricole du Bec Hellouin avec sa femme, Perrine. Son exemple a largement contribué à populariser cette méthode de culture.
Le fonctionnement de la ferme du Bec Hellouin expliquée au micro d’Emmanuel Moreau sur France Inter
Face à ce succès, des formations ont été mises en place pour expliquer ce mode de culture. Elles sont immédiatement prises d’assaut. « Lorsque nous avons mis en ligne notre programme de formation annuel, il a été rempli en une journée. Plus de 800 personnes dont des agriculteurs exploitant en conventionnel sont sur liste d’attente », précise le paysan. Il compte une quinzaine de salariés sur sa ferme dont des ingénieurs et un centre de recherche. Les chambres d’agriculture sont également consultées. Elles constatent une explosion des demandes d’installation en permaculture.
Rien ne prédisposait cette microferme créée en 2003 à faire émerger un nouveau modèle d’agriculture. Perrine et Charles Hervé-Gruyer n’avaient aucune expérience dans le domaine agricole avant de se lancer dans l’aventure. « Notre objectif n’a jamais été de produire beaucoup car nous cultivons manuellement », précise le paysan normand. « Notre démarche a été expérimentale. Nous avons appris en faisant et en nous inspirant de ce qui se faisait dans les pays du Sud et aux États-Unis. »
Records de rentabilité
Contre toute attente, leurs méthodes fonctionnent et pulvérisent même des records de rentabilité. De quoi intriguer les acteurs du monde agricole. « On ne nous croyait pas. On nous prenait pour des fous ! », s’amuse avec recul Charles Hervé-Gruyer, auteur de Permaculture. Guérir la terre, nourrir les hommes.
Pour convaincre les plus sceptiques, ce dernier a lancé un programme de recherche avec l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). « L’objectif de ce travail a été de vérifier si l’on pouvait rémunérer correctement le travail sur de petites surfaces, grâce à une productivité élevée », indique François Léger, coordinateur du projet pour l’Inra. Après quatre années d’études au sein de cette ferme normande, l’Inra constate que la permaculture est une activité rentable. « Sur 1000 mètres carrés de terrain, les exploitants sont parvenus à produire l’équivalent de 55 000 euros de fruits et légumes avec une rentabilité comparable à celle de 1 hectare en agriculture conventionnelle, mais avec des frais moindres puisque rien n’est mécanisé. » Les revenus n’ont rien à envier aux autres formes de maraîchage. « Le revenu horaire varie de 5,40 à 9,50 euros pour une charge de travail hebdomadaire moyenne de 43 heures », conclut l’Inra.
57 exploitations se sont converties
L’étude montre que le revenu agricole net mensuel correspondant, de 900 à 1570 euros, suivant le niveau d’investissement, « est plus élevé que les autres maraîchers bio ». Il atteint en moyenne 740 euros selon une étude du groupement régional des agriculteurs bio de Basse-Normandie.
Adoubée par la communauté scientifique, la success story de la ferme normande a fait des émules. Pour accompagner ce mouvement à l’échelle nationale, Maxime de Rostolan a ainsi créé le réseau des Fermes d’Avenir. Aux yeux du fervent défenseur de l’agroécologie, « les paysans doivent produire autrement avec plus de bras et moins de pétrole ». L’ingénieur devenu maraîcher a répliqué le modèle du Bec Hellouin dans sa microferme de la Bourdaisière, située près de Tours. L’exploitation modèle de 1,4 hectare « devrait faire vivre 3 personnes en année 4. C’est six fois mieux qu’en agriculture conventionnelle », précise l’entrepreneur qui se définit comme un « payculteur ». L’objectif de cette expérimentation est aussi de mettre au point une « boîte à outils » pouvant aider les cultivateurs à reproduire le fonctionnement de sa ferme. Parallèlement, les Fermes d’Avenir organisent un concours pour financer des projets agricoles de permaculture. En deux ans, 57 fermes ont ainsi été soutenues dans leur conversion, leur implantation ou la création de projets.
La rédaction vous conseille
Commentaire de Florestan:
La permaculture par association des plantes, fumure et rotation des sols était pratique à grande échelle au XI et XIIe siècles à l’initiative des grands établissements monastiques bénédictins et cisterciens. Elle fut même à la base de la « révolution technologique et démographique » de l’Occident médiéval aux alentours de 1300. On rappelera que le Bec Hellouin c’est aussi le nom de l’une des plus importantes abbayes de l’histoire normande.
Saluons donc ce grand retour du bon sens dans nos campagnes !
Politique -
En attendant un GRAND PORT MARITIME NORMAND UNIQUE, l’Axe Seine est une catastrophe logistique
Grâce aux recherches perspicaces de Michel Duval, alias « l’impertinent » sur l’Etoile de Normandie, nous vous proposons de relire ci-dessous les analyses on ne peut plus édifiantes d’un ancien haut-fonctionnaire qui fut, un temps et un temps seulement (et cela fait partie du problème) le directeur du Grand Port Maritime de Rouen. C’était en 2014 sur Radio France Internationale et le diagnostic à lire ci-après vaut toujours…
Rouen veut rester premier port céréalier d’Europe
Rfi Par Claire Fages Diffusion : vendredi 18 avril 2014
Situé sur la Seine en aval de Paris, le port de Rouen agrandit son chenal pour garder son rang dans les exportations de céréales.

Silo à grain dans le port de Rouen. Wikimedia Commons/Nortmannus
Rouen veut rester premier port céréalier d’Europe. La France championne européenne des exportations de grains voit partir la moitié de ses cargaisons de Rouen, dans les méandres de la Seine, au nord-ouest de Paris. Mais lqui veulent transporter toujours plus à moindre coût. Un handicap qui a fait perdre au blé français son débouché égyptien cette année, comme l’explique Philippe Deiss, directeur général du Grand port maritime de Rouen : « L’Egypte, qui est le plus gros importateur de céréales, demande à n’avoir que des cargaisons énormes et que nous ne pouvons pas charger. Et donc au-delà, c’est la France elle-même qui n’exporte plus ces céréales-là, puisque la quantité et la qualité sont sur Rouen, plus que dans les autres ports, qui eux, pourraient peut-être accueillir en termes de tirant d’eau, mais qui n’ont pas la marchandise qui va bien. »
La marchandise, on la trouve facilement dans un rayon de 200 km autour de Rouen, idéalement situé dans le bassin céréalier français, ce qui n’est pas le cas des ports de Dunkerque ou même du Havre certes plus accessibles aux géants des mers. mais autour desquels on trouve surtout du Plus sérieusement, c’est le coût du camion qui est rédhibitoire. Philippe Deiss : « Si vous amenez une tonne de céréales d’Orléans à Rouen, ça vous coûte aussi cher que de l’amener de Rouen en Algérie ! Un conteneur, vous l’amenez de Dijon à Marseille, ça vous coûte aussi cher que de l’amener de Marseille à Shanghai : le coût du [transport] terrestre est énorme. Il y avait des silos au Havre, qui n’ont jamais trouvé leur équilibre économique. Nous avions regardé cela : plutôt que d’investir 200 millions d’euros dans l’approfondissement du chenal, est-ce qu’on pouvait se permettre d’acheminer les céréales jusqu’au Havre ? Non, physiquement, ces céréales-là, si elles ne partent pas de Rouen, elles ne partiront pas. »
Les travaux de désensablement du port de Rouen ont donc repris de plus belle. Pour qu’en 2017 les gros vraquiers puissent faire demi-tour sur la Seine et repartir chargés de blé et d’orge français, vers l’Afrique du Nord ou l’Afrique de l’Ouest.
Commentaire de l'(im)pertinent:
Monsieur Philippe Deiss est le roi des faux-jetons normands ! Il a beau jeu de comparer le coût du chargement au Havre et transport par camion avec le coût du chargement à Rouen et transport par navire en omettant sciemment… le coût du chargement au Havre et transport par… train.
Il a beau jeu d’ironiser sur la situation du port du Havre vis-à-vis du trafic de céréales, lui qui fait partie d’une communauté portuaire rouennaise qui a tout fait et qui fait encore tout, dans la plus grande discrétion, pour entraver le désenclavement ferroviaire du port du Havre à travers l’estuaire de la Seine, qui changerait radicalement la donne ! C’est ce qu’on appelle la prime à la déloyauté, ou encore l’organisation d’une distorsion de concurrence !
Concernant les 200 millions de coût d’approfondissement du chenal en Seine, M. Deiss oublie aussi de préciser le simple coût d’entretien permanent du même chenal, 20 M€ /an ! Tout ça à la charge de l’Etat et, comme c’était le cas jusqu’en 2016, des collectivités territoriales !
Commentaire de Florestan:
Dans le cadre d’un grand port maritime normand unique et placé sous la direction du conseil régional de Normandie, le port du havre pourrait devenir l’avant-port du port céréalier de Rouen.
Politique -
MARINE à marée basse devant notre MONT ST MICHEL…
Dans ce qui suit, plusieurs choses nous agaçent en tant que Normand et citoyen de la République Française.
1) Celle qui veut supprimer les régions s’empare pour sa vaine propagande du joyau de notre civilisation normande.
2) La dame blonde en bleu-marine plante son pupitre sur la cale au pied du Mont St Michel en venant de… Bretagne: cela aurait dû gêner authentiquement les Normands autant que les Bretons!
3) Elle a érigé le Mont Saint Michel en symbole d’une unité nationale française en lutte contre une hypothétique invasion arabo-musulmane. Sauf que Madame Le Pen se trompe d’invasion: c’était, il y a 600 ans, l’histoire d’un Bertrand Du Guesclin, un breton drôlement plus doué qu’elle, qui s’enfermant dans le Mont, résista vaillamment contre les Anglais qui étaient, à l’époque tout autant que les Français, des catholiques apostoliques romains détestant les sorcières: c’est la raison pour laquelle Jeanne d’Arc finit à 19 ans jetée en cendres dans la Seine à Rouen.
4) Elle oublie que Saint Michel symbolise la lutte du Bien contre le Mal en terrassant les dragons, à commencer par celui de la malveillance, de l’ignorance, de la haine et de la bêtise.
5) Elle oublie que le Mont Saint Michel, certes devenu le « Mont Libre » après le départ des derniers moines bénédictins en 1791, c’est à dire une prison, surnommée la « Bastille des mers » pour y enfermer les ennemis de la Convention Jacobine pendant la Révolution (prêtres réfractaires, révoltés chouans) avant que n’y soient enfermés quelques Républicains à l’esprit fort contre les dictatures de l’Empire et de la Restauration (Barbès, Blanqui…) deviendra, après la fermeture de la « maison de force » en 1863, le symbole non pas du retour de la « fille aînée de l’Eglise » à la religion mais celui d’une réconciliation nationale entre la France et l’ensemble de son patrimoine historique supervisée par les grands travaux d’une IIIème République radicale socialiste laïque qui préféra installer en 1897 à 180 mètres d’altitude au dessus des grèves, non pas une croix, mais la statue dorée de l’archange.
Le Mont Saint Michel, chef d’oeuvre du génie normand inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité de l’UNESCO depuis 1979 est universel parce qu’il fut l’un des tous premiers symboles d’unité nationale dans l’histoire de France. Mais aussi et surtout parce que la France est universelle de par ses principes de Liberté, d’Egalité et de Fraternité. L’archange là-haut n’est pas là pour défendre le paradis terrestre des Français qui auraient peur dont on ne sait quelle impureté étrangère. Il est là-haut pour défendre la pureté de nos principes universels et éternels contre les dragons qui peuvent enfumer l’esprit de certains de nos compatriotes.
Victor Hugo, visitant en 1833 notre Mont Saint Michel alors défiguré par la prison qu’il abritait, avait dénoncé la présence « d’un crapaud dans un reliquaire ». Ce 27 février 2017, battant la campagne de France, c’était la reine des grenouilles qui coassait devant…
Lire le compte-rendu proposé par l’envoyé spécial du Monde avec les principaux éléments de langage du discours de Marine Le Pen prononcé au pied du Mont Saint Michel qui n’est que le vil dévoiement du trésor de nos valeurs universelles françaises dans les griffes d’un dragon identitaire et xénophobe.
Au Mont-Saint-Michel, Marine Le Pen prononce un discours aux accents identitaires
La candidate du FN à l’élection présidentielle a lancé « un appel à l’unité des Français », dans ce lieu où « bat le cœur de la France ».
A chaque jour suffit sa peine. Dimanche 26 février, lors d’un meeting à Nantes, Marine Le Pen mettait en garde magistrats et fonctionnaires contre la tentation du « gouvernement des juges » ou contre celle de participer à des « cabales d’Etat » – référence aux affaires judiciaires qui menacent sa campagne avec insistance.
La candidate du Front National à l’élection présidentielle tonnait aussi contre les médias, qui, selon elle, « font campagne de manière hystérique » pour Emmanuel Macron. Lundi 27 février, au Mont-Saint-Michel, dans la Manche, la présidente du FN a délivré un message qui se voulait extrait des « bassesses politiciennes », et qui a pris de forts accents identitaires.
La députée européenne, postée derrière un pupitre sur le parking situé devant l’entrée de l’abbaye, a tenté d’adopter le registre de la solennité : « Parce qu’ici bat le cœur de la France, c’est ici que j’ai choisi de lancer un appel à l’unité des Français », a-t-elle déclaré devant ce monument, qu’elle qualifie de « haut lieu où l’âme respire amplement » et de « merveille de l’Occident ».
Multipliant les allusions au christianisme, mais sans jamais citer nommément cette religion, la candidate frontiste a une nouvelle fois dénoncé deux « totalitarismes », « islamiste » et « mondialiste financier », qui représentent, selon elle, une « barbarie aux deux visages ».
« Nous allons apprendre à nos enfants à aimer la France », a-t-elle martelé, louant ce « patrimoine ciselé par deux mille ans d’histoire ». « Il nous faut redevenir une nation de sentiments. Si nous ne sommes une nation que par la raison, il n’y aura que des Français administratifs », a-t-elle encore ajouté.
« Symbole d’une France qui puise dans ses racines chrétiennes force et grandeur »
La référence aux « racines chrétiennes » de la France, qui figurait dans le programme frontiste en 2012, a été expurgée cette année, remplacée par une plus vague volonté de défendre le « patrimoine historique et culturel ».
Dans un tweet, le secrétaire général du FN, Nicolas Bay (ndlr: élu d’opposition au Conseil régional de Normandie bientôt supprimé si Marine Le Pen devait être élue), qui accompagnait Mme Le Pen, s’est, lui, montré plus transparent : « Le Mont-Saint-Michel, symbole éternel d’une France qui puise dans ses racines chrétiennes force et grandeur. »
La présidente du FN, qui était accompagnée d’une vingtaine de militants et d’élus frontistes – certains brandissaient des drapeaux « Marine présidente » –, n’a pas résisté à la tentation de commenter les soubresauts de la campagne. « Certains cherchent à faire en sorte que la campagne ne se passe pas sereinement, a-t-elle estimé. Vont-ils y arriver ? Je ne crois pas. Les Français ne sont pas dupes des petites manœuvres qui émaillent la campagne. »
Dans un communiqué, publié dimanche soir, le candidat Les Républicains, François Fillon, avait, quant à lui, estimé que le gouvernement socialiste laissait s’installer un « climat de quasi-guerre civile »: une référence, notamment, au fait que des cars transportant des militants frontistes ont été attaqués, dimanche, par des manifestants aux abords de Nantes.
Juste avant de commencer l’ascension des remparts du mont Saint-Michel, qu’elle avait déjà arpentés pendant la campagne de 2012, la candidate du FN a lancé : « J’espère que nos amis journalistes nous suivront. » Il aurait été dommage que cette visite ne soit pas immortalisée.
Voir aussi:
Politique -
Le changement climatique vu depuis la Normandie
Un vidéaste d’Alençon, Erik Frétel nous propose une vue décapante de la Normandie dans 50 ans alors que le changement climatique commence à donner ses pleins effets: certaines essences d’arbres (le hêtre, le pommier) pourraient disparaître tandis que d’autres plantations pourraient devenir possible (on pense bien évidement à la vigne). Mais au delà de cette caricature, le changement climatique boulversera (et c’est déjà le cas) de nombreux équilibres fragiles: on pensera à la question des littoraux de la Normandie occidentale attaqués par l’élévation progressive du niveau de la mer…
Vidéo. Le réchauffement climatique vu de Normandie… Y aura-t-il encore des pommiers demain ?
La nouvelle réalisation du cinéaste d’Alençon (Orne), Erik Fretel, se penche sur le réchauffement climatique entièrement vu de Normandie. Un constat guère brillant…
Mise à jour : 26/02/2017 à 14:48
par La Rédaction
Le réalisateur ornais Erik Fretel signe un nouveau film de sensibilisation sur le réchauffement climatique mais en version Normandie. (Photo © Laurent Rebours/L’Orne Hebdo)
La dernière réalisation du cinéaste d’Alençon (Orne) Erik Fretel, Heulà ! Ça chauffe ! s’intéresse au phénomène du réchauffement climatique version Normandie.
> LIRE AUSSI : Le réchauffement climatique provoque de plus en plus de tempêtes
Un résultat qui est le fruit d’une collaboration avec l’Association Faune et Flore de l’Orne avec laquelle il a déjà travaillé sur de précédents projets car sa casquette de cinéaste se double d’un militantisme écolo chevillé au corps, « et plus ça va, plus je suis inquiet du monde qui se profile », précise-t-il à nos confrères de L’Orne Hebdo.
Voir la bande annonce de Heulà ! Ça chauffe !
Pas Al Gore ni Di Caprio mais 100 % Normand
Heulà ! Ça chauffe ! c’est déjà un titre qui claque bien, fruit d’un sacré brainstorming sur un réseau social où les internautes ont fait preuve d’une imagination débordante. On est d’emblée dans le ton du moyen métrage de 42 minutes.
> LIRE AUSSI : Réchauffement climatique. En Normandie, vers une disparition des coquilles Saint-Jacques ?
En 2010, j’avais eu l’occasion de travailler avec Serge Lesur de l’AFFO sur Pesticides mon amour et on avait envie de rebosser ensemble, résume Erik Fretel. C’est chose faite, on voulait aborder la notion de climat mais sans avoir la prétention de concurrencer Al Gore ou Di Caprio. L’idée générale est de se dire qu’à côté de chez soi ça chauffe déjà.
Les symboles normands impactés
Sur ces terres longtemps pastichées pour la pluviométrie abondante, admirées pour la verdure omniprésente, enviées pour une gastronomie conquérante… le réchauffement climatique est pourtant en train de changer la donne.
> LIRE AUSSI : Insolite. Le vin de Normandie bientôt meilleur que le Bordeaux ?
« Les pommes, les plages du Débarquement, le camembert, les falaises… tout ce qui représente un symbole de la Normandie est désormais impacté » évoque le réalisateur non sans émotion à L’Orne Hebdo.
L’érosion des falaises les fait dégringoler, le caractère maritime du Mont Saint-Michel va intervenir inévitablement il n’y avait pas besoin d’un projet pharaonique pour ça, les pommiers ou les hêtres n’auront bientôt plus leur place en Normandie car si les arbres sont là pour plusieurs décennies comme le climat change et bien ils meurent…
Le tsunami se profile avec des conséquences sur le tourisme, l’économie, la vie agricole. Cela arrive et plutôt rapidement désormais. « On blablate et, quand on agira il sera trop tard… comme la parabole de la grenouille que l’on met dans une casserole d’eau en augmentant progressivement la température ».
> LIRE AUSSI : Érosion des falaises sur les côtes de Normandie. Un phénomène de plus en plus inquiétant
Politique -
MARRE MARRE MARRE DU MEPRIS DE LA SNCF POUR LES NORMANDS !
On vient de l’apprendre, pour la Société Normande du Cocufiage Ferroviaire, la Normandie n’est plus simplement une lointaine banlieue de la région parisienne: c’est tout simplement une île ! Mais comme la SNCF a déjà fort à faire avec les chemins de fer de l’Ile de France, vous comprenez bien que l’île normande passera toujours après !
Trains entre Paris et la Normandie : le cauchemar continue, un usager témoigne
Les usagers de la SNCF attendent des cars à Mantes-la-Jolie pour rallier la Normandie ce dimanche 26 février 2017.
– Arnaud Le Gall
Le 26 février 2017 à 14:05Par Lucien DevôgeAucun train n’est encore parti de la gare Saint-Lazare à Paris en direction de la Normandie ce dimanche 26 février 2017. Un usager, qui devait prendre son train samedi 25 février 2017, est toujours bloqué à Mantes-la-Jolie (Yvelines). Il témoigne.
PolitiqueLe cauchemar continue pour les usagers de la SNCF qui souhaitent rallier la Normandie depuis Paris. Samedi 25 février 2017, une panne de signalisation a perturbé la circulation entre Mantes-la-Jolie et Evreux (Eure). Les passagers sont restés bloqués plusieurs heures à bord d’un train dans cette dernière ville.
Des cars qui n’arrivent pas
Mais la SNCF avait promis la mise à disposition, ce dimanche 26 février 2017, de cars pouvant acheminer les voyageurs de Mantes-la-Jolie à Evreux après un voyage en Transilien de Paris à Mantes-la-Jolie.
Mais ça, c’était sur le papier. Un voyageur, qui a déjà tenté de rallier Cherbourg (Manche) samedi 25 février 2017, attend depuis une heure à Mantes-la-Jolie des cars qui n’arrivent pas. « Et là, la SNCF vient de nous dire que les cars ne pourront pas prendre en charge tous les voyageurs! », s’indigne-t-il. Ils devront donc attendre de nouveaux cars.
24h de retard
La colère monte chez les usagers. Le même voyageur, au bout du rouleau, conclut : « Je vais arriver chez moi avec 24h de retard. » Selon la SNCF, un retour à la normale est prévu à 15h.
A LIRE AUSSI.
Un train et ses passagers bloqués plus de trois heures entre Paris et la Normandie
Trafic ferroviaire en Normandie : aucun train en circulation entre Paris et Caen
Trains en Normandie : retour à la normale entre Paris et Cherbourg
Commentaire de Florestan:
Caténaires en vrac, trains neufs qui patinent sur les feuilles mortes faute d’entretien des voies, pannes à répétitions des matériels roulants ou des signalisations, aiguillages fatigués, cheminots surmenés… Le service public du quotidien ferroviaire est à l’os. On attend quoi? Le grand accident ferroviaire entre la Normandie et la gare qui porte le nom d’un glorieux ressuscité?
Faudra-t-il employer des méthodes bretonnes pour que les Normands soient enfin respectés par une SNCF qui les a toujours méprisés?
La photo qui suit symbolise et synthétise à elle seule tout le mépris que la SNCF peut avoir pour la Normandie et les Normands:
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NORMANDIE / TUNISIE: La notoriété internationale de notre région est une vraie chance
Le président normand Morin était en Tunisie il y a quelques jours (vendredi 24 et samedi 25 février 2017) pour vanter les mérites de l’économie normande et de ses entreprises après un passage fructueux en Iran et en Russie. Dans la première partie de cette étape tunisienne et méditerranéenne les savoir-faire normands en matière nautique et de pêche ont été appréciés (signature d’un partenariat avec un lycée professionnel normand spécialisé dans la construction navale pour moderniser la flotille de pêche tunisienne). Dans la seconde, la délégation normande est allée dans le Sud tunisien désertique:
http://www.lamanchelibre.fr/actualite-276059-normandie-une-nouvelle-cooperation-avec-la-tunisie.html
Normandie : une nouvelle coopération avec la Tunisie
Hervé Morin, président de la Région Normandie, et le gouverneur de Médenine lors de la signature d’un partenariat vendredi 24 février 2017.
Le 25 février 2017 à 19:05Par Théophane LanouxLa délégation régionale emmenée par le président de la Normandie Hervé Morin en Tunisie s’est poursuivie jusqu’au samedi 25 février 2017. Ultime étape à Médenine, dans le sud du pays, pour signer un partenariat entre cette région et la Normandie.
PolitiqueDernière étape tunisienne pour la délégation normande menée par le président de la Région, Hervé Morin. Celui-ci, accompagné d’élus et d’entreprises s’est rendu vendredi 24 février 2017 dans la région de Médenine pour y signer un partenariat.
La Normandie veut coopérer autour de trois sujets : « le digital, la logistique – à la demande des Tunisiens – et l’agro-alimentaire » , explique Hervé Morin. La région de Médenine, plus en difficulté que d’autres régions tunisiennes, permet aussi à la Normandie de mettre en place concrètement son programme « Normandie pour la paix ».
La Tunisie, une valeur d’avenir ?
Pour Hervé Morin, « il se joue quelque chose d’extrêmement important pour la Tunisie et l’Afrique dans la transition démocratique , pour la liberté et la démocratie. Je me désole de la frivolité européenne . Il ne suffirait pas de grand-chose pour aider au redecollage de la Tunisie. »
Première édition de « Normandie pour la paix »
Une vision idyllique ? Certains responsables locaux ne cachent pas que le chemin reste encore long à parcourir. Ce qui n’empêche pas que la Tunisie sera l’invité d’honneur de « Normandie pour la paix » voulu par la Région et dont la première édition aura lieu les jeudi 23 et vendredi 24 mars 2017.
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Un non événement: François HOLLANDE en visite dans sa ville natale.
Quelle fut la contribution du Rouennais Hollande, président de la République Française, à la longue histoire normande?
Celle d’avoir décidé quelques jours avant le 6 juin 2014 et le 70ème anniversaire du débarquement de 1944, de rétablir l’unité de la Normandie (contre l’avis de Laurent Fabius) ou d’avoir confirmé par la loi de décembre 2014 le statut de métropole pour sa bonne ville de Rouen, sa ville natale.
Et puis quoi d’autre?
Rien… Voire le contraire: subtilité de l’art de la synthèse à la sauce hollandaise.
D’un côté je donne l’unité normande à des Normands qui se trouvent être les plus modérés des régionalistes français, histoire de mettre un terme à une véritable absurdité administrative qui insultait une évidence connue et reconnue dans le Monde entier. De l’autre je verse une pluie de milliards d’euros sur la Bretagne (qui a si bien voté Hollande en 2012) ou sur le Nord de la France (qui a su faire l’union sacrée contre Marine Le Pen et qui aura son canal Seine Nord Europe pour brancher l’Ile de France sur la centralité logistique Nord-européenne et allemande.
La Normandie est, certes, réunifiée mais elle passe du statut d’angle mort divisé en deux à celui de périphérie géo-politique: parce qu’à Paris, la Normandie n’est que le prolongement plus bucolique et maritime de la banlieue Ouest et parce que le projet national d’AXE SEINE était un projet sarkozyste qui pouvait passer après le « canal de Madame Aubry ».
Après l’octroi de l’unité normande confirmé par la loi de novembre 2014 que n’a pas voté Hervé Morin (il s’est abstenu), nous eûmes droit à trois belles années d’enfumage de tous les grands dossiers normands.
Voilà comment nous pourrions résumer le bilan normand du Rouennais Hollande…
Ceci étant, dit, merci quand même, Monsieur le président, pour la « réunification »!
- François Hollande, de retour chez lui en Normandie à Rouen le 24 février 2017:
http://www.ouest-france.fr/normandie/chez-lui-francois-hollande-defend-l-excellence-4820038
Chez lui, François Hollande défend l’excellence
François Hollande à la rencontre des salariés de Renault à Cléon. | Ouest-France
Jean-Christophe LALAY.
PolitiqueLe Président de la République était à Rouen, sa ville natale, ce vendredi 24 février 2017. Pour y découvrir le moteur électrique de Renault et le nouveau Medical training center du CHU.
Reportage
Décidément, la loi Travail colle comme un vieux sparadrap à la plupart des visites sur le terrain du Président de la République. Hier après-midi, François Hollande vient de découvrir les lignes de fabrication des moteurs thermiques de l’usine de Renault Cléon dans l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime).
Il se dirige vers les ateliers du moteur électrique de la Zoé. Sur son chemin, une petite manifestation de syndicats maison. Le dialogue s’engage. Un syndicaliste CGT interpelle le Président : « Si vous vous étiez représenté, je n’aurai pas voté pour vous. Quand on fait le bilan de vos cinq ans… La loi Travail et tout le reste ! »
Pour compenser, quelques minutes plus tôt, un autre syndicaliste, CFDT cette fois, a remis un tract à François Hollande. Un texte plutôt favorable aux accords de compétitivité signés par certains partenaires sociaux. « Merci de vous être engagé », lance François Hollande en le quittant.
Cuba Libre et attentat
À Cléon, François Hollande a voulu saluer Renault, « un symbole de l’esprit de conquête, du dialogue social, de la réussite et de la qualité ». L’occasion aussi de passer en revue les mesures prises par ses gouvernements et qui, selon lui, « ont participé au redressement de l’industrie automobile en grande difficulté au début de mon quinquennat ».
Un peu plus tard dans l’après-midi, François Hollande a mis à l’honneur un autre champion de l’excellence française, le secteur de la santé, en inaugurant le Medical training center du CHU de Rouen. Un centre dédié à la formation des professionnels de santé, unique en France.
Cette deuxième étape a permis au Président de la République de saluer des équipes d’intervention présentes lors de deux drames qui ont récemment frappé Rouen : l’incendie du Cuba Libre, un bar où sont morts 14 jeunes, en août, et l’attentat qui a coûté la vie au père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray, en juillet.
Au CHU, François Hollande s’est aussi livré à une petite séquence émotion personnelle. « Je suis né ici, à Rouen. Je reviens sur les lieux de ma naissance. Je ne vous dirai pas il y a combien de temps. Mais en tout cas, l’hôpital a beaucoup changé. Il est devenu un centre exceptionnel. »
En conclusion, le Président a passé en revue les qualités de sa ville natale : « Rouen a beaucoup d’atouts historiques, géographiques mais aussi un savoir-faire industriel, agricole, scientifique et médical. Je suis toujours heureux d’être dans votre ville qui, pour moi, est toujours la mienne. »
Voir surtout l’article proposé par les journalistes de Paris-Normandie, plus complet bien évidemment…
François Hollande multiplie les visites à Cléon et à Rouen
Alain LEMARCHAND , Franck BOITELLEPublié 24/02/2017Mise à jour 24/02/2017
Spécialisée dans les moteurs et les boîtes de vitesse, l’usine Renault de Cléon a annoncé en 2017 le recrutement de 200 nouveaux collaborateurs (photos Stéphanie Péron)
Pascal Le Manach n’a pas eu que des mots agréables
François Hollande et Isabelle LesageFrançois Hollande multiplie les visites. En particulier dans les circonscriptions socialistes, celle de Guillaume Bachelay à Cléon et de Valérie Fourneyron à Rouen. Mais hier vendredi, lors de cette visite normande, il s’agissait aussi de mettre en valeur l’excellence tricolore, dans le domaine de l’industrie sur le site de Renault, et dans celui de l’innovation, de la recherche et de la formation médicale au Medical Training Center. Détendu, attentif, le président en a profité pour défendre, dans son bilan, les initiatives prises en faveur de l’économie.
Ils étaient de l’équipe du matin. Mais hier vendredi Jérémy, 18 ans, Nicolas et Thibault, 21 ans, tous trois employés sous contrat d’intérim sur les chaînes de Renault Cléon, ont joué les prolongations pour assister à la visite présidentielle dans l’usine où ils espèrent signer prochainement leur premier CDI. « Pour nous aussi, c’est quand même une fierté », lâche l’un, heureux d’avoir serré la main de François Hollande « qui m’a demandé mon âge ».
Si la conversation avait pu durer, tous trois lui auraient parlé des tests qu’ils viennent de subir, de leurs espoirs d’être dans le bon wagon des 200 embauches promises cette année dans le cadre de l’engagement « Renault France-Cap 2020 », et de leur volonté de participer au développement d’un site qui investit et innove en permanence. Mais déjà, le président et sa suite ont tourné les talons pour se diriger vers une ligne de production où des robots fabriquent 250 000 vilebrequins par an. « Bientôt 450 000 », se réjouissent deux hommes penchés sur une console de commande.
« D’après moi, l’action du gouvernement a été déterminante pour la modernisation de l’usine et l’installation des nouvelles chaînes », souligne Philippe Foucher, délégué CFDT et « pilote environnement pour l’assemblage des moteurs », employé depuis 35 ans à Cléon où il a vu, depuis quelques années, « beaucoup de positif ». Ainsi, 160 M€ ont été investis dernièrement pour la mise en place de quatre nouvelles lignes d’usinage. « On voit que ça bouge et on est heureux de pouvoir le montrer au président », ajoute-t-il.
La centrale syndicale s’est d’ailleurs fendue d’une lettre ouverte au président pour « se réjouir » de cette visite et de « la mise en valeur du travail des salariés ». Pour parler des recrutements en CDI promis avec une « priorité » donnée aux intérimaires déjà présents. Pour vanter le moteur 1,6 l diesel R9 et l’électrique 5Agen2. Mais aussi pour dénoncer le « fossé qui se creuse » entre les rémunérations de la base et celles des hauts dirigeants. Enfin pour s’inquiéter des déclarations de certains candidats à l’élection présidentielle, concernant les moteurs diesel qui représentaient ici 87 % de la production en 2016.
La CGT, elle, aura un ton plus offensif (lire ci-dessous). Mais l’incident n’aura pas assombri l’humeur du président, qui plaisantait ensuite avec un cadre d’origine argentine, Hector Arrachea, et se faisait présenter dans le détail le moteur électrique de Renault, leader européen sur ce créneau. « Plus l’échéance de la fin du mandat approche, plus le rythme des déplacements s’accélère : il veut aller partout, tout voir et surtout montrer les réussites françaises. C’est sa manière à lui de répondre aux propos que tiennent les populistes sur l’économie du pays », glisse l’un de ses proches conseillers.
« Le groupe Renault va bien ! », lançait d’ailleurs Thierry Bolloré, responsable des opérations, en accueillant François Hollande sur une tribune dressée face à plusieurs centaines d’employés portant, pour certains, une tenue flanquée du slogan « Les meilleurs s’équipent chez nous. Fiers. Performants. Audacieux ». Et si Renault va bien, si le groupe a signé l’an passé « un double record, en volume et en compétitivité », c’est le fruit de l’investissement, de l’innovation, mais aussi du coup de pouce de l’État et du dialogue avec les syndicats.
« Les résultats sont là »
L’ensemble de ces éléments, expliquait Thierry Bolloré, s’est conjugué pour permettre à Renault d’améliorer les performances de ses usines, la productivité de ses équipes – avec un objectif de 90 véhicules produits par personne et par an en 2019, soit le double qu’en 2013 – et de conquérir de nouveaux marchés. 500 M€ seront investis dans les prochaines années, dont 220 M€ dans la formation, annonçait-il en outre, insistant sur la nécessité « d’adapter sans cesse les métiers et les processus », et d’imaginer la voiture du futur comme « un espace mobile et connecté ».
Pour François Hollande, « Renault est un symbole pour tous les Français ». Celui d’un fleuron de l’industrie qui vient de traverser une périlleuse zone de turbulences, mais qui a su redresser sa trajectoire avec le soutien du gouvernement et l’implication des salariés. « Vous avez vous aussi participé directement au redressement de l’entreprise, déclare-t-il aux salariés. Mais aujourd’hui les résultats sont là. » Ainsi, l’industrie automobile a construit l’an passé un million de véhicules de plus qu’au début de son quinquennat en 2012, tandis que le nombre d’immatriculations progressait de deux millions.
Abordant l’avenir, François Hollande insistait sur la nécessité de « moderniser encore notre industrie » en prenant en compte la « révolution énergétique indispensable » et des contraintes écologiques qui, selon lui, doivent constituer autant de leviers pour imaginer la production de demain. Une production qui sera plus largement électrique et hybride, beaucoup moins diesel même si la « transition » ne devra pas se faire « trop vite ». Il y avait là sans doute matière à rassurer les salariés inquiets, on l’a vu, des procès faits aux moteurs diesel. Des salariés qu’il invitait à se former en permanence grâce au compte personnel d’activité dont il faisait, en conclusion de son discours, la promotion.
Une rencontre impromptue avec la CGT
« Si on avait su, on n’aurait pas voté François Hollande en 2012 », a lancé l’un des membres de la petite délégation de syndicalistes qui, pancarte sur l’épaule pour réclamer l’embauche de davantage de salariés en CDI, n’avait pas que des amabilités à formuler à l’égard du président de la République. « Avec votre accord de compétitivité, nous avons perdu 21 jours de RTT par an depuis 2013 », enchaînait un autre, tandis que le leader CGT Pascal Le Manach disait à François Hollande tout le bien qu’il pense de la loi Travail et de l’usage qui a été fait du 49-3. Pour les manifestants, qui ont provoqué l’arrêt du cortège au beau milieu du site, il s’agissait aussi de dénoncer le recours « massif » à la main d’œuvre intérimaire sur les chaînes d’assemblage de l’usine. Selon les comptes présentés sur un tract, le site aurait perdu en trois ans 441 emplois en CDI, sur 3 684 à la fin mars 2013, tandis que le nombre d’intérimaires serait passé dans le même temps de 314 à 1 662. Une situation qui place les travailleurs, affirme la centrale syndicale, dans une grande précarité. « Les 200 embauches, si elles sont les bienvenues, ne compenseront pas les départs et surtout, elles ne régleront pas le problème des intérimaires employés sur les lignes d’assemblage », estiment les syndicalistes.RepèresLe MTC
en chiffresL’acquisition du terrain, la construction du bâtiment de 3 étages de 3 000 m2, les équipements hôteliers, biomédicaux, informatiques et vidéo représentent un montant de 14 millions d’euros. Le CHU de Rouen a financé à hauteur de 5,70 M€, l’État 3 M€, la Région Normandie 3 M€, l’université de Rouen 1,70 M€, la Métropole Rouen Normandie 0,50 M€. Le coût de fonctionnement annuel est de 3 M€.Le MTC : l’excellence rouennaise
Si Isabelle Lesage, la directrice de l’hôpital Charles-Nicolle a parlé de « créativité hospitalo-universitaire rouennaise » et « de terreau » de l’innovation, c’est l’« excellence » de la réalisation et des formations qu’a saluée le président Hollande en inaugurant hier le Medical Training Center du CHU de Rouen, un centre de simulation médicale unique en Europe.En préambule, François Hollande a rappelé que « c’était avec grand plaisir qu’il venait à Rouen. Encore faut-il que je trouve une raison pour venir visiter cette capitale régionale. Valérie Fourneyron trouve toujours de bons sujets et là je ne pouvais pas refuser. Je suis né à Rouen, j’ai un lien avec l’hôpital. Je reviens sur les lieux de ma naissance… Mais l’hôpital a beaucoup changé et c’est un centre exceptionnel que nous inaugurons aujourd’hui. »Soulignant sa « qualité architecturale » et celles de ses activités médicales de formation et de recherches, le président de la République a dit avoir conscience « qu’ici, nous avons ce que peut être une préfiguration de ce que doit être l’excellence française. Ce centre donne à voir une voie nouvelle en matière de formation et d’innovation et vient combler un retard que la France avait pris il y a plus de dix ans en matière de formation » alors qu’Américains et Canadiens étaient les précurseurs de ces nouvelles techniques. Mais l’enseignement « au lit des malades » est en train d’être comblé grâce à ces lieux de formations, une quarantaine en France désormais, « pour les jeunes professionnels et aussi pour ceux qui sont expérimentés. »« À Rouen, où tout est exceptionnel et où l’on doit défendre plus que jamais la langue française – pas contre, mais à côté de la langue anglaise – le Medical Training Center a été porté par Bernard Daumur, disparu prématurément en 2014, un homme qui avait la vision de la médecine de demain, a souligné le président Hollande. Un homme qui a su fédérer les bonnes volontés, trouver les financements et créer ce centre. » L’équipe de « renommée mondiale » du professeur Alain Cribier, le directeur médical du MTC, a été saluée par le président de la République. Un cardiologue qui a voulu que se côtoient la robotique, la chirurgie, la chirurgie non-invasive, l’apprentissage des soins et la prise en charge des victimes de catastrophe. « Et ici hélas à Rouen et à Saint-Étienne-du-Rouvray vous avez connu des drames et des catastrophes… J’ai salué les personnels qui s’étaient dévoués pour venir au plus près lorsque s’est produit l’irréparable », a confié alors François Hollande en se référant à l’assassinat du père Hamel ou à l’incendie du Cuba Libre l’été dernier.Implanté au cœur de Biopolis, le MTC est ouvert aux start-up, « c’est un atout considérable pour Rouen et son agglomération », a-t-il souligné en citant les sociétés Robocath et Cardiawave. En conclusion, le président de la République a insisté sur « la France, un pays d’excellence » et Rouen qui a « beaucoup d’atouts grâce à son savoir-faire industriel, agricole, scientifique et médical. »Alain Lemarchanda.lemarchand@presse-normande.comLe président fait le métier
Lorsqu’il a annoncé qu’il ne serait pas candidat à un deuxième mandat en mai 2017, François Hollande a aussitôt pris le soin d’indiquer qu’il serait un président jusqu’au bout. Après avoir vu son premier lieutenant Manuel Valls tomber dans le piège de la primaire de la Belle Alliance Populaire et assister incrédule et distant au succès du bon soldat Benoît Hamon, il garde pour lui ses ressentiments. Il n’affiche publiquement aucun regret. Il se permet quand même, comme au dîner du Crif, de lancer quelques piques. Et des mots. Hollande reste Hollande.Alain LEMARCHAND Franck BOITELLE -
Un non événement: François HOLLANDE en visite dans sa ville natale.
Quelle fut la contribution du Rouennais Hollande, président de la République Française, à la longue histoire normande?
Celle d’avoir décidé quelques jours avant le 6 juin 2014 et le 70ème anniversaire du débarquement de 1944, de rétablir l’unité de la Normandie (contre l’avis de Laurent Fabius) ou d’avoir confirmé par la loi de décembre 2014 le statut de métropole pour sa bonne ville de Rouen, sa ville natale.
Et puis quoi d’autre?
Rien… Voire le contraire: subtilité de l’art de la synthèse à la sauce hollandaise.
D’un côté je donne l’unité normande à des Normands qui se trouvent être les plus modérés des régionalistes français, histoire de mettre un terme à une véritable absurdité administrative qui insultait une évidence connue et reconnue dans le Monde entier. De l’autre je verse une pluie de milliards d’euros sur la Bretagne (qui a si bien voté Hollande en 2012) ou sur le Nord de la France (qui a su faire l’union sacrée contre Marine Le Pen et qui aura son canal Seine Nord Europe pour brancher l’Ile de France sur la centralité logistique Nord-européenne et allemande.
La Normandie est, certes, réunifiée mais elle passe du statut d’angle mort divisé en deux à celui de périphérie géo-politique: parce qu’à Paris, la Normandie n’est que le prolongement plus bucolique et maritime de la banlieue Ouest et parce que le projet national d’AXE SEINE était un projet sarkozyste qui pouvait passer après le « canal de Madame Aubry ».
Après l’octroi de l’unité normande confirmé par la loi de novembre 2014 que n’a pas voté Hervé Morin (il s’est abstenu), nous eûmes droit à trois belles années d’enfumage de tous les grands dossiers normands.
Voilà comment nous pourrions résumer le bilan normand du Rouennais Hollande…
Ceci étant, dit, merci quand même, Monsieur le président, pour la « réunification »!
- François Hollande, de retour chez lui en Normandie à Rouen le 24 février 2017:
http://www.ouest-france.fr/normandie/chez-lui-francois-hollande-defend-l-excellence-4820038
Chez lui, François Hollande défend l’excellence
François Hollande à la rencontre des salariés de Renault à Cléon. | Ouest-France
Jean-Christophe LALAY.
PolitiqueLe Président de la République était à Rouen, sa ville natale, ce vendredi 24 février 2017. Pour y découvrir le moteur électrique de Renault et le nouveau Medical training center du CHU.
Reportage
Décidément, la loi Travail colle comme un vieux sparadrap à la plupart des visites sur le terrain du Président de la République. Hier après-midi, François Hollande vient de découvrir les lignes de fabrication des moteurs thermiques de l’usine de Renault Cléon dans l’agglomération de Rouen (Seine-Maritime).
Il se dirige vers les ateliers du moteur électrique de la Zoé. Sur son chemin, une petite manifestation de syndicats maison. Le dialogue s’engage. Un syndicaliste CGT interpelle le Président : « Si vous vous étiez représenté, je n’aurai pas voté pour vous. Quand on fait le bilan de vos cinq ans… La loi Travail et tout le reste ! »
Pour compenser, quelques minutes plus tôt, un autre syndicaliste, CFDT cette fois, a remis un tract à François Hollande. Un texte plutôt favorable aux accords de compétitivité signés par certains partenaires sociaux. « Merci de vous être engagé », lance François Hollande en le quittant.
Cuba Libre et attentat
À Cléon, François Hollande a voulu saluer Renault, « un symbole de l’esprit de conquête, du dialogue social, de la réussite et de la qualité ». L’occasion aussi de passer en revue les mesures prises par ses gouvernements et qui, selon lui, « ont participé au redressement de l’industrie automobile en grande difficulté au début de mon quinquennat ».
Un peu plus tard dans l’après-midi, François Hollande a mis à l’honneur un autre champion de l’excellence française, le secteur de la santé, en inaugurant le Medical training center du CHU de Rouen. Un centre dédié à la formation des professionnels de santé, unique en France.
Cette deuxième étape a permis au Président de la République de saluer des équipes d’intervention présentes lors de deux drames qui ont récemment frappé Rouen : l’incendie du Cuba Libre, un bar où sont morts 14 jeunes, en août, et l’attentat qui a coûté la vie au père Hamel à Saint-Étienne-du-Rouvray, en juillet.
Au CHU, François Hollande s’est aussi livré à une petite séquence émotion personnelle. « Je suis né ici, à Rouen. Je reviens sur les lieux de ma naissance. Je ne vous dirai pas il y a combien de temps. Mais en tout cas, l’hôpital a beaucoup changé. Il est devenu un centre exceptionnel. »
En conclusion, le Président a passé en revue les qualités de sa ville natale : « Rouen a beaucoup d’atouts historiques, géographiques mais aussi un savoir-faire industriel, agricole, scientifique et médical. Je suis toujours heureux d’être dans votre ville qui, pour moi, est toujours la mienne. »
Voir surtout l’article proposé par les journalistes de Paris-Normandie, plus complet bien évidemment…
François Hollande multiplie les visites à Cléon et à Rouen
Alain LEMARCHAND , Franck BOITELLEPublié 24/02/2017Mise à jour 24/02/2017
Spécialisée dans les moteurs et les boîtes de vitesse, l’usine Renault de Cléon a annoncé en 2017 le recrutement de 200 nouveaux collaborateurs (photos Stéphanie Péron)
Pascal Le Manach n’a pas eu que des mots agréables
François Hollande et Isabelle LesageFrançois Hollande multiplie les visites. En particulier dans les circonscriptions socialistes, celle de Guillaume Bachelay à Cléon et de Valérie Fourneyron à Rouen. Mais hier vendredi, lors de cette visite normande, il s’agissait aussi de mettre en valeur l’excellence tricolore, dans le domaine de l’industrie sur le site de Renault, et dans celui de l’innovation, de la recherche et de la formation médicale au Medical Training Center. Détendu, attentif, le président en a profité pour défendre, dans son bilan, les initiatives prises en faveur de l’économie.
Ils étaient de l’équipe du matin. Mais hier vendredi Jérémy, 18 ans, Nicolas et Thibault, 21 ans, tous trois employés sous contrat d’intérim sur les chaînes de Renault Cléon, ont joué les prolongations pour assister à la visite présidentielle dans l’usine où ils espèrent signer prochainement leur premier CDI. « Pour nous aussi, c’est quand même une fierté », lâche l’un, heureux d’avoir serré la main de François Hollande « qui m’a demandé mon âge ».
Si la conversation avait pu durer, tous trois lui auraient parlé des tests qu’ils viennent de subir, de leurs espoirs d’être dans le bon wagon des 200 embauches promises cette année dans le cadre de l’engagement « Renault France-Cap 2020 », et de leur volonté de participer au développement d’un site qui investit et innove en permanence. Mais déjà, le président et sa suite ont tourné les talons pour se diriger vers une ligne de production où des robots fabriquent 250 000 vilebrequins par an. « Bientôt 450 000 », se réjouissent deux hommes penchés sur une console de commande.
« D’après moi, l’action du gouvernement a été déterminante pour la modernisation de l’usine et l’installation des nouvelles chaînes », souligne Philippe Foucher, délégué CFDT et « pilote environnement pour l’assemblage des moteurs », employé depuis 35 ans à Cléon où il a vu, depuis quelques années, « beaucoup de positif ». Ainsi, 160 M€ ont été investis dernièrement pour la mise en place de quatre nouvelles lignes d’usinage. « On voit que ça bouge et on est heureux de pouvoir le montrer au président », ajoute-t-il.
La centrale syndicale s’est d’ailleurs fendue d’une lettre ouverte au président pour « se réjouir » de cette visite et de « la mise en valeur du travail des salariés ». Pour parler des recrutements en CDI promis avec une « priorité » donnée aux intérimaires déjà présents. Pour vanter le moteur 1,6 l diesel R9 et l’électrique 5Agen2. Mais aussi pour dénoncer le « fossé qui se creuse » entre les rémunérations de la base et celles des hauts dirigeants. Enfin pour s’inquiéter des déclarations de certains candidats à l’élection présidentielle, concernant les moteurs diesel qui représentaient ici 87 % de la production en 2016.
La CGT, elle, aura un ton plus offensif (lire ci-dessous). Mais l’incident n’aura pas assombri l’humeur du président, qui plaisantait ensuite avec un cadre d’origine argentine, Hector Arrachea, et se faisait présenter dans le détail le moteur électrique de Renault, leader européen sur ce créneau. « Plus l’échéance de la fin du mandat approche, plus le rythme des déplacements s’accélère : il veut aller partout, tout voir et surtout montrer les réussites françaises. C’est sa manière à lui de répondre aux propos que tiennent les populistes sur l’économie du pays », glisse l’un de ses proches conseillers.
« Le groupe Renault va bien ! », lançait d’ailleurs Thierry Bolloré, responsable des opérations, en accueillant François Hollande sur une tribune dressée face à plusieurs centaines d’employés portant, pour certains, une tenue flanquée du slogan « Les meilleurs s’équipent chez nous. Fiers. Performants. Audacieux ». Et si Renault va bien, si le groupe a signé l’an passé « un double record, en volume et en compétitivité », c’est le fruit de l’investissement, de l’innovation, mais aussi du coup de pouce de l’État et du dialogue avec les syndicats.
« Les résultats sont là »
L’ensemble de ces éléments, expliquait Thierry Bolloré, s’est conjugué pour permettre à Renault d’améliorer les performances de ses usines, la productivité de ses équipes – avec un objectif de 90 véhicules produits par personne et par an en 2019, soit le double qu’en 2013 – et de conquérir de nouveaux marchés. 500 M€ seront investis dans les prochaines années, dont 220 M€ dans la formation, annonçait-il en outre, insistant sur la nécessité « d’adapter sans cesse les métiers et les processus », et d’imaginer la voiture du futur comme « un espace mobile et connecté ».
Pour François Hollande, « Renault est un symbole pour tous les Français ». Celui d’un fleuron de l’industrie qui vient de traverser une périlleuse zone de turbulences, mais qui a su redresser sa trajectoire avec le soutien du gouvernement et l’implication des salariés. « Vous avez vous aussi participé directement au redressement de l’entreprise, déclare-t-il aux salariés. Mais aujourd’hui les résultats sont là. » Ainsi, l’industrie automobile a construit l’an passé un million de véhicules de plus qu’au début de son quinquennat en 2012, tandis que le nombre d’immatriculations progressait de deux millions.
Abordant l’avenir, François Hollande insistait sur la nécessité de « moderniser encore notre industrie » en prenant en compte la « révolution énergétique indispensable » et des contraintes écologiques qui, selon lui, doivent constituer autant de leviers pour imaginer la production de demain. Une production qui sera plus largement électrique et hybride, beaucoup moins diesel même si la « transition » ne devra pas se faire « trop vite ». Il y avait là sans doute matière à rassurer les salariés inquiets, on l’a vu, des procès faits aux moteurs diesel. Des salariés qu’il invitait à se former en permanence grâce au compte personnel d’activité dont il faisait, en conclusion de son discours, la promotion.
Une rencontre impromptue avec la CGT
« Si on avait su, on n’aurait pas voté François Hollande en 2012 », a lancé l’un des membres de la petite délégation de syndicalistes qui, pancarte sur l’épaule pour réclamer l’embauche de davantage de salariés en CDI, n’avait pas que des amabilités à formuler à l’égard du président de la République. « Avec votre accord de compétitivité, nous avons perdu 21 jours de RTT par an depuis 2013 », enchaînait un autre, tandis que le leader CGT Pascal Le Manach disait à François Hollande tout le bien qu’il pense de la loi Travail et de l’usage qui a été fait du 49-3. Pour les manifestants, qui ont provoqué l’arrêt du cortège au beau milieu du site, il s’agissait aussi de dénoncer le recours « massif » à la main d’œuvre intérimaire sur les chaînes d’assemblage de l’usine. Selon les comptes présentés sur un tract, le site aurait perdu en trois ans 441 emplois en CDI, sur 3 684 à la fin mars 2013, tandis que le nombre d’intérimaires serait passé dans le même temps de 314 à 1 662. Une situation qui place les travailleurs, affirme la centrale syndicale, dans une grande précarité. « Les 200 embauches, si elles sont les bienvenues, ne compenseront pas les départs et surtout, elles ne régleront pas le problème des intérimaires employés sur les lignes d’assemblage », estiment les syndicalistes.RepèresLe MTC
en chiffresL’acquisition du terrain, la construction du bâtiment de 3 étages de 3 000 m2, les équipements hôteliers, biomédicaux, informatiques et vidéo représentent un montant de 14 millions d’euros. Le CHU de Rouen a financé à hauteur de 5,70 M€, l’État 3 M€, la Région Normandie 3 M€, l’université de Rouen 1,70 M€, la Métropole Rouen Normandie 0,50 M€. Le coût de fonctionnement annuel est de 3 M€.Le MTC : l’excellence rouennaise
Si Isabelle Lesage, la directrice de l’hôpital Charles-Nicolle a parlé de « créativité hospitalo-universitaire rouennaise » et « de terreau » de l’innovation, c’est l’« excellence » de la réalisation et des formations qu’a saluée le président Hollande en inaugurant hier le Medical Training Center du CHU de Rouen, un centre de simulation médicale unique en Europe.En préambule, François Hollande a rappelé que « c’était avec grand plaisir qu’il venait à Rouen. Encore faut-il que je trouve une raison pour venir visiter cette capitale régionale. Valérie Fourneyron trouve toujours de bons sujets et là je ne pouvais pas refuser. Je suis né à Rouen, j’ai un lien avec l’hôpital. Je reviens sur les lieux de ma naissance… Mais l’hôpital a beaucoup changé et c’est un centre exceptionnel que nous inaugurons aujourd’hui. »Soulignant sa « qualité architecturale » et celles de ses activités médicales de formation et de recherches, le président de la République a dit avoir conscience « qu’ici, nous avons ce que peut être une préfiguration de ce que doit être l’excellence française. Ce centre donne à voir une voie nouvelle en matière de formation et d’innovation et vient combler un retard que la France avait pris il y a plus de dix ans en matière de formation » alors qu’Américains et Canadiens étaient les précurseurs de ces nouvelles techniques. Mais l’enseignement « au lit des malades » est en train d’être comblé grâce à ces lieux de formations, une quarantaine en France désormais, « pour les jeunes professionnels et aussi pour ceux qui sont expérimentés. »« À Rouen, où tout est exceptionnel et où l’on doit défendre plus que jamais la langue française – pas contre, mais à côté de la langue anglaise – le Medical Training Center a été porté par Bernard Daumur, disparu prématurément en 2014, un homme qui avait la vision de la médecine de demain, a souligné le président Hollande. Un homme qui a su fédérer les bonnes volontés, trouver les financements et créer ce centre. » L’équipe de « renommée mondiale » du professeur Alain Cribier, le directeur médical du MTC, a été saluée par le président de la République. Un cardiologue qui a voulu que se côtoient la robotique, la chirurgie, la chirurgie non-invasive, l’apprentissage des soins et la prise en charge des victimes de catastrophe. « Et ici hélas à Rouen et à Saint-Étienne-du-Rouvray vous avez connu des drames et des catastrophes… J’ai salué les personnels qui s’étaient dévoués pour venir au plus près lorsque s’est produit l’irréparable », a confié alors François Hollande en se référant à l’assassinat du père Hamel ou à l’incendie du Cuba Libre l’été dernier.Implanté au cœur de Biopolis, le MTC est ouvert aux start-up, « c’est un atout considérable pour Rouen et son agglomération », a-t-il souligné en citant les sociétés Robocath et Cardiawave. En conclusion, le président de la République a insisté sur « la France, un pays d’excellence » et Rouen qui a « beaucoup d’atouts grâce à son savoir-faire industriel, agricole, scientifique et médical. »Alain Lemarchanda.lemarchand@presse-normande.comLe président fait le métier
Lorsqu’il a annoncé qu’il ne serait pas candidat à un deuxième mandat en mai 2017, François Hollande a aussitôt pris le soin d’indiquer qu’il serait un président jusqu’au bout. Après avoir vu son premier lieutenant Manuel Valls tomber dans le piège de la primaire de la Belle Alliance Populaire et assister incrédule et distant au succès du bon soldat Benoît Hamon, il garde pour lui ses ressentiments. Il n’affiche publiquement aucun regret. Il se permet quand même, comme au dîner du Crif, de lancer quelques piques. Et des mots. Hollande reste Hollande.Alain LEMARCHAND Franck BOITELLE -
DEBILE: Marine LE PEN démolit les REGIONS devant les dirigeants du BTP
C’est le temps des doléances. Les corps constitués de la société civile française tentent de peser dans la campagne des élections présidentielles en organisant les audits des différents candidats en fonction des urgences spécialisées des uns et des autres. Il y a quelques jours, c’était les mutuelles sociales qui s’inquiétaient des projets de certains candidats en matière de réforme de la sécurité sociale. Le 23 février 2017, au Caroussel du Louvre, c’était le tour du puissant lobby professionnel du BTP d’inviter les candidats à s’exprimer sachant que le BTP vit essentiellement avec la commande publique de l’Etat et des collectivités territoriales. Alors quand l’un dit qu’il faut faire x milliards d’économies en taillant dans le vif ou qu’une autre annonce avec aplomb que les conseils régionaux doivent être supprimés, on ne pourra que partager la vive inquiétude des entreprises du BTP.
Pour un compte rendu à peu près complet de cette rencontre, par batiaclu:
http://www.batiactu.com/edito/presidentielle-2017-candidats-interpelles-par-tp-48158.php
PROGRAMMES. Les principaux candidats à la présidentielle ont tracé leur feuille de route, au Forum des Travaux Publics, organisé ce 23 février à Paris, devant près de 3.500 patrons d’entreprises, élus et étudiants. Malgré des visions bien différentes, tous s’accordent à dire qu’il faut déployer des plans de relance dans les infrastructures.
La FNTP a réussi son pari : réunir les principaux candidats à la présidentielle, ce jeudi 23 février 2017, au Carrousel du Louvre à Paris devant 3.500 participants, dirigeants des TP, étudiants et élus. Le point d’orgue du Forum des Travaux Publics « Réinvestissons la France » a été organisé en parallèle des ateliers et conférences dédiés à la compétitivité, la cohésion sociale et croissance verte.Emmanuel Macron (En marche !), Marine Le Pen (FN), François Fillon(LR) ont été interpellés par Bruno Cavagné, le président de la FNTP sur leur politique d’investissement public et d’ambitions en matière d’infrastructures. Toutefois, Benoît Hamon (PS) et Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise), finalement absents du rendez-vous, ont répondu aux préoccupations de la FNTP, le premier sous format vidéo, le second par courrier.« Le vieillissement de nos infrastructures est très préoccupant, a martelé, Bruno Cavagné. Je pense qu’il faut faire de la pédagogie auprès des différents acteurs publics et privés sur la nécessité d’investir dans le renouvellement et la rénovation de nos infrastructures en France. Notre politique doit donc s’inscrire sur le moyen et long terme. »« Un plan girondin pour cinq ans » pour Emmanuel Macron (En Marche !)
Le candidat d’En Marche, Emmanuel Macron, a ouvert le bal, en annonçant un programme de 50 milliards d’euros d’investissement de la part de l’Etat dont 20 milliards d’euros directement pour les infrastructures. Toutefois, il prévoit une économie de 60 milliards d’euros dont 10 milliards d’euros pour les collectivités. « Les 10 milliards d’euros d’économies ne seront pas des baisses de dotation mais ces dernières devront se concentrer sur leur fonctionnement, précise-t-il. Je propose un plan girondin pour cinq ans et je donne la possibilité d’un bonus-malus pour encourager les collectivités qui se donnent les moyens. »
Interrogé par le président de la FNTP sur l’idée de création d’un Conseil d’orientation et de programmation des infrastructures sur le long terme, (Copil), l’ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron partage cette « philosophie ». Tout en reconnaissant qu’« en 2010 et 2011, il n’y a pas eu de stratégies publiques réelles. » Le candidat propose une loi de programmation et d’évaluation ainsi que la création d’une commission paritaire constituée d’élus de représentants de TP pour définir une stratégie quinquennale.
Sur la question du financement des infrastructures, il souhaite une augmentation de la TICPE et croit en l’Eurovignette. Sur l’avenir des grands projets d’infrastructures, le candidat à la présidentielle s’engage à « aller jusqu’au bout » : « Si on arrêtait, par exemple, le Lyon-Turin, on se priverait des financements engagés alors que sur le canal Seine-Nord. » (commentaire de Florestan: on aimerait bien avoir la suite de la phrase…) . Pour Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron, s’est dit favorable, car « c’est un projet qui a été voté. Mais je ne veux pas un Sivens puissance 20 ! »,a-t-il toutefois précisé.
Sur le sujet épineux de la pénibilité, le candidat d’En Marche ! a annoncé qu’« il n’abandonnerait ni sur le fond ni sur la forme le compte de prévention. Ce mécanisme doit être avant tout concerté au niveau des branches. » Tout en annonçant qu’il détaillera le 2 mars prochain son plan dédié aux retraites.
Seconde candidate invitée, Marine Le Pen (FN), a taclé à plusieurs reprises les contraintes imposées par l’Union européenne et a insisté sur un nouveau triptyque Communes-Département-Etat. « Je ne veux plus que les décisions passent par les intercommunalités et l’Europe », a-t-elle répétée. La disparition des intercommunalités et régions permettrait selon elle d’augmenter la capacité globale de dotation.
Autre sujet de discorde avec la FNTP : « Je souhaite renationaliser les autoroutes car les français ont été spoliés et je veux créer une taxe sur les poids-lourds étrangers. »
Quant à l’avenir du projet de Notre-Dame-Des-Landes, la candidate demande de respecter la voix du peuple, rappelant qu’elle a toujours jugé cet aéroport « onéreux et inutile. » Enfin, sur la pénibilité, Marine Le Pen ne mâche pas ses mots : « C’est ingérable et terriblement couteux ! Je suis pour l’arrêt du dispositif. » Une déclaration qui a provoqué une salve d’applaudissements.
Troisième et dernier candidat à s’exprimer devant les professionnels des travaux publics, François Fillon, le candidat Les Républicains (LR) assume son plan de redressement de l’économie française. « Si on ne fait pas 100 milliards d’économies comme je le propose sur le quinquennat, au bout, il y a la faillite », a mis en garde l’ex-Premier ministre. « Et je suis le seul candidat qui propose de réduire la dette jusqu’à la fin du quinquennat », s’est-il targué sous de nombreux applaudissements.
« Si on ne fait pas 100 milliards d’économies, au bout, il y a la faillite », François Fillon (LR)
Pour aider à financer les infrastructures, l’ancien Premier ministre compte sur la sortie de l’Etat du capital de certaines entreprises privées. A noter également, son souhait de porter une loi de programmation-annuelle de résultats. « Je ne veux pas non plus que mon gouvernement dépasse les 15 ministres et je crois en un grand ministère en charge de l’Aménagement et des Infrastructures », a-t-il souligné. Enfin, François Fillon, très applaudi en fin de débat, n’a pas changé de position sur l’avenir du compte pénibilité : « Je demande sa suppression pur et simple ! »
« Ma priorité : la transition écologique », Benoît hamon (PS)
Absent du Forum de TP, Benoît Hamon (PS) avait été interrogé la veille par la FNTP. Dans une vidéo enregistrée la veille, il indique qu’il s’engage à consacrer 20 milliards d’euros pour les infrastructures. Sa priorité est claire : la transition écologique et un plan massif d’investissement dans la rénovation énergétique des bâtiments. Sans oublier un effort massif vers le ferroutage. A noter un point de discorde avec la FNTP concernant la pénibilité. Le candidat socialiste la défend bec et ongles.
« Renationaliser toutes les autoroutes », Jean-Luc Mélenchon (La France Insoumise)
Enfin, Jean-Luc Mélenchon, (France Insoumise), a tenu à faire savoir dans un courrier qu’il souhaite multiplier les interventions sur la relance de l’économie par l’investissement public. Il propose, en effet, un « plan de 100 milliards d’euros pour faire face à l’urgence écologique et développer les projets portés par l’économie de la mer. » Autre idée : renationaliser toutes les autoroutes. Enfin, le candidat d’Extrême Gauche : reste opposé au projet du Lyon-Turin qu’il qualifie d’inutile. Par contre, il préconise, la construction sur le territoire d’une autoroute ferroviaire Nord-Sud.
RAPPEL A TOUS LES NORMANDS: LE FRONT NATIONAL VEUT SUPPRIMER LES REGIONS !

Pour mémoire, lire sous le lien suivant ce communiqué du Front National dénonçant la « landerisation » de la France (janvier 2016):
En contrepoint aux idées funestes et passéistes du Front National en matière d’organisation territoriale de la République, nous vous proposons la lecture de la synthèse suivante proposée par le « groupe des Arvernes », un groupe de pression et d’idées de décideurs publics et privés (attachés à l’Auvergne?) et proches, semble-t-il, de François Fillon.
Nous ne partagerons pas totalement cette analyse sauf son constat de départ: les actuelles « régions » ne sont pas de vraies régions car ce sont des ectoplasmes géographiques trop vastes pour le peu de pouvoir qu’elles ont dans le cadre d’un Etat français qui reste largement centralisé à Paris.
La réforme territoriale selon Marine Le Pen : le grand bond en arrière
Par Les Arvernes | 10/01/2017, 11:40 | 798 mots

(Crédits : CHARLES PLATIAU)
Entre le conservatisme d’une grande partie de la classe politique et le passéisme de Marine Le Pen, une autre voie de réforme est possible, et nécessaire. Par Les Arvernes
Marine Le Pen a exposé ses ambitions de réforme institutionnelle. On peut lui donner acte d’aimer les chiffres ronds, 300 députés et 200 sénateurs. Plus curieuse est la réforme territoriale proposée, consistant à garder les communes et les départements au détriment des régions et des intercommunalités.
Entendons-nous bien : la réforme territoriale est incontournable, n’en déplaise aux élus locaux qui aspirent à la tranquillité !
Cette stabilité est impossible tant le tandem Valls-Hollande a échoué dans ce domaine comme dans d’autres, en renonçant à supprimer un niveau de collectivité tout en organisant un système sans cesse plus dispendieux, comme la Cour des comptes l’a relevé dernièrement.
Revenir au 1er Empire?
Pour claire qu’elle soit, la proposition de Marine Le Pen n’en est pas moins simpliste. Il s’agit tout bonnement de revenir au mode d’administration du territoire en vigueur en France au temps du 1er Empire. Il s’agissait certes là d’une époque glorieuse, mais de là à en faire un modèle d’organisation c’est faire fi des possibilités offertes depuis trois siècles par le progrès technique, que ce soient l’automobile, et non plus la voiture à cheval, qui devait permettre aux administrés de se rendre au chef-lieu dans la journée à l’époque, le téléphone, voire même, soyons ambitieux, l’ordinateur et l’internet…
Il n’est pas sérieux de faire des 36.000 communes françaises l’horizon indépassable de notre organisation administrative quand nos voisins européens en ont moins, tous réunis. Sous l’effet des révolutions technologiques, et d’un peu de courage politique, le nombre de communes est passé de 1.118 à 238 au Royaume-Uni et de 14.388 à 11.200 en Allemagne par exemple.
Entre le conservatisme d’une grande partie de la classe politique et le passéisme de Marine Le Pen, une autre voie est possible.
Supprimer le machin dispendieux et peu démocratique, les communautés de communes
D’abord, force est de constater que les projets de communes nouvelles ont connu au cours des derniers mois un vrai succès. Sous la contrainte financière, des territoires ont su se rassembler, pour adapter les frontières de leur commune à la réalité de leur territoire. Cela vaut pour des territoires ruraux, où certains élus ont compris que la défense à tout prix de la proximité au travers de communes de moins de 500 habitants était contre-productive, dans un monde où celles-ci ne disposeraient plus ni des moyens, ni des compétences nécessaires pour assurer le service public attendu. Mais cela vaut également pour des territoires urbains, à l’instar de Cherbourg ou d’Annecy, qui ont décidé d’aligner les frontières communales sur le fait urbain, ouvrant ainsi la voie à des économies d’échelle massives.
En s’appuyant sur les acteurs locaux, il serait possible d’amplifier fortement ce mouvement en transformant les intercommunalités en communes nouvelles. Donc oui pour supprimer le machin dispendieux et peu démocratique que sont les communautés de communes, mais à condition d’avoir redessiné celles-ci à la bonne échelle et non pour s’en tenir aux paroisses du Moyen-âge comme le propose Marine Le Pen.
Disposer de grandes régions n’a pas de sens
Le second axe concerne les départements et les régions. L’erreur funeste de François Hollande fut d’étendre les régions, rendant par là même la disparition des départements plus difficile à imaginer. Cette réforme est récente, rien n’empêche sérieusement d’y revenir, sauf la réticence à se fâcher avec les grands barons locaux que sont les présidents de région. Dans un Etat non fédéral, disposer de grandes régions n’a pas de sens, leurs assemblées ne disposent d’aucun pouvoir législatif.
Nous proposons donc de fusionner les échelons régionaux et départementaux à l’échelle des anciennes « petites » régions telles que l’Alsace. Les ensembles régionaux qui étaient déjà plus vastes, à l’instar de l’ex région Rhône-Alpes, pourraient fonctionner sur le système des poupées russes imaginé sous le précédent quinquennat avec la création du « conseiller territorial », gage de cohérence.
Regrouper les élections
Le troisième axe concerne le calendrier électoral. Pour lutter contre le dépérissement de notre vie démocratique, nous proposons de regrouper ces élections – municipales et régionales – aux mêmes dates, pour ne convoquer les électeurs qu’une fois, à mi-mandat des élections nationales.
La réforme territoriale est indispensable si l’on veut sérieusement réduire la dépense publique et le nombre de fonctionnaires dans notre pays, tout en renforçant les moyens dédiés aux missions régaliennes, il s’agit d’un test de crédibilité qu’a bien compris François Fillon.
Les Arvernes sont un groupe de hauts fonctionnaires, chefs d’entreprises, essayistes, professeurs d’Université
PolitiqueCommentaire de Florestan:En matière de réflexion sur l’organisation territoriale de notre république il y a, hélas, un point commun entre tous les grands candidats, de Jean-Luc Mélenchon à gauche à Marine Le Pen à droite en passant par Hamon, Macron et Fillon:LE FAIT REGIONAL… ILS S’EN FOUTENT !Et ce manque de réflexion inquiète:On l’a vu avec Le Pen qui veut supprimer les conseils régionaux, ou avec Fillon qui veut en finir, de fait, avec la fonction publique territoriale… Ou encore avec Macron qui vient de nous annoncer une exonération générale de la taxe d’habitation qui affole l’association des maires de France.Voir par exemple:A gauche, c’est plus simple: il n’y a aucune allusion et aucune réflexion pour reprendre un sujet qui demeure peu satisfaisant… Sauf en Normandie!Les élus locaux veulent surtout qu’on se calme sur la réforme territoriale ou de l’achever définitivement le plus rapidement possible en donnant, enfin, pleinement le droit aux collectivités territoriales et à leurs habitants le droit de décider par elles-mêmes de leur périmètre géographique définitif comme l’exige, par ailleurs, la charte européenne sur les libertés locales signée et ratifiée par la France et dont le respect avait été invoqué par les députés alsaciens de l’Assemblée National furieux de voir disparaître leur région. -
SALON DE L’AGRICULTURE: veillée d’armes pour l’agriculture normande
La grand messe nationale de l’Agriculture va débuter à partir du 24 février à Paris. Ce sera aussi la 143ème édition du carnaval à Granville. Tous les grands élus de la campagne des présidentielles vont passer dans les allées de la Porte de Versailles.
La grand messe agro-rurale va donc être célébrée… Mais avec bien peu de ferveur car les fidèles n’y croient plus et sont déboussolés. La mort de l’agro-businessman Xavier Beulin qui se prenait pour un syndicaliste paysan est un symbole: le vieux monde (en fait pas si vieux que cela) de l’agro-industrie intensive productiviste hydrocarbonée et chimique est en train de crever avec les exploitants agricoles qui ne peuvent plus en vivre tandis que le nouveau monde s’approche avec le grand retour du bon sens paysan non pas du côté du Crédit Agricole (qui volera toujours au secours de la victoire de ceux qu’il n’avait pas contribué à tuer des années durant) mais du côté de la nouvelle génération d’exploitants agricoles qui veulent revenir à l’authenticité, à la proximité, à la qualité, aux harmonies naturelles et culturelles entre les paysages, les bêtes, les plantes, les sols, les humains…
En attendant l’ouverture du « Mondial » de l’Agriculture où toute la Normandie sera enfin et pour la première fois entièrement représentée sur un stand unique de plus de 500 m² (l’un des plus gros stands annoncés), quelques brèves venues de nos campagnes car la réalité reste ce qu’elle sera toujours: rude !
- Paradoxe: alors que l’agriculture biologique est l’une des principales solutions pour notre avenir agricole et rural, le secteur bio normand connaît une crise financière inédite en raison de la complexité administrative (informatique) de notre pays. Un comble !
(source: OF édition du 24/02/17)
- Une initiative qui va dans le bon sens mais qui ne va pas assez loin à force de ménager tout et son contraire:
http://www.tendanceouest.com/actualite-215801-un-projet-de-valorisation-du-lait-normand.html
Un projet de valorisation du lait normand
L’organisme de sélection de la race normande lance un projet de valorisation du lait. – Eric Mas
Le 23 février 2017 à 14:42Par : Eric MasL’organisme de sélection de la race de vache normande recherche actuellement des producteurs de lait intéressés par un projet de valorisation, sur toute la Normandie, quels que soient leurs racés de bovins.
À la veille de l’ouverture du Salon International de l’Agriculture à la porte de Versailles à Paris: l’information va intéresser les producteurs de lait. Il s’agit d’un projet de meilleure valorisation du lait, donc de son prix, portée par l’OS Race Normande.
Toute la Normandie
Cela concerne tous les producteurs de toutes les races de toute la région Normandie, ainsi que des départements limitrophes. Coralie Rose, de l’Organisme de sélection de la Race Normande, basé à Domfront (Orne) espère boucler le cahier des charges d’ici mi-avril 2017.
Commentaire de Florestan:
A quand une AOC/AOP Lait BIO de vaches de race normande et n’ayant brouté que de l’herbe ou du foin en Normandie?
- La Normandie agricole s’affiche dans les couloirs du métro parisien:
Rodolphe, jeune agriculteur du Calvados, s’affiche dans le métro parisien
Rodolphe, agriculteur céréalier à Falaise (Calvados) s’affiche dans les métros parisiens depuis le 23 février 2017 – Marc EYNAUD
Le 23 février 2017 à 12:23Par : Marc EynaudCe jeudi 23 février 2017, onze agriculteurs s’invitent dans le métro parisien à l’occasion d’une campagne publicitaire orchestrée par le syndicat agricole « Jeunes Agriculteurs. Parmi eux, Rodolphe, céréalier à Falaise (Calvados), qui explique la raison de cette campagne à l’approche du Salon de l’agriculture de Paris.
Rodolphe Lormelet, 34 ans, est céréalier à Versainville près de Falaise (Calvados) depuis 2010. Depuis ce jeudi 23 février 2017, il s’affiche dans le métro parisien en compagnie de onze autre agriculteurs, membre comme lui, du syndicat « Jeunes Agriculteurs ».
Promouvoir le rôle des jeunes agriculteurs
« Le but c’est de présenter une autre vision de l’agriculture que celle qui prédomine aujourd’hui, notamment autour des polémiques liées à la pollution et au bien-être animal ». Une opération markerting? Pas uniquement. « Nous voulons montrer les efforts entrepris. Que nous continuons de produire avec de nouvelles méthodes plus respectueuses ».
Un partenariat avec les apiculteurs
« Sur mon exploitation, je travaille avec des apiculteurs pour réfléchir à la problématique agriculture-apiculture. Dans ce cadre j’interviens aussi sur la biodiversité ».
Les jeunes agriculteurs d’aujourd’hui ont donc voulu démontrer qu’ils étaient sensibles à la cause écologique. Toutefois, l’équilibre à trouver entre nécessité de production et écologie nécessite de grandes réflexions.
Commentaire de Florestan:
Opération de « green washing » de la FNSEA ou réelle volonté de changer de modèle agricole? Ce qui est certain, avec la mort de Xavier Beulin la bataille idéologique est définitivement perdue…
- A Argentan (Orne) comme chaque année se prépare l’antique foire de la « Quasimodo » (nom de l’Incipit latin de la liturgie propre au premier dimanche après Pâques). Mais comme la culture catholique française s’est littéralement effondrée, la vieille foire a changé de nom il y a quatre ans pour prendre celui de « fête de la Normandie » :
À Argentan, élevage et Normandie se préparent à la fête
Modifié le 24/02/2017 à 10:14 | Publié le 24/02/2017 à 10:14
Les organisateurs du Festival de l’élevage et de la Fête de la Normandie. | Ouest-France
par Ouest-France Argentan
La 4e édition de la Fête de la Normandie et du Festival de l’élevage est sur les rails. Les organisateurs veulent asseoir la manifestation et ont prévu quelques nouveautés.
Le festival de l’élevage
Vaches et éleveurs seront encore une fois présents sous la chaumière. « 140 vaches normandes vont participer aux concours départementaux et régionaux samedi et dimanche », précise Anthony Leduc, président du Festival de l’élevage. Le dimanche matin, ce sont une trentaine de jeunes qui vont se frotter aux concours d’animaux. « On a de plus en plus de demandes », se réjouit le président.
Il y aura aussi la présentation de cinq animaux sélectionnés dans le département et qui pourront être achetés sur place. « On veut promouvoir notre race, poursuit Anthony Leduc. La Normande est sans doute gustativement l’une des meilleures de France. »
Teurgoule, dentelle et tailleur de pierre
80 exposants seront présents dans le hall. Si beaucoup viennent de l’Orne, toute la Normandie ou presque est représentée. Parmi les nouveautés : teurgoule, confiture de lait, soupe de pomme, fromages AOP normands, poterie traditionnelle, peinture sur bois, savons et un tailleur de pierre.
Le tourisme s’affiche
C’est aussi une nouveauté. L’association Normandie Sites, basée à Caen et qui regroupe plus de 110 sites touristiques de la région, sera présente avec une quinzaine de des adhérents de l’Orne et du Calvados : le Mémorial de Caen, La Roche-d’Oëtre, le zoo de Cerza, la maison du Camembert, le musée Bohin, etc.
Top chefs !
Sept chefs normands seront présents pour des démonstrations : samedi, à 12 h, Stéphane Pugnat (Le Dauphin, Caen) ; à 15 h, Yohan Lelaizant (Au bout de la rue, Flers) ; à 16 h, Élise Le Moël (La fine fourchette, Falaise) ; à 17 h, Thierry Desceliers (Prémanoir, Trouville-sur-Mer) ; dimanche, à 12 h et 15 h, Sardar Hamafarage (MFR d’Argentan), à 16 h, Catherine Coiffard (Le faisan doré, Fontenai-sur-Orne) ; à 17 h, Arnaud Viel (La Renaissance, Argentan).
Samedi 11 et dimanche 12 mars, de 10 h à 19 h, sur le champ de foire. Entrée gratuite.
Politique -
Les éoliennes dans les ports de Cherbourg et du Havre se feront
C’est à croire que l’on trouve désormais plus de volonté d’agir, plus d’ambition et plus de vision de long terme à la tête d’un conseil régional plusqu’à la tête d’un grand ministère parisien, voire à la tête de l’Etat lui-même…
Hervé Morin ne fait pas mystère de son « bonheur d’être président de la Normandie ». Outre le fait qu’il soit sincèrement et authentiquement attaché à sa Normandie (contrairement à d’autres), il y a aussi et surtout qu’il trouve en Normandie plus d’occasions stimulantes et enthousiasmantes qu’ailleurs de préparer l’avenir d’un vrai et beau projet de territoire dont le nom prestigieux résonne favorablement aux oreilles du Monde entier.
Sauf que la région aussi forte, aussi vraie, aussi belle soit-elle ne peut être toute seule stratège de l’avenir si l’Etat français abandonne cette fonction essentielle qui est la seule qui pourrait encore justifier qu’il concentre son pouvoir en un lieu central.
Le dossier industriel complexe des énergies marines renouvelables en est la plus dérisoire illustration: l’Etat central qui est remué en ses ministères et ses cabinets par toutes sortes de coalitions d’intérêts qui n’ont plus qu’un lointain rapport avec l’intérêt général, se montre incapable d’assumer sa fonction stratégique en matière industrielle, en laissant jouer les seuls intérêts financiers dans l’architecture quelque peu complexe et mouvante de nos grandes entreprises industrielles. On a vu le fiasco d’ Areva, celui d’Alstom, ou encore celui d’Alcatel: nos savoir-faire stratégiques sont en déshérence ou placés sous la coupe d’intérêts étrangers, du côté des Etats-Unis, entre les mains de Donald Trump pendant au moins les quatre prochaines années.
Le pouvoir régional normand va faire tout ce qu’il pourra pour sauver ce qui reste. Mais il ne pourra pas le faire seul.
Lire l’article suivant, édition de Ouest-France (24/02/17):
Politique -
IL FAUT SAUVER PARIS-NORMANDIE
Les groupes de presse ou multimédias indépendants et pro-actifs normands sont au nombre de… trois:
1) Le groupe LECLERC Tendance Ouest / La Manche Libre
2) Le Courrier Cauchois (qui est lié, désormais, au premier)
3) La société normande d’information et de communication (SNIC) qui possède et édite les titres du groupe Paris-Normandie
Trois îles normandes battues par les flots de l’océan breton du groupe Ouest France et de sa filiale Publihebdos qui possède, désormais, tous les hebdomadaires normands, à l’exception de La Manche Libre et du Courrier Cauchois, justement…
Les nouvelles financières du groupe Paris-Normandie ne sont pas bonnes avec une diffusion du numéro papier en baisse constante. La menace du dépôt de bilan est réelle. Mais la métropole rouennaise qui peine à rayonner comme une vraie métropole régionale et la Normandie à peine réunifiée sortant convalescente de plus de 40 années d’engourdissement et de déclin, ne sauraient accepter la mort définitive du dernier quotidien régional normand indépendant.
Il faut sauver Paris-Normandie. Et peut-être envisager de changer de nom en supprimant la mention « Paris » devant celle de Normandie. Car, faut-il le rappeler tant le symbole fut fort, avec Ouest-France, d’un côté, en Basse et Paris-Normandie, de l’autre côté, en Haute, vous aviez, par le nom même des deux titres de presse en charge du reflet régional médiatique normand, un programme d’éradication de toute idée d’unité régionale normande voire une disparition totale de la Normandie en tant que telle.
Une solution existe cependant: l’entrée de la Région dans le capital de la SNIC qui édite les titres du groupe PN dans le cadre des dispositifs d’aides prévus par l’Agence de Développement de Normandie au titre du soutien à une entreprise stratégique pour l’avenir de notre région.
A moins que les Normands n’aient à se mobiliser eux-mêmes pour sauver leur dernier quotidien régional indépendant en contribuant au financement participatif du projet de coopérative présenté par les salariés de la SNIC:
https://www.kisskissbankbank.com/independance-paris-normandie?ref=recent
http://www.normandie-actu.fr/avenir-journal-paris-normandie-decision-justice-appel-aux-dons_256815/
Quel avenir pour le journal Paris-Normandie ?
Une décision de justice et un appel aux dons
Le tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime) doit se prononcer sur l’avenir de Paris-Normandie, jeudi 23 février 2017. Un appel aux dons a été lancé par des salariés.
Mise à jour : 22/02/2017 à 16:03 par Raphaël Tual

Le tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime), se prononcera sur l’avenir des titres du Paris-Normandie et de la Presse havraise, placés en redressement judiciaire, jeudi 23 février 2017. (©RT/Normandie-actu)
Le quotidien régional Paris-Normandie devrait être fixé sur son sort jeudi 23 février 2017. Le tribunal de commerce de Rouen (Seine-Maritime) doit statuer sur les trois offres de reprises. Les titres du Paris-Normandie et de la Presse havraise sont en redressement judiciaire depuis avril 2016. Le tribunal a reporté sa décision à plusieurs reprises. Le 26 janvier 2017, le tribunal avait une nouvelle fois reporté son jugement d’un mois.
Quelles sont les offres ?
Trois offres de reprise sont sur le bureau des juges. La première est portée par Xavier Ellie, propriétaire actuel du journal et actionnaire unique. Son plan prévoit la suppression de 25 postes techniques.
Le groupe Rossel, propriétaire notamment de la Voix du Nord, est également dans les starting-blocks. Le Belge prévoit 41 suppressions d’emplois, essentiellement techniques, le rachat du fonds de commerce pour 450 000 euros et un investissement de trois millions d’euros, dans l’objectif de développer le numérique, selon une source syndicale citée par l’AFP.
La troisième offre est portée par la fédération du Livre (Filpac CGT). Le projet avancé depuis novembre 2016, a pour ambition d’élaborer une Société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), forme juridique élargie de la coopérative ouvrière. L’ambition est de conserver les 184 salariés du groupe de presse.
Un appel aux dons
Selon nos informations, le projet de SCIC n’aurait reçu aucun soutien de la part des journalistes, contrairement à l’offre du groupe Rossel qui semble susciter davantage d’adhésions au sein de la rédaction.
Malgré ce manque de soutien en interne, la fédération du livre a lancé un appel aux dons via la plateforme Kiss kiss bank bank, lundi 20 février. Les partisans de la SCIC demandent un minimum de 5 000 euros, afin de « garantir l’indépendance de Paris-Normandie ».
Ce n’est pas un rêve, c’est possible, ça peut marcher, nous y croyons ! Nous avons juste l’intention de prendre les investisseurs-licencieurs à leur propre piège. Ils veulent nous racheter pour se payer sur le dos des salariés. On surenchérit.
Selon ces salariés, le capital de départ sera assuré par les salariés et retraités des deux titres normands et les lecteurs, avec l’aide de l’Union régionale des sociétés coopératives et « le soutien de banquiers et d’autres partenaires dont nous attendons les réponses de financement ».
54 500 exemplaires
Un plan social a déjà été mis en oeuvre en juin 2016, avec le départ de 31 salariés dont 15 journalistes. La diffusion quotidienne moyenne en 2016, des titres de Paris-Normandie et de la Presse havraise s’élevait à près de 54 500 exemplaires. Le site internet comptabilisait près d’1,2 million de visiteurs en janvier 2017.
Contactés, le syndicat national des journalistes et Xavier Ellie n’ont pas souhaité réagir.
Politique -
AVENIR DE L’AXE SEINE: LE CESER NORMANDIE veut interpeller les candidats à l’élection présidentielle
L’Axe Seine et plus généralement la dimension maritime de la France semblent être le cadet des soucis des candidats en piste pour l’élection présidentielle. Sauf pour un, comme vous le savez…
Aussi, pour d’évidentes raisons d’efficacité, et pour ne perdre le temps de personne, nous proposons que le CESER Normandie qui s’engage dans cette démarche inédite d’audit démocratique des candidats sur un sujet d’intérêt national, se borne à inviter, lors d’une séance plénière exceptionnelle, Jean -Luc Mélenchon, le candidat de la « France Insoumise » qui propose un PLAN MER doté de 30 milliards d’euros et un PLAN FERROUTAGE doté de 5 milliards dans le cadre de son programme d’investissements de 100 milliards.
Ce serait plus simple et peut-être plus efficace de prendre son temps avec le seul candidat qui a pris largement le sien pour réfléchir à des sujets dont personne ne parle à Paris: énergies marines renouvelables, flotte de commerce stratégique, désenclavement logistique des grands ports maritimes, avenir du domaine maritime national, nouvelles technologies maritimes, bio-sciences marines, formation professionnelle et supérieure pour tous les métiers de la mer…
Le CESER Normandie invite donc à une conférence de presse qui aura lieu à Rouen le mardi 7 mars 2017 à partir de 9h30 rue Saint Eloi au siège du club de la presse régionale normande.
Voici le texte de la lettre d’invitation envoyée par le CESER Normandie:
Madame, Monsieur,
Jean-Luc Léger, président du CESER de Normandie, a le plaisir de vous inviter à un petit-déjeuner de presse qu’il organise :
Mardi 7 mars 2017 à 9h30
Club de la Presse
49 rue Saint-Eloi à Rouen
Il présentera notamment une action inédite : le CESER a rassemblé autour d’un « pacte » de nombreux organismes régionaux (syndicats patronaux et de salariés, associations et coordinations associatives, centres de recherche…), de façon à interpeller les candidats à l’élection présidentielle sur leur vision de la Vallée de la Seine et leur volonté d’y apporter, s’ils sont élus, un soutien sans faille et immédiat. Le 7 mars, nous révèlerons le nombre et l’identité des signataires, les grands principes de la démarche et les suites que nous entendons y donner. Plus d’informations dans le communiqué ci-joint.
Nous serons heureux de pouvoir répondre à vos questions !
Pour la bonne organisation de cette rencontre, merci de me confirmer à l’avance votre participation.
Je reste à votre disposition,
Très cordialement,
Damien ECLANCHER
Directeur adjoint
CESER de Normandie (Site de rouen)
Politique -
BULLE MACRON: La lucidité normande de Marcel GAUCHET et de Michel ONFRAY
Doit-on parler d’une « bulle Macron »? A l’instar des bulles spéculatives et boursières? Cela semble relever du bon sens pour ce Rastignac sortie d’une banque d’affaires et qui vient solliciter nos précieux suffrages pour nos affaires publiques. La chose publique n’étant pas la somme totale des affaires privées, le cas Emmanuel Macron peut susciter la méfiance. Une méfiance lucide bien dans la mentalité normande d’un « ptêt ben qu’oui, ptêt ben qu’non » parce qu’en Normandie, terre pétrie par une haute tradition juridique, on a pris l’habitude de prendre le temps de se faire son opinion, de défendre ses intérêts et son droit.
S’il y a une région de France où l’on n’aime pas les bonimenteurs c’est bien en Normandie !
Et c’est ainsi que nos deux grands philosophes normands, Michel Onfray et Marcel Gauchet se penchent, ces temps-ci sur le cas Macron non sans une cruauté toute flaubertienne…
Alors Macron?
Un bovarisme électoral?
Une bulle médiatique avant les élections?
Elections, piège à Macron?
C’est à lire en intégralité dans le Nouvel Observateur (16/02/17):
Michel Onfray – Marcel Gauchet : Macron est « le plein d’un vide »
De quoi Emmanuel Macron est-il le nom ?
Marcel Gauchet. Personne ne le sait, même pas lui. Emmanuel Macron est l’un de ces hommes politiques qui se nourrissent d’une situation, d’une conjoncture, bien plus qu’ils ne la créent. Macron est indéfinissable et se veut tel. […]
Michel Onfray. Le futur d’Emmanuel Macron est à chercher dans son passé, qui est déjà presque un passif. […]
Dans son discours de Lyon, le 4 février, Macron a fait de multiples références à nos grands hommes, notamment au général de Gaulle…
Onfray. De Gaulle pensait que l’économie était au service de la politique. Chez Macron, c’est l’inverse.
Gauchet. En l’état actuel des choses, Macron serait plutôt un Jean Lecanuet qui aurait coiffé le képi du Général.
Emmanuel Macron peut-il continuer ainsi en ménageant tous les électorats ?
Onfray. Macron bénéficie du fameux « instant propice »des Grecs. Il est là au bon moment. Hollande, Sarkozy, Fillon étant tombés, il se retrouvera probablement face à Marine Le Pen. C’est une situation royale pour lui.
Gauchet. Macron a pour lui la pente libérale du monde. Mais je crois qu’il va buter sur son déphasage avec la forte culture historique de la France. Sa faiblesse évidente concerne ce qu’il est convenu d’appeler le « régalien ». Qu’a-t-il à dire sur la stratégie, la diplomatie ? Son petit vernis européen est bien mince. Qu’a-t-il à dire sur l’immigration, sur la sécurité ? Ce sont des préoccupations majeures pour les Français, en dépit du discours dominant qui porte sur l’économie. La candidature Macron est à la merci des événements…
(La suite est à lire en payant 1 euro sur le site du Nouvel Obs)
Commentaire de Florestan:
Marcel Gauchet ne croit pas si bien dire puisqu’à l’heure où nous écrivons ces lignes, un certain François Bayrou a prévu de sortir du bois. Quant aux dynamiques réelles de cette folle campagne des Présidentielles 2017, on pourra consulter les études du cabinet canadien Filtéris qui mesure les audiences de chaque candidat par rapport aux flux observés sur Internet.
Les derniers chiffres disponibles proposés par Filtéris datent du 17 février 2017 et les résultats sont les suivants:
Marine LE PEN: 24 %
François FILLON: 21,2%
Emmanuel MACRON: 20,9%
Jean-Luc MELENCHON: 18,3%
Benoît HAMON: 8,7%
Politique -
Selon Sébastien BOURDIN, le port du HAVRE, faute d’investissements suffisants va tout droit au NAUFRAGE
Le port du Havre fête son 500ème anniversaire cette année.
(Les pigeons du Havre et de Normandie en ont assez !)
Mais l’humeur n’est vraiment pas à la fête. Le maire, Edouard Philippe, est aux abonnés absents. Les professionnels de la communauté portuaire s’inquiètent. La presse locale et régionale se fait l’écho de cette inquiétude. Le rédacteur en chef de Paris Normandie a signé un billet d’humeur qui fut très remarqué. Les huiles présidentielles ou ministérielles sont déversées mais les rouages de la confiance se grippent. L’enfumage officiel de Madame Fourneyron, du Préfet Philizot ou les rapports pour enterrement de première classe de Monsieur Revet ne suffisent plus.
Car d’autres choix ont été faits en haut lieu avec le Canal Seine Nord. Au moins sur notre sujet, le prophète Attali a parlé clair, haut et fort tandis que le vieux Rufenacht qui s’était cru généralissime en chef de l’Axe Seine mais qui fut jeté sans égards hors de la place par le Premier ministre d’un port atlantique qui n’existe plus sur la demande expresse d’un satrape delmi-régional, grogne sourdement sa colère non plus à la une du Monde mais dans une petite feuille régionale.
Ici sur l’Etoile de Normandie, nous allons commencer à réclamer des comptes aux décideurs publics responsables du désastre qui se prépare en guise d’avenir pour le premier grand port maritime français: un récent rapport de la Cour des Comptes nous y invite d’ailleurs fortement…
Car ce n’est pas les dockers qui mettent en péril la place portuaire du Havre.
C’est plutôt un directeur de port haut fonctionnaire ingénieur, peu au fait des réalités commerciales et logistiques, agissant à sa guise mais surtout soucieux de la suite à donner à sa haute carrière, nommé en conseil des ministres tous les 3 à 5 ans, qui ne tient donc pas en place alors que son confrère d’Anvers, port privé sous contrôle municipal, stable dans son bureau pendant 20 ans, jouit de toute la visibilité possible sur les grands horizons mouvants du commerce maritime mondial.
Ce qui fait fuir les clients étrangers du port du Havre ce ne sont pas seulement les fumigènes des dockers pendant les manifestations de la loi Travail c’est surtout la complexité de la paperasse d’une administration centralisée à Paris avec ses délais incompréhensibles.
Ce n’est pas la CGT portuaire du Havre dont les dockers sont au sommet des performances portuaires européennes pour traiter une escale à plus de 16000 EVP en moins de deux jours. Le problème c’est le manque de culture maritime crasse dans de grands bureaux parisiens ou dans les états majors politiciens qui n’ont aucune vision de la France maritime pourtant dotée du second domaine maritime mondial.
Ce qui tue Le Havre ce n’est pas son port inadapté et des performances nautiques qui ne seraient pas suffisantes ou des escales manquant de fiabilité car c’est exactement le contraire désormais au point que cette performance nautique pure est le seul avantage comparatif qui reste au Havre.
Non. Ce qui tue Le Havre et son port c’est que nous avons à subir sur les quais de notre grand port normand les effets concrets désastreux des abstractions jacobines parisiennes mais aussi, et surtout, les conséquences néfastes de l’organisation logistique du bassin parisien qui est, peut-être, la plus DEBILE du monde !
Exemple: quand un supermarché du Havre commande sa camelote, le conteneur est débarqué au Havre. Très bien. Mais il ne sera ouvert pour la première fois qu’à Orléans !!! ou à GARONOR ou à Rungis ou dans le Val d’Oise. Après ce « dépotage » très éloigné, la palette destinée au supermarché du Havre revient… au Havre par camion !
TOTALEMENT DEBILE !
Cette organisation logistique devient parfaitement inepte s’il fallait réintégrer, comme il sera bientôt obligatoire de le faire, tous les coûts réels du transport routier. Sans parler de tous ces conteneurs qui reviennent au Havre en camions à vide ! Bien sûr les conteneurs ne sont pas fabriqués au Havre: on vient tout juste de découvrir tout l’intérêt de développer les activités de maintenance des conteneurs à terre… A croire qu’on ne sait rien faire d’autre au Havre que de regarder passer des conteneurs sur des camions !
A Anvers, les gars proposent un service logistique intégral et complet à tous leurs clients, de la première manutention du conteneur sorti du navire … au carton livré en bout de boucle locale: pour le prix proposé, c’est toute la « supply chain » qui est prise en charge avec 60% de ferroutage ou de convois massifiés par le fleuve ou les canaux. On a vu, récemment, des flamands pas roses sur les bords du Rhône à Lyon…
L’organisation logistique du Havre et de l’AXE SEINE est déplorable car on passe totalement à côté de la logique de « gateway » logistique en amont immédiat du port pour éviter tous les surcoûts inutiles de rupture de charge ou de « rétrotransports » tout en apportant toutes les valeurs ajoutées possibles sur les marchandises en transit ou sur les outils et les organisations de la logistique elle-même…
Et c’est une vraie double peine pour Le port du Havre qui se trouve, de plus en plus, en situation périphérique et secondaire à l’échelle du marché européen des marchandises qui tend à se concentrer sur l’Allemagne et la densité logistique très performante de l’ensemble de son territoire (ex: RER de fret ferroviaire massifié avec 60 convois par jour sur la Bituwe line en amont de Rotterdam).
Car Le Havre, d’un strict point de vue nautique et maritime est l’un des meilleurs ports du Monde. Sa géographie en fait l’avant-port européen avec les meilleurs temps de navigation disponibles avec le reste du monde (pour aller à Anvers, Rotterdam ou Hambourg, comptez deux à trois jours de plus) et pour accueillir les plus grands tirants d’eau possibles (18 mètres).
Mais les qualités nautiques du port du Havre sont éloignées du centre de gravité logistique et commercial européen qui n’est plus en région parisienne mais dans le Bénélux et l’Allemagne du Nord-Ouest.
Donc, si c’est pour décharger des conteneurs très rapidement dans le plus beau et le plus parfait des grands ports maritimes du Monde pour subir, juste après et juste à côté, la CHIENLIT LOGISTIQUE ROUTIERE à la française, alors ça n’a aucun intérêt !
Et c’est ainsi que le port du Havre réussit l’exploit d’être le premier port exportateur français pour le vin de Bordeaux tout en permettant que le port allemand de Hambourg, pourtant situé à trois jours de navigation de plus, soit le premier port importateur français pour le vin du Chili…
Et c’est pourquoi Le Havre plafonne à 68 millions de tonnes par an (2015) dont à peine plus de 2 millions d’EVP traités l’an passé (même performance globale qu’en 1969) tandis qu’Anvers décolle à plus de 200 millions et que Rotterdam dépasse très largement les… 400 MILLIONS!
Sachant que l’on prévoit une régression sévère du vrac liquide, c’est à dire du trafic des produits pétroliers d’ici 10 ans: soit actuellement pour Le Havre environ 30 millions de tonnes par an dont le kérosène pour faire décoller les avions des aéroports de Paris.
A terme, le trafic du port du Havre pourrait passer sous la barre des 40 millions de tonnes par an si le trafic conteneur ne progresse pas, si le grand port normand ne défend pas plus ou n’organise pas mieux son hinterland logistique naturel dans lequel on trouve, tout de même, la mégalopole de Paris et ses 12 millions d’habitants, si on ne diversifie pas davantage les trafics exports ou imports vers d’autres destinations que la seule Chine (qui se lance dans le fret ferroviaire intercontinental de la nouvelle route de la soie pour relier en train Pékin à Francfort).
Si on ne se résoud pas à INVESTIR au moins 10 milliards pour un désenclavement ferroviaire ou fluvial complet de la place portuaire havraise vers la rive Est de la Seine (vers Tergnier, Metz et l’Allemagne pour couper le corridor isthmique principal » Amsterdam- Marseille » bientôt renforcé par le futur canal Seine Nord Europe qui a pour mission de raccorder l’Ile de France au réseau logistique central européen-allemand situé en amont des grands ports de la Rangée Nord européenne) et vers la rive Sud de la Seine par un tunnel ferroviaire sous l’estuaire:
Sinon, sinon, la France n’aura plus de grands ports maritimes chez elle et la France, périphérie occidentale de l’Europe, ne sera qu’une Ile de France reliée par péniches et par camions à l’Europe allemande de la logistique.
Le seul homme politique français qui parle d’économie maritime pour l’avenir de la France c’est Jean Luc Mélenchon. A notre connaissance Jean-Luc Mélenchon n’est pas le maire du Havre. Il le mériterait vraiment…
L’aberration…
Quant à Edouard Philippe, il préfère faire des piges qu’on espère moins bien rétribuées que celle de Madame Fillon dans le canard à bobos parisiens dirigé par Laurent Joffrin et qui fut, jadis, fondé par un prof normalien de philo qui méprisait Le Havre jusqu’à la nausée, un certain Jean-Paul Sartre qui vomissait cette ville de… Bouville !
Bien triste anniversaire pour Le Havre !
Grâce pour le Havre de grâce… Par pitié et pour les milliers d’emplois directs et indirects générés par le « grand port maritime » normand !
http://www.normandie-actu.fr/port-havre-concurrence-investir-naufrage-normandie_256593/
Le port du Havre doit faire face à la concurrence : « Investir maintenant pour éviter le naufrage »
Le grand port de Normandie est le 1er de France pour le trafic de conteneurs. Mais malgré ses atouts, Le Havre (Seine-Maritime) doit lutter face à la concurrence mondiale. Analyse.
Mise à jour : 21/02/2017 à 10:50 par La Rédaction
Quelle place pour le port du Havre (Seine-Maritime), en Normandie, dans la concurrence portuaire européenne et mondiale. (©Haropa/Port du Havre)
Le Havre (Seine-Maritime) fête ses 500 ans. Malgré sa position stratégique, le grand port de Normandie doit lutter pour rester dans le top 10 des plus grands ports européens, et « investir maintenant pour éviter le naufrage ». Une analyse de Sebastien Bourdin, de l’École de Management de Normandie, publiée dans The Conversation.
Le Havre dans la concurrence portuaire européenne et mondiale
Le port du Havre fête ses 500 ans cette année. Premier port dans le monde pour le trafic de vins et spiritueux, premier port en France pour le commerce extérieur et le trafic de conteneurs, Le Havre jouit, de par sa localisation à l’entrée de la Manche, d’une position stratégique pour capter les grands flux de conteneurs en Europe.
> LIRE AUSSI : Grand format. Un été au Havre 2017 : des rendez-vous grandioses pour les 500 ans de la Ville
Pourtant, Le Havre n’est que 58e à l’échelle mondiale pour son trafic de conteneurs et lutte pour rester dans le top 10 des plus grands ports européens. Or, les ports constituent l’épine dorsale de la mondialisation. 80 % du commerce international s’effectue aujourd’hui par les voies maritimes.
Quelle attractivité pour le port du Havre ?
Le trafic de conteneurs a connu une croissance spectaculaire et la compétition dans ce secteur est féroce. Les grands armateurs mondiaux cherchent avant tout à minimiser le temps d’immobilisation de leurs navires à quai. Pour les compagnies maritimes, la réduction des coûts aussi passe par la réduction du nombre d’escales dans les ports car les coûts d’exploitations d’un navire augmentent avec sa taille.
À ce titre, il se pose la question pour les ports de pouvoir accueillir des porte-conteneurs aux capacités de plus en plus importantes. En octobre 2015, François Hollande inaugurait au Havre le plus grand porte-conteneurs dans le monde et sous pavillon français ! Mais quelques jours plus tard, la ville accueillait le navire concurrent qui venait de détrôner la fierté de la CMA-CGM, lui aussi fraîchement mis à l’eau.
Un enjeu majeur pour Le Havre restera donc de pouvoir continuer à disposer des infrastructures suffisantes pour continuer à voir amarrer les géants des mers. Le projet « Port 2000 » lancé il y a plus de dix ans avait pour objectif d’accueillir des navires de 400 mètres de long… c’est la taille du plus gros actuellement.
> LIRE AUSSI : Port 2000 fête ses 10 ans, au Havre. L’activité maritime en chiffres
La régionalisation du monde est à l’origine d’une concurrence entre les ports européens qui cherchent à maintenir voir améliorer leur part du trafic en provenance des mégaports asiatiques. Il serait vain de chercher à concurrencer ces derniers. On ne joue pas dans la même cour. Sur les 20 plus grands ports dans le Monde, 17 sont asiatiques dont 14 chinois, et un seul européen (Rotterdam) ! Et le premier port dans le Monde était totalement inconnu dix ans en arrière puisqu’il a été créé en 2006. De par sa localisation au croisement de l’Asie du Sud et de l’Asie Pacifique, Ningbo-Zhoushan a doublé Shanghai et Singapour.
Source : Cour des comptes.
Or, le rapport annuel de la Cour des comptes publié le 8 février 2017 conclut à une attractivité insuffisante de nos ports. Pourtant, la réforme des grands ports maritimes était ambitieuse, mais les effets ont finalement été modestes. Elle visait à regagner des parts de marché en modernisant la gouvernance des ports et en rationalisant l’organisation de la manutention portuaire.
La loi avait également pour objectif de mettre en place des outils de coopération. C’est le cas des trois ports de la vallée de la Seine (Le Havre, Rouen, Paris) qui ont choisi de créer en 2012 un groupement d’intérêt économique (GIE) sous l’appellation d’HAROPA.
Navire pétrolier quittant le port du Havre. Rennett Stowe/Flickr, CC BY
Les risques du Canal Seine-Nord
Même si HAROPA tient bon face à la concurrence des ports européens, il n’en reste pas moins que l’équilibre est fragile. D’autant plus qu’il existe aujourd’hui un désaccord entre le président d’HAROPA et les présidents des régions Normandie et île-de-France. Alors que Valérie Pécresse et Hervé Morin souhaitent une fusion des ports du Havre, de Rouen et de Paris, Hervé Martel ne veut pas en entendre parler.
Le principal risque est celui de l’autoroute fluviale du Canal Seine-Nord. Le financement de 4,5 milliards d’euros de liaison européenne Seine-Escaut vient d’être bouclé et l’État français a mis 1 milliard d’euros sur la table. Lors de sa visite début février, Bernard Cazeneuve a tenté de rassurer les acteurs des ports normands en offrant une maigre compensation de 29 millions d’euros destiné à participer au dragage des voies d’accès au port de Rouen.
Rappelons que le dragage au Benelux est entièrement financé par l’État, ce qui n’est pas le cas en France. Les ports de la vallée de Seine s’inquiètent donc de la construction de ce Canal Seine-Nord dont le chantier devrait débuter dès cette année, véritable cadeau au développement du port… d’Anvers.
La contradiction réside donc dans les choix de l’État qui sont réalisés en termes d’investissements. Le canal de 107 km reliant le bassin de la Seine avec celui de l’Escaut pourrait participer au siphonnage des conteneurs par les ports de la Rangée Nord.
Investir maintenant pour éviter le naufrage
Le rôle des avant et arrière-pays peut-être un élément moteur dans le développement d’un port. Autrement dit, une compagnie d’armement maritime aura plus tendance à choisir le port X plutôt que le port Y si elle sait que le premier est bien mieux desservi par les transports que le second. La présence d’infrastructures de transbordement développées, de corridors logistiques et de services intermodaux associés (autoroutes, rail, barges et transport maritime de courte distance) sont des éléments déterminants pour capter le trafic maritime.
>LIRE AUSSI : En Normandie, les ports d’Haropa résistent en 2016 et prévoient de gros investissements
Il est de plus en plus courant que les grands armateurs investissent le transport fluvial afin de maîtriser la chaîne logistique de bout en bout et ainsi de s’assurer du niveau de service proposé à leurs clients. Or, le principal problème du Port du Havre est qu’il n’est quasiment pas relié à la Seine et donc pas accessible aux transports fluviaux classiques telles que les barges.
Et les investissements consentis par l’État dans le canal Seine-Nord laissent peu de place à de nouveaux chantiers pour la vallée de la Seine. Par ailleurs, le transport ferroviaire qui également fait la force des ports d’Anvers, d’Amsterdam et de Hambourg ne semble toujours pas être privilégié par la France puisque la part modale du transport de marchandises par le fret ferroviaire continue de baisser, passant sous la barre des 10 %.
L’intermodalité est au cœur de la performance des écosystèmes portuaires et logistiques. Le Havre et les autres ports normands pourraient alimenter le centre de l’Europe, mais à la condition de disposer d’une desserte ferroviaire et fluviale suffisante et efficace. Aux acteurs politiques et économiques de décider de l’avenir du port du Havre pour éviter qu’il soit rayé de la carte maritime mondiale. La bataille des ports se gagne sur la terre ferme !

Sebastien Bourdin, Enseignant-chercheur en géographie-économie, Institut du développement territorial (IDéT) – Laboratoire Métis, École de Management de Normandie
Commentaire de Florestan:
De Gaulle avait dit à Paul Delouvrier en survolant la banlieue parisienne depuis son hélicoptère: « Il va falloir me mettre de l’ordre dans ce bordel ! ». Hervé Martel ne sera pas très longtemps en poste : c’est un haut-fonctionnaire. La liaison directe entre le port et le fleuve (chatière) se fera… L’avenir est donc du côté d’Hervé Morin et son projet de fusionner les deux actuels GPM du Havre et de Rouen et d’en faire un grand port maritime régional avec un directeur de port qui ne soit plus un haut-fonctionnaire nommé en Conseil des Ministres à Paris mais un vrai professionnel de la logistique maritime nommé par un conseil représentant tous les usagers du port.
Politique -
Réseau numérique: la médiocrité du localisme normand
Voilà un nouveau paradoxe normand… Alors qu’au salon international de Las Végas, la « Normandy French Tech » est capable d’envoyer une centaine de projets ou d’entreprises dans le cadre de la délégation française, on apprend qu’en Normandie même, le réseau numérique en terme de performance reste d’une grande médiocrité… Voici le chiffre: seuls 13,51% des Normands peuvent se connecter à un signal numérique en 4G !
Lire l’article ci-dessous:
Et voir la carte nationale ci-dessous avec cette exercice comparatif cruel qui est devenu habituel après tant d’années mesquines et médiocres passées dans la division normande… Sauf que pour une fois, les Bretons sont plus médiocres que nous !
Qui est responsable de cette médiocrité numérique normande?
Réponse: le localisme normand dans sa déclinaison départementale.
Chaque département normand a voulu faire le développement de son réseau numérique dans son coin avec ses moyens propres tant au niveau financier qu’au niveau des standards techniques. Avec pour résultats:
Un département de la Manche plutôt pionnier et bien couvert. Le Calvados dans la moyenne nationale. La Seine-Maritime et l’Eure un peu à la traîne. Mais surtout une lanterne rouge: l’Orne qui s’est voulu à ce point une réserve d’indiens numérique qu’elle a choisi un standard différent des autres sans pour autant être en avance en raison de moyens financiers limités.
MERCI ALAIN LAMBERT !
Il va sans dire que la parfaite couverture numérique du territoire normand est un enjeu majeur de l’intelligence territoriale normande: ce sujet ne peut être piloté voire repris totalement en main par la région.
Politique -
Tanguy DELAHAYE un videaste en herbe qui nous enchante avec sa Normandie
La Manche Libre nous signale ce jeune talent normand:
Tanguy Delahaye, jeune habitant de Vire (Calvados) de 17 ans, a réalisé une vidéo en time lapse (accélérée) des plus beaux sites de la région Normandie. Publiée lundi 20 février 2017, cette vidéo lui a demandé une année de travail.
Il lui a fallu plus d’un an de travail et visiter une trentaine de sites dans toute la Normandie. Samedi 18 février 2017, Tanguy Delahaye a finalisé son projet en publiant sa vidéo sur la Normandie en time lapse (une vidéo composée de centaines de photos en accéléré). Une vidéo qui connaît un grand succès, notamment sur Facebook ou plus de 90 000 personnes l’ont vu.
« Je me suis lancé dans ce projet il y a un an et demi, explique Tanguy Delahaye. Avec mon père, la plupart du temps, on s’est rendu sur une trentaine de sites ou villes de Normandie. Il me manque un peu de site de Haute-Normandie, il n’y a pas d’images de Rouen notamment. Il y a beaucoup de satisfaction quand je regarde les commentaires et les nombreux partages.«
D’autres projets en cours
Le préfet du Calvados et d’autres ont partagé cette vidéo d’un peu moins de trois minutes sur leur page Facebook. Scolarisé au lycée Marie-Curie Vire, Tanguy est actuellement en 1re ES mais ne sait pas encore s’il va faire de sa passion son métier. « J’aimerais beaucoup travailler dans le domaine de la vidéo que ce soit dans l’audiovisuel, le cinéma, la réalisation de documentaire ou encore de vidéo d’entreprise. Mais je sais que c’est un secteur un peu bouché.«
Pour voir la vidéo de Tanguy Delahaye:
https://www.facebook.com/tanguydelahaye14?fref=ts
Commentaire de Florestan:
Nous proposons que ce beau travail de ce jeune normand vidéaste plein de talent soit diffusé auprès de chaque lycéen normand entrant en classe de seconde dans le cadre d’un support qui pourrait présenter toutes les richesses de notre région à une jeunesse qui ne la connait hélas pas assez!
COUP DE COEUR ETOILE DE NORMANDIE
Politique -
NORMANDIE ENDORMIE: l’EMPLOI c’est pour les METROPOLES DE L’OUEST et du SUD
Et on sent que les journaleux bobos de Ouest-France frétillent d’aise à la vue de la carte suivante:
Lire l’article suivant qui nous propose un dialogue plutôt édifiant entre une journaliste de Ouest France et Fabrice Lenglart, commissaire général adjoint à France Stratégie:
L’emploi ? Surtout dans les grandes métropoles
Le labo d’idées France stratégie, rattaché au Premier ministre, s’est penché sur le dynamisme de l’emploi dans les territoires. Les grands pôles urbains font florès, les plus petites villes sont à la peine. Décryptage avec Fabrice Lenglart, commissaire général adjoint à France Stratégie.
L’emploi se développer surtout dans les grandes métropoles ?
Oui, c’est un phénomène récent, qui date du début des années 2000. Jusque-là, l’emploi des 25-54 ans se développait de manière diffuse, sur l’ensemble du territoire.
Depuis une quinzaine d’années, on constate ce que l’on appelle une « métropolisation du développement économique », sachant que par « métropole », nous intégrons les grandes villes centre, leurs banlieues et leur couronne périurbaine de villes et villages.
(Commentaire de Florestan: cette conception géographiquement large de l’idée de métropole n’est pas pertinente)
Parallèlement, dans les villes plus petites, l’emploi s’est moins développé.
C’est un phénomène propre à la France ?
Non, on observe cette « métropolisation de l’emploi » dans l’ensemble des pays d’Europe et développés.
Nantes et Rennes illustrent ce phénomène ?
Oui. Elles font partie de douze des seize métropoles de plus de 500 000 habitants sur lesquels nous nous sommes penchés. Nantes, c’est une ville très dynamique. L’emploi y a progressé de 7,5 % entre 2006 et 2013. Pareil à Rennes, où il a progressé de +5 %.
(Commentaire de Florestan: Rouen, la métropole oubliée)
Comment expliquer ce dynamisme ?
Nantes et Rennes font partie de ces grandes métropoles où l’on constate une surconcentration de cadres, un type d’emploi qui se développe très vite en France. Par ailleurs, elles sont toutes les deux spécialisées dans un secteur d’avenir, l’informatique.
Nantes compte aussi beaucoup d’emplois dans le secteur administration/gestion. À Rennes, celui des services commerciaux.
Globalement, notre étude révèle qu’il s’agit surtout de métiers aux tâches non répétitives, comme des ingénieurs en informatique ou en recherche et développement.
Pour quelles raisons ?
Il y a une logique « d’agglomération ». Une forte demande en biens et services. Par ailleurs, dans ces métiers qui ont une teneur plus créative, peu répétitive, la diffusion des savoir-faire se fait par proximité, par réseau. Le fait d’être ensemble et plus près les uns des autres est favorable à ces emplois.
(Commentaire de Florestan: s’il y a une géographie urbaine régionale adaptée aux logiques collaboratives en réseau c’est bien la géographie normande…)
Ce qui joue aussi, c’est la présence, dans ces métropoles, des universités, grandes écoles… Qui attirent une population jeune et diplômée.
(Commentaire de Florestan: Caen technopole universitaire subit la concurrence frontale de celle de Rennes depuis 30 ans en lisant la propagande Ouest-France)
Le dynamisme des métropoles profite-il aux zones périphériques ?
L’emploi est dynamique dans le centre des grandes métropoles, mais peut-être plus encore dans leur couronne périurbaine.
Au centre, il y a des emplois de cadres, un peu stratégiques, mais ils irriguent, dans la couronne, des emplois plus intermédiaires ou de service, de logistique ou de services aux populations (garde d’enfants par exemple).
Et au-delà ?
L’étude se penche sur l’évolution de l’emploi dans les zones situées à 60 ou 90 km des grandes métropoles. Et révèle… qu’il n’y a pas de règles. Tout dépend du territoire. Autour de Rennes et Nantes, l’emploi est plutôt plus dynamique qu’ailleurs.
Toutes les grandes métropoles se portent bien ?
Non, leur dynamisme et la fragilité des villes moyennes ou petites ne sont pas une règle absolue. Rouen fait aussi partie des douze grosses métropoles étudiées, mais contrairement à ses voisines de l’Ouest, elle a perdu de l’emploi (-2,6 %). C’est une ville plus industrielle. Elle a donc été plus frappée par la désindustrialisation, comme une grande partie du nord-est de la France.
(Commentaire de Florestan: Rouen n’est donc pas oubliée. C’est même LE contre exemple…)
Autres exemples : à Brest, l’emploi a progressé faiblement. À Saint-Brieuc, il a régressé, mais à La Roche-sur-Yon en Vendée, il est resté très dynamique. Il y a des spécificités liées au territoire.
Il y a un risque d’isolement des petites communes où l’évolution de l’emploi est en berne ?
Bien sûr. Et le but de cette étude est précisément de chercher quelles politiques publiques mettre en place pour favoriser un développement plus harmonieux des territoires en matière d’emploi.
(Commentaire de Florestan: quelle stratégie pour éviter le cauchemar diagnostiqué par le géographe Christophe Guilluy?)
On peut imaginer, à terme, que certains métiers se développent à distance, via le télétravail, par exemple dans le secteur informatique. Cela passe aussi par le développement des équipements publics, des transports, d’Internet à très haut débit, d’une politique de logement. Et l’attractivité des territoires eux-mêmes. Il faut donner envie aux gens de venir vivre dans ces plus petites communes.
(Commentaire de Florestan: Si Alain Lambert, le président de l’Orne était moins stupidement localiste, l’Orne pourrait être la patrie des Télétravailleurs normands et d’ailleurs !)
Vous rendez public cette étude en pleine campagne présidentielle…
France Stratégie est un laboratoire d’idées public. Il est placé sous la tutelle du Premier ministre, mais il possède une indépendance éditoriale. Ce que l’on écrit n’engage pas le gouvernement.
Mais le dynamisme des territoires est un thème sur lequel on a déjà travaillé et qu’il nous semble important de creuser. Il soulève des questions sur le pacte social, la cohésion nationale.
Les territoires délaissés peuvent conduire à une fracture territoriale. Or ce n’est pas inéluctable.
Commentaire supplémentaire de Florestan:
La Normandie, la belle endormie… Le comparatif des dyamiques entre la Normandie et la Bretagne en ce qui concerne le marché du travail fait toujours aussi mal:
La première carte ci-dessus montre aussi que la Normandie est à cheval entre la géographie dynamique de l’Ouest et du Sud et la géographie dépressive du Nord et de l’Est dominée par le système colonial et mégalopolitain parisien avec les conséquences sociales et électorales que vous savez…
L’enjeu de la réunification de la Normandie c’est aussi de réveiller l’attractivité métropolitaine normande car l’avenir, notamment celui de la jeunesse normande, ne se fixe que dans les villes d’une certaine importance et qui ont un certain rayonnement. La Normandie dispose d’un maillage urbain exceptionnel par sa densité, sa répartition équilibrée sur tout son territoire. Mais le localisme et le manque de culture collaborative des élus stérilise les énergies.
Pourquoi trois « pôles métropolitains » autour de Caen, Rouen et Le Havre alors qu’il n’en faudrait qu’un seul?
On peut toujours rêver… Avec nos amis géographes universitaires normands !
Du côté de la métropole de Rouen qui devrait être la locomotive de toute notre région, c’est une panne autobloquante que l’on observe:
Le président de la métropole n’est pas le maire de la commune centrale principale: les chiens en faïence d’une rive à l’autre se toisent…
Parmi les 14 métropoles de loi de 2014, la métropole de Rouen est celle qui dispose du plus grand nombre de communes membres (localisme) mais c’est aussi celle où la population de la commune centre pèse du poids relatif le plus faible.
C’est donc une métropole originale où c’est l’agglomération qui dicte sa loi à sa commune centre et non l’inverse avec un rayonnement sur le territoire régional proche de zéro: le contraire absolu du modèle français du « petit Paris de Province » qui fait frétiller d’aise les bobos lecteurs de Ouest France à Rennes ou à Nantes.
D’où l’urgence nécessité d’inventer autre chose avec la région Normandie nouvellement réunifiée qui, pour l’instant, est la seule grande collectivité territoriale normande à faire preuve de volontarisme sur les questions essentielles de l’attractivité, de l’intelligence territoriale ou de l’aménagement du territoire:
Le fait que la métropole de Rouen soit obligée de composer avec elle-même (équilibre entre la commune centre et son agglomération, entre sa rive gauche et sa rive droite) qu’elle doit aussi composer avec les communautés urbaines du Havre et de Caen qui est la plus dynamique de Normandie pour l’instant, le fait, enfin qu’en terme de budget et de compétences, la métropole de Rouen et la région Normandie sont presque à égalité, le fait que la Normandie dispose de la géopolitique la plus équilibrée de France, voire du Monde entier, impose que tous les grands élus normands changent d’URGENCE de logiciel mental:
Sortir de la concurrence et de la compétitvité territorale localiste pour faire du réseau coopératif entre collectivités à l’instar de ce qui se fait très bien dans la RANDSTAD HOLLAND ou le MITTELAND SUISSE: il n’y a pas que le modèle métropolitain IMPERIAL COLONIAL ROMAIN PARISIEN qui existe sur la surface de la Terre !
L’Etoile de Normandie suggère à MM. Morin, Sanchez, Robert, Bruneau, Philippe mais aussi à MM. Dupont, Bas, Lecornu, Martin, Lambert… un petit voyage d’études (à leurs frais bien évidemment…) du côté d’Anvers, Rotterdam ou Hambourg pour voir comment des territoires coopératifs animant une économie régionale urbaine et maritime peuvent fonctionner avec un certain succès.
Car il est temps de se mettre au service de la géographie régionale normande au lieu de faire vainement l’inverse!
Et vite !
Car on peut craindre que sous le quinquennat de Marine LE PEN l’idée régionale soit réellement mise à mal…
Politique -
Les candidats aux élections présidentielles ignorent les réalités maritimes… Sauf Jean-Luc Mélenchon!
Un récent rapport de la Fondation de la Mer déplore le manque d’intérêt presque total des candidats à l’élection présidentielle pour les questions maritimes:
On vous signale l’éditorial économique de Christian Menanteau dans la matinale de RTL du 21 février 2017…
On a fini, au fil du temps, par oublier notre potentiel économique maritime. On peut se consoler en soulignant que ce secteur représente une contribution de 270 milliards d’euros par an à l’économie nationale, qu’il produit l’équivalant de 14% de la production de richesse du pays, qu’il emploie 820.000 personnes, et que son apport équivaut à trois fois celui de l’automobile et à six fois celui de l’aéronautique.
Sauf que cette puissance se fait par défaut. Sans stratégie nationale, nous sommes très loin d’exploiter nos capacités. Sur ce dossier, le seul véritable succès, depuis Colbert, c’est à Charles Trenet qu’on le doit. Pour le reste, on baigne dans un océan de négligence.
Nous avons un passé maritime prestigieux. Il s’est éteint à la Révolution. Depuis ce qui est l’un de nos plus exceptionnels gisements de richesses et d’emplois est délaissé. Nous possédons pourtant la deuxième plus grande zone maritime du monde (juste après les États-Unis) et le premier écosystème marin d’Europe (10% de la biodiversité de la planète). Nos ports sont de facto les portes d’entrée des routes maritimes d’Asie, d’Afrique et de l’Amérique.
Or quel est le constat? Alors que 80% du transport total de marchandise passe par la mer :
1/ Notre flotte marchande est au trentième rang mondial. Nos ports stagnent et ne traitent que 5% des conteneurs en Europe ;
2/ Notre flotte de pêche est inexistante. Le dernier pavillon d’envergure appartient à un grand distributeur, et 20% des poissonneries du pays ont disparu ;
3/ Le budget de recherche dédié aux activités de la mer est inférieur à 600 millions d’euros, contre plus de 2 milliards pour l’espace.Nos forces dans l’économie bleue sont des trésors dédaignés par le débat présidentiel
Du coup, au lieu d’exceller dans les biotechnologies marines, les molécules médicales des grands fonds, l’aquaculture raisonnée, les énergies renouvelables en mer et toutes les ressources qui tapissent les océans, on flotte entre deux eaux.
Nos forces dans l’économie bleue sont des trésors dédaignés par le débat présidentiel. À une exception : Jean-Luc Mélenchon. Il est le seul des prétendants à l’Élysée à proposer un programme d’une certaine envergure. Et même si son financement pose problème dans la configuration budgétaire élaborée par ce candidat, il lance une salutaire bouteille à la mer. Quel que soit le prochain président, l’économie française gagnerait à ce que ce message soit récupéré.
Politique -
La réunification du train-train quotidien: CAEN / ROUEN DIRECT en 1h23 pour… 55 euros A/R
L’idéal serait que la « tripolitaine » normande Caen Rouen Le Havre soit aussi un triangle ferroviaire complet de part et d’autre de l’estuaire avec un RER ferroviaire régional joignant les trois villes en une heure maximum avec un aller-retour toutes les heures.
On notera que 44 trains Nantes / Rennes A/R circulent tous les jours. Même chose entre Strasbourg- Colmar et Mulhouse ou entre Lyon et Saint Etienne…
Tout le mépris pour la Normandie symbolisé en un seul cliché…
La Normandie ferroviaire écartelée en deux sur des radiales dominantes Paris- Province, voire Paris-Grande banlieue a été méprisée par la SNCF ces trente dernières années. Les liaisons inter-normandes n’étaient pas la priorité de la SNCF et encore moins celles de deux demi-régions normandes qui avaient tendance à s’ignorer l’une l’autre.
Comble du mépris: Alain Le Vern, le fossoyeur de la belle idée d’unité normande de 1998 à 2013 avait été exfiltré de la vie politique en passant par les confortables bureaux de la direction nationale de la SNCF…
Cette triste période aussi peu socialiste qu’elle fut néo-féodale étant définitivement derrière nous avec le retour à l’unité normande depuis plus d’un an, la remise à niveau, sinon la reconstruction d’une offre normande des transports ferroviaires s’impose d’autant plus qu’il faut faire fonctionner le partage des rôles institutionnels entre ROUEN la métropole préfecture et CAEN la technopole capitale politique de la Normandie…
Lire l’enquête suivante proposée par Paris-Normandie:
Deux nouveaux allers-retours directs en train pour Rouen-Caen
Christophe HUBARD
En ce mercredi matin, Sylvie est l’une des rares Caennaises (à peine dix voyageurs) à avoir emprunté la ligne directe Caen-Rouen. Arrivé à 9 h 29, le médecin, venu pour raisons professionnelles, apprécie ce nouvel horaire permettant de partir plus tardTransports. Depuis deux mois, la Région Normandie propose deux allers-retours directs en semaine pour relier Rouen à Caen. Une mesure avant tout symbolique, faute de tarifs attractifs, qui vise à renforcer l’offre existante.
«Le train de 16 h 08 sera sans arrêt jusqu’à Caen. » L’annonce a priori banale ne passe pas inaperçue auprès des habitués. « Sans arrêt ? » Oui, direct. Pas encore à la vitesse de la lumière, mais les trains qui arrivent à l’heure méritent aussi d’être signalés.
Depuis le 12 décembre, le message revient tous les jours de la semaine dans la gare de Rouen. Le trajet Rouen-Caen en 1 h 23 au lieu de 1 h 33 (aux meilleurs horaires), c’est dix minutes de gagnées grâce à l’absence d’arrêt. Toujours ça de pris. Depuis cette date, le nombre de dessertes quotidiennes est passé de neuf à onze, grâce à l’ajout par la Région Normandie de deux allers-retours : 8 h 08 et 16 h 08 pour Rouen-Caen et 8 h 05 et 16 h 17 dans l’autre sens.
Les usagers apprécient
Bien entendu, la mesure contente les usagers de la ligne. « C’est très bien ces horaires supplémentaires », apprécie Yann, « surtout le fait que ce soit direct. Après, le seul reproche que l’on puisse faire, c’est que cela n’est toujours pas assez rapide ». Le Normand résidant à Granville, dans la Manche, emprunte la ligne « une à deux fois par semaine » dans le cadre de son travail dont l’activité est partagée entre les deux capitales régionales. « Avant, je prenais celui de 17 h 04 », ajoute le quinquagénaire, pour une arrivée à 18 h 41, soit une heure et dix minutes plus tard qu’en partant à 16 h 08. De quoi profiter de l’avant-soirée sur Caen ou de reprendre la route pour son domicile plus tôt.
« L’idée n’était pas de satisfaire une clientèle en particulier, mais plutôt d’équilibrer l’offre dans la journée », explique Jean-Baptiste Gastinne, vice-président en charge des transports à la Région. « Je ne suis pas sûr qu’il y ait beaucoup de navetteurs [personnes utilisant le train quotidiennement pour les trajets domicile-travail, NDLR] sur la ligne. » Les profils des usagers sont variés. Sur le quai, Pascal est venu conduire à la gare son fils en études à Caen. « Nous habitons à Louviers, donc selon les horaires qui lui conviennent le mieux, nous emmenons notre fils à Elbeuf, à Évreux ou à Rouen », raconte le père de famille qui découvre, ce jour, la nouvelle offre. « L’avantage, c’est qu’il est direct. Après, tout le monde ne pourra pas vous dire que c’est super », sourit le Lovérien en référence aux villes non desservies. « Si vous écoutez tous les élus, le train s’arrêtera toujours partout. C’est bien d’alterner les deux. »
Satisfaire tout le monde mais à quel prix ? « J’espère surtout que ces deux nouveaux horaires seront pérennes, car si ce n’est pas rentable ils ne les garderont pas », anticipe Alexis, Rouennais de 37 ans utilisant pour la première fois ce direct. « Ce n’est pas une expérimentation, assure Jean-Baptiste Gastinne. Il y a la volonté de mieux relier par le fer les deux capitales régionales. Cette ligne est devenue très symbolique. Depuis la réunification, la préfecture de Région est à Rouen et le conseil régional à Caen. »
Symbolique et opportun pour les agents des collectivités locales et des services de l’État. « Je ne sais pas où ils sont », tranche un agent SNCF rencontré sur un quai de la gare. « On nous avait dit que cela serait utile aussi pour eux, mais je n’en vois pas. » Pour le cheminot, l’intérêt d’un train direct est faible. « Ça ne fait gagner que cinq minutes [dix en réalité, NDLR]. S’il s’arrêtait ne serait-ce qu’une fois cela permettrait de ramasser du monde et de rentabiliser un peu plus. » Cette ligne Rouen-Caen, « on la suit de très près, car c’est là qu’il y a le plus de potentiel par rapport au nombre d’habitants », défend le vice-président de la Région Normandie. En semaine, 1 700 voyages par jour sont enregistrés contre 1 250 le week-end. « La ligne est plus rentable que les autres avec 40 % des dépenses de fonctionnement couvertes par la vente des billets contre 30 % en moyenne. » Mais l’équation restera-t-elle valable avec un trajet sans arrêt ? Dans tous les cas, « il est trop tôt pour faire un bilan », estime le vice-président. « Pour que les gens utilisent ces nouveaux horaires, encore faudrait-il qu’ils soient au courant », pointe une dernière fois l’agent SNCF. Pour l’instant, des opérations sont menées dans les centres commerciaux de Rouen et Caen pour communiquer sur la nouvelle desserte en proposant de gagner des billets allers-retours. Il en faudra peut-être un peu plus pour permettre à la ligne de décoller.
Le comparatif n’est pas glorieux…
Quelle meilleure campagne de communication autour de la desserte Rouen-Caen qu’une annonce de la baisse des tarifs ? À 55 € (sans réduction) l’aller-retour (non échangeable et non remboursable !), le choix du rail se résumerait-il à un acte militant ? D’autant qu’un rapide comparatif est cruel pour le train : comptez environ 40 € en voiture (péages inclus), maximum 20 € en covoiturage (par Blablacar), 10 € en bus (par Flixbus, en s’y prenant tôt), gratuit au bord de la route, le pouce en l’air.Le train peut devenir intéressant dès lors qu’il est pris fréquemment. La Région propose des abonnements : hebdomadaire à 69 € et mensuel à 249 €.Bien sûr, le train normand est ce qu’il est et le temps de trajet enfonce encore un peu plus le clou. 1 h 25 au mieux par le rail contre 1 h 15 en voiture, mais le train permet d’être libre de travailler ou de se reposer.La Région récupère la politique tarifaireEn 2017, le principal frein reste donc le prix ; la seule variable d’ajustement que l’on puisse faire évoluer dans l’immédiat. D’ailleurs, la Région Normandie vient de récupérer l’intégralité de la politique tarifaire. De nouveaux tarifs seront présentés pour début 2018. Pour l’heure, le vice-président de la Région, Jean-Baptiste Gastinne, ne fera aucune annonce dans un sens comme dans l’autre. « Si on baisse les tarifs et que l’on arrive à faire venir plus de monde, grâce à ça les recettes peuvent se stabiliser voire augmenter », théorise l’élu. La question sera de savoir jusqu’où la Région pourra consentir un effort et s’il sera suffisant pour rendre le train compétitif. À titre indicatif, cette année, la Région consacrera 130 M€ pour faire rouler les trains régionaux. « On peut envisager de varier les prix dans le temps », avance Jean-Baptiste Gastinne, avec un avantage tarifaire en prenant son billet à l’avance.Du côté de la SNCF, « on va proposer en lien avec la Région des nouveaux tarifs attractifs pour les TER », explique-t-on sommairement. Quand est-ce ? En 2018 ? « Bientôt ». En espérant que ce teasing ne soit pas survendu…Révolution !
Seule la Ligne nouvelle Paris Normandie (LNPN) permettra un véritable gain de temps sur le trajet. Rouen-Caen en 50 mn… mais en 2030 au plus tôt. À cette date, les tronçons prioritaires de la LNPN devraient être achevés. Hervé Morin s’était engagé à ce que la collectivité finance l’intégralité des études (20 M€) pour aménager les tronçons Rouen-Évreux et Rouen-Bernay, afin d’accélérer l’édification de ces tronçons non retenus comme prioritaires. Ils sont pourtant indispensables pour relier les deux capitales régionales. Ces améliorations ne seraient effectives qu’en cas de financement croisé État-Région ».
PolitiqueChristophe HUBARD -
AMBASSADEURS de la NORMANDIE: Attention à ne pas réinventer le fil à couper le beurre…
La mission sur l’attractivité de la Normandie poursuit son travail de diagnostic du potentiel normand et dans le cadre des « Normandielab » (la prochaine séance aura lieu le 2 mars 2017), elle poursuit la conception d’un projet normand avec ses valeurs et ses objectifs qui devra justifier, à terme, le lancement de la marque territoriale « Normandie ».
La méthode se veut participative: les élus de la Région qui sont pilotes sur ce dossier, à savoir, Hervé Morin le président, Philippe Augier le maire de Deauville en tant que futur directeur de l’agence de l’attractivité régionale qui sera basée au Havre et Marie-Agnès Poussier-Winsback vice-présidente de la Région en charge du tourisme et maire de Fécamp, ont confié le soin à un cabinet spécialisé de construire la synthèse de ce que la partie la plus éclairée, la plus motivée, la plus active ou la plus engagée de la société civile régionale normande a à dire ou a à faire quand il s’agit de valoriser la Normandie.
C’est ainsi qu’on apprend que 95% des Normands consultés par la mission se sont déclarés « fiers d’être Normands ». Mais que 73% d’entre eux n’étaient pas pour autant sûrs que les autres Normands le soient tout autant qu’eux… Ilustration assez clair de la réalité d’une société civile régionale très active mais qui doit mieux se connaître et travailler davantage ensemble.
Mais la réalité principale révélée par cet exercice depuis qu’il fut lancé le 29 septembre 2016 à l’opéra de Rouen le jour de la Saint Michel, l’archange protecteur de la Normandie et qui donne lieu, depuis 5 ans, à une fête des Normands qui a, de plus en plus, de succès, c’est que la société civile régionale n’a pas attendu que le pouvoir institutionnel normand (longtemps défaillant en la matière en raison de la division) se préoccupe de l’attractivité de notre région pour multiplier les initiatives, les imaginations, les projets, les solutions.
Pour le dire avec plus de clarté et de fermeté, il ne faudrait pas que la mission sur l’attractivité ne soit qu’une usine à gaz de plus pour réinventer le fil normand à couper le beurre normand.
Au sein de l’équipe de la Mission attractivité, on a conscience d’avoir à travailler sur une matière régionale dont la richesse excède de loin tous les cadres conceptuels ou institutionnels préfabriqués qui sont censés la contenir. C’est d’ailleurs l’intérêt de construire un réseau des ambassadeurs de la Normandie, dont nous sommes, et qui étaient réunis, assez nombreux, une seconde fois au Havre le 17 février 2017 dans le superbe cadre du musée Malraux. Ce fut, d’ailleurs, une soirée fort agréable qui nous a permis de contempler, une nouvelle fois, les merveilleuses beautés météorologiques d’Eugène Boudin ou les artifices colorés d’un Raoul Dufy mais aussi de rencontrer, de discuter et de partager urgences et projets…
Mais, car il y a un mais:
Il ne faudrait pas, dans cet exercice aussi difficile qu’inédit s’essayant à faire le contraire de la triste culture dominante du pouvoir à la française, faite de cet arbitraire vertical et discrétionnaire généré par plusieurs siècles de centralisme parisien, que du haut de son autorité politique, aussi légitime soit-elle, le Président de région propose des initiatives valorisant la Normandie…alors qu’elles existent déjà parce que créées, développées et portées souvent à bout de bras par une société civile régionale qui s’est longtemps débrouillée toute seule pour valoriser la Normandie.
La société civile régionale normande est autonome, responsable, adulte: elle veut un partenariat et un accompagnement de la part du tout nouveau pouvoir régional normand pour faire rayonner encore plus fort et plus loin ses initiatives à l’aune du magnifique potentiel mondial de la Normandie. Elle ne veut pas qu’on lui dise ce qu’il faudrait faire sachant qu’elle le fait déjà et plutôt bien.
Pourquoi nous faut-il rappeler l’évidence?
Lors de cette soirée des ambassadeurs de la Normandie, Hervé MORIN le président de notre région avec son enthousiasme normand et sa faconde habituelle a pris la parole pour faire quelques annonces importantes:
1) Faire de la Normandie la région internationale de la Paix et de la Liberté « en raison de l’histoire de notre région mais aussi de son histoire culturelle et institutionnelle » (allusion au droit normand). Une préfiguration de cet événement aura lieu prochainement avec un colloque international d’intellectuels et d’experts. Il faut savoir que le maire de Barcelone, confronté à l’effroyable crise humanitaire des réfugiés qui se noient dans la Méditerrannée, vient d’avoir la même idée…
2) Développer dans toutes les grandes capitales mondiales, des boutiques et des magasins où l’on puisse savourer la Normandie à l’image du réseau « Eat Italy ».
3) Faire des propositions pour définir le nom de la future marque régionale normande: à la fin de la soirée, la boîte à idées laissée à l’entrée de la salle pour suggérer de « nouvelles feuilles de route » à la M. A. N., s’est remplie de propositions dont plusieurs ont rappelé, là encore, l’évidence… La Normandie se suffit à elle-même et il serait ridicule de l’affubler d’un jeu de mot stupide en mauvais « franglish » ! La Normandie c’est une matière collective qui annoblit les individus. Ce n’est pas une savonnette, c’est une civilisation.
Sur ce point précis nous touchons, il faut bien le dire, à une aporie: c’est bien le nom propre historique de « Normandie » qui fait l’objet d’une notoriété mondiale. Pourquoi vouloir inventer autre chose? Pourquoi ajouter quelque chose?
Le mot « Normandie » fonctionne de la même façon que le mot « Amour »: si on s’avise de lui adjoindre un adjectif ou un adverbe, son intensité absolue diminue d’autant comme diminue l’intensité du soleil masqué par un nuage.
4) Donner un toit définitif à l’université populaire de Caen fondée par Michel Onfray et en faire une université populaire internationale et faire rayonner ainsi une alternative girondine et normande face au centralisme parisien: voilà l’exemple même de ce qu’il convient de faire. Accompagner une initiative de la société civile normande, la consolider et la faire rayonner. On ne pourra qu’être d’accord et être d’autant plus critique sur la dernière annonce du président Morin devant les ambassadeurs de la Normandie…
5) Créer une grande fête populaire valorisant la Normandie et tous ses talents… Sauf que cette initiative existe déjà. C’est la fête des Normands créée par nos amis Chloé Herzhaft et Florian Hurard (présent à cette soirée) et fixée à la date du 29 septembre, jour de la Saint Michel.
En tant qu’ambassadeurs de la Normandie appréciant les tableaux de Boudin nous étions montés à la mezzanine du musée. Dès le discours du président de région achevé, nous sommes descendus à la rencontre d’Hervé Morin pour lui dire que la fête des Normands existe déjà. Il nous a précisé son idée: une grande fête populaire, identitaire au bon sens du terme, conviviale et mettant en valeur les talents de la Normandie d’aujourd’hui. On a senti passer, un bref instant, la crainte de préjugés aussi ringards que lourds sur l’identité normande que ce qu’ils croient pouvoir décrire faute de s’intéresser à une idée normande qui continue d’être rejetée et méprisée par certains.
Nous avons donc aussitôt assuré au Président Morin que l’initiative qui existe déjà correspondait parfaitement à ses préoccupations: une fête des Normands moderne valorisant la Normandie d’aujourd’hui et pas seulement celle du passé. Pour lors, il n’a fait que demander à l’un de ses collaborateurs de lui faire la synthèse des initiatives déjà existantes sur ce sujet: « il m’a forcément parlé de vous et de votre initiative ». Et de nous assurer que, biensûr, « il ne faut pas créer une concurrence entre deux événements » tout en convenant que « la date du 29 septembre est une bonne date ». Avant de dire, pour finir, que la région cherchera un partenaire pour développer cette fête…
Justement, ce partenaire de la société civile régionale normande existe déjà, que l’initiative qu’il porte existe déjà et ne demande qu’à être accompagnée et amplifiée par la région: on pourrait imaginer, par exemple, un festival de la Normandie tournée vers la jeunesse qui culminerait lors de la journée du 29 septembre, fête des Normands proprement dite.
Pour plus d’informations sur la Mission Attractivité Normandie:
http://www.attractivite-normandie.fr/
Politique -
Vers un jumelage NORMANDIE / SICILE
Nous vous avions rapporté ici les déclarations enthousiastes de Leoluca Orlando le maire de Palerme qui se disait « fier d’être normand »:
http://normandie.canalblog.com/archives/2017/01/18/34819103.html
La mise en place d’un jumelage et d’échanges culturels et économiques importants entre la Normandie et la Sicile en raison d’un passé commun prestigieux est une idée qui monte. Elle est dans les tuyaux de plusieurs collectivités territoriales normandes et siciliennes à commencer par le Conseil régional de Normandie ou la ville de Palerme.
Pour lors, c’est la petite commune du Cotentin qui avait vu partir au XIe siècle les frères aventuriers de Hauteville qui se lance. Les Siciliens, si ombrageux avec ceux qui ne le sont pas, font une exception notable: ils accueillent chez eux tous et celles qui se disent Normand(e)s ou venant de Normandie comme des frères et soeurs… Car ils se souviennent que la période normande de la très longue histoire de la Sicile (XIe – XIIIe siècles) fut l’une des plus brillantes et l’une des plus heureuses…
Jumelage : une délégation part cette année en Sicile
Brigitte Noël, présidente, espère un jumelage entre la Normandie et la Sicile.
PolitiqueBrigitte Noël, la présidente du comité de jumelage Coutances-Hauteville-Troïna a animé, vendredi soir, à l’école de la commune, son assemblée générale en présence d’une cinquantaine de personnes, dont Guy Fossard, maire.
La présidente est revenue rapidement sur les échanges l’année passée mais ce sont les projets pour 2017 qui ont été abordés plus longuement.
« Nous souhaitons au niveau régional un partenariat avec la Sicile dans son intégralité. Dans un premier temps dans le domaine économique pour aboutir, un jour peut être, à un jumelage entre Palerme et Caen », a souligné la présidente. D’autant que la compagnie aérienne Volotéa réfléchit à la mise en place de vols entre Caen-Carpiquet et la Sicile pendant la saison.
« Pour cette année on envisage d’envoyer une délégation de Coutançais-Hautevillais qui ne sont jamais allés à Troïna, une demande est en cours auprès de nos amis Siciliens. Septembre tiendrait la corde ».
Projets. Un repas ludique sicilien et un loto en mars sont prévus ; visite de Caen avec un guide-conférencier et un départ de l’harmonie municipale de Coutances pour Troïna du 8 au 12 avril.
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AVENIR DE L’AXE SEINE: LE COUP DE GUEULE D’ANTOINE RUFENACHT DANS NORMANDIE MAGAZINE
Pendant qu‘Edouard PHILIPPE fait le pigiste « free-lance » dans les pages du journal parisien et bobo « Libération » fondé par un Jean-Paul Sartre ayant souffert comme prof de philo dans le lycée de… Bouville, Antoine RUFENACHT signe une tribune ferme et pleine d’inquiétudes sur l’avenir de l’AXE SEINE dans les pages du dernier numéro disponible de Normandie Magazine (N° 281, 1er trimestre 2017) qui est un très bon magazine sauf qu’il n’est pas parisien et encore moins… bobo.
Mais on a vu récemment avec les « mousquetaires » de Seine Solutions qu’il y avait finalement mieux à faire que d’écrire des tribunes dans la grande presse parisienne ou dans les pages sympathiques d’un magazine de la presse régionale.
Bien entendu, nous partageons en tout point ou presque les propos d’Antoine RUFENACHT qui continue, lui au moins, de défendre sa ville et son port:
Politique -
SEINE SOLUTIONS pragmatiques normandes et chiliennes pour sauver l’AXE SEINE du naufrage…
Jeudi 16 février 2017, pour l’Etoile de Normandie, nous étions dans les salons du cercle des régates du Havre pour assister à une présentation des activités d’un groupe d’experts informel, souple, pragmatique et efficace nommé « Seine solutions » parce qu’il n’y a pas de problèmes, il n’y a que des solutions…
Ce groupe informel (bientôt une association) de mousquetaires de la logistique en général et de la logistique maritime en particulier, fondé le 30 juillet 2016 par Marc Ligot, Robin Poté, Pascal Giffard et Eric Scarano, s’est donné comme mission de réaliser concrètement dans ce « territoire de jeu de l’Axe Seine » s’étendant des portiques du Grand Port Maritime du Havre aux quais du port fluvial de Bron sur l’Yonne, ce que six années de discours fumeux et filandreux dans moult forums et colloques sur l’Axe Seine n’ont su réaliser et mettre en oeuvre, à savoir des projets concrets pour que l’hinterland logistique du premier port français pour le trafic de marchandises conteneurisées soit autre chose qu’un hinterland sur papier glacé.
Mais il s’agissait surtout d’officialiser la signature d’un partenariat qui s’annonce particulièrement fructueux entre ce groupe d’experts normands de la logistique maritime et la Chambre de commerce et d’industrie du Chili en France représentée par son président, Guillermo Saavedra: Dans l’actuel contexte d’incertitudes et de concurrence qui assombrit l’avenir du port du Havre qui fête cette année son 500ème anniversaire, la diversification des lignes maritimes est un enjeu essentiel. Le Havre, relié à 600 ports dans le Monde, est l’avant-port de l’Europe qui la relie aux deux Amériques.
Le Havre est déjà relié à 40 ports d’Amérique du Sud dont 15 ports brésiliens à 18 jours de mer contre 25 depuis Rotterdam. Il faut 19 jours de navigation pour relier la Colombie à notre port normand contre 33 pour le port de Rotterdam.
Ne pas oublier l’Amérique Latine et ses solides positions que la France continue d’y avoir, voilà le message fort qui fut délivré à cette occasion…
A l’instar des célèbres mercenaires ci-dessous, nos mousquetaires normands de la logistique portuaire et dont certains viennent de prendre une retraite bien méritée, ont de l’expérience, un solide carnet d’adresse et chacun d’entre eux est le spécialiste d’un problème spécifique à charge pour lui de transformer un problème en solution en quelques jours…
Objectif? Faire venir les grands donneurs d’ordres de la logistique nationale et internationale sur le territoire du port du Havre, dans la vallée de la Seine maritime normande, sur ses deux rives.
La méthode? Accompagner au plus près le client et répondre à toutes ses demandes techniques et concrètes le plus rapidement possible car c’est le collectif « Seine Solutions » qui s’active tout ensemble pour s’occuper de chaque demande. Lorsque le dossier est enfin ficelé dans ses moindres détails, le client est invité dans le cadre enchanteur du château de Sassetot le Mauconduit: la Normandie déploie donc toutes ses charmes pour que le client ne soit pas tenté d’aller voir du côté d’Anvers si l’herbe logistique est plus verte que la normande…
Bref! Il s’agit-là d’une véritable « task force » efficace, professionnelle et pragmatique qui fait concrètement ce que du côté de la direction autonome des grands ports maritimes français on peine à comprendre et à faire:
La promotion commerciale et l’accompagnement des projets logistiques dans l’hinterland du port est plus stratégique que la maîtrise absolue des technologies portuaires proprement dites.
C’est faire vivre la logique de « Gateway » logistique dans l’amont immédiat du port maritime pour intégrer la chaîne logistique dès le débarquement des marchandises en apportant dès que possible de la valeur ajoutée aux flux logistiquex tout en maîtrisant au maximum les coûts.
Ce n’est pas le tout de pérorer que « la bataille des ports se mène à terre » sur un podium devant des ficus en pots en commentant des « slides » géantes à l’occasion d’une table ronde animée par un journaliste célèbre faisant un « ménage », ou qu’il faudrait que la « porte Océane soit un vrai « gateway » logistique » tel qu’on peut en voir du côté de Hambourg ou d’Anvers… Encore faut-il mener concrètement cette bataille de l’hinterland et créer concrètement ce « gateway »…
Précisons que lors de cette présentation, le GIE HAROPA était représenté et que sa représentante a écouté cette belle leçon de réalité!
La région Normandie était représentée aussi, peut-être aussi la municipalité du Havre. En tout cas, nous n’avons pas vu Edouard Philippe a cette réunion et c’est bien dommage.
Car, au début de la réunion, Eric Scarano nous rappelle quelques urgences:
Le secteur de la logistique dans la vallée de la Seine, de la Normandie jusqu’à la région parisienne, c’est 40000 emplois directs et 150000 emplois indirects.
Le grand port maritime du Havre stagne à 6 millions d’EVP annuels (Equivalent Vingt Pieds: taille d’un conteneur standard). La concurrence avec des ports de la Rangée Nord-européenne qui se proclament déjà « ports de Paris » est sévère. Le canal Seine Nord Europe est « dans les tuyaux » comme on dit. Il est « politiquement finançable » même si aux dernières nouvelles, on entend encore des « bruits contradictoires »…
Le port du Havre est encore bloqué structurellement quant à ses modalités ferroviaires et fluviales. La plateforme multimodale démarre enfin. Mais la LNPN demeure dans les limbes et la mise en route du Serqueux-Gisors s’apparente à un chemin de croix…
Alors que le grand port maritime normand subit l’hyperconcurrence d’Anvers, de Rotterdam voire de Dunkerque, il lui manque de la visibilité. Des progrès importants ont été faits, néanmoins, avec la mutualisation réalisée par le GIE HAROPA tandis que depuis sa réunification, la région Normandie monte en puissance et va devenir un partenaire essentiel avec son Agence de Développement unique et intégrée. « Les territoires sont désormais plus solides et sont mieux identifiés ». Même si le parisianimse demeure avec l’éloignement entre le lieu où se prennent les décisions et les lieux concernés par les décisions.
Du côté des acteurs sociaux, les dockers du Havre sont devenus collectivement plus conscients des enjeux et des performances du port en tant qu’outil logistique mais aussi de ses fragilités. Depuis quelques années, le port du Havre est régulièrement récompensé pour ses performances en dépit d’une image de port « à problèmes sociaux » qui persiste: le conflit dur sur la loi Travail du printemps 2016 a laissé des traces car les dockers havrais y ont participé alors que le problème (dont le Premier ministre de l’époque était le premier responsable) ne concernait pas directement le monde portuaire.
Les professionnels portuaires, à commencer par les clients étrangers opérant au Havre craignent moins les dockers que la complexité administrative du jacobinisme français: le guichet unique préconisé par le rapport Revet-Fourneyron se fait attendre.
Mais on peut dire que les mousquetaires de Seine-Solutions le proposent déjà en mettant en oeuvre un pragmatisme typiquement normand.
Jean-François Caillaud, ancien grand manitou de la logistique du groupe Promodès-Carrefour et tout jeune retraité prend la parole pour annoncer qu’il rejoint « en support » le groupe d’experts Seine-Solutions avec un objectif ambitieux:
Obtenir l’installation du traitement logistique du groupe Carrefour sur le port du Havre, soit, à terme, 700 000 m² d’entrepôts à construire sur les friches portuaires de la Porte Océane. Créer ainsi plus de 400 emplois et réaliser près de 30% d’économies dans la « supply chain » du premier distributeur français pour des raisons finalement vertueuses en terme d’aménagement du territoire et de respect de l’environnement. Car le fonctionnement logistique actuel dans le Bassin parisien fonctionne mais, centralisation parisienne oblige, ce fonctionnement est tellement aberrant dans son organisation qu’il ne pourrait plus fonctionner si bien lorsque, prochainement, le vrai coût, pharaonique, écologique et social du transport tout-en-camion sera enfin calculé et payé par ceux qui en usent et en abusent.
Et c’est ainsi que nous découvrons, effarés, qu’un conteneur débarqué au port du Havre et posé sur la remorque d’un camion n’est ouvert qu’à … Orléans, ou à Garonor ou dans le Val d’Oise: les goélands havrais comme les vaches normandes regardent passer des norias de conteneurs tirés par des camions sans rien en faire…
Mais il y a pire ! Il y a de trop nombreux « rétro-transports« , soit en amont ou en aval dans la chaîne logistique, qui ne servent finalement à rien et provoquent des coûts inutiles qui font que la logistique de l’hinterland du port du Havre, essentiellement routière (pour 86% de son trafic conteneurs) est plus coûteuse que celle des ports concurrents du Nord de l’Europe où le report modal massif vers le rail ou le fleuve a été fait…
Exemple: un supermarché du Havre commande ses marchandises qui arrivent sur le port par conteneur. Mais ce conteneur est « dépoté » sur une base logistique près d’Orléans et la marchandise revient sur palettes au Havre transportée dans la remorque d’un camion dont le chauffeur polonais ou lituanien va devoir patienter avec sa camelote dans les bouchons de Nonancourt ou de Rouen…
En raison de l’hypercentralisation parisienne, toutes les grandes bases logistiques sont situées dans la Couronne parisienne avec un foncier qui devient indisponible et des prix de l’immobilier élevés.
La maintenance des conteneurs commence à se développer sur le port du Havre mais on devrait aussi pouvoir en fabriquer aussi. Mais qu’importe! La plupart des conteneurs qui reviennent au Havre reviennent à vide !
Quand va-t-on mettre un vrai logisticien à la direction d’un grand port maritime français?
La base logistique arrière du port du Havre c’est Orléans!
Et Jean-François Caillaud d’asséner: « Tout ça coûte trop cher et c’est écologiquement nul! »
Néanmoins, les choses bougent enfin: « au Havre tous les voyants sont au vert ». Le foncier des friches portuaires est désormais disponible. Le Havre, en terme de performances nautiques et strictement portuaires (gestion des escales), est « au top ». On pourrait donc, depuis Le Havre, préparer et organiser la livraison des marchandises pour tout l’Ouest français et au- delà en ouvrant les conteneurs au Havre, en traitant la marchandise au Havre et en laissant les conteneurs au Havre avec une trace carbone réduite. Mais aussi en anticipant la logistique maritime des exportations non pas seulement à l’échelle du navire (plan de chargement en fonction des escales à faire) mais au niveau même de chaque conteneur pour faciliter la chaîne logistique ultérieure.
C’est ce qu’ils font déjà du côté d’Anvers, Rotterdam ou Hambourg…
Cette nouvelle culture logistique de « Gateway » commence à gagner les esprits: ainsi à Honfleur, une usine fabrique des litières pour chats avec du gravier importé du Sénégal. Le traitement du gravier et l’ensachage se fait à Honfleur et la diffusion pour tout l’Ouest de la France se fait depuis l’usine de Honfleur sans « rétro-transports » inutiles.
Mais pour aller plus loin, il faudrait au port du Havre une plus grande visibilité: « au delà de trois ans ce serait bien » confirme M. Caillaud. On rappelera que le dernier directeur du port municipal d’Anvers est resté près de 20 ans à son poste… Reste aussi à achever le désenclavement ferroviaire et fluvial du port du Havre tant sur sa rive droite (ex: Serqueux-Gisors) que sur sa rive gauche (tunnel ferroviaire sous l’estuaire: c’est nous qui ajoutons) si l’on voulait développer la logistique havraise dans l’Ouest de la France.
Le concours puissant de la région Normandie est donc très attendu (c’est nous qui ajoutons)
L’autre grand moment fut l’intervention chaleureuse et touchante de M. Guillermo Saavedra, président de la chambre de commerce et d’industrie du Chili en France. Il était au Havre pour signer officiellement la convention entre sa chambre de commerce et le groupe d’experts Seine Solutions dans le cadre d’une grande convention de partenariat avec tous les pays du cône sud américain signée le 30 juin 2017 au château de Sassetot- le -Mauconduit.
Cet ancien militant de la gauche révolutionnaire chilienne, ancien journaliste réfugié en France, proche du grand poète Pablo Neruda, a su nous parler avec chaleur de son pays, le Chili et ses 4700 km de côtes qui se déploient tel un long ruban entre les vagues de l’immense océan Pacifique et la « houle pétrifiée » des montagnes de la Cordillère andine pour reprendre la belle image du grand poète national. Mais il nous a aussi utilement rappelé que la France reste le 4ème partenaire commercial du Chili avec 1,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires par an. « L’Amérique latine c’est aussi 11,9% des terres émergées et 600 millions d’habitants » précise Guillermo Saavedra.
Message: il n’y a pas que la Chine et l’amitié franco-chilienne est profonde.
Puis M. Saavedra nous apprend qu’il y a un réel décollage économique et social des pays de l’Amérique du Sud: la Bolivie est désormais capable de fabriquer ses propres satellites de télécommunications. Dans le désert de l’Atacama on trouve la plus grande centrale photovoltaïque du Monde. Ce sont aussi des pays stratégiques pour l’économie mondiale: 65% des réserves mondiales prouvées de lithium, ce métal rare si précieux pour le fonctionnement de nos indispensables « smartphones » se trouvent en Amérique du Sud.
Mais il y a aussi un grand projet logistique sud-américain qui sera entièrement opérationnel d’ici 2020 et qui ne pourra qu’intéresser les opérateurs du port du Havre: c’est la réalisation de plusieurs corridors ferroviaires « bi-océaniques » pour relier la côte brésilienne ou argentine à l’Est à la côte chilienne à l’Ouest via de longs tunnels de base (14 km) pour passer sous les hauts sommets de la Cordillère des Andes. L’objectif est de raccourcir la route de contournement de l’Amérique de Sud qui obligent les navires à passer d’un océan à l’autre soit très au Nord par le toujours très encombré canal de Panama soit très au Sud par le mythique mais non moins dangereux cap Horn. En effet, il est actuellement plus facile au Chili d’avoir des relations maritimes avec la Chine, l’Australie le Japon ou la côte ouest des Etats-Unis qu’avec le Brésil ou l’Europe tant sont grandes les barrières physiques…
Ce qui n’empêche pas pour autant de faire du port de… Hambourg le principal port importeur de vin chilien pour le marché français!
Voir par ailleurs:
Commentaire de Florestan:
A la suite de cette présentation, nous avons échangé assez longuement avec Guillermo Saavedra qui n’a rien renié de ses valeurs et combats passés. Voir par exemple les liens suivants:
http://www.liberation.fr/planete/2013/10/21/chili-sous-le-passe-la-rage_941255
Quant à l’apparente contradiction d’être encore et toujours un vrai militant de gauche tout en étant le président de la chambre de commerce et d’industrie qui représente le Chili en France, Guillermo Saavedra explique vouloir oeuvrer à la coopération pacifique entre les nations autour de projets utiles à l’intérêt général. Nous en sommes bien d’accord ! Enfin nous avons tout deux fait le constat que le seul candidat dans l’actuelle campagne des élections présidentielles françaises qui porte un discours fort et construit sur les réalités de l’économie maritime n’était autre qu’un certain… Jean-Luc Mélenchon !
Politique






























































